Désolée désolée pour l'attente… j'avais promis des chapitres plus court et une fin proche mais au final, je n'ai pas avancé bcp…même pas du tout (ou presque). De plus, j'ai longuement hésité sur le choix de la « tête pensante » pour ce chapitre… je l'ai même commencé dans la tête d'Edward. Puis je l'ai recommencé dans la tête d'Emmett non seulement car ça faisait longtemps, mais le fait qu'Edward puisse lire dans la tête de Jacob compliquait un peu mes dialogues avec les fameuses explications attendues quant à sa « résurrection ». Avec Emmett, c'est plus léger et plus facile…

Les personnages appartiennent à S. Meyer

Bonne lecture !


Chapitre 25 : he's come back (EmPV)

Qu'est-ce que la vie pouvait être belle !

Depuis qu'Edward avait enfin trouvé sa moitié et s'était lancé à la poursuite de son bonheur, tout était calme et tranquille. Notre installation n'avait jamais été aussi rapide et je pense que nous n'avions jamais été aussi amoureux, Rose et moi. En réalité, s'était le cas pour chacun des couples de la famille et Carlisle était persuadé que nous devions tout ce bien être à l'influence de Bella.

Lorsqu'on ne chassait pas, on passait beaucoup de temps à essayer de trouver ses origines pour découvrir si oui ou non elle avait été créée sur terre pour notre bien… ou notre perte. Jusqu'à présent, rien de neuf n'avait été découvert et je devais avouer que je trouvais cette tâche de plus en plus ennuyeuse. Mais c'était sans compter les rebondissements qui allaient tout chambouler encore une fois dans notre existence… et même si je n'avais pas le don d'Alice, j'étais persuadé qu'il allait y avoir de l'action !

Nous étions occupé, Rose, Carlisle et moi à faire l'entretient de la Mercedes lorsque le portable de mon père sonna. Edward ne dit pas grand-chose mais au son de sa voix et au vu de son inhabituelle hésitation, nous savions parfaitement qu'il y avait quelque chose de pas normal…

« Papa… venez à la maison de Bella… tous… au plus vite ! »

En moins de trois minutes, nous étions tous arrivés sur place et ce que l'on vit nous amena tout un tas d'interrogations : qui était ce jeune homme ? Que faisait-il là ? Pourquoi Edward ne nous avait-il pas dit d'être plus prudent quant à notre arrivée rapide ? Pourquoi Bella était-elle évanouie et surtout pourquoi ses deux observateurs l'avaient-ils laissée sur le carrelage froid de l'entrée au lieu de la porter à l'intérieur ?

« Comment est-ce possible ? Demanda Alice légèrement abasourdie.

- Je ne pensais pas qu'il en existait encore… chuchota rapidement Carlisle. »

Rose et Jasper s'étaient figés. Esmée regardait à la fois Edward et Carlisle, l'air inquiète… en gros j'étais encore le seul à n'avoir rien compris ! Pour ne pas encore passer pour un crétin, j'attendis que quelqu'un prenne la parole mais personnes ne le fit. Le jeune homme ne nous regardait pas, il était absorbé dans la contemplation du visage sans activité de Bella.

« Bon ok, est-ce que l'on va attendre ainsi sans bouger qu'elle revienne à elle ou est-ce qu'on va l'installer plus confortablement sur le canapé ? Proposais-je plus pour casser le silence intelligemment que pour le bien être propre de Bella. »

Seulement, Edward et le jeune homme s'avancèrent en même temps pour soulever Bella et s'engagea alors un combat dans leur regard sur celui qui allait la porter… Je savais parfaitement qu'Edward pouvait lire dans les pensées de l'autre mais j'aurai aimé savoir ce qu'il se passait exactement car je n'y comprenais rien du tout.

« Laisse le faire Edward, demanda Alice en lui posant une main sur son épaule.

- Non ! Répondit-il sans cesser de regarder l'humain, les crocs quasi sortis.

- Si Edward, pense à Bella… essaya Carlisle ».

