Bonjour! C'est enfin les vacances, j'ai de nouveau tous mon temps, je poste donc! Je vais essayer de poster un chapitre tous les trois jours pendant les vacances! Et ce chapitre est assez long, c'est pour me faire pardonner de la semaine d'attente depuis mon dernier chapitre :)

Squilla: Saine et sauve, oui espérons le! Je suis navrée mais je ne eux pas arrêter de torturer Kate! Juste encore un peu! Son coeur est prit par C…A…. :)

Mamy Ptits Fours: Je déteste les Dragibus! Ça colle au dent et ça a un goût de crotte de chameau! Je préfère tes doux et savoureux coolies mamy! Même si tu es folles! (je ne suis pas sûre de ne pas l'être moi-même!) ^^

RadioJAJA: Mais c'est pas encore la fin! Promis je vais faire durer le plaisir!

Stanaddict: Ma très chère: le POV du tueur est un cadeau que je t'offres! rien que pour toi! :) Tu demandes, j'écris ^^ET je suis persuadée que ce chapitre va combler ton besoins de sadisme! (Il a comblé le mien!) J'ai écouté la voix dans ma tête! Tu m'a démasqué : je suis bien schizophrène! Tantôt victime, tantôt sociopathe! Aller, je te laisse lire: enjoy!

Elodie59: Il est même complètement fou! EN ce qui concerne le bourreau des coeurs, j'étais été absente un moment en effet. Le manque de temps, d'inspiration. J'ai pas d'excuse. Mais bon, j'ai repris, et je ne lâcherai plus!

angylafan: Castle en dépression c'est pour bientôt!

Madwine: C'est la fic qui est folle ou moi? (les deux^^) T'arrête pas de respirer trop longtemps quand même hein! ;)

Audrey 1986: Oui, et t'as encore rien vu!

Vick13: Merci! et contente que tu ai aimé! Enjoy la suite!

Fuck'Yeah-21: Oui, sadique et fière de l'être! Ils vont pas la retrouver tout de suite, du tout en fait! rappelle toi le prologue! ;)

Merci encore et toujours pour vos reviews, je me répètes mais c'et toujours très encourageants


ATTENTION: Rating K+/T (violence / sexe : aucun viol rassurez-vous !)

Chapitre 25 : Aurore d'amour

Il devait la voir. Maintenant. Encore. Rien qu'une fois de plus. La dernière fois, avant la prochaine... Comment pouvait-il tant dépendre de cette femme ? Il ne se l'expliquait pas. Et c'était loin de lui déplaire de toute manière. Il n'avait pas ressentit ça pour quelqu'un depuis ELLE. Depuis la première femme qui lui avait fait découvrir le fleuve tumultueux et violent de l'amour, ce fleuve qui l'avait emporté sur son chemin, ce fleuve dans lequel il s'était laissé tomber, noyer. Et jamais, depuis cette femme qui lui manquait chaque seconde de son existence, il n'avait pensé retrouver un jour ce fleuve et cette force qui prend source dans votre cœur et qui vous transperce comme si l'univers existait pour que votre amour vive.

Il en était sur, c'était Kate son nouvel amour. Mais il devait savoir, oui, il devait savoir ce qu'elle ressentait. De l'amour pour sur, mais suffisamment ? Elle devait l'aimer. IL ne pourrait l'accepter autrement, pas après tout ce qu'il avait fait pour elle. Elle devait se rendre compte à son tour du lien particulier qui les unissait. Deux âmes seules, deux âmes sœurs. C'était simple mais elle semblait pourtant s'acharner à ne pas reconnaître ses sentiments pourtant évidents. Peut-être était-ce à cause de sa fierté ? De sa peur ? Peu lui importait maintenant. Elle devait choisir.

Il s'approcha de la porte, l'ouvrit d'un coup d'épaule, appuya sur le bouton qui alluma la vieille ampoule pendu au plafond et commença sa descente dans l'escalier qui grinçait, couinait sous chacun de ses pas.

En bas de l'escalier, il eut enfin le loisir de combler le manque qui l'habitait, le besoin incessant de la voir. Elle était si belle au réveil, apeuré, déboussolé, faible en quelque sorte. Elle était... délicieuse.

Mais lui ressentait de la colère à son égard. Il avait été trop gentil. Il devait savoir :

- As-tu réfléchi ?

