Qui est-ce qui tient ses promesses ? C'est bibi ! Une semaine jour pour jour et me revoilà avec cet avant-dernier chapitre, youuuuhouuuu !
Quoi t'est-ce qui se passe ?... ??? Plein de trucs ! Alors allez-y, et j'espère que ça vous plaira !
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La semaine d'examen commença deux jours plus tard, sans que quiconque n'eut l'impression d'être totalement prêt. Les professeurs assignés aux différentes maisons devaient gérer, en plus de l'organisation générale, les crises de paniques de certains de leurs élèves. Hermione et Draco, qui en tant que préfet-en-chef étaient également censés maintenir un calme relatif parmi les élèves, perdirent patience dès le premier jour des examens, car en plus de leur propre stress, il leur fallait gérer celui des autres… Si bien qu'à la fin de la journée, Draco avait passé trois épreuves et fait pleurer une classe entière de deuxièmes années. Dans chaque maison les points avaient diminué de manière significative, sans qu'il soit fait de favoritisme, et cela par l'action réunie de Draco, Hermione et de leurs professeurs également à bout de nerfs.
« Alors ? » Demanda Harry déjà assis sur le lit au milieu de ses cours, quand Draco rentra après sa ronde.
« Deux « efforts exceptionnel » et peut être un « optimal »… » Il retira sa robe de sorcier et s'assit sur sa chaise en jetant un regard las vers de ses livres.
« C'est tout ? »
Cette remarque était visiblement ironique, mais Draco n'eut pas la force d'y répondre. Sans grand enthousiasme, il se remit à réviser. Tout le monde en ce moment ne faisait que de réviser, et Draco avait hâte d'en finir. Il avait déjà appris tout ça, et avait l'impression que la moitié de ces cours ne lui serviraient jamais à rien, comme la botanique par exemple. Si il avait un jour besoin de s'occuper d'une plante belliqueuse, il ferait appel à un jardinier spécialisé, et n'irait pas se salir les mains lui-même. Toutes ces connaissances qu'on lui demandait d'avoir étaient donc superflues, et puis par cette chaleur, il était de toute façon impossible d'apprendre un mot de plus de cinq lettres. Harry avait beau avoir ouvert la fenêtre en grand, l'atmosphère dans la chambre restait étouffante. Ni tenant plus, Draco finit par aller prendre une douche pour se rafraîchir, et quand ce fut fait, enfila un t-shirt et un boxer et retourna travailler à, son bureau.
Il ne portait pas souvent de t-shirt, et les rares fois où ses bras étaient découverts, étaient quand il prenait sa douche où pour aller se coucher. C'est donc avec une certaine répugnance qu'il toléra cette vue, quand son regard tomba sur son bras. Rien que voir ce tatouage lui soulevait le cœur. Il se mit à pincer sa peau à plusieurs reprises à l'endroit où il se trouvait, comme si il avait essayé de l'enlever.
Du coin de l'œil, Harry l'observait. Il connaissait le profond dégoût que le blond ressentait envers cette marque, qui faisait pourtant partie de lui. D'ailleurs, Drago faisait toujours en sorte qu'Harry ne touche pas cette partie de son bras, et n'en parlait jamais.
« Quoique tu fasses, elle restera là. » Dit le gryffondor d'un ton pragmatique.
Le serpentard ne répondit rien, mais cessa de toucher son bras. Finalement, il se décida à parler après plusieurs minutes
« Ca ne te fait vraiment rien d'être avec un mangemort ? » Demanda-t-il avec ironie en se tournant vers lui.
Harry releva la tête.
« Tu n'es pas un mangemort. Tu as fait partie de l'Ordre de Phénix, que tu l'admettes ou non, et tu n'étais pas le seul membre de l'Ordre à porter cette marque. »
« Oui, mais Rogue a toujours eu la confiance de Dumbledore, et maintenant que le vieux barbu est mort, personne n'oserait contredire ses choix. Alors que dans mon cas, c'est toi qui m'a mené à l'Ordre, or il est de notoriété publique que j'ai accès à des parties très privées de ton anatomie ; ce qui enveloppe d'une certaine subjectivité toutes tes décisions à mon égard. »
Sur ces mots, Draco pivota et se replongea dans ses révisions. On aurait pu croire que ce qu'il venait de dire, était le fruit de son esprit négatif, mais Harry comme lui savait que c'était ce que tout le monde pensait. Le Survivant, qui avait toujours imaginé qu'après avoir défait Voldemort, tout ce tapage autour de lui prendrait fin, devait se rendre à l'évidence : il s'était lourdement trompé.
