Salut tout le monde.

Je mets finalement le chapitre ce soir de peur de ne pas pouvoir le faire demain (Je me suis rendue compte que ma journée était un peu plus chargée que prévu.)

Je ne dirai rien de plus sauf… Bonne Lecture !

Black Jo : Elle va très vite arrêter de se voiler la face. Du moins en quelque sorte.

Chapitre 25 : Loin d'être une bêtise.

Samedi soir était arrivé. Pansy avait beaucoup appréhendé ce soir-là car Blaise allait sortir et qu'elle se retrouverait seule dans l'appartement en pleine nuit.

-Tu es sûre que ça ne te dérange pas ? demanda Blaise pour la énième fois.

-Mais non, enfin ! Tu as le droit de sortir avec une femme, tenta-t-elle de le rassurer. Ce n'est pas parce que je suis là que tu dois te priver de faire ce que tu veux.

-Oui mais…

-Chut ! Tu vas sortir, c'est un ordre.

Pansy le regarda de bas en haut et lui fit la bise.

-Tu es très beau. Très élégant.

-C'est le but. Bon, j'y vais avant que je ne sois en retard.

-Attends, j'ai une faveur à te demander.

-Tout ce que tu veux.

-Cette fille, si elle est belle, intelligente avec de l'humour et un certain raffinement est-ce que tu pourrais… ne pas coucher avec elle dès ce soir mais attendre deux ou trois rendez-vous ?

Pansy put voir Blaise mener un combat intérieur. Allait-il faire plaisir à sa meilleure amie ou allait-il juste se faire plaisir à lui et faire ce pourquoi il avait invité cette infirmière à sortir ? Le choix fut cornélien pour lui. Il prit une bonne minute de réflexion.

-S'il te plait…

-Mais… mais alors ça ne sert à rien que je sorte…

-Bien sûr que si ! Tu pourras apprendre à la connaître et pas seulement à passer son décolleté au rayon X. Tu pourrais faire ça pour moi, Blaizounet ?

-Ah quelle horreur ! grimaça Blaise. Voilà qu'elle me ressort cet horrible surnom !

-Et je continuerai tant que tu n'auras pas accepté. Blaizounet ! Blaizounet ! Blaizounet ! Blaiz…

-Ok ! Ok ! C'est d'accord ! J'accepte ! Mais si elle n'est que jolie, je peux quand même passer la nuit avec elle ?

Cette fois ce fut Pansy qui prit une bonne minute de réflexion.

-D'accord.

-Super ! Je peux y aller ?

-Oui, amuse-toi bien.

Blaise lui fit une bise et quitta l'appartement. Pansy se retrouvait maintenant seule. Elle s'empressa de fermer les volets pour avoir un sentiment de sécurité. Elle se demandait à présent ce qu'elle allait bien pouvoir faire. Manger ? Oui, ça c'était une évidence. Dormir ? Non. Elle n'avait pas sommeil. Elle avait même prévu de faire une nuit blanche en attendant Blaise. Pansy s'assit sur le canapé en soupirant. Elle allait encore s'ennuyer. Non mais qu'elle idée de laisser Blaise sortir avec une infirmière dont elle n'avait même pas vu la tête ! Cette fille était peut-être complètement idiote !

Le regard de Pansy s'attarda sur la télévision. Elle ne l'avait pas touchée depuis la soirée pizza. Il était peut-être temps de le faire. Pansy prit la télécommande et tenta de se rappeler le bouton qu'avait pressé Blaise. A la guerre, comme à la guerre, Pansy toucha tous les boutons jusqu'à ce que la télé s'allume. Le son était assourdissant.

-Comment on fait pour baisser le son de ce truc !

Pansy refit une tentative mais préféra éteindre cet engin horrible que Blaise adorait. Ça n'allait pas être pour aujourd'hui. Ecouter la radio ? Elle avait fait ça toute la semaine. Pansy en avait marre des vieux chanteurs de variété sorcière.

-Génial. Tu es partie pout passer une merveilleuse soirée, Pansy.

Puis Pansy se redressa et se mit à sourire. Elle n'était peut-être pas si seule que ça. Pansy enfila sa veste et transplana.

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-Allez, une dernière bouchée pour papa.

-Non !

-Tatie Hermione ?

-Non !

-Tonton Ron ?

-Non !

-Mamie Molly ?

-Non !

-Même pas pour Mamie Molly ? Bon et Tonton Drago ? Tu veux prendre une bouchée pour Tonton Drago ?

Pour toute réponse, Andrew tira la langue en souriant et Harry éclata de rire. Pas de doute, c'était bien son fils même s'il refusait de prendre sa dernière bouchée de petit-suisse.

