Coucou ! me revoilà ! et après une si longue absence, j'ai bien peur qu'il ne reste pas grand-monde pour me lire… Voilà en tout cas un nouveau chapitre de mon histoire. Dites-moi ce que vous en pensez, que je sache si je continue à poster la suite où si plus personne n'a envie de savoir ce qui se passe dans la vie de mes deux tourtereaux..
Bon, je sais, si personne répond, je l'aurai mérité, après ces mois de silence radio… Que voulez-vous, je ne maîtrise pas mon inspiration ! )
Allez, sans plus attendre, je vous remets les dernières phrases du dernier chapitre (enfin, à votre place, je relirais une partie de l'histoire, c'est toujours bien meilleur quand on est bien plongé dedans !), et c'est reparti pour un tour !
« Je suis étonné que tu ne m'aies pas demandé ce qui s'était passé en France.
-Oh… Je pensais… je pensais que tu me le dirais quand tu en aurais envie…
-Tu as toujours peur de moi, fit-il avec un sourire triste, se reculant.
-Non, répondit Hermione. Je me suis dit que tu n'avais peut-être pas envie d'en parler.
-Eh bien, maintenant, il faut tout éclaircir. Nous devons décider de ce que nous allons faire à partir d'aujourd'hui. Et nous devrons faire très attention », dit-il en se levant et en s'habillant, et la jeune femme frissonna en entendant la froide détermination dans sa voix.
Soudain, des coups retentirent. On frappait à la porte, dans le hall d'entrée. Attrapant sa chemise au passage, Severus l'enfila et ouvrit. Cinq hommes se tenaient sous le porche, quatre d'entre eux paraissant particulièrement menaçants, et le cinquième, un gros homme transpirant, regardant d'un air parfaitement indifférent la personne qui venait de lui ouvrir.
« Que voulez-vous ?
- Monsieur Severus Rogue, je suis Marvin Flackwell, directeur-adjoint de l'établissement pénitencier d'Azkaban. J'ai ordre de vous arrêter et de vous y incarcérer jusqu'à nouvel ordre.
- Et pour quelle raison ? demanda froidement l'interpellé.
- Pour suspicion de trahison envers le gouvernement et le monde magique, et pour meurtre sur la personne de Philippe De Ray.
- Quoi ? s'exclama Hermione. Mais…
- Je vous remercie, Miss Granger, l'interrompit Severus en s'avançant résolument vers le groupe, mais je n'ai besoin de personne pour me défendre. Et surtout pas de vous.
- Mais…
- Messieurs, je vous suivrai, poursuivit-il d'un ton neutre, mais je profite de votre présence pour vous demander de bien vouloir escorter cette jeune personne, qui s'est introduite chez moi sans ma permission, jusqu'à la porte. Faites-lui également comprendre, je vous prie, qu'il est tout à fait dans son intérêt qu'elle ne cherche plus à me contacter sans mon accord.
- Il a raison, mademoiselle. Vous êtes peut-être vous aussi entichée de lui, comme ces innombrables… femmes, mais je vous conseille de vous faire une raison. Si d'aventure vous vous approchez encore de lui, je pourrais vous considérer vous aussi comme suspecte, comme complice de ses actes, si vous voyez ce que je veux dire…
- Avez-vous compris, Miss Granger ? demanda le maître des potions d'un air sévère, la regardant droit dans les yeux.
- J'ai compris, murmura Hermione en détournant le regard.
- Très bien, dans ce cas nous pouvons y aller », reprit Severus en se détournant, comme si c'était lui qui dirigeait les opérations.
Le directeur-adjoint de la prison acquiesça et prenant la jeune femme par le bras, l'escorta jusqu'à la porte tandis que ses collègues encerclaient Severus Rogue et le conduisaient jusqu'à un endroit où ils pourraient transplaner à Azkaban.
