Un remerciement tout particulier pour Saluzozette. Merci pour ton commentaire, cela me fait plaisir que mon histoire sans autant appréciée. Mais je suis vraiment désolée, l'histoire est loin d'être terminée. Si la première partie est presque achevée, il reste encore la seconde à venir. Il reste à retrouver Sherlock (ce qui viendra très bientôt), à découvrir l'origine de la mystérieuse maladie de Mycroft, à punir les méchants (et je prendrai vraiment mon pied à écrire cela) et à... Oui, je réserve encore quelques grandes surprises. Mais patience.
Merci également pour les commentaires et les encouragements d'Arlavor. Ils m'ont fait énormément plaisir. Ce n'est pas que je soit orgueilleuse, mais c'est toujours agréable de recevoir des compliments.
Et aussi tous mes remerciements pour les commentaires d'Emy Klevers. Désolé d'avance pour ce chapitre que tu jugeras certainement choquant. Oui, oui, je le reconnais et j'en rougie moi-même pour ce que j'ai écrie mais pour rassurer mes amis lecteurs, je ne suis pas quelqu'un de mauvais ou sadique.
CHAPITRE 24
" Gabriel "
Avertissement : ce chapitre commence là où s'arrête le chapitre 15, " 500.000 £ pour une vie ". Décrivant des scènes explicites d'actes pédophiles, le chapitre est strictement réservé aux adultes. Je tiens toutefois à dire que je ne cautionne pas le comportement déviant des adultes et que je prend entièrement le parti de l'enfant.
- Hmm, c'est vraiment bon ! Continue, Gabriel, continue. Oui, mon ange. Ah, ça vient, ça vient !
Les lèvres du petit garçon allaient et venaient doucement le long du membre en érection en un lent va-et-vient. Entre ses mâchoires, la verge de l'homme était dure et gonflée. Il sentait le plaisir monter, il allait exploser dans sa bouche et savait que rien ne devait lui échapper. Pas une goutte. Sinon il serait sévèrement puni.
- Aaahh, oui, oui, oui !
Lord Sieger Holmes cria son plaisir lorsque la semence explosa dans la bouche de l'enfant. Puis, saisissant le visage du petit garçon entre ses mains et lui bloquant les mâchoires, il tira sa tête en arrière, l'obligeant à avaler le sperme qui coula dans sa gorge.
- Maintenant, va t'occuper de maître James, lui dit-il d'une voix dure. J'ai l'impression qu'il en a vraiment envie.
Déjà le jeune homme s'était assis dans le fauteuil vis-à-vis de celui de lord Sieger et avait ouvert sa braguette, sortant son sexe qui n'attendait que d'être satisfait. L'enfant rampa jusqu'à lui et le jeune homme, l'attrapant par les cheveux, l'attira jusqu'à lui. Et à peine les lèvres douces de l'enfant se posèrent-elles sur son prépuce que le jeune homme gémit bruyamment.
- Ah, oui, c'est bon, c'est vraiment bon !
Le petit garçon savait déjà que la nuit serait longue pour lui. Là-haut, dans la chambre du Maître, il devrait partager les ébats des deux hommes et les satisfaire l'un et l'autre.
Lord Sieger, déjà, ne s'intéressait plus à ce qui se passait en face de lui. La pensée de l'enfant avait déjà quittée son esprit. Pour lui, il n'était rien. Rien qu'une chose, un simple objet de plaisir qu'il se partageait avec son amant.
Toujours ses pensées revenaient vers la gamine. Ah, la petite garce !
Et dire qu'il était pratiquement arrivé a ce qu'il désirait. Détruire ce qu'avait été Sherlock et qu'il ne reste rien de ce qu'il avait été, remodeler son esprit a sa convenance. Faire qu'il ne soit plus " il " mais " ça ", une simple chose. Non, il ne se considérait pas comme un Frankenstein moderne. Il avait juste rétabli la situation. Que croyait-il ce petit détective de rien du tout ? Qu'il pouvait lutter à armes égales avec lui ? Mais il avait vite compris où se trouvait vraiment le pouvoir : du côté du crime. Il avait fini par comprendre qu'il n'était pas de force à lutter contre cette organisation tentaculaire que même la mafia redoutait et contre lui-même. Lui, lord Sieger Sherringford Holmes, comte de Kinalock. Lui, Moriarty. Il avait fini par comprendre et à la fin, il n'était plus rien resté de lui. Rien qu'un être revenu à l'état d'enfance, un être rampant, soumis. Une chose. Sa chose.
