Bonjour chers lecteurs ! :) Ou plutôt bonsoir, vu l'heure à laquelle je poste ce nouveau chapitre...

Et oui, enfin le chapitre 25 de ma fanfiction "Les yeux verts" ^^ Alors, heureux ? ;) Enfin, encore désolé pour mon retard, mais comme certains le savent déjà, je devais réviser pour mon brevet en cette fin d'année. Et devinez quoi ? J'ai eu une mention très bien ! :D (et ce malgré l'horrible/affreux/monstrueux/terrifiant/malfaisant sujet de maths du brevet ALIAS suicide collectif pour nos chers collégiens de 3ème Muhehehe ! Cadeau du ministère de l'éducation ! x) Ah, ces gros sadiques) Et pour me récompenser de ma mention, j'ai eu un ordinateur portable ! 8) Je ne suis plus obligée d'inventer des excuses débiles pour aller sur l'ordinateur maintenant, et j'ai plus de temps pour écrire mes fictions.

Mais une seconde chose s'est produite : et oui chers lecteurs, c'est les VACANCES ! (et la fin du collège ! Je pars sans regret et les deux majeurs en l'air ! :P Gloire à moi !)

J'en profite donc pour me reposer/dormir/me faire les ongles/manger des glaces/me baigner/faire du vélo ?/écrire/écouter de la musique/écrire en écoutant de la musique/sortir avec mes copines et regarder des films ! :D (Attention, blablatage inutile de la vie de l'auteur ! Si vous tenez à la vie, passez votre chemin et rendez-vous à la fin du chapitre) J'ai vu Iron-Man 1 et 2, Sherlock Holmes 1 et 2 (comment ça, je suis obsédée par Robert Downey Jr ?) Thor 1 et 2 (Non Loki, c'est moi qui te remercie ;P) The Amazing Spider-Man 1 et 2 (décidément, j'aime pas le chiffre 3 aujourd'hui) Maléfique (Bonne nuit mocheté !) Man of Steel, Avengers (encore! Et non, je ne suis pas fan de Marvel !) Pompéi (magnifique *-*) Start Treck, Wolverine, X-Men Days of Futur Past (Omar Sy ?Où est Fred ?) Albert à l'Ouest (la fleur dans les fesses, épique xD) Lone Ranger (Il y a vraiment un problème avec ce cheval) ect... ect...

J'ai aussi vu Divergent. C'était pas mal, et j'ai préféré ça à Hunger Games et Twilight, même si c'est un peu le même genre. Et entre nous, moi aussi j'aurais choisi les Audacieux ! ;) Même si je pense que le test m'aurait identifier comme faisant parti des Sincères. Maintenant, je compte voir peut-être Frozen, et le Hobbit : la désolation de Smaug.

Le chapitre a été corrigé et les fautes de frappes ont été retirées :)

Allez je vous laisse ;)

Bonne lecture !

By Oxum, divinité brésilienne


Chapitre 25 : La logique des sentiments

POV Annabeth

J'ai reculé instinctivement, méfiante, me détachant de l'emprise de la déesse.

- Où... où est Athéna ?

Aphrodite a parut quelques secondes vexée par mon rejet, avant qu'un sourire compatissant ne s'épanouisse sur ces lèvres brillantes.

- Athéna n'est jamais venu à la colonie, a-t-elle commencé. C'est moi qui ai demandé à ton ami satyre de t'attirer jusqu'ici.

Je me suis figée, je veux dire, véritablement figée. J'aurais pu faire concurrence à n'importe quelles statues grecques. Mon cerveau fonctionnait à plein régime, imaginant tous les scénarios possibles et inimaginables, formulant des dizaines d'interrogations sur la raison de la venue de la déesse de l'Amour, ici, au camp des sang-mêlés.

Une seule question réussit à sortir du fond de ma gorge.

- Pourquoi ?

Évidemment, il fallait que je pose la seule question auquel je connaissais déjà la réponse. Aphrodite, déesse des sentiments, et accessoirement de l'Amour. Il n'y avait rien à dire, tout était dans le titre.

Nouveau sourire de la déesse. Plus amusé cette fois-ci.

Pitié, non.

- Annabeth, ma chérie : tu sais très bien pourquoi je suis ici.

J'ai essayé de paraître plus en colère que effrayée. L'atmosphère de la pièce me paraissait beaucoup plus pesante qu'il y a quelques minutes, et je devais me retenir de ne pas dévaler les escaliers du grenier, de courir vers la liberté. Pourquoi les dieux ne s'occupaient-ils pas de leurs affaires ?