Elle ne semblait pas comprendre sa demande, trop fatiguée certainement, aussi reformula-t-il, irrité :

- As-tu repensé à tes sentiments ? À ton avenir ? À ma proposition ?

Il la regardait dans les yeux, aussi put-il facilement capter la réaction de la jeune femme : elle était... surprise :

- Si j'y ai repensé ? Non je n'y ai pas repensé parce qu'il n'y a pas matière à penser. Vous n'avez pas bien saisi je crois : Je vous hais ! Et jamais, JAMAIS je ne pourrait vous aimez, même sous la contrainte. Jamais...

Il avait mal. Savait-elle le mal qu'elle lui faisait ? Bien sur que non, et elle s'en fichait, égoïste qu'elle était, ignorante.

Il ne pouvait pas bouger, transpercé par cette douleur lancinant qui partait de son cœur pour se diffuser dans chaque parcelle de son corps tremblant.

Il la regardait juste dans les yeux. Savait-elle qu'elle avait réveillé son coté animal, violent ? Il pouvait voir dans son regard que la peur s'installait. Elle savait, oui, qu'elle n'aurait jamais du dire ça, qu'il allait mettre ses menaces à exécution.

Il grogna, se sentant déjà coupable de ce qu'il n'avait pas encore fait, coupable de céder à sa pulsion sauvage, à cette facette qu'il haïssait mais qui faisait parti de lui, hélas.

Trop tard, il n'avait jamais su se contrôler, même par amour. D'ailleurs, n'était-ce pas l'amour qui le poussait à agir ainsi ? Quoi d'autre que la passion pouvait-être la source de sa haine ? Haine, passion, déception. Il s'avança rapidement, ne s'arrêtant pas quand elle hurla presque :

- Qu'est-ce que vous allez me faire hein ? Me frapper ? Si vous croyez que je vous aimerais vous vous faites des id...

Il ne lui laissa pas le temps de finir, il en avait trop entendu. Le bout de sa rangers heurta si violement sa lèvre que son corps entier fut projeté en arrière, contre le mur dur. Elle gémissait, il jubilait.

Il jubilait de la voir glisser ainsi sur le sol, tentant de se protéger le visage avec son bras.

Mais sa chaussure de cuir ne rencontra aucune difficulté à percer ses défenses, provoquant un cri de douleur de la part de la jeune femme.

Il déchainait sa haine qui grandissait à chaque instant. Ne pouvant même plus supporter la douleur criée de sa victime, il se mit à hurler à son tour :

- Je t'avais prévenu Kate ! Si tu ne veux pas m'aimer, je t'y forcerais, et tu souffriras jusqu'à ce que tu changes d'avis ma belle !

Il observait sa proie, couché sur le sol, la maintenant au sol à coup de pieds bien placés dans les cotes. Ses gémissements nourrissaient ses besoins de supériorité. Les petites plaintes qui s'échappaient par à-coup de sa bouche ne l'atteignaient même pas. Il était invincible.

Quand il fut enfin certain qu'elle ne se relèverait plus, il se baissa doucement vers elle, retrouvant sa douceur des beaux jours. Il se pencha encore, et lui murmura quelques mots à l'oreille.

- Je ne voulais pas te frapper, je suis désolée mon ange mais tu ne me laisses pas le choix. C'est un mal pour un bien. Tu souffres aujourd'hui mais tu seras heureuse demain, avec moi. Tu m'aimeras.

Sa culpabilité avait reprit le dessus. Comme à chaque fois...

Il fut surprit d'entendre à son tour des sons franchir la barrière des lèvres de Kate dans un souffle :

« Mon cœur est déjà pris... »

Combat intérieur, invisible mais impossible, perdu d'avance. La culpabilité disparue, la rage implosa :

Il retira la main qu'il avait posée sur son visage, attrapa une mèche de cheveux qu'il tira avant de lui cogner la tête contre le sol et de s'en aller, poings serrés.

Il allait la faire changer d'avis, il s'en fit la promesse. Parce que demain, c'était son jour, leur jour. Demain, c'était la Saint-Valentin, demain, le plus beau jour de sa vie.

Il avait d'ailleurs plains de préparatif à faire pour cette fabuleuse journée qui s'annonçait la robe, la musique, les repas, le discours qu'il lui avait préparé... Tant de preuve de son amour qu'elle ne pourrait plus refuser de voir. Demain, tout allait changer. Demain...