Et à la fin ? A la fin, il avait été obligé d'en demander l'élimination, la disparition, la destruction. A cause de qui ? A cause de cette petite négresse, cette petite garce qui avait attiré ce sale flic dans ses filets. Il ne savait pas sur quoi il était tombé, le détective-inspecteur Gregory Lestrade. Il ne savait pas qu'il avait pris sous son aile une véritable bombe sexuelle prête à lui exploser à la figure. Elle avait été bien dressée, la gamine. Une " innocente petite poupée " qu'il finirait par mettre dans son lit, qu'il finirait par... Oh, oui. Et lui, lord Sieger Holmes se réjouissait d'avance de voir le grand inspecteur de Scotland Yard tomber pour pédophilie, déjà qu'il ne restait plus grand chose de sa réputation. Quant à Sherlock, le problème serait bientôt réglé. Et si ce psychiatre agit à la hauteur de la donation qui lui avait été faite, de la Chose il ne resterait bientôt plus rien.
Des manifestations extérieures venaient perturber ses pensées. Lord Sieger tourna son regard vers la scène qui se déroulait non loin de lui. Son jeune amant, les yeux fermés et la tête rejetée en arrière contre le dossier du fauteuil, gémissait. Et à genoux entre ses cuisses, le petit garçon continuait patiemment sa caresse buccale. Mais le plaisir allait bientôt venir, on le voyait au visage crispé du jeune homme. Et puis, soudain, son corps se cambra et la jouissance éclata en un grand cri - " Aaahh, oui, oui, oui ! " - et une explosion de sperme envahissant la bouche de l'enfant. Et la semence intime, trop abondante, s'échappa de sa petite bouche, coula entre ses lèvres, souillant son menton. Ce n'était pas de sa faute, il ne l'avait pas fait exprès. Mais voyant cela, le jeune homme passa sa main sur le visage de l'enfant, barbouillant son joli minois, souillant ses boucles blondes. Puis, attrapant le gosse par les cheveux, il l'obligea à tourner la tête vers lord Sieger.
- Qu'en pensez-vous ? dit-il. Le chiot mérite-t-il d'être récompensé ?
Mais lord Sieger se contenta de regarder avec sévérité l'enfant qui devint livide de peur. Il rentra sa tête entre ses épaules et courba le dos. Les yeux mouillés de larmes, il adressa à l'homme un regard suppliant.
- Non, Maître, gémit-il en se jetant à ses pieds. Pitié, Maître.
- Dois-je faire preuve de pitié ? demanda ce dernier. Qu'en dis-tu, Jim ? Le chiot mérite-t-il ma pitié ?
- Certainement pas. Et si vous me le permettez, j'y prendrai un réel plaisir.
Lord Sieger se pencha vers l'enfant et l'attrapant par le collier de cuir attaché à son cou, l'attira à lui et l'embrassa sur la bouche. Puis, il fit signe au jeune homme de prendre le martinet posé devant lui sur la table basse. Un vieux martinet garni d'une trentaine de longues lanières de cuir. Un vieux martinet dont il s'était servi pour la première fois trente ans plus tôt, la nuit où Sherlock était né. Un vieux martinet qui, depuis lors, avait beaucoup servi.
- Vingt coups devraient suffirent, dit-il.
Et lorsque le jeune homme l'attrapa par son collier, l'enfant hurla de terreur. Il se débattit, voulu mordre, voulu griffer, mais il fut tout de même traîné à l'autre extrémité du salon, jusqu'à la couverture posée à même le sol où il se tenait habituellement, attaché a une chaîne fixée au mur. Il était le chiot du Maître et un chiot doit toujours être attaché, n'est-ce pas. Le jeune homme le jeta sur la couverture, attacha l'extrémité de la chaîne au collier et leva le martinet.