Hermione les regarda disparaître, hébétée. Marvin Flackwell lui adressa un bref salut avant de transplaner à son tour. Elle s'assit par terre, sous le choc, et tenta de remettre de l'ordre dans ses idées. Ne vous mêlez pas de ça. C'était, en clair, ce que lui avait signifié Severus par son bref discours. Mais comment pourrait-elle se regarder en face si elle le laissait emprisonné sans rien tenter ? D'un autre côté, comme il l'avait justement fait remarquer, il n'avait pas besoin d'elle. A vrai dire, il s'était toujours débrouillé sans elle. Que devait-elle faire ? Si elle obéissait à ses directives, cela paraissait évident, elle devrait faire en sorte que personne ne soupçonne quoi que ce soit entre eux deux. Elle devrait se justifier auprès des membres de l'Ordre pour qu'ils s'imaginent que leur relation n'existait plus… S'imaginent ? Au fond, leur relation n'existait peut-être réellement plus. Après la façon dont il lui avait parlé… Mais elle ne devait pas se sentir blessée, ils n'étaient pas seuls et il ne pouvait lui parler qu'à mots couverts. Et cependant…
Hermione avait l'esprit embrouillé. Elle comprenait qu'il venait de la rejeter, encore, dans le but de la protéger, à nouveau, contre le reste du monde. Mais elle aurait préféré prendre part à tout cela, le soutenir, lui faire comprendre qu'il n'était pas seul, et au diable l'opinion des autres ! Seulement, si elle proclamait haut et fort qu'ils étaient ensemble, alors qu'elle n'était même plus sûre que c'était vrai… Il n'apprécierait certainement pas. Non, mieux valait se taire, et tenter de l'aider dans l'ombre, en tant que membre de l'Ordre, simplement. Forte de cette résolution, Hermione se leva, refoula ses larmes et transplana au ministère, afin d'avertir Arthur Weasley et Harry.
« Je ne comprends pas, ma chérie, disait Molly Weasley à Hermione, alors que la plupart des membres de l'Ordre s'étaient rassemblés dans son salon pour une réunion extraordinaire visant à faire libérer Severus.
- Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?
- Et bien… Tu es partie deux jours en compagnie de Severus, tu nous annonces qu'il s'est fait arrêter, et tu nous laisses entendre que… qu'il n'y a rien entre vous, c'est cela ?
- C'est-à-dire que… commença Hermione, confuse. Il y a bien eu quelque chose, mais c'est tout à fait terminé à présent.
- Vraiment ? Si rapidement ?
- Oh, c'est que… Cela faisait déjà un petit moment…
- Oui, je sais, l'interrompit Molly, un peu sèchement.
- Mais pourquoi vous êtes-vous séparés ? demanda Ginny, effarée par la nouvelle.
- Hum… C'est compliqué… Je n'ai pas très envie d'en parler et de toute façon, ce n'est pas le problème. Il faut le faire sortir de prison.
- C'est toi qui l'a quitté, ou le contraire ? insista la jeune rousse.
- Nous nous sommes séparés d'un commun accord, répondit très vite la jeune fille. Et maintenant, si nous changions de priorité ? »
Quelques jours passèrent. Hermione était retournée dans son appartement, où elle tentait tant bien que mal de reprendre une vie normale. Severus était toujours à Azkaban, malgré l'intervention de l'Ordre auprès de Kingsley. Le Ministre de la Magie n'avait aucun doute quant à l'innocence du maître des potions, mais il avait les mains liées dans cette affaire. Les membres du Magenmagot avaient exigé une enquête, car leur méfiance envers le professeur s'était subitement réveillée, après les dernières révélations sur son compte. Ils n'agissaient bien sûr que par souci de justice. A la fin de la première guerre contre Voldemort, trop de coupables avaient échappé à leur juste châtiment, à cause de l'indulgence malvenue du Magenmagot. Cette erreur ne se reproduirait pas. De plus, la presse avait considérablement contribué à semer le doute dans la population sorcière qui, à nouveau, ne savait plus à quel saint se vouer et criait à la trahison et surtout, à la vengeance.
Il fallait un procès, il fallait un jugement, il fallait des preuves. En bref, il fallait en avoir le cœur net, une bonne fois pour toutes.
Dans la tempête médiatique qui précédait le procès, rien n'était épargné à Severus. On prétendait même que ce jeune homme qu'il aurait tué était en fin de compte innocent. C'était ridicule, bien sûr, car c'était à cause de la mère dudit jeune homme que Severus se trouvait accusé de trahison, mais personne ne semblait trouver à redire à l'absence de logique de cet argumentaire.