Au commissariat,

Castle, plongé dans ce sommeil sans rêve dominé par son inquiétude commença à émerger à l'aube, tiré dans la réalité par des bruits de pas. Les policiers partis la veille revenaient enfin faire leur travail.

Dès qu'il eut reprit pied avec la réalité, Castle bondit de sa chaise et fonça en salle de commande du FBI, là où la veille au soir, lui et Shaw avait finalement trouvé une piste. Toute l'équipe était déjà présente, n'attendant plus que lui pour commencer la réunion. Ils avaient simplement patienté, pour que Castle, prenne le repos dont il avait besoins :

- Castle ! Ravi de vous voir. Je vous laisse l'honneur de faire par au autre de notre avancé, lança Shaw, sachant à quel point il voulait se rendre utile, se sentir utile.

- Merci. Hier soir, l'Agent Shaw et moi-même avons fait une découverte. Nous avons rentré des critères de recherche dans la matrice, non concernant notre tueur mais sur l'accident qui lui a probablement enlevé la femme qu'il aimait, selon le profil de Jordan. Il se trouve que nous avons 54 résultats correspondants.

- Excellente nouvelle ! Très bonne initiative, salua Montgomery, le sourire aux lèvres, content, comme tout les autres qui se jetaient des regards de soulagement, d'avoir enfin une piste sérieuse à explorer.

- Bien. Nous allons former des équipes de deux, et étudier ses dossiers avec attention. Nous ne devons surtout pas laisser passer d'indice. Une copie du profil du tueur est à votre disposition, ainsi que la liste de critères que Castle et moi avons rentrer hier soir dans la matrice de données. Le but est de réduire notre champ de recherche. Il fait procéder affaire par affaire, faire des recherches complémentaires si nécessaire, et ce le plus vte possible.

- Mais on manque de temps !

- Je sais Castle, mais c'est le seul moyen alors au boulot !

Castle savait qu'elle avait raison, que chaque dossier en moins le rapprochait de Kate. Il devait avoir espoir. Il devait se raccrocher à cette idée, aussi mince soit elle parce qu'il n'avait que ça. Et il savait que tous les policiers ici travailleraient dur.

- Ryan et Esposito, vous serez le premier binôme. Prenez le dossier Keller, continua la jeune femme à la crinière rousse. Castle, vous serez avec moi sur le dossier Morrison et Wilson et Drew sur le dossier Ginger, ça vous va ?

- À vos ordres, répondirent les deux agents du FBI alors que les autres étaient déjà partis sans se faire prier.

Castle et Shaw avait décidé de rester en salle de commande pour leur recherche. Il avait prit un dossier sur la pile et lisait ce qu'ils avaient sous les yeux. Shaw, une ride de concentration barrant son front, Castle, les lèvres pincées. Rien ne semblait pouvoir les perturber. Du moins jusqu'à ce que Castle réalise quel jour ils étaient aujourd'hui. Comment avait-il pu ne pas y penser plus tôt ? Il avait été tellement occupé par les recherches qu'il en avait oublié ce jour précis.

Aujourd'hui, c'était la Saint-Valentin. Aujourd'hui c'était le jour des amoureux, le jour où tout était possible, au nom de cet amour qui faisait le bonheur des gens, qui les unissait pour le meilleur et pour le pire. Alors comment se faisait-il que lui, qui ne croyait qu'en l'amour, ne pouvait pas être avec celle qui était dans ses pensées et dans son cœur ?

Si seulement elle savait à quel point il aurait voulu être à ses cotés, passer cette journée avec elle. Parce que cette journée n'avait aucun sens sans Kate Beckett pour la partager. Un moment, c'était tout ce qu'il voulait au fond. Un moment de cette journée censé être la leur avec Kate.

Et ce tueur, de la Saint-Valentin devait avoir prévu bien des choses pour Kate. S'il la touchait... Castle espérait juste qu'ils la retrouveraient à temps, avant ce soir. Ils le devaient. Il le sentait. Il le savait. Il le voulait.

Il voulait entendre sa voix de nouveau, se plonger dans son regard encore une fois, effleurer sa peau, voir son sourire, entendre son rire...