Assis dans son fauteuil, les yeux fermés, lord Sieger savourait cet instant. Les sifflements du martinet, les hurlements du gosse. Rien à son oreille n'était une plus douce musique.
Lorsque ce fut terminé, le petit garçon se coucha sur la couverture et, roulé en boule, il pleura. Pleura en essayant de faire le moins de bruit possible. Il avait mal, tellement mal. Le Maître était si méchant. Il avait cassé les chevilles du jeune homme dans la cave, il avait battu cette si jolie petite fille noire. Et a lui, il n'arrêtait pas de lui faire ces choses, ces choses tellement...
Mais qu'est-ce que c'était ?
Ce fut bref, cela ne dura qu'un instant. Soudain, il n'était plus dans le salon mais dans une chambre qu'il ne connaissait pas. Et dans cette chambre, il y avait un homme. Un homme aux cheveux bruns-roux et aux yeux bleu saphir. Un homme qui le regardait avec tellement de bonté.
- Aidez-moi, murmura-t-il. S'il vous plaît, monsieur, aidez-moi.
Et puis l'image s'effaça et il se retrouva dans le salon sans vraiment comprendre ce qui s'était passé. Sans savoir qu'à ce moment, un homme endormi venait de le voir dans ses songes.
Un méchant rire raisonna aux oreilles de l'enfant. Le jeune homme était toujours là, devant lui. Il se pencha, l'attrapa par les cheveux et l'attira jusqu'à lui. L'enfant cria et se débattit mais lorsque son visage fut a la hauteur de celui de son bourreau :
- Personne ne viendra, mon joli petit animal de compagnie. Personne ne te sauveras.
Puis, il l'embrassa sur la bouche avant de le jeter durement sur sa couverture. Et avant de tourner les talons, il lui envoya un violent coup de pied dans l'abdomen. Le petit garçon hurla de douleur. Il serra ses deux bras contre son ventre en toussant, vomissant un long filet de bile.
Le jeune homme était revenu s'asseoir dans son fauteuil. Et avant de remettre le martinet sur la table basse, il en caressa les longues lanières de cuir avec volupté. Lord Sieger le regarda et éclata de rire.
- J'ai l'impression que je n'ai plus rien à t'apprendre, n'est-ce pas, lui dit-il. Mais j'espère que tu n'y ais pas allé trop fort.
- Bah ! grogna le jeune homme. Le chiot a juste besoin d'être dressé.
Un léger bourdonnement se fit soudain entendre. Lord Sieger plongea la main dans la poche de son veston et en sortit son portable. Il l'ouvrit et consulta sa messagerie.
De Sebastian Moran pour le Maître.
22 : 02.
" Tout s'est passé comme prévu. Mycroft est hors d'état d'agir et ne pourra nous nuire avant longtemps. Il se trouve chez la vieille femme ainsi que le reste de nos cibles. Ils n'attendent qu'à vous êtres livrés. J'attends vos instructions. "
- Très bien, murmura-t-il en envoyant une réponse.
Du Maître pour Sebastian Moran.
22 : 07.
" N'agis pas pour le moment et reste en surveillance. De nouvelles instructions vont bientôt suivre. "
- Tout seras bientôt terminé, dit lord Sieger en rangeant son portable. Il ne nous reste plus qu'à nous emparer du dernier surgeon de cette engeance et s'en sera fini de cette race maudite. Définitivement. Quant a la petite larve...
Une lueur dangereuse se mit soudain a briller dans ses yeux.
- Nous allons charger Shannon d'une nouvelle mission. Je pense que le docteur Harrisson ne verras pas d'opposition a ce que Saint-Christophe accueille une nouvelle infirmière.
- Et adieu docteur Harrisson ! s'exclama le jeune homme en éclatant de rire.
Puis, redevenant sérieux :
- Pourquoi tout cela ? En définitive, pourquoi cet acharnement contre votre propre famille ? Que vous ont-ils fait ?
