La cape d'Hermione tomba lourdement sur le sol et Severus fut comme paralysé de se trouver là, devant elle. Il ne savait pas s'il devait faire le premier pas. Lors de leurs retrouvailles, il avait agi sans réfléchir…il ne se rappelait même pas qui d'elle ou de lui s'était jeté sur l'autre…sans doute les deux, se dit-il en fixant la cape. Puis ses yeux se levèrent sur…

Hermione. Hermione qui le regardait par-dessus son épaule nue dont elle venait de faire glisser négligemment la bretelle, l'air enjôleur et timide à la fois. Elle lui rappela soudain l'étudiante qu'elle était autrefois. Elle était si jeune. Et lui…tellement pas pour elle…tellement raté, recousu de toute part, souillé et morbide. ..

Hermione…tenta-t-il de protester en prenant sa voix sévère de professeur, recouvrant un peu ses esprits après cette course folle dans les escaliers de la tour.

- « Tais-toi, Severus » dit-elle simplement. « Pour une fois, laisse-toi aller »

Elle s'approcha doucement, à pas de lionne, et vint poser doucement ses lèvres sur les siennes. Il se laissa faire.

- « Tais-toi Severus. Aujourd'hui je ne suis plus une gamine…Cette nuit, tu ne nous la voleras pas. Elle est à moi, autant qu'à toi »

Voyant que Severus était comme paralysé devant elle, paralysé mais fou de désir (elle pouvait le sentir en étant tout contre lui), elle eut envie de faire durer les choses…pour lui faire regretter de l'avoir fait attendre une journée entière alors qu'elle était revenue de France et avait quitté un homme pour lui.

Elle commença par dénouer la lourde cape d'hiver que portait encore Severus. Elle la laissa également glisser sur le sol. Elle tomba dans un bruit sourd sur le plancher. Elle entreprit alors de déboutonner ses robes noires. Immédiatement, les mains de Severus voulurent l'aider mais elle les repoussa, lui signifiant qu'elle s'en chargerait seule.

- « tssss tsss laissez-moi faire Professeur Rogue » fit-elle amusée en lui lançant un clin d'œil.

Il soupira, impatient, et leva les yeux au ciel.

- «Vous allez y passer la nuit Miss Granger…Savez-vous combien il y en a ? » fit-il en continuant le vouvoiement qu'elle avait initié et qui lui plaisait énormément sans trop savoir pourquoi…

Elle le regarda d'un sourire entendu, comme si ça lui était égal et continua à déboutonner ses robes. Elle descendit lentement, trop lentement, bouton après bouton, jusqu'à son entrejambe, où les boutons s'arrêtaient pour laisser le vêtement se séparer en deux pants distincts qui descendaient jusqu'aux genoux. Il n'en pouvait plus d'attendre.

Il avait frémi lorsque les doigts de la jeune fille avaient déboutonné le bas du vêtement, jouant d'une gentille pression sur la partie la plus sensible de son anatomie. A genoux devant lui, elle leva les yeux pour rencontrer les siens. Sa position était plus que suggestive et elle vit que les joues de Severus étaient devenues roses de désir.

Elle se releva doucement, effleurant le torse de Severus, et elle fit également tomber la robe du sorcier.

-« Bon sang Severus, tu avais peur d'avoir froid ! ». Elle rit.

L'homme portait sous ses robes un t-shirt noir à manches longues.

-« Pour vous ce sera « professeur Rogue » Miss Granger ! » lui rappela-t-il de sa voix grave.

Elle fit glisser ses mains froides sous le t-shirt de Severus. Sa peau chaude frissonna à ce contact glacé. Les mains toujours sous le t-shirt, elle remonta jusqu'à son torse, suivant la pilosité mâle et le dessin léger de ses muscles.

Elle approcha sa bouche de la sienne et murmura son nom, juste son nom, tout au bord de ses lèvres qui n'attendaient qu'un baiser.

-« Hermione… », répondit-il. L'attente était trop longue.