Une larme roula sur sa joue, tomba sur la photo d'une jeune femme, décédée dans un accident de voiture. Il ne voulait pas perdre Kate. Il ne pouvait pas.

Shaw n'avait pas manqué la larme s'écrasant silencieusement sur le papier. Elle avait guetté le moment ou il flancherait :

- Castle ? Tout va bien ?

- Oui... juste une poussière dans l'œil...

Qui voulait-il convaincre avec ce mensonge ? Shaw, ou lui-même ?

Ils se replongèrent dans leur dossier respectif. Seul le travail pouvait garder Castle loin de ses noires pensées.


Midi. Il était midi et il leur restait encore vingt-sept dossiers à parcourir. Esposito, Ryan, Wilson, Castle, Shaw, Drew... Aucun d'eux n'avait levé la tête, soufflé, fait une pause depuis l'aube. Mais aucun des dossiers qu'ils avaient étudié ne semblait correspondre à l'incident qu'ils recherchaient. Ils continuaient, dossier par dossier, sans relâche.

Castle n'aurait su dire si à chaque dossier mis de coté il se sentait soulagé, ou si c'était la peur que la réponse qu'ils cherchaient tous ne soit pas dans les dossiers restant qui s'était emparé de son cœur et qui le pressait comme un agrume.

Il n'avait qu'une certitude, qu'une sensation, qu'une vérité : Si il ne retrouvait pas Kate, il n'y survivrai pas.


Le seul moyen qui permettait à Kate de savoir qu'elle était bien en vie était la douleur qui se faisait ressentir avant même qu'elle ne puisse esquisser le moindre mouvement.

Roulée en boule sur le sol elle ne pouvait qu'attendre. Attendre quoi ? Elle préférait ne pas se poser la question.

Elle était fatiguée, vidée, affamée et assoiffée. Combien de temps encore avant que son enfer se termine ? Allait-elle mourir ? Ou allait-on la sauver ?

Combien de temps encore à être la marionnette de ce monstre hanté lui-même par ses propres démons, tiraillé entre son amour et sa haine meurtrière ?

Un bruit au dessus de sa tête la tira de son léger sommeil et de ses pensées. C'était lui, encore, qui revenait. Mais pourquoi cette fois ci ?

Kate décida de faire semblant de dormir profondément, espérant que son ravisseur partirait et la laisserai tranquille, juste un peu.

Une lumière éblouissant, un pas dans l'escalier, un deuxième, puis encore un autre, jusqu'au suivant. À chaque pas dans l'escalier le cœur de Kate ratait un battement. Elle n'avait pourtant jamais été de nature peureuse. Mais cet homme, et ce qu'il pourrait lui faire... Ça oui ça l'effrayait.

Les pas sur le béton étaient presque inaudibles mais Kate pouvait sentir, aux vibrations qui parcouraient le sol sous elle, que l'homme était tout près d'elle.

Plus de pas. Était-il arrêté ? Que faisait-il ? Qu'attendait-il ? Avait-il compris qu'elle ne dormait pas ? Avait-il perçu la peur qui s'évaporait de son corps, tremblant elle en était sur.

Elle en aurait pleuré... Elle aurait pu, elle aurait du. Mais la flamme en elle était encore présente. Des souffles d'espoir la ravivaient, alors au bord de l'extinction.

Quand elle sentit le souffle de l'homme s'infiltrer dans son conduit auditif, elle compris qu'il s'était agenouillé dans son dos :

« Kate ? Mon amour ? Il faut se réveiller maintenant ? »

Kate ne bougeait pas, retenant même sa respiration, et un haut-le-cœur :

« Ma douce, le soleil d'un nouveau jour se lève. C'est l'aube d'un jour bien particulier aujourd'hui. C'est le premier jour de notre amour, sa célébration. C'est la Saint-Valentin ! »

La Saint-Valentin.

Plongée dans le noir, attachée, seule, perdue, sans aucun repère, Kate ne savait pas combien de temps s'était écoulé depuis qu'elle avait été enlevée.

Elle savait que la fête était « bientôt ». Plus que prévue apparemment.

Elle ne put cacher son trouble face à cette annonce. Elle gémit, inconsciemment, involontairement, douloureusement. Ce n'était plus son corps mais son cœur qui saignait.

Cet homme qui lui soufflait dans le cou de son souffle chaud et répugnant était la dernière personne avec qui Kate voulait passer cette journée si spéciale.