- Une fille d'Athéna aussi proche d'un fils de Poséidon. C'est une chose assez rare pour être remarquable, tu ne crois pas ?

Aphrodite a pivoté sur elle-même, sa robe et ses cheveux ondulant dans son dos. Elle s'est placée face à la fenêtre ovale. J'ai décidé de prendre les devants. Autant plonger tout de suite.

- Vous savez déjà tout, ai-je murmuré. Je ne vois pas ce que je pourrais vous dire de plus.

La déesse de l'Amour a sortis une pince noire, remettant en place une mèche blonde, la fixant dans un chignon qui venait d'apparaître comme par magie sur le dessus de son crâne.

- C'est vrai, tu as totalement raison.

Pouf !

Une bombe de laque se trouvait maintenant sur le rebord de la fenêtre, encore entourée d'un nuage de fumée rose.

- Je viens seulement t'apporter mon aide.

J'ai sentis mes jambes flancher, et j'ai dû m'asseoir dans un vieux siège en osier, qui devait se trouver dans cette pièce depuis une éternité, à en juger par la particule de poussière qui le recouvrait.

J'ai soupiré, défaitiste. Aphrodite pris sûrement ça pour une acceptation de ma part, car elle me fit de nouveau face, délaissant la bombe fixante pour cheveux.

- Tu sais Annabeth, il est normal que j'ai connaissance de ce genre de chose. Je suis la déesse de l'Amour, et je suis consciente de toutes les personnes ressentant de près ou de loin ce sentiment.

La déesse s'est avancée vers moi, et d'un geste de la main, toute la poussière présente dans le grenier s'est évaporée.

- Je ne suis pas la seule à savoir reconnaître l'Amour. Parfois, la perspicacité et l'intelligence le peuvent.

Mes mains se sont agrippées aux accoudoirs.

- Vous... vous êtes en train d'insinuer que ma mère...

L'image de Percy est passée devant mes yeux. Finalement, ce n'était pas plus mal qu'il soit immortel.

Aphrodite a secoué la tête en signe d'apaisement.

- Non pas encore, mais elle s'en doute. Heureusement, j'ai réussi à lui camoufler les détails les plus... compromettants ?

Les yeux de la déesse ont pétillé, et j'ai compris qu'elle faisait référence à la petite séance de -de quoi, d'ailleurs ?- que Percy et moi avions eu dans sa chambre, ce matin. J'ai avalé ma salive, le sang me montant au visage, ayant l'impression d'être totalement ridicule. Comment avais-je pu oublier quelque chose d'aussi important ? Les Dieux voient tout, absolument tout, et encore plus si cela concerne leurs enfants. Alors une fille d'Athéna et un -ex- demi-dieu devenu récemment immortel ? J'aurais dû être étonnée que le Conseil Olympien ne nous tombe pas dessus à la seconde où nous avons posé le pied à l'extérieur de l'appartement de Cervelle d'Algues.

- Mais, imaginons que ta mère sache toute l'histoire, et que soit réellement elle qui soit venue à la colonie pour te parler : à ton avis, quelle aurait été sa réaction ?

A la fin de la phrase de la déesse, je fus brusquement tirée des années en arrière.

C'était l'année où nous étions partis en quête avec Thalia, pour protéger deux nouveaux demi-dieux, qui n'étaient d'autre que Nico et Bianca Di Angelo. J'avais été enlevée par le Manticore. A la fin de la quête, lors de la grande fête qui avait lieu à l'Olympe en l'honneur de notre victoire sur les Titans, j'étais en train de chercher Percy parmi la foule, avant de le découvrir discutant avec ma mère :

« - J'espère que la décision du Conseil s'avéra sage. Mais je te surveille, Percy Jackson. Je n'approuve pas ton amitié avec ma fille. Je ne pense pas que ce soit prudent, ni pour toi ni pour elle. »

J'ai déglutis, m'enfonçant un peu plus dans mon siège, alors qu'Aphrodite s'était mise derrière moi, les mains sur mes épaules. Elle attendait une réponse.

- Je crois qu'elle aurait été contre, en tout cas au début, ai-je murmuré, incertaine.

La déesse de l'Amour s'est penchée en avant, son souffle proche de mon oreille.

- Et si elle t'avait interdit de le revoir ?

Je me suis relevée d'un bond, me retournant vers Aphrodite.

- Vous savez très bien que j'aurais désobéi. Pourquoi me poser toutes ces questions ?

