**Chapitre 25 : Repas de famille**

Je croyais que c'était à cause de ce que je venais de dire mais changeai vite d'avis quand elle ouvrit la bouche.

- Oh mon dieu ! Nous allons être en retard !

Edward et moi échangeâmes un regard comprenant que ma tentative de lui parler était un échec.

Alice nous regarda.

- Edward, tout le monde nous attend pour manger, va te préparer.

Elle posa son regard sur moi.

- Toi, Bella, tu viens aussi. Je vais m'occuper de toi.

Edward déposa un baiser sur mon front.

- Je suis désolé.

Je le regardais avec un regard d'incompréhension mais il ne pouvait pas m'expliquer maintenant. Il alla dans la chambre et Alice m'emmena dans la salle de bains.

Elle s'amusa avec moi pendant une bonne heure. Essaies de maquillage, coiffures, vêtements,… J'eus juste le droit de choisir mon parfum.

Pendant qu'elle jouait à la marionnette avec moi, j'hésitais à vraiment y aller.

- Alice, je ne suis pas sûre de devoir venir chez vous, ma place n'y est pas.

- Oh que si ! Et tout le monde sera ravi de te voir ! Ils te connaissent déjà tous.

- Quoi ? Mais comment…

- Edward ne tombe pas sous le charme d'une de ses élèves tous les jours.

Elle me fit un clin d'œil.

Nous nous battîmes ensuite sur le bas de ma tenue. Elle voulait que je porte une robe violette en satin qu'Angela m'avait fait acheter quelques mois plus tôt.

Et elle eut le dernier mot… Moi qui me battais avec des hommes tous les soirs, je me laissais faire par une meneuse de marionnette.

Quand j'enfilai la robe, elle vit ma blessure mais ne sembla pas surprise. Enfin une personne qui ne va pas m'hurler dessus parce que je me suis fait mal. Elle mit un coup de spray qui faisait office de pansement transparent puis camoufla avec du font de teint.

Quand je fus enfin prête, Edward nous attendait en bas, dans la cuisine. Je descendis les escaliers et le vis. Il était vêtu d'un jeans noir et d'un t-shirt blanc, tous les deux très moulants. Je pouvais imaginer les courbes de son corps et me voir les toucher, les caresser.

Il s'approcha de moi mais Alice l'empêcha d'aller plus loin.

- Edward, j'ai mis une heure à réaliser ce chef d'œuvre, alors attends au moins que vous rentriez ce soir avant de me l'abîmer.

Il se contenta donc de déposer un baiser sur ma main et de plonger ses yeux dans les miens.

- Tu es magnifique, ma Bella.

Ces deux derniers mots me firent autant d'effet que la première fois qu'il les avait prononcés mais les mots 'tu es magnifique' résonnaient plus fort encore dans ma tête.

Je caressa sa joue et lui souris.

- Tu l'es beaucoup plus.

Puis je lui fis un clin d'œil. Ces mots, il me les avait déjà dis et j'avais osé, moi aussi, aujourd'hui.

Alice nous ramena à la réalité.

- Mes chers, nous allons devoir y aller.

Dans la voiture, Edward posa quelques questions sur l'objet de ce dîner a Alice. J'étais très anxieuse de devoir rencontrer toute leur famille et Edward le remarqua.

- Bella, quelque chose ne va pas ?

Je le regardai dans le rétroviseur et y rencontra son regard. Il y vit l'inquiétude qui y régnait et s'arrêta au bord de la route.

Alice sursauta.

- Mais que fais-tu ?

Edward ne lui répondit pas et se retourna pour me regarder.

- Bella, si tu ne veux pas venir, ce n'est pas grave, nous le comprendrons.

Sa sœur me regardait et lui jeta un regard.

- Mais enfin Edward ! Ce n'est pas une enfant, ne lui parle pas comme ça.

Edward ne releva pas et me fixait.

Je fis semblant de me relaxer.

- Non, tout va très bien.

Il ne me crut pas une seconde mais redémarra la voiture et nous emmena chez eux.

Leur maison était magnifique. Très moderne, avec beaucoup de grandes fenêtres. La lumière qui y sortait était chaleureuse et le calme qui l'entourait était apaisant.

Nous entrâmes dans la grande maison. Edward me tenait la main pour me soutenir. Il savait à quel point c'était effrayant pour moi qui n'avais parlé à personne d'autres que mes profs et amis depuis quelques mois. Il ne savait toujours pas pourquoi je m'étais renfermé d'un coup et je ne comptais pas lui en parler.

Edward me présenta au reste de sa famille et Alice n'avait pas mentit, ils semblaient ravis de me voir.

Je connaissais maintenant tous ceux qu'Alice me parlait lors de ses invitations incessantes.