Elle n'était pas particulièrement partisante de la Saint-Valentin, elle l'acceptait simplement et appréciait le moment. Mais, recluse, contrainte à rester tel un animal sur le sol, attachée tel un vulgaire sac, elle se rendait compte de bien de choses. Et aujourd'hui, jour des amoureux, elle prenait conscience d'avec qui elle voulait passer cette journée.

« Kate ! Je suis ravi de voir que mes douces paroles t'éveillent. ».

Si tu savais combien elles me donnent envie de vomir tes paroles, crétin!

Kate sourit. C'était la voix de Castle, dans sa tête. Elle imaginait ce qu'il aurait dit à sa place. Ça la soulageait, ca lui donnait l'impression de ne plus être seule, de passer cette journée avec lui finalement.

« Et j'ai le droit à un sourire en plus ! Tu combles le vide de mon cœur ! »

Ah... parce que monsieur a un cœur ?

« Allez debout mon amour ! Nous avons une journée très remplie ! J'ai prévue plein de chose pour nous : Un déjeuner en tête à tête, un après midi en amoureux, un discours, un diner romantique, une dance ! »

Le sourire de Kate s'effaça de nouveau, pensant à ce que Castle et elle aurait pu faire ensemble en ce jour. Et rien que l'idée de manger en face du monstre qui l'appelait « mon amour » lui donnait des frissons.

Elle continuait à le regarder d'en bas, assise maintenant mais immobile, se retenant de grimacer de dégout.

« Je vais te libérer de tes liens. »

Kate n'en revenait pas. Allait-il lui donner sa liberté ? Était-il naïf à ce point ?

Mais ses espoirs furent balayés quand l'homme dévoila dans ses mains un collier métallique qu'il lui accrocha au cou malgré ses protestations. Elle savait très bien ce que ce collier lui ferait.

« Voilà, comme ça je suis sur que tu ne partiras pas ! Si tu t'échappes, si tu tentes quoi que ce soit, tu sais ce qu'il se passera, n'est-ce-pas ? »

Les pupilles noires, dilatées de la jeune femme durent lui suffirent car il n'insista pas d'avantage. Elle avait compris. Il le savait.

L'homme lui ôta enfin ses menottes et tous ses liens, se releva et parti chercher un sac en plastique qu'il avait laissé en bas de l'escalier puis revint.

En apercevant son profil, et en s'y attardant réellement pour la première fois, l'impression de Kate se confirma : elle connaissait cet homme. Elle l'avait déjà rencontré. Sa voix, son visage, ses yeux... Elle était sûre de l'avoir déjà vu, mais différent. Où ? Quand ? Pourquoi ? Elle n'avait aucune réponse. Une fois de plus.

« Enlève-moi tes haillons et habille-toi. » Il lui balança le sac à ses pieds, croisa les bras sur sa poitrine. Avait-il l'intention de rester planté là et de se rincer l'œil ? Visiblement.

- Il est hors de question que je me change devant vous !

- Tu n'as pas à être pudique devant moi Katie, je veux te voir.

- Premièrement, je m'appelle Katherine, et de deux, moi, je n'ai pas envie que vous me voyez !

- Ne commence pas, ne gâche pas cette journée ! Change-toi sinon je vais me servir du ravissant bijou qui orne ton magnifique et long cou !

Kate fulminait. Mais elle n'avait pas vraiment le choix, aussi s'exécuta-t-elle, cachant du mieux qu'elle pouvait son corps meurtri par les coups. Elle se plaça face au mur, ne lui laissant que son dos contusionné comme tableau.

Il lui avait apporté un débardeur noir moulant et décolleté et une mini-jupe rouge sang. Jamais elle n'aurait osé en temps normal porter de tels vêtements.

Trop concentrée sur sa tentative d'enlever son t-shirt sans douleur, chose vaine, Kate n'entendit pas l'homme s'approché derrière elle. Elle ne le comprit que en sentant une main froide se poser sur son épaule.

Elle était tétanisée.

Il commença à tracer de léger cercle en descendant le long de sa colonne vertébrale.

Kate reprit vite ses esprits, secouée de tremblements. Elle savait que ce qu'elle s'apprêtait à faire allait engendrer représailles mais elle ne pouvait simplement pas supporter ça.