Mon petit frère détourna enfin le regarde pour le plonger dans celui de notre père et il se résigna lorsqu'il jeta un œil à Alice, voyant sans doute dans ses pensées un avenir quelconque, surement négatif. Il se recula et laissa transporter sa belle vers l'intérieur de la maison, nous tous sur ses talons.

Je ne pu m'empêcher de remarquer une forme bizarre dans la peinture fraiche qui recouvrait maintenant un des murs du salon. Après réflexion, je me rendis compte que c'était la forme du corps de Bella qui était ainsi dessinée…

« Ohhhlala mes cochons ! On ne s'ennuie pas en faisant un peu de peinture à ce que je vois ! Sifflais-je en riant. »

Mais mon rire se coupa net lorsque sept paires d'yeux me fusillèrent pour me faire taire. Je comprenais la réaction d'Edward, mais des autres… ?

« Bon ok, je sais… pas besoin d'un don particulier pour savoir que vous pensez tous que je suis un crétin ! Mais est-ce que quelqu'un pourrait enfin m'expliquer ce qu'il se passe ici ? M'énervais-je.

- Tu ne t'es pas rendu compte de ce qu'il est ? Et qui il est ? Ouvre les yeux et regarde les photos de famille… Me souffla Jasper, sérieux.

- Qui ? Lui ? Demandai-je en le pointant du menton. Je ne sais même pas qui c'est. Vu l'origine, j'imagine un cousin à Rachel mais en quoi serait-il quelque chose d'autre ?

- Je suis son frère et non son cousin, dit-il entre ses dents et en me lançant un regard noir et furieux.

- Ah bon ? Il me semblait qu'elle n'avait qu'un seul frère pourtant ?

- Justement ! Me dit Rose en me faisant des grands yeux comme pour me faire comprendre autre chose…

- Oh… dis-je en réfléchissant après quelques secondes… ooohhh ! Dis-je enfin en comprenant qui il était.

- Et tu n'as pas remarqué l'odeur enfin Emmett ? Me souffla rapidement Rosalie. »

Je me concentrais alors sur mon odorat et me rendit compte, qu'effectivement, Jacob avait une drôle d'odeur qui me rappelait vaguement quelque chose… mais…

« Il est perspicace votre copain, commenta le jeune indien. Les suceurs de sang ne sont donc pas si rapides et malin que ce qu'on m'en a dit ! »

Il savait qui on était… pas bon ça ! Il me fallu encore quelque secondes pour me souvenir enfin de tout ce que cet être devait m'inspirer… et je comprenais alors maintenant la réaction des autres.

« Mais comment…

- Non Emmett ne dit rien, me coupa Edward qui avait sans doute lu dans mes pensées. Il ne nous veut pas de mal… pour l'instant. Il vaut mieux attendre que Bella soit revenue à elle pour s'engager dans des explications. »

J'avais l'impression que mon frère avait prit trente ans de plus dans son regard. Et visiblement, l'esprit de l'indien ne lui était pas fermé comme pour celui de Bella… qu'allions nous apprendre de si grave mis à part qu'un mort ne l'était pas toujours ? S'était pourtant une chose que nous, vampires, savions parfaitement !

- Aussi bizarre que cela puisse paraître pour toi, je suis médecin, dis Carlisle à l'attention de Jacob qui c'étais placé à côté de Bella sur le canapé, tous ses gestes reflétant la protection.

- Je sais…

- Ah oui ? Interrogea Carlisle surpris. »

Il ne reçu aucune réponse mais au vu du regard suppliant d'Edward, il ne demanda aucune autre explication.

« Pourrais-tu me laisser l'examiner et m'assurer qu'elle va bien ? »

Il jaugea quelques secondes mon père, puis s'écarta légèrement pour lui laisser un peu de place.

« Elle a perdu connaissance depuis longtemps ?

- Je t'ai appelé tout de suite après, expliqua Edward inquiet.

- Qu'est-ce qui l'a fait tourner de l'œil exactement ?

- Moi, souffla Jacob, visiblement attristé de la situation.

- Je vois, dis Carlisle en vérifiant les constantes de Bella.

- En même temps, y a de quoi… chuchotais-je plus pour moi-même qu'autre chose. »

Ouvrir la porte sur son ex que l'on croit mort depuis plus d'un an… y a de quoi se sentir mal non ?