Finalement, après deux semaines d'angoisse, Severus Rogue fut libéré sous conditions, en attendant la tenue de son procès, qui aurait lieu trois mois plus tard, après que l'enquête aurait été achevée.
Hermione ne se rendit pas à Azkaban pour lui souhaiter la bienvenue dans le monde libre. Elle en mourait d'envie mais sentait que ce serait une mauvaise idée, et que très probablement Severus ne la regarderait même pas. A la place, elle rejoignit Ginny sur le Chemin de Traverse, où elles passèrent l'après-midi à faire les boutiques et à papoter entre filles, ce qu'elles n'avaient pas fait depuis longtemps.
« Alors, demanda Hermione à son amie, tandis qu'elles buvaient un café à la terrasse d'une taverne, que vas-tu faire maintenant que tu as terminé Poudlard ?
- Et bien, je comptais m'associer avec toi pour développer la S.A.L.E., mais comme tu sembles avoir abandonné le projet…
- Ne plaisantes pas, Ginny !
- Je suis sérieuse, je trouvais tes idées intéressantes, et je m'étais dit qu'on aurait pu les étendre à l'ensemble des minorités oppressées.
- Moui…
- Pourquoi as-tu renoncé, Mione ? Ce projet te tenait vraiment à cœur, je m'en souviens.
- Je… Je ne me sens pas assez motivée, je crois.
- C'est encore à cause de Rogue ?
- Je t'ai dit que tout était fini !
- Oh ! arrête ! On ne me la fait pas à moi ! Si vraiment tout allait bien, explique-moi pourquoi tu as insisté pour qu'on se voie précisément aujourd'hui, le jour de sa libération ?
- Une coïncidence…
- C'est ça, oui. Et explique-moi aussi pourquoi, quand tu nous as dit qu'il n'y avait plus rien entre vous, tu as failli fondre en larmes ? Je t'ai vue ! Et depuis, c'est la même chose à chaque fois qu'on parle de lui devant toi.
- Je… C'est… » Hermione sentit les larmes se mettre à couler, bien malgré elle, et soudain elle ne put plus se retenir.
« Oh ! Ginny ! éclata-t-elle, je ne sais pas ! Tout allait bien, et puis il a été arrêté, et il m'a bien fait comprendre qu'il ne voulait plus me voir. Et je sais, je sais que c'est encore pour m'épargner, mais…
- Mais tu te demandes si c'est la seule raison ? fit doucement la jeune Weasley.
- Oui. S'il tenait vraiment à moi, il comprendrait que je me moque bien d'être protégée, et que ça me fait bien plus mal de ne pas être avec lui. Il ne me ferait pas souffrir comme ça, inutilement !
- Ce n'est peut-être pas aussi inutile que tu le penses. Les risques sont grands. Il a tant d'ennemis, dans les deux camps… Ceux qui cherchent à lui nuire ne cherchent que son point faible, et s'ils découvrent que c'est toi…
- C'est encore et toujours la même histoire ! Au moins, il pourrait… enfin…
- Tu voudrais une relation clandestine ?
- Ce serait mieux que rien !
- Je crois que ce serait surtout une grosse prise de risque. Hermione, je sais que tu souffres de la situation, mais je crois qu'il a raison. Tant qu'il ne sera pas définitivement réhabilité…
- La dernière fois, il avait été définitivement réhabilité, coupa la jeune femme d'un ton amer.
- Oui, mais cette fois il va y avoir une enquête approfondie, des témoignages, des preuves. Après cela, une fois que son innocence aura été établie, plus personne ne pourra se permettre de remettre en doute ses motivations.
- Mais il restera quand même tous ceux de l'autre camp, qui le haïront encore plus. Et donc, il ne voudra toujours pas de moi…
- Il est un peu extrême, c'est vrai, mais c'est pour ton bien !
- Je n'y crois plus, lâcha Hermione.
- Moi, je crois qu'il en souffre encore plus que toi. Il est persuadé d'agir pour le mieux, sinon il ne vous ferait pas subir tout ça.