Elle souffla un coup et alors que les caresses arrivaient en bas de son dos, Kate lui assena un coup de coude dans l'arrête du nez. Il grogna, ôtant ses mains du corps de Kate. Tout de suite, elle se sentit mieux. Mais elle ne s'attarda pas sur ses sensations. Elle se releva vite et se précipita vers les escaliers, espérant que la portée de la télécommande qui actionnerait son collier était faible.

Mais alors que la détective posa son pied sur la première marche, son corps se raidit et elle tomba à la renverse en hurlant. Elle n'avait jamais eu aussi mal de toute sa vie, Cette douleur, comme si des milliers d'aiguilles s'enfonçaient dans son corps, ... C'était insupportable.

Elle était paralysée. Elle voulait hurler, mais aucun son ne sortait de sa traître bouche. Même dans ses pensées c'était le chaos, la confusion totale, comme si le choque électrique qu'elle venait de recevoir avait désorganisé son esprit. Elle était dans un noir total.

Lui s'était relevé, imperturbable, indéchiffrable. Il s'était avancé vers Kate étalée sur le sol. Il la regardait de haut, admirant ce spectacle, qui satisfaisait une partie de ses envies, de ses besoins, qui lui permettait d'exprimer ses pulsions sadiques.

Une minute passa avant qu'elle ne retrouve sa voix. Elle hurlait, elle pleurait, elle n'en pouvait plus, elle craquait.

« Laissez moi partir ! Pitié ! Laissez-moi ! Je vous en supplie !

L'homme pencha sa tête légèrement sur le coté, puis appuya avec force sur le petit bouton rouge de la télécommande.

Kate fut prit de secousses, se tortillant sur le sol.

Il balança sa tête en arrière, jouissant de son pouvoir.

Cette décharge était encore pire que la première. Encore plus d'aiguilles qui la transperçaient de toute part. Elle se mordis la langue jusqu'au sens par mégarde, convulsant à cause de l'électrocution. Le goût métallique du sang se répandait déjà dans sa bouche. Elle peinait à garder les yeux ouverts. Si elle avait du décrire son état mental, elle aurait choisi le mot brumeux. Elle ne pouvait simplement plus penser clairement, être lucide. Elle avait juste cette douleur qui lui broyait ses entrailles qui la maintenait consciente.

Quand son instant de jubilation prit fin, l'homme rangea sa télécommande dans sa poche, alla récupérer le t-shirt et la jupe qui jonchait le sol près des chaînes de la jeune femme qui aurait sans doute préféré les garder au lieu d'avoir maintenant ce collier au tour du cou. Elle n'était plus qu'une bête.

Il retourna vers Kate qui ne pouvait pas bouger tant la douleur l'arrêtait. Il fini ce qu'elle avait commencer, lui ôtant son t-shirt, lui passant le débardeur noir non sens laisser ses mains caresser la douce peau de la détective.

Il lui enleva ensuite ses chaussures à talon, déboutonna son pantalon alors qu'elle gémissait, tentant de dégager son bassin. Il lui fit rapidement glisser son pantalon le long des jambes et lui passa la mini-jupe, n'ayant pas pour autant manqué d'admirer la dentelle des sous-vêtements de la jeune femme...

« Tu peux marcher jusqu'à l'étage ? »

Kate gémit, se retourna sur le ventre et essaya tant bien que mal de se mettre sur ses pieds. Mais à peine debout, elle fut prise de vertiges. Elle retomba presque au sol, à peine rattraper par l'homme qui la saisit sous les bras.

« Je m'en doutais un peu ! » marmonna-t-il plus pour lui-même que pour sa victime au bord de l'évanouissement.

Il la traina sur le sol jusqu'en bas des escalier puis monta à reculons, marche par marche, soutenant toujours la détective par la taille alors que ses pieds tapant contre le bois.

Alors que toutes ses pensées ne formaient qu'un vaste orage noir dans son esprit, une image s'imposa à Kate.

« Castle... » begaya-t-elle.


Alors? Qu'avez-vous pensé de ce long et sadique chapitre? ! Avant de reviewer, je tenais à vous dire que l'identité du tueur est dévoilé dans le prochain chapitre donc j'aimerai que vous fassiez un petit truc : vous mettez dans votre review le nom du tueur selon vous! comme ça je vois un peu qui je vais surprendre, ect! À jeudi ou vendredi! xoxo