« Crois-tu qu'elle nous entende tout comme lorsqu'elle était dans le coma suite à son accident de voiture ? Demanda Esmée.

- Je ne sais pas du tout, admis Carlisle, frustré de ne pas être plus compétent avec Bella et son étrange corps.

- Oh Bella ma chérie, s'il te plait, reviens nous, chuchota alors Esmée. »

Nous attendîmes ainsi pendant encore dix bonnes minutes avant que Bella ne nous montre un signe de vie. Petit à petit, elle ouvrit les yeux et regarda chacun d'entre nous qui étions penchés au dessus d'elle. Arrivé à Edward, son visage s'illumina et ses lèvres s'étirèrent en un sourire rayonnant et passionné. Elle semblait avoir oublié le pourquoi elle s'était retrouvée là. Edward lui prit la main en la regardant amoureusement mais Jacob ne semblait pas content de cet échange émotionnel ce qui le fit se redresser davantage pour que Bella le voit. Son regard à elle se métamorphosa alors en une fraction de seconde. Un tas d'émotions diverses la traversaient et j'étais bien incapable de dire si elle se rendait réellement compte que ce n'était pas un rêve. Etait-elle contente ? Ca aussi, je n'aurais su le dire…

« Jacob ! Souffla-t-elle en se redressant tel un pantin dans sa boîte. Oh Jacob… répéta-t-elle en quittant Edward pour se jeter dans les bras de l'indien, enfouissant son nez dans son cou. »

Il lui redonna son étreinte et semblait se nourrir de son odeur, le visage dans ses cheveux à elle. Edward semblait anéanti, au bord d'un précipice dans lequel il était en chute libre… pauvre vieux. Passer plus de cent ans sans jamais connaître l'amour et se le voir échapper en si peu de temps, c'était dur et je ne pouvais que compatir. Bella pleurait à chaude larme contre le torse de son ami, ne cessant de répéter, telle une litanie, son prénom.

Puis tout d'un coup, elle s'écarta vivement, posa d'abord ses mains sur les épaules de Jacob, lui caressa la joue et… lui décrocha un coup de poing que même Mike Tyson pouvait jalouser et c'est en se massant la main qui devait lui être douloureuse qu'elle repoussa à la fois Edward qui s'inquiétait pour ses doigts et qu'elle cria à s'époumoner :

« Jacob Black ! Comment as-tu pu me faire une chose pareille ?

- Bella je…

- Te faire passer pour mort aux yeux de tous alors que tu es là, bien vivant et semble-t-il en bonne santé !

- Bella … Essaya-t-il encore une fois avant de se taire par le simple regard glacial et pénétrant de Bella qui lui intimait de ne rien ajouter pour l'instant… s'était mieux pour sa survie à mon avis.

- Te rends-tu compte de toute la peine que tu m'as infligée ? Mais je ne serai qu'une sale égoïste comme toi si je ne parlais pas du mal que tu as fait subir à ta famille et plus particulièrement à ton père ! Comment as-tu pu ? Redemanda-t-elle en le frappant à nouveau de toutes ses minuscules forces, Jacob se protégeant comme il le pouvait de ses bras. Et où étais-tu ? Demanda-t-elle, qu'as-tu fais pendant tout ce temps ? J'ai été anéantie et c'est parce que je m'accorde une nouvelle vie et un nouveau bonheur que tu réapparais ?

- Mais laisse-moi au moins m'expliquer, lui demanda-t-il en criant lui aussi pour se faire entendre. »

Alors qu'Edward semblait reprendre des couleurs à la vue de Bella s'acharnant à frapper et hurler sur le pauvre Jacob qui ne savait pas en placer une, chaque vampire présent retenait sa respiration attendant le dénouement de toute cette histoire. Je ne sais pas pourquoi, mais même s'il devait m'inspirer du dégout et de la méfiance, j'avais l'impression que je pourrais m'entendre parfaitement avec cet indien. Au vu de ses réflexions et de ses tentatives pour calmer Bella, j'avais un peu l'impression de me voir à travers lui… c'était étrange et fascinant.