- A moi ? Rien.
- Mais alors, pourquoi me faire endosser cette identité : Jim Moriarty ? Qu'est-ce que c'est, Moriarty ?
Lord Sieger garda un moment le silence puis, croisant ses deux mains sous son menton :
- Bon... Le 4 mai 1891, un homme de génie était assassiné en Suisse. James Moriarty, le plus grand génie criminel de son époque, était précipité du haut des chutes de Reichenbach par un petit minable de détective du nom de Sherlock Holmes.
- Quoi ? Sher... Sherlock Holmes ? Il y en a eut un autre ?
- Oui, un autre. L'arrière-arrière-grand-père de notre petite larve. Par l'enfant que ce détestable monsieur a fait a une minable petite actrice, Rebecca Doyle. Et cette race maudite a prospéré jusqu'à nos jours dans le sang de la famille Vernet, jusqu'à ce que je décide de m'en occuper.
- Mais pourquoi ? Vous êtes pourtant un Holmes, vous aussi.
- Seulement de nom, mon petit, seulement de nom. Et cela par la volonté de ma grand-mère.
- Vous ne voulez pas dire...
- Oui, ma grand-mère était la fille de James Moriarty. Une fille qui ne demandait qu'une chose, venger la mémoire de son père. Une fille dont tout le monde ignorait l'existence. Et grâce à cela, elle a put s'introduire dans la famille Holmes de la manière la plus légale, par les liens du mariage. Ce détestable détective avait un lointain cousin, ce comte de Kilnalock dont j'ai hérité du titre et de l'absence de fortune. Mais j'ai surtout hérité de la vengeance de ma chère grand-mère. Et tu connais la suite.
- Mais alors, Mycroft est lui aussi...
- Non, certainement pas. Ce bâtard ne m'est rien. J'ignore de qui il tient ses cheveux roux, mais certainement pas de moi. Crois-tu vraiment que j'allais mélanger mon sang a cette race maudite alors que je voulais l'éliminer ?
- Et bien ça, c'est la meilleure. Le grand Mycroft Holmes, l'aristocratique Mycroft Holmes est né de père inconnu. Le Gouvernement britannique n'est qu'un minable petit bâtard... Et maintenant, que faisons nous, monsieur Moriarty ?
- Et bien, mon petit Jim, puisque les personnages sont réunis et que le cercle s'est refermé, la fin de l'histoire reste à écrire. Et je compte bien lui donner une fin dramatique.
oOoOoOo
Après le départ précipité de Gregory Lestrade entraînant Aurore avec lui, Mycroft avait finalement succombé au sommeil. Même lorsque John Watson entra dans la chambre, même lorsque le médecin posa sa main fraîche sur son front moite et fiévreux, il ne se réveilla pas.
Combien de temps dormit-il ?
Le temps, pour lui, avait disparu. Et lorsqu'il ouvrit de nouveau les yeux ou crut les avoir ouverts, il ne se trouvait plus dans la chambre mais dans ce qui semblait être un salon. Et le petit garçon était de nouveau devant lui. Il était allongé sur une vieille couverture malpropre posée à même le sol, roulé en boule comme un petit animal apeuré. Un chiot tenu en laisse par une courte chaîne reliée au collier de cuir attaché a son cou. Il était nu et son petit corps si frêle, si menu tremblait. Mais Mycroft savait que ce n'était pas de froid. L'enfant, des larmes coulant de ses yeux fermés, gémissait. Et Mycroft sut tout de suite pourquoi. Son dos était noir, couvert de nombreuses, de très nombreuses lacérations. Il avait été battu, horriblement battu. Mais ce n'était pas tout. Quelque chose brillait sur son visage et dans ses cheveux.
" Du sperme ! " remarqua Mycroft avec horreur et dégoût. " Il n'arrêtera pas. Il n'arrêtera jamais. "
S'il ne savait pas où il se trouvait, une chose était certaine, il savait parfaitement qui avait commis cela. Il l'avait vécu et la première fois, il n'était guère plus âgé que cet enfant. Il s'agenouilla près du petit garçon. Il savait qu'il ne devait pas le toucher sinon le songe s'interromprait, mais il pouvait au moins le regarder.