Elle retira son pull et il fut désormais torse nu devant elle. Il avait une carrure masculine, sans être pour autant très musclé (ndla : imaginez Alan Rickman torse nu :-p arrrrrg). Il avait sur le torse une douce toison noire qui s'enfuyait vers le bas de son ventre et semblait continuer sous le pantalon. Il n'était pas parfait, mais Merlin qu'il lui plaisait. Il était tellement homme qu'elle ne pouvait que se sentir femme à ses côtés. Et son odeur ! Merlin, son odeur ambrée et virile ! Ca la rendait folle !

Elle le poussa dans un fauteuil situé dans un coin de la pièce et lui fit retirer ses chaussures. Ce qu'il fit.

Elle se posta debout devant lui, un air complice sur les lèvres et dans le regard. Le feu crépitait dans la cheminée et il faisait désormais bien chaud dans la pièce. Severus, callé dans le fauteuil avait l'impression d'être dans un rêve. Un rêve trop beau pour lui. Il avait l'impression que tout cela était irréel, l'impression de se trouver confortablement assis dans du coton. Il avait envie d'elle. Mais il voulait qu'elle vienne à lui. Il voulait être certain qu'elle en avait envie cette fois… Il ne bougea pas, il se contenta de la fixer…

Sans le quitter des yeux, debout devant lui, elle fit glisser une bretelle de sa robe. Puis l'autre. Sa robe glissa jusqu'à sa taille fine, dévoilant ses seins ronds et blancs. Elle rougit et, comme pour s'excuser, lui dit :

-« je pense que tu as gardé mon soutien-gorge noir »

Il sourit, ravi, malgré lui, de cette complicité.

Elle continua.

La robe glissa de ses hanches à ses pieds. Ses bas noirs étaient retenus par un porte-jarretelles noir aux attaches tendues et insolentes. Jamais une femme ne lui avait offert cela… Il fut extrêmement touché et intimidé, ce à quoi Hermione ne s'attendait pas.

Elle garda ses escarpins, ses bas et son porte-jarretelles, fit glisser son tanga noir à ses pieds. Rogue faisait des yeux comme des soucoupes. Elle rit. Elle aimait son air étonné.

Alors qu'il était toujours assis, elle vint s'assoir à califourchon sur lui et l'embrassa rageusement. Elle avait tout de même fini par être prise à son propre jeu et à perdre patience…Dès que leurs langues se touchèrent, Severus sembla ne plus être paralysé. Il la serra contre lui, une main glissant dans son dos, l'autre se dirigeant dangereusement sur ses fesses qui n'étaient plus que partiellement couvertes par le porte-jarretelles… Il l'immobilisa contre lui et l'embrassa si sauvagement qu'elle fut elle-même surprise.

Le contact de son sexe chaud et humide tout contre le pantalon tendu par le désir de son amant lui faisait perdre pied. Elle gémit et se frotta contre lui. Sa main descendit vers l'ouverture du pantalon de Severus, le déboutonna et s'y glissa, caressant sa virilité à travers le tissu de son slip.

Elle lui demanda de se soulever un peu et fit glisser pantalon et slip aux pieds de Severus. Lorsqu'il fut « libéré » de ses derniers vêtements, elle le regarda, chaude et amoureuse…

-« Vous voulez toujours de moi miss Granger ? », lui dit-il d'une voix lascive et grave.

Pour toute réponse, elle revint se placer à califourchon sur lui et fit glisser ses lèvres dans le creux du cou de Severus

- « oui Professeur, plus que jamais », gémit-elle à son oreille.

D'une main habile, elle fit glisser en elle le sexe brûlant et insistant de son amant. Toujours assis sous elle, il poussa un gémissement typiquement masculin lorsqu'il la pénétra. Elle était chaude, douce et humide…et étroite. Elle l'enserrait tellement qu'il se demandait comme il allait pouvoir tenir plus de 5 minutes.

Elle commença à monter et descendre sur lui, ses seins à hauteur de son visage… Il se demanda même s'il arriverait à tenir plus d'une minutes … La lumière des bougies dansait sur sa peau, habillant sa nudité d'arabesques insensées. Ses seins bougeaient au rythme de ses mouvements, sa tête rejetée en arrière dévoilant son cou frêle et libérant des fragrances d'un érotisme absolu.