« Tu n'est qu'un imbécile heureux Jacob Black ! Continuait Bella en se défoulant et en laisser éclater sa colère.

- Mais bon sang, vas-tu enfin te taire et me laisser parler ! J'ai une explication logique et si je suis revenu c'est uniquement pour toi !

- Laisse-le parler, intervint enfin Edward.

- Quoi ? Cria-t-elle en cessant enfin de gesticuler dans tous les sens. »

Lorsque ses yeux rencontrèrent ceux de mon frère, elle se calma enfin et son regard ce fit plus doux, au grand soulagement de ce pauvre Edward, anéanti par la jalousie… même moi je pouvais le percevoir et le comprendre… et rien qu'à voir la tête de Jasper qui avait dû mal à contenir toutes les émotions, ça devait être douloureux. D'un autre côté, Bella s'était jetée au départ dans les bras de Jacob mais n'avait pas cherché à l'embrasser, un peu comme on pourrait le faire avec un ami, un frère… mais pas un amoureux.

« Vas-y, je t'écoute, finit-elle par dire à Jacob, tout en s'installant auprès d'Edward qui esquissa malgré lui un sourire de soulagement à la voir près de lui et non pas près de l'autre.

- Souhaitez-vous que nous vous laissions ? Demanda poliment mon père, bien que la curiosité fasse frissonner sa voix.

- Je crois qu'au vu des circonstances, vous avez plutôt intérêt à entendre tout ce que j'ai à dire.

- Comment ça ? Tu les connais maintenant ? Et puis…

- Isabella Marie Swan bon sang mais tu va enfin me laisser oui ? Au moins en un an je peux constater que n'as pas changé ! S'emporta un peu Jacob.

- Pas changé ? Pas changé ? Répéta-t-elle en ruant de nouveau sur lui. Mais forcément tu n'étais pas la pour voir à quel point j'étais malheureuse, déprimée et seul ! Et comme oses-tu… »

Et c'était reparti. Il était vraiment idiot le gamin car il devait du coup réussir à calmer à nouveau Bella pour pouvoir enfin avoir droit à une explication. Je sentais que Jazz essayait de calmer la situation mais la colère de Bella était telle que son « bouclier » anti-dons de vampire semblait plus affecter mon frère que l'inverse.

C'est finalement mon père qui pris la situation en main pour la calmer et laisser enfin l'indien en placer une. La sagesse mais aussi l'autorité dont mon père pouvait faire preuve parfois remis les idées en place de Bella pour qu'elle se pose et écoute enfin.

« Voilà. Il y a un peu plus d'un an, je ne sais pas si tu te souviens , j'ai eu pendant quelques jours pas mal de fièvre et je me suis senti assez mal.

- Oui, c'était quelques semaines avant ton accident et le médecin a dit que c'était un virus et que ça passerait tout seul, continua Bella… malgré elle, elle ne pouvait se taire.

- En fait, quelques jours plus tard, j'étais parti dans la forêt pour me dégourdir les jambes quand j'eu l'impression d'entendre des voix. Mais ce n'était pas réel, je m'en rendais compte. J'ai d'abord cru que mon virus n'était pas parti et que finalement ma fièvre me faisait déliré mais je me suis rendu compte que la nature avait sa propre voix et qu'elle me guidait vers quelque chose. J'ai marché longtemps, m'enfonçant encore et encore dans l'immensité de la forêt guidé par les arbres et les feuilles. Oh je sais ce que tu vas dire : j'étais fiévreux et peut être même bourré mais je n'avais rien bu et tous mes sens étaient comme super développés. J'avais l'impression de changer au fur et à mesure que j'avançais. Soudain, j'aperçu un truc bouger au loin et sans m'en rendre vraiment compte, je suis devenu autre chose… je m'étais transformé. »

Nous étions tous suspendus à ses lèvres et maintenant, même Bella n'essayait pas de l'arrêter ou de le couper. Le temps était suspendu et nous étions tous curieux de savoir la suite.

« Je ne savais pas ce qu'il se passait et ce qu'il m'arrivait mais lorsque j'aperçu un énorme loup en face de moi, mon instinct primitif me dicta d'attaquer et de me protéger… puis je compris son message. On se parlait…

- Attend, le coupa Bella, je ne comprends pas… tu voulais attaquer un loup géant mais il t'a parlé ?