Plus par réflexe que par réelle volonté, Harry finit par cesser ses réflexions et revenir à la lecture de son bouquin. Le silence s'installa complètement, seulement coupé par des pages que l'on tournait. L'atmosphère était aussi studieuse qu'on aurait pu l'espérer, jusqu'à ce que l'on frappe à la porte.
Le blond ne bougea pas d'un pouce, espérant dans son for intérieur que Granger, car ce devait être elle, parte et oublie jusqu'à son existence. On frappa à nouveau, Harry ne bougea pas non plus. On tambourina à la porte. Draco vit le brun se saisir du premier livre à sa portée et se mettre à le feuilleter avec un intérêt feint. Retenant un soupir, le serpentard se leva, marcha droit vers la porte et l'ouvrit.
« Granger. »
« Malefoy, Harry est ici ? »
Alors même qu'elle posait la question, elle venait de pousser le blond pour entrer et trouver Harry par elle-même. Partager entre le profond désir de la mettre à la porte après lui avoir hurler dessus, et celui encore plus violent de lui fracasser la tête avec le premier objet qu'il aurait sous la main, Draco préféra finalement ne rien faire. Il était maintenant considéré comme un mangemort, le meurtre n'était donc pas une bonne chose si il voulait que l'on croie en son innocence.
Mais par Merlin, de quel droit divin se sentait-elle investie pour entrer ainsi dans sa chambre ? Il lui avait permis d'entrer une fois, mais ça ne signifiait pas qu'elle avait maintenant un droit de passage !
« Harry, est ce que je peux t'emprunter ton livre sur les sortilèges que t'avait donné Dumbledore ? Je n'y arrive pas, j'ai l'impression de devenir chèvre ! »
« Qu'est ce que tu n'arrives pas à faire ? »
« La transmutation corporelle. Tu vois j'arrive à faire des écailles, mais elles viennent par-dessus ma peau, alors que ça devrait être ma peau qui se transforme en écailles ! Tu y arrives toi ? »
« Oui. »
« Tu veux bien m'expliquer ? Je crois que ce serait mieux si tu me montrais et que tu me disais comment tu fais, parce qu'avec le livre, ce n'est pas vraiment clair… »
« Si tu veux je peux t'aider. »
Draco vit avec horreur sa collègue s'approcher de son lit pour venir s'y asseoir.
« Wow wow wow, une petite minute ! Ici ce n'est pas SOS Miss Je-sais-tout en détresse ! Si tu es dans la panade, ce qui m'étonnerait grandement, tu n'as qu'à faire comme tout le monde et te débrouiller par toi-même ! Parce que grandir, c'est aussi agir un peu par soi-même, alors tu vires de mon lit et de ma chambre ! Et si tu as encore des « gros problèmes », vas donc soûler ton insipide copain avec, ça vous fera un sujet de conversation. »
Hermione et Draco se toisèrent un moment, jusqu'à ce qu'Harry se lève et attrape son amie par le bras pour l'entraîner avec lui.
« Viens Mione, on va bosser ça dans ta chambre. »
Le serpentard les vit quitter la chambre sans qu'Harry n'ajoute un mot dans sa direction. Si Draco savait qu'il avait dépassé les bornes ? Oui, aucun doute là-dessus. Si il se sentait coupable et si il regrettait d'avoir parler ainsi ? Non. C'était à peine si il pouvait tolérer Granger dans sa vie de tous les jours, alors ce soir, ça avait été la goutte d'eau.