C'était un bel enfant. La petite Aurore était, certes, la plus ravissante petite fille qu'il n'ait jamais vu. Mais lui, c'était... Non, Mycroft n'était pas comme son père. Non, il n'avait jamais était attiré par les enfants. Il aimait les enfants - qui n'aime pas les enfants -, mais pas comme son père. Mais ce petit garçon, c'était... c'était... Oui, c'était cela. Il savait ce qui l'attirait en lui. Il ressemblait a Sherlock au même âge. Le même teint de porcelaine, les mêmes yeux d'azur, les mêmes boucles soyeuses. Oui, si ses cheveux avaient été noirs au lieu d'être blonds, il ressemblerait vraiment a Sherlock.
" Je le sauverai, " songea Mycroft. " Il faut qu'il soit sauvé. "
Ce qu'il n'avait pas pu faire pour son petit frère, peut-être arriverait-il à la faire pour cet enfant. Peut-être que pour lui il n'était pas trop tard. Il ne fallait pas qu'il soit trop tard.
Il murmura :
- Bonsoir.
L'enfant ouvrit les yeux, leva la tête et regarda l'homme agenouillé près de lui. Stupéfait. Qu'est-ce que cet homme faisait donc là ? Et pourquoi y était-il pieds nus et en pyjama ? Puis il le reconnu. C'était l'homme aux cheveux bruns roux et aux yeux bleu saphir.
- Vous... vous êtes venu pour m'aider ? dit l'enfant très bas, dans un souffle.
Puis, effrayé, il mit la main devant sa bouche et regarda les deux hommes qui, de l'autre côté du salon, continuaient à discuter.
- Ne crains rien, lui dit Mycroft en souriant gentiment. Ils ne peuvent ni nous entendre ni nous voir. Je ne suis là que pour toi. Je parle à ton esprit, tu m'entends uniquement dans ta tête. Si tu veux me parler, pense seulement a ce que tu veux me dire... Je m'appelle Mycroft. Et toi ?
- Gabriel, monsieur.
- Mais c'est un très joli prénom. Et tu as quel âge as-tu ?
- Six ans, monsieur... Dîtes, monsieur, vous êtes venu pour m'emmener ?
- Très bientôt, Gabriel. Il faut d'abord que je te trouves. Dis-moi, mon petit, peux-tu me dire où nous sommes ?
- Dans la maison du Maître, monsieur.
- Mais où se trouve-t-elle ?
- Je sais pas.
- Te souviens-tu comment tu y es venu ?
- C'était après que maître James a donné des sous a papa et a maman pour me vendre. Y m'a pris tous mes habits et puis y m'a enfermé tout nu dans le coffre de sa voiture. Et puis il m'a emmené a la maison où y a la jolie petite fille noire et le jeune monsieur enfermé dans la cave. Il a dit que j'étais un cadeau pour le Maître.
- Et le Maître était content d'avoir son cadeau ?
- Oh, oui, monsieur. Y m'a embrassé sur la bouche et puis fait des caresses et puis touché là où s'est défendu. Et puis y m'a conduit dans la chambre pour faire des choses dans le lit avec lui et maître James. Y avait déjà la jolie petite fille noire. Elle était couchée par terre et elle pleurait. Elle était toute nue. Le Maître l'avait battue avec le martinet, là, sur son dos. Et puis y avait du sang qui coulait de son petit endroit. Le Maître et maître James y se sont mis tout nu et m'ont fait des choses. Y sont entrés à l'intérieur de moi. J'ai eu très mal, vous savez, monsieur.
- Oui, je sais que cela fait très mal la première fois. Et les autres fois aussi. Cela fait toujours très mal lorsque l'on est un enfant.
- Ah ? Vous aussi on vous l'a fait ? C'était aussi le Maître ?
- Oui, c'était aussi le Maître. Et pour toi, c'était vraiment la première fois ?