- Oui… et il m'a fallu un certain temps avant que je ne me rende compte qu'en fait nous étions semblable et que c'est sans doute pour ça que je le comprenais.

- Semblable comme… ? Insista Bella, le regard à la fois interrogateur et abasourdi.

- J'étais moi aussi devenu loup ! Je sais que c'est dingue et j'étais à la fois perdu et effrayé. Je ne savais pas comment j'étais devenu comme ça. Alors le loup m'expliqua. J'étais le digne descendant des Quileutes et mon destin était tout tracé. Je devais devenir loup pour protéger les humains des suceurs de sang. Il m'expliqua que devenir loup était une volonté et que je pouvais reprendre apparence humaine. J'avoue que sur le moment, j'ai pris peur et je me suis enfui. J'ai couru le plus vite possible tout en me constatant que mes capacités étaient vraiment surnaturelles. Sans même m'en rendre compte, je suis redevenu humain. Je suis rentré chez moi et ai essayé d'en parlé à Billy mais je n'ai pas pu… comment allait-il me croire ? Je lui ai donc posé des questions sur nos ancêtres et nos légendes. Il est resté vague et bien que je savais ne pas avoir rêvé, j'avais l'impression que si je parlais de tout cela, on me prendrait pour un fou.

- Et moi ? Demanda Bella d'un air vexé. On a toujours été un tout Jacob ! Pourquoi ne pas m'avoir fait par de tout ça à moi ?

- Et comment je pouvais ? J'avais l'impression que tu ne me croirais pas. Je sais que par le passé je ne prenais pas grand-chose au sérieux et tu étais toujours là pour me recadrer mais comment aurais-tu pu me croire ? Moi qui t'ai fait tant de blague et t'ai raconté tant de conneries rien que pour t'embêter ou te faire rire ? J'étais complètement paumé et rappel toi, à ce moment là j'avais parfois l'impression que tu soupirais à me supporter. J'étais un vrai gamin je le sais et cette année m'a fait plus mûrir qu'en dix-huit an auparavant. J'avais peur de te perdre… et finalement c'est ce qui est arrivé mais je pensais au départ que ce n'étais pas uniquement ma faute.

- Pourquoi ? Questionna Bella légèrement attendrie par ces aveux.

- Les jours qui ont suivis, j'ai essayé de redevenir loup, mais je n'y arrivais pas. Lorsque j'étais dans la forêt, bizarrement, je me sentais bien, chez moi, calme et détendu. Tu étais occupée à réviser les examens et tu n'as donc rien remarqué de tout cela. Je ne savais pas quoi faire et je pris finalement la décision d'essayé de retrouver le loup que jamais rencontré. Et c'est justement au moment où je le cherchais qu'il est apparu. Il m'expliqua qu'il attendait que je fasse le premier pas cette fois, qu'il ne voulait pas me brusquer. Il m'expliqua alors que les Dieux l'avaient envoyé pour m'enseigner mon devoir et qu'il fallait alors que je le suive, que je quitte ma vie pour accomplir ma tâche. Sur le moment, j'étais abasourdi et je voulu en savoir plus sur ce fameux devoir que les Dieux voulaient de moi mais il ne m'appris rien de plus, précisant que chaque chose devait s'apprendre en son temps.

- Et c'est ainsi que tu nous à quitté… chuchota Bella, captivée par le récit comme nous tous.