La colère commençait à bouillonner dans mes veines. J'étais confuse et désorientée : quelque chose d'énorme me passait sous le nez, sans que je comprenne exactement la nature de celle-ci. La déesse de l'Amour m'embrouillait l'esprit, et je détestais ne pas savoir ce qu'elle avait en tête. Elle avait une longueur d'avance par rapport à moi, et je réalisais peu à peu que j'allais devoir faire appel à mes sentiments pour trouver la réponse, et non à la logique comme je le faisais d'habitude.

Aphrodite a eu un autre sourire, avec de nouveau l'éclat ultra-blanc de ses dents parfaitement alignées.

- C'est dommage que Percy Jackson ne soit pas là pour entendre ça, a-t-elle affirmé, admirant sa coiffure dans le reflet de la fenêtre du grenier. Il a quitté la Grande Maison dès qu'il a senti ma présence.

- Quoi ?

Je revoyais encore Cervelles d'Algues dans le salon de la Grande Maison avec Chiron, fixant obstinément ses chaussures pendant que je montais l'escalier jusqu'au dernier étage. Est-ce que tout le monde sauf moi était au courant pour la venue de la déesse de l'Amour ?

J'ai passé ma main dans mes cheveux, les rejetant en arrière, fatiguée.

- Je... je ne comprends pas.

Aphrodite a détaché son regard de sa propre personne, pour poser les yeux sur moi. Son visage était étrangement sérieux.

- La réaction de ta mère et des autres dieux : c'est l'unique raison qui a empêché Percy de tout t'avouer avant aujourd'hui.

J'ai arrêté de respirer.

- M'avouer quoi ?

- Je t'en prie Annabeth. Sa déclaration n'était pas assez claire pour toi ?

« -Et l'instant d'après, tu te mettais entre Gaïa et moi, tout ça pour... sauver le monde.

Tout ça pour te sauver toi. »

Les paroles de Cervelle d'Algues tournaient dans ma tête, et la déesse de l'Amour avait décidément choisi de m'achever ici et maintenant, sur le plancher du grenier, car elle ajouta :

- Et ce que vous avez fait ensuite n'a fait que confirmer ses paroles.

J'ai ouvert la bouche pour avaler une grande bouffée d'air, il ne manquerait plus que je m'évanouisse par manque d'oxygène. Je me suis rassise sur le fauteuil en osier. C'était plus prudent pour moi de ne pas être debout pour l'instant. On ne sait jamais.

Aphrodite s'est éloignée de moi, ses doigts lissants les bords de sa robe en soie dorée. Elle a ensuite levée la main dans ma direction, et mes cheveux se sont rassemblés en une tresse sur le côté droit de mon visage.

- Maintenant, il ne te reste plus qu'une seule réponse à trouver, a susurré la déesse d'une voix calme.

Nos regards se sont croisés. Les prunelles bleues d'Aphrodite sondaient mon âme.

- Il a fait le premier pas. Qu'est-ce qui t'empêche de faire le deuxième ?


Je suis redescendu dans le salon beaucoup plus lentement que je l'imaginais, les yeux dans le vague.

Je n'ai croisé personne en sortant de la Grande Maison, Chiron donnant sûrement son premier cours de tir à l'arc de la journée, et Dionysos étant encore à l'Olympe. A peine avais-je fait un pas à l'extérieur, que je tombais directement sur Grover.

A ma vue, Biquet se figea quelques secondes, visiblement gêné. Il reprit rapidement une allure plus naturelle, avant de passer près de moi à la vitesse de l'éclair.

- Hey Annabeth, ça va ? commença-t-il, tellement vite qu'il ne reprenait pas son souffle entre chaque phrase. Moi, ça va super bien ! D'ailleurs, j'ai un truc urgent à faire là...

- Grooover...

Le satyre a sursauté.

- Oui ?

Je l'ai fixé du regard. Le visage de Grover se décomposa.

- Euh... tenta-t-il lamentablement. Je peux tout t'expliquer !

J'ai penché la tête sur le côté, souriante. Biquet a reculé contre la rambarde de la terrasse.

- M'expliquer quoi ? Que tu travailles pour la déesse de l'Amour maintenant ?

Je me suis avancée vers lui.

- Mais je... ça s'est bien passé, non ? demanda-t-il.

- Tu penses vraiment que je vais te le dire ?

J'ai posé ma main sur son épaule, et Grover s'est agrippé à la rambarde.

- Écoute, je suis désolé, d'accord ? bêla-t-il nerveusement, et je le sentais prêt à manger son t-shirt.

Il a eu un long moment de silence, durant lequel Biquet mâchait le début de sa manche droite. J'ai finalement relâché la pression sur son épaule, et Grover s'est détendu.

- J'accepte tes excuses, déclarais-je théâtralement.