- Oui, monsieur. Papa voulait le faire avec moi mais maman a toujours dit non. Y fallait trouver un monsieur riche qui donne des sous pour le faire avec moi. C'était comme pour les photos. J'ai fait plein de photos pour des sous depuis que je suis tout petit. Y paraît qu'on peu les voir sur le ternet et que c'est comme ça que maître James y m'a choisi. Papa y m'a seulement appris a prendre dans la bouche et quand j'ai bien su le faire, papa il a mis une annonce sur le ternet pour me vendre. Un monsieur est venu une nuit à la maison et a donner des sous pour m'emmener. Il a dit que je devais l'appeler maître James.
- Et après qu'ils t'ont fait ces choses, que s'est-il passé ?
- Le Maître a dit qu'il était content de son cadeau, qu'il avait eut plus de plaisir avec moi qu'avec la petite fille et que pour ça la petite fille devait être punie. Elle devait quand même avoir fait une très grosse bêtise parce que le Maître et maître James ils l'ont battu très fort et pendant très longtemps. Et puis le Maître a dit qu'il voulait s'amuser. Il est descendu à la cave. Je sais pas pourquoi, mais je l'ai entendu hurler a maître James qu'on devaient tous descendre a la cave, qu'on devait apprendre ce qui arrive quand on désobéi. Alors... alors...
Mycoft ferma les yeux. Il connaissait la suite.
- Oui, je sais, murmura-t-il. Tu as vu tout ce qu'il a fait au jeune monsieur dans la cave.
- C'est vrai. Il lui a fait très mal et le jeune monsieur il avait vraiment très mal, il a beaucoup pleuré. Je crois que ça fait longtemps que le Maître lui fait du mal parce que dans la cave il y a du sang partout, beaucoup de sang.
- Oh, mon Dieu, gémit Mycroft, tout est donc vrai. Et... et ensuite, que s'est-il passé ?
- Le Maître a dit que j'étais son nouveau chiot et qu'un chiot, ça doit être dressé. Alors il m'a battu avec le martinet, là, dix coups sur mon dos. Et puis il m'a mis la marque, là, sur mon dos. J'ai crier parce ça m'a fait mal. Alors le Maître m'a donner cinq coups en plus parce qu'un chiot ça doit se taire. Et puis il m'a mis le collier au cou. Il a dit a maître James de m'emmener ici et qu'il viendrait de voir. Il a dit que je devais avoir ni a manger ni à boire jusqu'à ce qu'il vienne. Il est venu quatre jours plus tard. Depuis, il vient tous les jours mais j'ai pas souvent à manger. Et aujourd'hui...
- Aujourd'hui ?
- Le Maître était en colère, vraiment très en colère. Y m'a battu très longtemps et puis il a dit que j'aurais rien à manger aujourd'hui et demain. J'ai rien eu à manger hier. J'ai si faim, monsieur. Paraît que la petite fille et le jeune monsieur se sont sauvés. Que c'est pour ça que je suis puni C'est vrai ?
- Oui, c'est vrai. Je suis vraiment désolé si tu as été puni. Ils sont en sécurité, tu n'as rien à craindre pour eux. Et toi aussi tu le seras très bientôt. Je viendrais te chercher pour te sauver et tu pourras manger a ta faim.
- C'est une promesse ?
- Oui, c'est une promesse. Mais, dis-moi, est-ce que le Maître a dit autre chose ?
- Oh, oui, monsieur. Il a dit...
Danger. Danger. Il faut les prévenir.
Mycroft cria et ouvrit les yeux. Pendant un instant, il lui fut impossible de dire où il se trouvait. Quel était ce lit ? Quelle était cette chambre ? Puis il se souvint. Oui, il était a Baker Street. C'était bien cela, il était revenu a Baker Street. L'enfant. Le petit garçon. Gabriel, Gabriel lui a tout dit, tout raconter et maintenant il faut les prévenir. Danger. Danger. Il faut vite les prévenir.