- Et moi, je crois qu'il a tort et que nous serons morts avant qu'il se sente autorisé à m'adresser la parole en public. »
Ginny sourit et, prenant la main de son amie, tenta de la réconforter du mieux qu'elle le pouvait, même si elle n'était pas loin de penser comme elle. Après tout, Harry aussi lui avait fait le coup, lorsqu'il était parti chercher les Horcruxes, et elle en avait été si malheureuse qu'elle n'osait imaginer dans quel état se trouvait Hermione, alors que cela durait depuis déjà si longtemps…
« Alors, reprit finalement Hermione, tu ne m'as pas répondu, que vas-tu faire ?
- Et bien, je pense que je vais essayer de passer mon diplôme d'enseignante. Je voudrais travailler à Poudlard.
- Mais c'est une très bonne idée ! Et que veux-tu enseigner ? Non, laisse-moi deviner ! La divination ?
- Très drôle, rétorqua Ginny tandis que son amie éclatait de rire. Non, je pensais au Quidditch… »
Hermione rentra tard chez elle ce soir-là, à la fois triste de ne pas avoir vu son ancien amant, et soulagée de s'être épanchée sur l'épaule de sa meilleure amie.
Alors qu'elle se préparait pour la nuit, elle se prit à songer à toutes ces questions qu'elle aurait voulu poser à Severus, mais dont elle n'aurait sans doute jamais la réponse. Avec un soupir de regret, elle se dirigea vers sa salle de bains et prit une longue douche pour se détendre.
Elle était en train de se rincer les cheveux lorsqu'on frappa à la porte. Surprise, Hermione pensa immédiatement à Severus et, ne prenant que le temps de s'envelopper dans une serviette, elle courut ouvrir, le sourire aux lèvres.
Ce n'était pas Severus.
« Salut, Granger, fit une voix traînante et familière. Tu voudrais bien te rhabiller, s'il te plaît ?
- Oh ! Hum… Salut Draco. Entre, je reviens tout de suite. »
- La jeune fille se précipita dans sa chambre pour enfiler une tenue décente et, accessoirement, cacher sa déception. Bien sûr, il n'allait pas débarquer à l'improviste alors qu'il était clair qu'il désirait l'éviter autant que possible.
Elle revint dans le salon, où elle trouva Draco debout au milieu de la pièce, manifestement gêné de l'avoir vue si dévêtue.
« Euh… Du thé ? commença-t-elle, embarrassée à son tour.
- Non merci. Severus m'a envoyé pour m'assurer que tu allais bien. Comme si je n'avais rien de mieux à faire…
- Je vois, répondit Hermione avec un sourire triste. Et bien, je vais parfaitement bien, tu vois.
- Oui. Donc, euh… je vais y aller.
- Attends ! Comment va-t-il ?
- Aussi bien qu'on peut l'être après quelques semaines à Azkaban. Mais rassure-toi, il est toujours égal à lui-même, il n'a parlé que de toi dès que nous nous sommes retrouvés seuls.
- Il n'a… Il n'avait pas de message pour moi ?
- Non, pourquoi, tu attendais quelque chose ?
- Non… Enfin, oui, j'aurais aimé savoir à quoi m'en tenir, mais…
- Je crois que le plan actuel, c'est que vous vous vous évitiez le temps du procès. Après, vous aviserez selon la sentence…
- Je vois.
- Tu as l'air ravie.
- Tu le serais, toi ?
- Non. Mais lui non plus n'est pas extatique, tu sais. Simplement, il pense, et je pense avec lui, que cela vaut mieux pour le moment.
- Sans doute…
- Bon, je vais te laisser, tu dois avoir autre chose à faire…
- Attends ! coupa Hermione. Dis-moi, tu connais bien Severus ?
- Oui, pourquoi ? fit-il d'un ton méfiant.
- C'est-à-dire… Il y a beaucoup de choses que j'aimerais savoir, mais dont nous n'avons jamais pu parler et…. Je me disais que tu étais le mieux placé pour…
- Je ne suis pas un entremetteur, Granger !
- Je sais, mais…
- Et si mon parrain refuse de répondre à tes questions, je ne vois pas pourquoi je le ferais à sa place !