Il l'aida dans son mouvement et la souleva en lui prenant les fesses à pleines mains. Il la prenait si profondément qu'il eut un moment peur de lui faire mal. Mais elle gémissait davantage et il continua. Elle avait des fesses formidables, pensa-t-il. Comment tenir plus de 30 secondes ?

Elle accéléra ses mouvements, gémissant de plaisir alors que le sexe large de son ancien professeur lui procurait des sensations qu'elle n'avait plus connues depuis lui.

Elle criait désormais, et il se demanda s'il tiendrait encore 15 secondes.

En sueur, elle ralentit la cadence, montant et descendant au rythme de sa respiration. Elle sentait Severus en elle et pouvait percevoir les moindres pulsations de son sexe d'homme. Sentant cela, elle s'arrêta pour qu'il ne vienne pas tout de suite. Pas maintenant.

Elle se retira en douceur et se leva. Elle se dirigea vers la cheminée, prit sa baguette et fit apparaitre une couche moelleuse et accueillante devant l'âtre.

Contre toute attente, Severus se jeta sur elle et la plaqua sur le lit de fortune qui s'avéra plus que confortable.

Elle fut surprise de tant d'engouement mais ne laissa rien paraitre. Couchée sur le dos, sous lui, elle enroula ses jambes autour des hanches de Severus, l'invitant à continuer leur étreinte…ce qu'il fit, ses yeux noirs perdus dans les siens. Il avait l'impression que ce n'était pas lui qui était là, en train de faire l'amour à cette femme dont il avait tant rêvé ces dernières années. Ce n'était pas lui qui assumait cette étreinte, les yeux dans les yeux. Non, il était en train de rêver, il allait se réveiller…dans son lit…la place serait froide à côté de lui.

Mais il ne se réveilla pas. Elle était là, sous ses mains, il respirait à travers ses gémissements. Chaude. Brûlante…

Elle ferma les yeux. Il regagna un peu d'assurance. Elle était à lui. Pour cette nuit au moins.

Il accéléra ses va-et-vient, chaque coup de rein la faisait gémir…il adorait voir le désir sur son visage. Elle l'embrassa, follement. Elle avait perdu pied.

Elle parvint à dire dans un souffle : « attend… »

Etonné, il allait s'arrêter lorsqu'elle se dégagea de son étreinte. Coquine, elle se plaça à quatre pattes à coté de lui…elle dit « viens… ». Il ne se posa pas mille questions, trop ravi qu'elle lui propose cette position qui l'avait toujours fait fantasmer…

-« Tu l'auras voulu, Granger », grogna-t-il.

Il se plaça à genoux derrière elle et la pénétra, viril, dominant. Elle lui était soumise.

- « Tu es à moi », dit-il, rageur.

Il agrippa ses fesses de ses mains d'homme, la pénétrant plus fort. Elle fut consciente que cette position le rendait dingue d'elle. Elle savait que ses fesses rondes plaisaient aux hommes. Il ne faisait pas exception. Elle l'avait pris au piège. Elle se cambra davantage, rejetant sa chevelure en arrière. Il lui attrapa alors les poignets, tirant ses bras vers l'arrière la forçant à se redresser un peu et faisant ressortir sa poitrine. Elle fut surprise mais se laissa faire. Ainsi maintenue par les bras, à genoux devant lui, elle se laissa aller au désir dominant de Severus. Il avait vue sur son dos, sa taille, ses hanches, ses fesses, … Il allait et venait en elle de cette manière sauvage et ancestrale, son esprit embrumé par le plaisir que ça lui procurait. Bientôt, elle cria son nom de plaisir, elle-même surprise par les sensations procurées par cette position. Dans un dernier coup de rein, il se vida en elle, une vague de plaisir comme il n'en avait jamais connu.