Mycroft glissa hors du lit et, tout de suite, fut prit de vertiges. Il ferma les yeux un instant, les rouvrit puis, lentement, avança pas à pas. Sortir de la chambre, sortir de l'appartement ne fut pas compliqué. Il pouvait se tenir aux murs. Mais il restait l'escalier. Descendre une marche après l'autre. Descendre en se tenant à la rampe. Descendre en luttant contre le vertige. Enfin la dernière marche. Mycroft gémit de soulagement.
Enfin il atteint la porte. Il écoute, il entend que l'on parle dans le petit salon de Mme Hudson. Il ouvre la porte et murmure :
- Tous les personnages sont réunis, le cercle s'est refermé. La fin de l'histoire reste à être écrite.
Il ferme les yeux. Des vertiges, à nouveau. Trop de vertiges. Il sent qu'il va tomber, il tombe. Mais lorsqu'il rouvre les yeux, c'est pour se retrouver dans les bras puissants et protecteurs de Gregory Lestrade. Et une petite main brune a saisit sa main. Aurore est là aussi. Elle lève vers lui son joli visage.
- Le petit garçon, murmure-t-il. Le petit garçon, il s'appelle Gabriel. Il m'a dit... il m'a dit...
Puis, posant sa tête sur l'épaule du policier en fermant les yeux :
- Sherlock... en danger. Faire vite. Quelqu'un va aller... là-bas... pour en finir.
- Où ça, Mycroft ? murmura Greg. Où est Sherlock ?
- Je... je le sais. Il est... Est-ce que je le sais ? Oh, je ne me souviens plus. Pitié... ne vous fâchez pas.
Mycroft leva des yeux suppliants vers le policier et gémit :
- Sherlock... mon petit frère. Il faut... il faut l'aider.
Puis, fermant les yeux, il perdit connaissance.
- Tout est perdu, gémit Greg en cachant son visage dans le cou de Mycroft. C'est trop tard. Nous ne le retrouverons lorsque ce sera trop tard. J'aurais tout perdu, cette fois j'aurais tout perdu. Oh, mon Dieu, aidez-moi.
Et serrant toujours Mycroft contre lui, Gregory Lestrade s'effondra sur le sol. Et avant de perdre conscience, la dernière chose qu'il entendit ce fut un hurlement de terreur et un petit corps qui se jetait sur lui : Aurore.
Tout espoir était-il vraiment perdu ?
oOoOoOo
Siège d'INTERPOL, Lyon (France) - 20 : 30.
Le commissaire divisionnaire Isabella Fiorentini, la dernière tasse de café de sa longue journée de travail a la main regardait, debout derrière la fenêtre de son bureau, la nuit qui était tombée sur le Rhône. C'était une belle nuit de printemps. Le ciel était clair, criblé de millions d'étoiles.
Isabella venait d'éteindre son ordinateur après avoir consulter sur INTERNET le journal télévisé de BBC One comme elle le faisait chaque soir. Elle savait que c'était un peu ridicule, après toutes ces années, de continuer à s'intéresser a ce qui s'intéressait dans un pays où elle ne possédait plus rien et où personne ne se souvenait probablement plus d'elle. Depuis trois décennies, sa vie se partageait entre la Suisse où elle était née pour la deuxième fois et la France où était sa vie.
Peu lui importait que la pluie soit tombée sur Londres toute la journée. Seul l'avait intéressé le commentaire du présentateur :
" Notre correspondant à Scotland Yard nous a confirmé la nouvelle de la découverte faite ce matin à Londres. Un jeune homme et une petite fille ont bien été trouvés séquestrés et dans les terribles conditions qui sont bien connues. Les derniers renseignements qui nous sont parvenus confirment la réalité des abus physiques et sexuels subis par les deux victimes. Leur identité est toujours inconnue mais il s'agirait d'un jeune homme de race Blanche et d'une fillette Noire d'une dizaine d'années. Ils semblent être restés entre les mains de leur ravisseur durant plusieurs mois... "
- C'est lui, murmura Isabella en serrant les dents. Il est revenu mais cette fois, c'est moi qui vais l'envoyer en Enfer.