Presque deux heures plus tard, Harry rentra. Draco était toujours assis à son bureau, et il ne se retourna pas en l'entendant entrer. Harry rangea les affaires qu'il y avait sur le lit, les posa au sol, et après s'être déshabiller, se coucha. Lorsque le serpentard le rejoignit quelques minutes plus tard, ils n'avaient toujours pas échangé un seul mot.
« Tu sais que t'es vraiment con. » Dit soudain Harry alors que le blond le croyait endormi.
« J'avais aucune envie de la voir ici. Je la croise déjà la journée, c'est suffisant. »
« C'est mon amie ! Tu l'as blessée et tu as été inutilement agressif envers elle. Si tu voulais qu'elle parte, tu aurais pu lui dire autrement ! »
« Je ne t'impose pas mes amis, alors ne m'impose pas les tiens. » Répliqua calmement le blond.
« Tu n'as pas d'ami à Poudlard. » Dit sèchement Harry, les yeux grands ouverts dans le noir.
Draco ne répondit rien. C'était bien vrai qu'il n'avait plus d'amis à Poudlard. Les quelques amis qu'il avait eus n'avaient jamais été de « vrais » amis, il y avait toujours eu un intérêt à leur amitié, et le nom de Malefoy y était pour beaucoup. De plus, Draco était maintenant considéré comme un paria. Il avait sur le bras la marque des mangemorts, mais avait trahit sa propre famille pour rejoindre l'Ordre du Phénix et entretenait une relation improbable avec son ancien ennemi. Où était le faux, où était le vrai, la plupart des élèves préféraient ne pas l'approcher plutôt que d'essayer de démêler cet écheveau compliqué.
« Raison du plus pour que tu ne me les imposes pas. » Finit par dire le serpentard en remontant un peu plus la couverture.
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Quand vendredi arriva enfin, Draco n'avait plus qu'une matière à passer, et Harry deux. Un calme relatif régnait enfin dans le château, et les deux préfets-en-chef en étaient ravis. Après sa dernière épreuve, le serpentard alla mettre la touche finale à sa valise. Sa chambre était rangée, comme lorsqu'on le lui avait donnée, le lit était fait et les étagères étaient vidées des livres qu'elles avaient auparavant contenues. Harry n'allait plus tarder, il devait à ce moment passer sa dernière épreuve et arriverait bientôt pour récupérer les quelques affaires qui lui appartenaient et que le serpentard avait mis de côté. Depuis le début de la semaine, ils ne s'étaient presque pas parlés. Le brun avait l'air comme préoccupé par quelque chose, et restait souvent pensif. Draco ne fit pas de remarque à ce sujet, mettant cela sur le compte des examens, mais il était quand même intrigué, car Harry finissait toujours par lui parler, ce qui n'était pas le cas cette fois.
Deux heures plus tard, tous les élèves, valise à la main, attendait devant l'entrée de l'école. Aidés des préfets, Hermione et Draco dirigèrent les élèves vers les carrosses puis vers le Poudlard express qui les attendait déjà. Ils montèrent en dernier dans le train et rejoignirent chacun leur cabine. Harry avait décidé de passer le trajet avec Draco, puisqu'il allait de toute façon passer les vacances avec Ron au Terrier, où Hermione les rejoindrait en août. Quand le serpentard s'assit enfin, il soupira de fatigue.
« Ton dernier devoir de « préfet-en-chef » est accompli. » Lui dit Harry, assis en face à lui.
« Maintenant ils peuvent tous se jeter du train par la fenêtre, ça n'est plus de mon ressort. D'ailleurs, étant donné l'infinie bêtise dont certains font preuve, je parie qu'on va en perdre quelques uns en route... A moins que j'en jette moi-même deux ou trois par la fenêtre. » Remarqua-t-il pensif.
« Je doute qu'on te donne ton diplôme si tu le faisais. »
Draco grogna et tourna son regard vers la fenêtre.
« Mrs Weasley a refusé de rester dans la maison, ils sont repartis au Terrier. » Reprit Harry.
« Tu voulais la leur donner ? »
« Oui. Je n'ai pas besoin d'une maison aussi grande, alors que pour eux c'était parfait. » Le regard du gryffondor glissa à son tour vers la fenêtre. Le paysage défilait à une allure folle, l'éloignant définitivement de ce qui avait été sa vie durant sept ans.