-Et Pansy ? Tu veux bien prendre une bouchée pour Pansy ?

Andrew ne répondit pas tout de suite. Il semblait prendre en considération cette proposition. Puis l'espoir fut récompensé. Andrew ouvrit la bouche et Harry put y mettre la cuillère.

-Tu l'aimes bien Pansy, hein ?

-Non !

-Mouais… Tu sais, il y a un autre mot utile que « non », c'est oui.

-Non !

-Oui.

-Non !

-Il y a quelqu'un ?

-Non !

Harry se leva pour quitter la cuisine et vit Pansy dans le salon. Elle enlevait sa veste. Harry s'avança vers elle avec un large sourire pour lui faire la bise. Pansy sentit ses joues prendre feu. Elle avait bien fait de venir.

-Qu'est-ce que-tu fais là ? demanda Harry.

-Blaise est de sorti alors je me suis dit que moi aussi je devais sortir. Ça ne te dérange pas que je sois venue ?

-Non, bien sûr que non. J'étais en train de donner le dessert à mon petit monstre. Viens. Tu as dîné ?

-Euh… en fait, non.

-Andrew Potter !

Devant Harry et Pansy se trouvaient un petit bébé prit en flagrant délit de gaspillage de petit-suisse. Puisqu'Harry avait laissé le pot sous le nez de son fils, celui-ci avait eu l'idée de mettre les mains dedans. Il s'en était mit partout sur le visage. Alors qu'Harry réparait les dégâts, Pansy éclata de rire suivit d'Andrew fier de sa bêtise.

-Tu es un vilain bébé, tu le sais ça ?

-Non !

-Et bien je te le dis.

Harry le débarbouilla avec une lingette pendant qu'une assiette et des couverts se mettaient sur la table pour Pansy.

-Tu peux t'installer. Je vais laver les petites dents de cet horrible monstre et le mettre au lit. Tu as entendu Andrew ? Dodo !

-Non ! Pas dodo !

-Si, dodo ! Dis bonne nuit à Pansy. Allez, dis « eh oh ».

-Eh, oh, répéta Andrew en faisant un signe de main. Pas dodo !

-Si !

Harry partit coucher son fils qui rouspétait. Pansy pouvait les entendre débattre. Elle trouvait ça drôle. Harry revint un bon quart d'heure plus tard, l'air exténué.

-Je suis à bout, dit-il. Il va finir par me tuer.

-Il dort ?

-Non, pas encore, mais ça ne va pas tarder. Tu n'as pas mangé ? dit Harry en constatant l'assiettes vide.

-Je t'attendais.

Pansy lui montra l'assiette qu'elle lui avait sortie. Harry fut étonné mais la remercia. Il s'assit face à elle. Ils mangèrent, d'abord en silence.

-Ça se passe tout le temps comme ça ? demanda-t-elle au bout d'un moment. Je veux dire… depuis que tu n'es plus avec Ginny.

-Depuis et même avant. J'ai toujours couché Andrew et ça finit par mon dîner et le rapport à rédiger avant le lendemain. Aujourd'hui ça va puisqu'on est samedi. En fait, ma séparation avec Ginny n'a pas vraiment changé mon quotidien.

-Et c'est… c'est une bonne chose ?

-Oui. Je crois. En tout cas je me prends moins la tête et ça, c'est très agréable.

-Et tu l'as revue ?

-Non, mais ce n'est pas le problème. Le problème est qu'Andrew ne l'ait pas vu depuis deux mois. Pas une lettre pour prendre de ses nouvelles. C'est ça qui fait le plus mal. C'est vrai que je l'ai quittée et que je lui ai dit que je m'occuperais d'Andrew, mais je ne l'ai pas interdit de le voir. Enfin pas vraiment.

-Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

Harry lui raconta la discussion qu'il avait eue au Terrier avec Molly, Arthur et elle. Pansy fut vraiment étonnée de la dureté des propos qu'Harry avait eus.

-Tu crois que j'ai été trop loin ? lui demanda-t-il.

-Toi ,tu crois que tu as été trop loin ? Tu penses toujours ce que tu lui as dit ?

-Oui dans un sens. Oui, je le pense encore. Je ne le supporterais pas si elle entamait une procédure pour la garde d'Andrew.

-Alors non, tu n'as pas été trop loin.

Le silence revint. Pansy se rendit compte qu'elle n'aurait pas dû aborder le sujet avec lui car l'éclat qu'il avait eu en la voyant avait disparu au moment où elle avait dit le nom de Ginny.

-Oh, en fait, j'ai une bonne nouvelle pour toi, dit soudainement Harry.