Un bruit de course provenant du couloir attira son attention puis, on frappa à la porte et la porte elle-même s'ouvrit, laissant passer une tête à la tignasse brune ébouriffée.
- Ah, vous êtes là commissaire. Je croyais que vous étiez déjà partie.
- Non, Lucas. Mais tu as failli me manquer de peu, j'allais partir. Que se passe-t-il ?
Le lieutenant Lucas Mareuil, vingt-cinq ans, travaillant directement sous les ordres du commissaire divisionnaire Isabella Fiorentini, fini d'entrer dans le bureau et regarda sa supérieure avec un grand sourire illuminant son visage.
- On le tient, chef, s'écria-t-il d'une voix surexcitée. Cette fois on le tient.
- Tu ne veux pas dire ?
- Oui, chef. Je suis certain que vous venez de regarder la BBC, mais j'en sais peut-être un peu plus.
- Raconte moi.
- Notre contact a Londres vient de communiquer un renseignement provenant d'une indiscrétion de Scotland Yard. Cette petite fille qui vient d'être découverte ce matin s'appellerait Aurore et serait de nationalité Haïtienne. J'ai pensé que...
- Oui, Lucas. C'est sans doute elle. Après toutes ces années, c'est sans doute elle. Et tu as sans doute raison. Le responsable de tout cela est sans doute notre cible et cette fois nous le tenons enfin.
- Mais ce n'est pas possible, chef. Cela signifierais que nous nous serions totalement trompé en écrivant son profil. Il se s'intéresse qu'aux enfants. Que vient donc faire le jeune homme dans cette histoire.
- Non, Lucas. Il n'y a pas d'erreur. Il est vivant. Oh, oui, il est bien vivant et une nouvelle chance m'est peut-être accordée... Excuse-moi.
Sous le regard stupéfait de son jeune subordonné qui n'y comprenait rien, Isabella décroché son téléphone.
- Madame Ballestrazzi est-elle encore présente ?... Très bien. Dîtes-lui que le commissaire divisionnaire Fiorentini désire la voir d'urgence... Merci. J'arrive tout de suite.
Quelques instants plus tard, Isabella était assise dans le bureau de Mireille Ballestrazzi, la présidente d'INTERPOL, lui exposant la situation.
- Ainsi, vous vous rendriez vous même à Londres ? lui dit sa supérieure.
- Oui, madame.
- Mais à quel titre ? En tant qu'Isabella Fiorentini, membre d'INTERPOL ? Ou bien... Et comptez-vous les contacter ? Après trente ans de silence ? Il vous faudra donner de sérieuses explications.
- Je crois plutôt que se seront eux qui auront des explications à me donner. Mais il faut en finir. Il faut que ce monstre soit puni pour tout le mal qu'il nous a fait depuis des années. Il faut surtout que je sache pourquoi... Je communiquerais les renseignements à Scotland Yard, ils se chargeront eux-mêmes de l'arrestation. Mais c'est surtout une affaire de famille et je me rends a Londres a titre privé, si vous n'y êtes pas opposée.
- Du tout. Je vous accorde un congé exceptionnel. Prenez tout le temps qu'il vous faudra. Et si tout s'arrange comme vous l'espérez, nous pourrons par la suite vous transférer a notre bureau de Londres... Et vous pensez partir quand ?
- Dès demain matin. Chiarra viendra avec moi et... Le lieutenant Mareuil peut-il également m'accompagner ?
- Bien sûr, je ne vois qui s'y oppose. Votre adjoint peut vous accompagner. Et bien, bon voyage et bonne chance, Rebecca.
Le commissaire divisionnaire Isabella Fiorentini remercia sa supérieure et sortit du bureau.
Et une fois la porte fermée derrière elle, elle s'adossa au mur le plus proche en fermant les yeux. Elle était prise de vertige, ses jambes ne la portait plus. Elle ne savait pas ce qui l'attendait là-bas mais une chose était certaine :
REBECCA VERNET ETAIT VIVANTE ET ELLE RENTRAIT A LA MAISON