« Ça ne sera plus jamais comme avant. » Dit-il au bout d'un moment. Le serpentard tourna les yeux vers lui et ne dit rien. Draco avait le sentiment confus qu'Harry ne parlait pas que de quitter Poudlard, mais il ne comprenait pas pour autant ce que voulait dire le brun.
« A Poudlard c'était simple, maintenant tout va changer… Et devenir compliqué. »
« De quoi tu parles ? » Demanda le blond.
Harry lui lança un regard noir.
« A-t-on avis ? » Répliqua-t-il hargneusement. « J'ai l'impression d'être le seul à y réfléchir ! »
« Réfléchir à quoi ? »
« …Oublie ça. » Lâcha le Survivant en détournant les yeux vers la fenêtre.
« Quoi ? »
« … »
« Harry ! Quoi à la fin ?! »
« … »
La patience n'étant pas une qualité propre au serpentard, le mutisme d'Harry lui sembla tout de suite abominablement agaçant. Est-ce que le Survivant ne pouvait pas parler une bonne fois pour toute, au lieu de se mettre en colère et de ne rien dire pour éclaircir la situation ? Assis sur la banquette en face à lui, Harry avait le visage fermé, résolument tourné vers la fenêtre.
« Comme ce dernier voyage en Poudlard Express est agréable ! Je crois que même en te forçant tu n'aurais pas pu le rendre meilleur ! Qu'est ce que t'en penses ? » Ironisa Draco.
Le gryffondor l'ignora totalement, ce qui irrita encore plus le serpentard.
« Va-les rejoindre. » Dit-il le plus calmement qu'il pu.
« Qui ? » La question fusa d'elle-même, et Harry ne sembla pas ravi d'avoir brisé son silence aussi facilement.
« Tes amis. Apparemment tu ne veux pas être là, alors va-t-en. »
« Je veux être là ! » Gronda le brun en le fusillant du regard.
« T'es sûr ? Parce que pour un dernier trajet en Poudlard Express, j'avais espéré meilleure compagnie. Qu'est ce qui ne va pas à la fin ? Tu t'énerves tout à coup sans que je comprenne rien ! »
« La raison ne te semble pas évidente ? »
« Non. »
« Tu l'as dit toi-même pourtant, c'est notre dernier trajet en Poudlard Express. »
« Et… ? »
« Tout va changer ! Tout va changer, tu comprends ça ? »
« Mais enfin tout quoi ? »
Harry bougea sur sa banquette avec nervosité.
« A Poudlard c'était facile non ? On allait en cours, on rendait nos devoirs, on mangeait, et après je te retrouvais dans ta chambre. C'était simple. »
« Pourquoi tu veux que ça devienne compliqué ? Tu pourras venir me voir au manoir, tu sais. »
« Oui. » Harry n'avait pas l'air particulièrement convaincu. « Tu pourrais venir au Terrier aussi, ça ferait plaisir à Mrs Weasley. »
« Je préfère m'abstenir. Mrs Weasley serait la seule personne heureuse de me voir dans cette maison. »
« Ça t'arrange bien, comme ça c'est moi qui doit me déplacer. »
Un large sourire s'étala sur le visage de Draco : Harry avait tout à fait raison.
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Je suis contente d'avoir enfin pu caser cette scène où Draco regarde (assez dubitativement) sa marque. J'avais peur que ça fasse un peu trop (d'insister comme ça sur le fait qu'il est mangemort), mais malgré tout… J'aime bien la scène. Je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs. Bref, j'espère que ce n'est pas trop quand même.
Sinon, je dois dire que j'ai tout simplement adoré écrire la petite rixe entre Harry et Draco, sur le fait d'imposer ses amis… C'était presque grisant de les sentir si réels !
Je vous dis à la semaine prochaine pour le dernier chapitre. Je ne sais pas comment je vais vivre sans les prises de tête de Harry et Draco, mais il me reste encore une semaine pour me faire à l'idée !
Message très personnel (enfin bof) :
A vous tous, grévistes de tous poils : je suis avec vous !