-Je peux divorcer ? demanda-t-elle sans trop y croire.

-J'ai une nouvelle pour toi, rectifia Harry. Malefoy, Ron et moi avons fait des recherches et on a appris que tu ne pouvais pas divorcer.

-Je ne peux pas divorcer ? Et c'est ce que tu as voulu me faire passer pour une bonne nouvelle ? fit Pansy en haussant légèrement de ton.

-Chut…, fit Harry en pointant le plafond, lui faisant comprendre qu'Andrew était à l'étage. Attends, je n'ai pas finit. Tu ne peux pas divorcer à cause des liens du sang, mais tu peux faire une demande d'annulation de mariage auprès d'un mage.

-Mais c'est encore mieux qu'un divorce ! s'exclama-t-elle. C'est comme si je n'avais jamais été mariée !

-C'est le but de l'annulation.

-Où est l'arnaque ? demanda Pansy. Il y a forcément un coup fourré là-dessous.

-En fait, pour que ça fonctionne, il faut que Dickens aille en prison. C'est le seul moyen. Habituellement, il faut le consentement des deux époux pour faire l'annulation, mais il ne voudra jamais. Alors que s'il est en prison, il n'aura pas son mot à dire.

-Alors on retourne à la case départ. Je reste mariée.

Ce fut une fausse joie pour Pansy. Un faux espoir qui l'avait fait voler et lourdement retomber. Et voilà qu'elle se remettait à pleurer. Harry rapprocha sa chaise d'elle pour la prendre dans ses bras.

-Ça va aller. Tout va s'arranger, tu verras.

-C'est ce que vous me dîtes tous mais plus le temps passe et moins j'y crois.

-Il faut que tu y croies. Il faut que tu gardes espoir car sans espoir, il ne te restera plus rien.

Pansy resta instant dans les bras d'Harry bien au chaud et en sécurité jusqu'à ce que la voix d'Andrew se fasse entendre à l'étage. Harry se leva et entraina Pansy avec lui jusque dans la chambre du bébé. Andrew était debout dans son berceau et ne demandait qu'à sortir. Harry le prit dans ses bras et commença à le bercer.

-C'est une mauvaise manie que je lui ai donné. Parfois je dois le bercer avant qu'il dorme réellement.

Pansy le regarda faire avec un regard attendrit et se demanda comment Ginny avait pu trahir tout ça. Comment avait-elle pu faire pour ne pas craquer face à cette vision ? Harry avait un instinct paternel bien prononcé. Andrew s'endormit et ils quittèrent la chambre en laissant la porte entrebâillée.

-Là, il est parti pour toute la nuit.

-D'accord. Je vais y aller.

-Bien sûr, bonne nuit.

Harry lui fit la bise et Pansy sentit encore ses joues s'enflammer. Elle fixa son visage et particulièrement ses lèvres. Lèvres qui l'avaient embrassée deux mois auparavant. Lèvres qu'elle voulait là tout de suite, contre les siennes.

-Notre baiser était loin d'être une bêtise il y a deux mois, chuchota-t-elle soudainement.

Harry ne dit rien se contentant de rire nerveusement, ne s'attendant pas à cette soudaine révélation. Pansy baissa la tête honteuse de cet aveu. Elle avait l'impression d'être une adolescente. Elle voyait Blaise lui répéter qu'elle était amoureuse d'Harry.

-Pansy…

-Ça faisait tellement longtemps qu'on ne m'avait pas embrassé comme ça, poursuivit-elle ne sachant pas pourquoi. Je n'ai pas cessé d'y penser et même si à ce moment-là c'était mal, pour moi ce n'était pas une bêtise.

-Pansy écoute…

-C'est sans doute égoïste de ma part, mais c'est ce que je ressens et…

Harry ne la laissa pas terminé et l'embrassa. Le baiser que Pansy avait attendu durant toutes ces semaines était enfin là.

-Si tu veux t'en aller, lui chuchota Harry en la regardant droit dans les yeux, c'est maintenant.

Et pour toute réponse, Pansy se jeta presque sur les lèvres d'Harry qui lui étaient beaucoup trop attirantes pour résister une seconde plus. Harry passa ses mains sous ses fesses pour la soulever et la porter hors du couloir.

Bon, il était vrai que Pansy avait demandé à Blaise de ne pas coucher avec son rencard, mais pour Pansy c'était totalement différent. Elle connaissait Harry depuis ses onze ans et cette nuit n'avait rien d'un rencard. C'était magique.

Fin du chapitre.

Alors, alors ? Contents ? Pas contents ? Enfin ? C'est trop tôt ?

A samedi prochain !

Gouline971