Emmett, avait des allures de colosse. Il avait de larges épaules et tournait autour du mètre quatre vingt dix. Son visage était un peu rond et il avait de tout petits yeux. Je rencontrai aussi leurs parents dont ils ne m'avaient jamais parlé, Esmée, une femme très chaleureuse avec des cheveux magnifiques. Elle avait un visage en forme de cœur et très maternel avec un front dégagé, et Carlisle, son mari, de la même taille qu'Edward et des cheveux blonds très bien coiffé. Il avait un regard perçant, un marron spécial.

Quand nous fûmes tous au salon, Esmée partit pour préparer le dîner.

Emmett était sur le canapé, Alice m'avait posé quelques questions sur le lycée, mes cours, mon rattrapage. Edward s'était joins à nous et je profitai de l'occasion de ne pas laisser Alice toute seule pour aller aider Esmée.

Je me levai et Edward ne lâcha pas mon bras.

- Où vas-tu donc ?

- Je vais dans la cuisine, aider Esmée.

Il m'avait sourit.

- Esmée fait ça souvent, elle va très bien s'en sortir si tu n'es pas avec.

- Non, j'aimerais…aller l'aider.

Il s'apprêta à protester mais son père, souriant, le coupa.

- Edward, on ne discute pas quand sa petite amie veut faire quelque chose.

Il lui parlait sûrement en tant que connaisseur vu comme Esmée n'aimait pas être contrariée.

J'avais un peu rougis aux mots 'petite amie' dit si fort, devant tout le monde. Il déposa un baiser sur ma main et m'indiqua la direction de la cuisine.

Esmée coupait des légumes. J'observai leur grande cuisine et elle le remarqua.

- Comment la trouvez-vous ?

- Je la trouve magnifique, vraiment.

Elle me sourit.

- Carlisle voulait me faire plaisir en investissant dans un pareil ameublement.

Je lui souris.

- J'espère qu'il y est arrivé.

- Oui, j'avais repéré cette cuisine là. J'en étais tombé amoureuse en fait.

Elle rit.

Je continuais d'inspecter cette pièce immense.

- Cette cuisine est aussi grande que ma chambre !

M'exclamais-je.

Esmée avait rit avec moi et m'avais proposé de l'aider. J'épluchais des pommes de terre.

- Je suis contente qu'Edward ai enfin trouvé chaussure à son pied.

Oui, bon, tout le monde croyais que nous allions finir nos jours ensemble, il avait oublié de leur préciser que ma vie n'était compatible avec aucune autre.

- Je n'aurai peut-être pas cette chance. Notre relation est spéciale.

- Est-elle basée sur l'amour ?

D'accord, la franchise était l'un des maître mot de cette maison. Je n'y étais pas habitué mais ça me plaisait beaucoup.

- Oui, enfin…de mon côté, oui.

- Alors pourquoi n'aurais-tu pas cette chance ?

- Il y a beaucoup de raisons mais la plus importante est que ma vie n'est pas très compatible avec les relations, amicales ou sentimentales.

- Je suis sûre qu'Edward vous aime, je l'ai vu dans ses yeux, à la façon qu'il a de vous regarder et de sourire bêtement. Je suis certaines que tout va s'arranger pour votre incompatibilité.

- Quelle incompatibilité ?

Edward était là, souriant. Il vint à moi et m'enlaça pendant que je finissais les pommes de terre. Sa mère lui répondit avant que je ne me remette de ce contact.

- Nous parlions de l'incompatibilité de certains vêtements qu'elle porte défois. Alice devrait l'aider un peu.

Ouf !! Esmée venait de me sauver ! Je ne sais pas pourquoi, mais je n'aurais pas vraiment apprécié qu'Edward sache de quoi je parlais, à l'instant, avec sa mère.

Et quand nous parlions du loup. Alice arriva dans la cuisine et se jeta sur Edward.

- Lâche-la ! Mais enfin, tu veux la décoiffer ? Ou pire, la démaquiller ?

Edward me relâcha et l'absence de la chaleur de son corps contre le mien me brûlait déjà.

- Alice, tu exagères, je…

Esmée les coupa.

- C'est quoi tout ce monde ici ? Allez, oust ! Dehors, je ne garde que Bella.

Elle les poussa gentiment et nous nous retrouvâmes seules.

- Heu…Merci.

- A quel propos ?

- Bien, de ne pas avoir dis à Edward le sujet dont nous parlions.

Elle me fit un sourire complice.

- Mon fils n'a pas à connaître toutes les choses dont tu parles. Ce n'est pas parce que je suis sa mère qu'il en saura davantage.

Je lui souris.

Le repas était près et Edward avait proposé son aide pour préparer la table avec Alice.

Esmée annonça que tout qu'elle voulait tout le monde autour de la table.

C'était une table carrée. Emmett se mit aux côtés d'Alice, Carslisle, aux côtés d'Esmée et Edward, à mes côtés.