- Au début, continua-t-il, je ne voulais pas. J'ai protesté et j'ai dit qu'il était hors de question que je laisse ma famille et surtout toi comme ça, sans aucune explication. Je suis reparti à l'entrée de la forêt, où j'avais laissé ma moto et j'ai roulé pour oublier toute cette étrange histoire. Puis ce randonneur a surgit de nulle part et je l'ai percuté sans pouvoir faire quoi que ce soit. Nous nous sommes retrouvés au fond du ravin tous les deux, ma moto nous ayant suivit. Il était totalement défiguré mais bizarrement, il me ressemblait un peu physiquement : même taille, même cheveux, même peau indienne. Je ne le connaissais pas et je ne savais pas du tout d'où il pouvait venir mais lui était totalement amoché et mort tandis que moi, j'étais indemne, sans la moindre égratignure et bien vivant. Le loup est alors de nouveau arrivé et il s'est transformé en humain. Il était âgé et indien. Il m'expliqua que les Dieux m'avait envoyé ce randonneur pour prendre ma place. J'étais en colère et il me fallu quelques minutes pour comprendre qu'en réalité, c'était ma porte de sortie pour m'évanouir dans la nature et partir sans pour autant vous laisser d'explications : mort à vos yeux, vous pouviez continuer à vivre sans vous préoccuper de me chercher. C'était ma moto et il me ressemblait. Avec le visage explosé dans l'accident, on ne pouvait faire aucune différence avec moi et ça marcha. J'appris donc à vivre dans et avec la nature et mon « professeur ». Il m'enseigna à me transformer en loup à ma guise et à survivre. Au début, je restais dans les environs de Forks car je n'arrivais pas à vous laisser. J'ai vu à quel point tu souffrais Bella et je te jure que je ressentais la douleur que je t'infligeais au centuple ! J'ai assisté à mon propre enterrement et par la suite, dès que tu allais au cimetière pour « me parler », je t'observais à couvert des arbre en n'ayant qu'une seule envie : venir te dire toute la vérité.

- C'était donc toi… dit-elle les larmes aux yeux, contente d'avoir enfin une explication sur le fait qu'elle se sentait épiée. Elle était aussi émue de toute cette confession.

- Tu regardais souvent dans ma direction mais je savais que tu ne pouvais pas me voir. Tu as toujours eu un instinct étrange et j'étais plutôt terre à terre, c'est vrai. Mais avec tout ce qu'il m'arrivait, j'étais même prêt à croire que tu pourrais comprendre tout ce qu'il se passe. Mais il ne voulait pas que je t'en parle. Alors pour mon bien et pour avancer dans mon apprentissage, il proposa de partir loin, de revenir aux sources et à la terre des Quileute.

-Si je puis me permettre, intervint timidement Carlisle, ce « il », ce « professeur »… c'est ?

- Mon aieulle , Ephraïm Black.

- Il est donc toujours de se monde ? Demanda Calisle très intéressé. La dernière fois que je l'ai vu, il avait pourtant décidé de se retirer…

- Oui il m'a raconté votre amitié et c'est uniquement pour cela que je n'ai pas débarqué à l'instant où j'ai appris que Bella connaissait l'existence des vampires. Il sait parfaitement que vous n'être plus une menace pour les humains vu qu'il a beaucoup travaillé avec vous il y a de ça plusieurs décennies… mais il sait également que vous n'êtes pas les seuls vampires sur cette terre et finalement, après réflexion, il a préféré attendre un autre moment pour tirer une bonne fois pour toute sa révérence.

- Une seconde, demanda Bella en secouant la tête comme pour remettre de l'ordre dans le flot d'informations qu'elle venait de recevoir. Jacob, tu es donc à la fois un homme mais aussi un loup dont les origines ancestrales font que tu est capable de rester en vie aussi longtemps que tu le veux vu que ton arrière arrière arrière arrière arrière… et je ne sais pas encore combien de fois arrière grand-père est toujours en vie et t'enseigne ainsi à combattre les vampires… Suis-je donc la seule mortelle ici ? Et comment savais-tu que j'avais rencontré des vampires ?

- C'est toi qui me l'as dit…

- Hein ?

- Aussi bizarre que cela puisse paraitre, à partir du moment où tu t'adresse à moi, je t'entends… où que je soi. Mais pour ça il faut que je soi un loup bien évidemment.

- Oui bien évidemment…. Commença-t-elle comme si c'était naturel et logique avant de s'emporter : Jacob Black tu vas me rendre folle !

- Ben quoi ? J'en peux rien et c'est la vérité.

- Mais comment est-ce possible ? Demanda Carlisle… Qu'en pense Ephraïm ?

- Il n'en sait rien non plus, c'est la première fois qu'il voit un tel phénomène. Il comptait vous en parler justement en espérant que vous ayez une explication sur le sujet.