Je pouvais presque entendre le soupir de soulagement du satyre. Alors que je m'éloignais, traversant l'étendue d'herbe entre les différents bungalows pour rejoindre le mien, Biquet a bêlé.

- Qu'est-ce que tu vas faire ? a-t-il crié, debout sur le bord de la terrasse. Avec Percy ?

Je me suis arrêté quelques secondes, haussant les épaules. J'ai repris la route vers ma cabine, la semelle de mes baskets traînant sur le sol.

Le bungalow d'Athéna était désespérément vide et avait été minutieusement rangé, les livres replacés dans la bibliothèque dans l'ordre alphabétique, les lits faits, les plans et compas alignés les uns à coté des autres sur la table d'architecte. Et évidement, il n'y avait que mon lit et ma table de chevet qui gâchaient le paysage de la cabine. Cela faisait plusieurs jours que je n'avais pas eu le temps de ranger, trop occupée par les récents événements au camp et à l'Olympe.

Je me suis allongée sur la couette, les bras en étoile, entre mon ordinateur portable, mon chargeur et mes notes manuscrites sur mes projets pour la reconstruction du Mont Olympe.

J'ai fermé les yeux, et j'ai laissé mon esprit divaguer.

Toute la conversation avec la déesse me revenait en mémoire, et je me rappelais parfaitement de chaque phrase qu'elle avait prononcé lorsque nous étions dans le grenier. Et Aphrodite m'avait autant éclairé sur mes sentiments qu'embrouillée sur la manière d'agir.

« Il a fait le premier pas. Qu'est-ce qui t'empêche de faire le deuxième ? »

Honnêtement, au début, j'avais voulu répondre qu'absolument rien ne m'empêchait d'aller voir Percy et de lui dire clairement ce que je ressentais. Mais étrangement, face à la déesse de l'Amour, j'étais restée muette, incapable de sortir le moindre son.

J'ai d'abord pensé que c'était la peur d'être rejetée. Sauf qu'Aphrodite avait refoulé cette idée, affirmant clairement que Cervelle d'Algues avait des... sentiments forts à mon égard, même si dans ma tête la simple hypothèse de cette chose était impossible. Je veux dire, vraiment ? Percy, amoureux de moi ? C'est... ce serait...

En même temps, c'est lui qui m'a embrassé en premier. Et en allant peut-être plus loin, je pourrais presque dire qu'il a apprécié le baiser autant que moi, non ? Et qu'il n'avait pas l'air dégoûté en passant ses mains sous mon t-shirt ?

J'ai grogné, enfonçant mon visage dans l'oreiller.

Di immortales. Pourquoi fallait-il que tout soit aussi compliqué ?

Malheureusement pour moi, la première option n'était pas valide. Et ce n'était pas non plus la peur de la réaction de ma mère ou des autres dieux, non. C'était... plus profond.

Une drôle de sensation m'a nouée l'estomac, qui m'a clouée sur mon lit. Un malaise que je croyais disparu depuis la fin de la guerre contre Gaïa. Depuis la mort du fils de Poséidon.

Comme un sentiment de culpabilité.

Je n'eus pas le temps nécessaire pour analyser de quoi je me sentais coupable au juste, la conque pour le déjeuner me sortant brusquement de mon état de léthargie.

Je me suis traînée jusqu'au bord du lit, posant le pied droit sur le parquet du bungalow d'Athéna, puis le pied gauche, me redressant en soupirant. J'attachais mes cheveux et remis mon t-shirt en place, prête pour aller au réfectoire.

Une fois à proximité de la table correspondant à ma cabine, je me suis assise sur le banc en bois, juste entre une de mes demi-sœur et le vide : voilà ce qui arrivait lorsque vous arriviez en retard pour les repas, vous vous retrouviez toujours tout au bout du banc, devant presque lutter pour garder votre place et ne pas finir les fesses sur le sol. Heureusement, nous n'étions pas très nombreux dans le bungalow d'Athéna, mais je plaignais littéralement celui qui se retrouvait en bout de table chez le bungalow d'Hermès.

J'ai mangé sans réel appétit, passant presque tout mon repas à réfléchir, observant les autres pensionnaires autour de moi. Mais il manquait une personne.

À la table de Poséidon.

Non pas qu'elle était totalement vide, comme d'habitude, mais il manquait quand même le principal occupant de la table. Mais les deux seules personnes que je voyais été Grover, qui me jetait des coups d'œil absolument pas discret, et un gigantesque cyclope qui prenait à lui tout seul la moitié du banc. Il m'a fixé quelques secondes avec son unique œil, et j'ai eu l'impression d'être frappée par la foudre quand je l'ai reconnu : c'était Tyson !