Toujours en elle, il ferma les yeux, savourant ce plaisir nouveau de « posséder » une femme et de partager avec elle un moment aussi intense. Il relâcha les poignets de la jeune femme et ouvrit à nouveau les yeux. Toujours à genoux devant lui, elle se retourna et lui sourit par-dessus son épaule. Tout simplement. Juste un sourire. Pour lui. Elle avait les joues roses et les cheveux en bataille. Le feu de la cheminée brûlait derrière elle, donnant à sa chevelure des reflets ambrés. Elle était magnifique. Il la regarda, se promettant de ne jamais oublier ce moment. C'est alors qu'elle les prononça, ces mots qui le frappèrent en plein cœur, ces mots que personne ne lui avait jamais dit.

- « Je t'aime », dit-elle en se jetant à son cou pour éviter son regard.

Le visage enfoui dans ses cheveux et contre sa peau qui sentaient l'amour, il ne sut quoi répondre. Alors il se tut et la serra plus fort contre lui. Parce que c'était tout ce qu'il savait faire malgré l'évidente réciprocité de leurs sentiments… Il ne savait pas parler ce langage là, celui des émotions. Il n'avait jamais appris. On n'apprend pas ça tout seul. Mais il pouvait le lui montrer, ça oui. Il la força à lever son visage vers lui mais avant que leurs regards se croisent, il l'embrassa.

Hermione ne s'attendait pas à une réponse. D'ailleurs que lui avait-il pris de lui dire cela, si tôt… ? Il y a parfois de telles évidences …des évidences qui ne demandent pas au temps de faire son œuvre…des évidences qui s'imposent à nous sans que l'on sache vraiment pourquoi mais dont on est tellement sûr !

Et quand elle le regardait, c'était ces mots qui lui venaient aux lèvres…

Ils se couchèrent à-même le nid douillet qu'Hermione leur avait confectionné quelques instants auparavant et qui avait accueilli leurs ébats. Hermione attrapa sa baguette qui gisait non loin de là.

- « Accio couvertures », dit-elle.

Ils furent alors recouverts d'une douce et épaisse couverture.

Elle éteignit alors les bougies et le feu.

Dans le noir absolu, elle chercha le torse de Severus y posa sa tête sans lui demander son avis. Il adora ça. Il avait chaud et elle se laissa bercer par les battements de son cœur. Elle s'endormit en réalisant qu'il était là, avec elle. Enfin.

Le cœur de Severus battait toujours à 100 à l'heure lorsqu'il sentit Hermione s'assoupir. Il sentait ses seins tout contre lui. Il posa une main sur le galbe de ses hanches, toujours enivré par son odeur. Il était partagé entre une euphorie extatique et un fort sentiment de culpabilité. Il chassa ce dernier de son esprit en se disant que c'était justement ce sentiment qui avait tout gâché 5 ans auparavant. Mais la méritait-elle vraiment ? N'était-elle pas trop jeune, trop belle pour lui ?

« Et alors ? », lui soufflait sa conscience. Mais son esprit ne put lutter longtemps contre son corps qui n'avait qu'une envie : la rejoindre dans le sommeil. Avant de s'endormir, il la revit, nue, ses cheveux en bataille, les reflets des flammes dansant sur son corps. Et il entendit ces mots-là. Ces mots qu'il avait entendus pour la première fois…En cet instant, il lui sembla que son cœur était sur le point d'exploser. Elle était à lui. Juste à lui.

Quelques heures plus tard, elle le réveilla par un baiser.

Cette nuit-là, leurs corps se trouvèrent dans le noir…à deux reprises.


_ bouhouuuuuu honte à moi je n'ai pas pris la peine de relire ce chapitre à plusieurs reprises comme je le fais d'habitude...si je ne suis pas contente demain matin, il se peut que je le modifie un peu :) mais comme vous me harcelez tous pour la suite, j'étais pressée de la mettre en ligne 0_o

Je vous souhaite à toutes (et tous?) une bonne séance de clôture (et oui, les reliques de la mort part 2 sortent cette semaine! Hate de découvrir le Recit du Prince à l'écran 3 )

Bizzzz

Shina