- Il est ici ? J'ai hâte de le revoir… Bella est très étrange en effet d'ailleurs …

- Oh oh stop les monstres ! Ne parlez pas de moi comme si j'étais un phénomène de foire car aux dernières nouvelles, l'humaine normale c'est moi !

- Ben justement, mon grand-père pense que tu n'es pas « normale » et que c'est pour ça que tu arrives à communiquer avec moi. Enfin communiquer… si on peut dire vu que je t'entends mais l'inverse ne fonctionne pas. Il n'a jamais vu ça avant. Ton habitude à te réfugier sur ma tombe était pour moi un pur bonheur car en parlant de tout et de rien, je pouvais ainsi avoir de tes nouvelles ainsi que celles de Billy et Rachel quand tu étais loquace. Le jour où tu as commencé à parler des Cullen, j'ai immédiatement su que quelque chose allait changer. Puis quand tu as révélé leur nature, j'ai tout de suite voulu venir t'enlever loin mais Ephraïm m'a expliqué votre nouvelle nature plus « gentille » et m'a conseillé de ne pas intervenir. Même si je sais que tu penses que je ne suis qu'un sale égoïste sans cœur et qui ne t'aimais pas, sache qu'il n'a pas été un seul jour où je n'ai pas pensé à toi et durant lequel tu ne m'as pas manqué. Alors quand j'ai compris que tu étais tombée amoureuse de l'un d'eux, j'ai commencé à maudire ce don de communication avec toi. Je devenais comme fou et c'est uniquement parce que mon grand père pensait que ce devait être ainsi et pas autrement, sinon le destin ne vous aurait pas placé sur la même route que je n'ai pas débarqué pour t'enlever. Oh ne me regarde pas comme ça Bella… j'ai beaucoup changé en un an, je suis plus sage et plus ouvert mais je t'aime toujours !

- Et c'est pour cela que tu t'es résigné de moi ? Demanda-t-elle la voix pleine d'amertume. Parce que le destin t'envoie une mission tu as préféré m'abandonner plutôt que de te battre pour moi ? »

Jacob prit ces paroles comme un coup de poignard mais Edward aussi. Bien que Jacob semblait montrer tout son consentement à ce que Bella ne l'aime plus autant qu'avant au profit d'un autre, il ne fallait pas être très malin pour comprendre que le cœur de Bella était encore lourdement accroché à celui de l'indien. Je savais qu'elle aimait mon frère profondément… autant que lui l'aimait au moins. Mais il était tout aussi logique de comprendre que Bella et Jacob étaient liés depuis bien plus longtemps et ce de façon charnelle mais aussi fraternel. Si Edward voulait la garder, il devrait, quoi qu'il arrive, se battre pour elle et ce, dans tous les sens du terme à mon avis.

« J'ai été anéanti et plus que jamais jaloux de te savoir avec lui plutôt qu'avec moi mais que pouvais-je faire ? Demanda-t-il en désignant Edward. Je ne voulais pas te quitter mais les Dieux ont choisi pour moi et je me suis fait à cette idée. C'était finalement plus mon choix que le leur, je ne peux plus revenir en arrière et je ne le referais pas de toute façon. Toute ma vie, mise à part toi, on m'a fait sous entendre que j'étais bon à reprendre le bar de mon père dans une petite vie tranquille sans pour autant se soucier de mes ambitions. J'ai été investi d'une mission et j'ai choisi de la suivre… à moi d'en payer les conséquences à présent. Tu as refais ta vie et même si j'aurai mieux aimé que tu te retrouves avec Mike Newton plutôt qu'un suceur de sang et bien… je fais avec parce que je t'aime et que je ne veux que ton bonheur. Ce que je n'avais réellement pas prévu c'est que tu accepterais si bien le surnaturelle. Toi qui est si pragmatique et cartésienne, je n'imaginais même pas que l'on pourrait peut être continuer ensemble… je me trompais lourdement visiblement. Mais peut être que tout n'est pas encore perdu, demanda-t-il plein d'espoir ce qui fit tendre et crisper en un instant tous les muscles d'Edward.