- Bon, ne t'énerve pas, recula Hermione. Je n'avais pas l'intention de te vexer.
- Désolé, se radoucit-il. Ces derniers jours ont été difficiles et, avec cette vieille peau de Skeeter, je crois que ce sera à mon tour d'être roulé dans la boue dans son prochain article.
- C'est vrai, je n'y avais pas pensé. Excuse-moi.
- Ne t'en fais pas, j'ai l'habitude de passer en second. Bon allez, pose moi tes questions, on verra bien si je peux te répondre ou non.
- Oh ! merci ! s'exclama Hermione, ravie. Alors, par où commencer ?
- Je t'écoute.
- Et bien… Il m'aime, n'est-ce pas ?
- De toute évidence.
- Mais… Depuis longtemps ? Je veux dire, est-ce qu'il m'aimait déjà avant que nous… que… enfin, ou bien est-ce que c'est venu après ?
- Je ne peux pas te répondre exactement. Ce dont je suis certain, c'est qu'il t'aimait avant même de le savoir, avant même de le reconnaître, et que c'est beaucoup plus vieux que vos… que vos premiers ébats.
- Mais comment peux-tu en être sûr ?
- Je connais mon parrain, Granger. Je l'ai vu te regarder plus souvent qu'il ne lui était nécessaire depuis des années. Je l'ai aussi vu éviter de te regarder, sans y parvenir. Et surtout j'ai vu la façon dont il te regardait, qui n'a pas changé, et il n'y a que toi qu'il regarde comme ça. Comme s'il allait te bouffer.
- Hum… merci, répondit Hermione avec un frisson de plaisir.
- Et c'est de pire en pire
- …
- Ensuite, que veux-tu savoir ?
- Pourquoi, au début, il a été si cruel, si changeant, si incompréhensible.
- Je ne sais pas de quoi tu veux parler.
- Et bien il…. Il était parfois tendre, et en même temps il me repoussait, comme s'il voulait et ne voulait pas.
- Tu viens de donner la réponse. Il voulait et ne voulait pas. Il m'a dit une fois qu'il donnerait n'importe quoi pour que tu l'aimes, mais que d'un autre côté il ne pouvait pas te souhaiter de t'attacher à quelqu'un comme lui.
- Mais c'est ridicule !
- Ce n'est pas à moi qu'il faut dire ça, Hermione.
- Non, bien sûr. Et… es-tu au courant de tout ce qui s'est passé entre nous ?
- Si tu veux parler de ta fausse couche, oui. Mais je ne peux pas te dire grand-chose, il n'en a jamais parlé, d'autant qu'il était en mission à cette époque, et moi à Poudlard. Tout ce que je sais, c'est que ce soir là je l'ai vu pleurer, pour la première fois de ma vie. Mais je ne savais pas pourquoi, à ce moment-là.
- Alors, peut-être que…
- Je n'en sais rien, Granger !
- Oui, bon…
- As-tu d'autres questions, ou est-ce que je peux m'en aller ? Severus va se poser des questions, et tu sais combien il est jaloux…
- Même de toi ?
- Oui. Il me fait confiance, mais il n'oublie pas ce qui s'est passé quand j'ai bu la potion, ce jour-là.
- Ca fait longtemps…
- Pour toi aussi, ça fait longtemps, et pourtant rien n'a changé, Granger », répondit-il sur un ton énigmatique. Puis, sans ajouter un mot, il tourna les talons et sortit.
Hermione resta stupéfaite. Elle avait cru que… mais il avait raison, la potion montrait la personne que l'on désirait le plus il n'y avait aucune raison pour que cela change pour lui et pas pour elle. Elle se sentit gênée pour Draco. Severus et elle lui avaient inconsciemment demandé de jouer les entremetteurs, et Severus lui avait raconté une grande partie de ses relations avec Hermione. Ce ne devait pas être facile…
Pourtant, elle était certaine qu'il n'était pas amoureux d'elle. La potion ne dévoilait que les désirs physiques, après tout. Il s'en remettrait sans aucun doute. Sur ces pensées rassurantes, Hermione partit se coucher.