Il m'a adressé un énorme sourire et agité la main, manquant de décapiter Grover au passage, qui a eu le réflexe de s'aplatir contre la table. Je lui ai répondu avec plaisir, sans pour autant blesser mes frères et sœurs.

À la fin du repas j'en ai profité pour aller le saluer et lui demander où se trouvait Percy. Il m'a raconté qu'il avait fini de manger avant que je n'arrive, puis qu'il s'était dirigé vers le lac pour faire du canoë.


Il me fallut à peine une ou deux minutes pour courir jusqu'au lac, traversant au passage une partie de la forêt de la colonie.

Je n'avais pas exactement de plan en tête. Tout ce que je savais, c'est qu'il fallait que je parle à Percy. Même si c'était seulement pour dire des choses stupides ou sans intérêts : le but, c'était de lui montrer que malgré ce qu'il s'était passé ce matin, je ne voulais pas l'ignorer ou couper tout contact avec lui. Et si pour cela il fallait que je parle en détails de la conversation avec Aphrodite, je le ferais.

J'avançais d'un pas déterminé vers le bord du lac, le cherchant des yeux, avant de m'arrêter brusquement en voyant qu'il n'était pas seul.

Percy, facilement reconnaissable avec son t-shirt orange de la colonie, se trouvait légèrement en retrait par rapport au lac, le dos adossé contre un tronc d'arbre. Cervelle d'Algues paraissait presque lumineux sous l'ombre des feuilles du chêne, contrairement à son voisin qui semblait se fondre dans l'obscurité, habillé en noir des pieds à la tête, et dont la seule touche de couleur était un blouson d'aviateur marron. Ils discutaient tous les deux calmement, assis l'un à côté de l'autre.

Nico a été le premier à m'apercevoir. Le fils d'Hadès s'est interrompu de lui-même et il se releva, hochant la tête dans ma direction, reportant ensuite son attention sur le fils de Poséidon.

- J'ai oublié que j'avais un truc urgent à faire aux Enfers, a-t-il dit, remettant en place sa veste sur ses épaules. On se revoit une prochaine fois, Percy.

Il lui a fait un rapide geste de la main, disparaissant ensuite dans les recoins les plus sombres de la forêt.

Le départ de Nico a été suivi par de longues minutes de silence. Réfléchissant à mille à l'heure, je décidais finalement de m'asseoir à la droite de Percy. Ce fut Cervelle d'Algues qui brisa le silence le premier.

- Hey, Puits de Sagesse.

- Cervelle d'Algues.

Percy a tourné son visage vers moi, me dévisageant lentement.

- Tu es sûre que ça va ? Tu as l'air... bizarre.

Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire en voyant ses sourcils se froncer, comme il avait l'habitude de le faire lorsqu'il était inquiet.

- Oui, c'est bon. C'est juste que...

Je me suis arrêtée quelques secondes, cherchant mes mots.

- J'ai vu Aphrodite, ai-je commencé, allant directement dans le vif du sujet.

La réaction du fils de Poséidon ne sait pas faite attendre. Il a semblé se figer totalement, se collant un peu plus au tronc d'arbre derrière lui.

- Ah, a-t-il réussi à articuler, avant de se racler la gorge. Et vous avez parlé de quoi ?

J'ai soupiré, levant les yeux au ciel.

- À ton avis, Percy ? ai-je répliqué. C'est la déesse de l'Amour.

Le fils de Poséidon a déglutit.

- Je sais ! Je veux dire, je ne suis pas si stupide que ça. C'est vrai que je suis une véritable Cervelle d'Algues, mais au point de ne pas...

Je l'ai fixé un long moment et il a dû le sentir, car il n'a pas terminé sa phrase.

- Tu voulais savoir de qui nous avons parlé, ai-je tenté.

- Ouais.

Percy attendait ma réponse, mais voyant qu'elle n'arrivait pas, il se lança lui-même :

- De qui avez-vous parlé ? demanda-t-il, cachant assez mal son impatience.

Je me suis installée plus confortablement contre l'arbre, laissant mes yeux parcourir les eaux turquoise du lac.

Le moment était venu d'oublier la logique et la raison. Maintenant, je ne devais plus faire confiance qu'à mon cœur.

- De toi.


Fin ! (et la sentence sera irrévocable ! Argh... hm... pourquoi j'ai dit ça moi ?)

Pour écrire ce chapitre, j'ai écouté la chanson Chandelier de Sia ! ;)

A la prochaine pour le chapitre 26 ! :)