- Pourquoi revenir maintenant alors ? Demanda-t-elle soudain en colère. Si tu savais exactement ce qu'il se passait dans ma vie pourquoi ne pas être revenu quand je t'ai parlé de James ? Il est bien plus dangereux que les Cullen et lui me veut du mal !

- J'en avais envie mais Ephraïm disait que les Cullen étaient bons et puissant et qu'il ne pouvait rien t'arriver tant qu'ils seraient auprès de toi. Je n'avais pourtant qu'une envie : venir près de toi ! Nous avons essayé de comprendre ce que tu étais avant de faire le voyage car il est clair que tu es plus surnaturelle qu'il n'y parait.

- Vous avez donc trouvé des explications à toutes ces anormalités ? Demanda immédiatement Carlisle, son intérêt de plus en plus grandissant ne pouvant être caché tellement ses yeux étaient pétillants de curiosité mais aussi d'espoir.

- Malheureusement non… soupira Jacob résolu et fatigué.

- Mais pourquoi être venu alors ? Demandai-je de plus en plus impatient.

- Parce que nous avons appris que les Volturis allaient peut être débarquer à cause de ce vampire aux trousses de Bella et s'ils arrivent, vous aurez besoin de nous pour la protéger !

- Je ne pense pas qu'ils soient déjà au courant. James ne fait que proférer des menaces… commenta Jasper.

- On ne sait jamais et mon grand-père dit qu'il ne faut pas prendre ces menaces à la légère car les conséquences pourraient être dramatiques pour tout le monde, nous y compris. »

Toutes ces révélations nous laissèrent tous sans voix pendant un petit moment, chacun vaquant à ses propres réflexions sur le sujet. J'avoue que je ne pouvais m'empêcher d'observer Bella et Edward, me demandant bien comment la situation pouvait continuer à être aussi bonne qu'elle ne l'était ses dernières semaines avec le retour de Jacob dans la vie et le cœur de Bella. Elle avait fait son deuil de lui en une longue année et goutait à nouveau au bonheur non pas parce qu'elle ne l'aimait plus mais parce qu'elle était passée à autre chose. Maintenant qu'il était de retour, il fallait comprendre qu'elle devait être perdue quant à ses sentiments pour ces deux hommes qui, au vu de leurs regards sur elle, ne pouvaient que l'aimer.

Je fus rassuré quand elle se mit à jouer distraitement avec les doigts d'Edward, tout en lui caressant la main : choisirait-elle son nouvel amour ? Où le temps lui ferait-il pardonner à son âme sœur de toujours ?

C'est finalement Ephraïm qui nous tira tous de nos réflexions. Je me souvenais du vieil homme et de ses grandes et interminables discutions avec Carlisle lors de nos partie de chasse. Tout comme nous, il n'avait pas changé et son regard malin ne pu m'empêcher de sourire… il m'avait manqué ! Lors de notre arrivée en ville, Carlisle s'était grandement demandé si les amis de Bella avaient un lien de parenté avec toutes ces légendes Quileutes et principalement le premier guerrier de cette tribu mais Billy ne semblait pas prêter attention à ses origines ancestrales et mon père en avait donc déduit que la lignée de loup s'était éteinte. Si nous avions su dès le départ, les choses auraient-elles pris une autre voie ?

« Carlisle mon ami, nous voici avec la jeune génération… et elle nous donne du fil à retordre ! Comme si nous ne pouvions pas profiter d'une retraite bien méritée, hein vieil homme.

- Je crois plutôt que nous sommes fasse à une énigme bien étrange mais passionnante. Répondit l'intéressé en s'avançant et en prenant son ami dans ses bras pour le saluer. Bienvenue parmi nous mon ami ! »

Les choses allaient-elle enfin devenir claires ? En tout cas Bella était quant à elle totalement dans le vague et je crois que si quelqu'un lui avait proposé un bon verre de liqueur qu'elle l'aurait bu d'une traite… et c'était compréhensible !


Je ne promets plus une suite rapide ou quoi que ce soit…. Je vais juste essayer de vous donner un max d'infos à l'avenir et le plus vite que je le pourrai… Merci de continuer à me suivre.

A bientôt !