Disclaimer :

JK : 7 ; Lasiurys : 0

Merci à EHP – Wikipedia – Google. Damocles : désolée.f

Titre du chapitre : "The Phantom Agony", Epica ("Utilise ton imagination et viens dans mon rêve")

Merci à Mikishine, Bergere, alexcmoa(x2), Groumd, Eddy666, nightshad, ptitemel, guignou, Snapinou, helvetius, jones17, Lyane de Rivesen, Alexandrine, Pau Eihm, élyon, Luscinia, Anthales, cixy, Superfan, Artemis Rickman, Alatariel Melawen, et Ilda pour vos reviews ! Merci à mes Dalton, à mes lectrices, et à mes lecteurs !

alexcmoa : Merci pour tes reviews ! Tu te lèves exprès pour lire mon chapitre ? Je suis très touchée ! Ah, une autre supportrice de Severus ! Je me demandais si j'étais seule ! Bref, il faut dire aussi que les autres fois, Hermione n'avait vraiment pas de moyen de s'en rendre compte… Voilà qui devrait apporter la réponse à l'indice de l'autre jour !

helvetius : Merci pour ta review ! Je suis vraiment contente de trouver une revieweuse qui aime les fins sadiques !! Voilà donc la suite, j'espère qu'elle sera à la hauteur de tes films (j'aimerais bien savoir ce que tu avais imaginé!) !

Alexandrine : Merci pour ta review ! Voilà la suite !!

élyon : Merci pour ta review ! Voilà la réponse pour la joue zébrée ! Aha, des sédatifs dans le poison, c'est une excellente idée ! Décidément, si Hermione vous avait sous la main elle souffrirait moins^^ Bref, il y a un peu plus de 40 chapitres, tous écrits.

Superfan : Merci pour ta review ! J'espère que cette suite te plaira autant que le reste !

L'explication de ce qui est arrivé à Severus à la fin du dernier chapitre est également valable pour le chapitre 20.

Le chapitre de demain est à l'horaire de 8h, donc ne le cherchez pas sur la page d'accueil... mais il sera là, fidèle au poste !


--Chapitre 25 : Use your illusion and enter my dream...

- "Qu'est ce que c'est que ça, Miss Granger", demanda-t-il en désignant le journal comme s'il s'était agi d'une ordure.

- "Maître ! Qu'est ce qu'il vous est arrivé ?"

Il continuait de fixer le journal furieusement, sans l'écouter.

- "Osty !" cria Hermione.

L'elfe apparut tout de suite, regarda son Maître, et repartit, avant de revenir avec une petite fiole et des linges propres.

Le professeur Snape finit par prendre en compte le regard désolé de son apprentie.

- "Ne vous inquiétez pas, Miss Granger", grogna-t-il en attrapant les linges et en essuyant le sang. Il versa la potion sur un autre chiffon et lava la plaie avant de la refermer à l'aide de sa baguette. Ses gestes étaient automatiques. Il devait l'avoir fait plusieurs fois. "C'est simplement quelques-uns uns de vos camarades qui ont jugé bon de s'amuser."

- "Quoi ?" s'étrangla Hermione.

Il soupira, comme si elle lui faisait perdre un temps précieux pour des futilités.

- "Vous n'êtes pas sans avoir qu'il y a des extrémistes du côté du bien aussi, Miss Granger. Il se trouve que certaines personnes ne sont pas sans penser que j'aurais du être jugé plus sévèrement pour ma position de mangemort et pour," il s'éclaircit la gorge, "le meurtre de Dumbledore. Comme le Ministère de la Magie ne prend pas sur lui le fait de me faire enfermer à Azkaban, ils me suivent et essayent de m'attaquer."

Il eut un sourire de dédain.

- "Il est évident qu'ils n'arrivent à rien, à part me faire quelques éraflures."

- "Il faut avertir le Ministère ! Les Aurors ! Vous devez porter plainte, Maître !"

Il la regarda, vraiment pour une fois.

- "Vous êtes naïve, Miss Granger", finit-il par dire, doucement. "Le Ministère est au courant de la situation, les Aurors aussi. Ils n'agissent pas, parce qu'ils ne veulent pas prendre la liberté de tuer un héros de guerre. Mais si un tiers le faisait, sans qu'ils soient au courant de ces agissements, cela les arrangerait." Il prit un air ironique, et ses mots sonnèrent si âprement qu'elle en ressentit une peine physique. "Si je suis mort, ils pourront dire que j'étais un vrai héros, dont personne n'avait jamais reconnu le génie. Tant que je suis vivant, ils ne peuvent que me haïr. Ils sont coincés. Personne ne veut avoir à faire au meurtrier de Dumbledore, un mangemort soi-disant repenti."

Il fit disparaître le journal d'un geste de la main, ne voulant probablement pas supporter des photos de Ronald Weasley dans son manoir personnel plus longtemps.

- "Personne, sauf vous."

Elle était incapable de dire si son ton était accusateur ou pas.

Il fit apparaître un miroir, et effaça les traces de sang qui restaient sur sa joue d'un geste de la main.


Le temps passa ; juin arriva. Le temps au manoir ne changea pas. Il faisait toujours froid. S'ils allaient au Chemin de Traverse, la chaleur la surprenait.

Ce matin là, il vint la réveiller comme d'habitude.

- "Nous partons, Miss Granger", lui dit-il. "En randonnée."

En randonnée ?

- "Nous allons évaluer vos progrès en marche à pied, et potions sur le terrain. Sur la route, nous pourrons également vérifier si vous connaissez les plantes des forêts. Nous dormirons sous la tente, mais ne vous attendez pas à un confort sorcier. Il devrait faire suffisamment chaud pour que nous n'ayons pas besoin d'équipement particulier."

Elle fit de rapides adieux à Osty. Il lui agrippa le bras, et ils transplanèrent au beau milieu d'une forêt. Elle ne prit pas la peine de lui demander où ils se trouvaient ; elle savait qu'il ne lui dirait pas.

Ils marchèrent jusqu'au milieu de la journée, où il lui demanda d'allumer un feu, sans sa baguette, à la méthode moldue. Puis avec sa baguette. De métamorphoser un bout de bois en un chaudron respectable, qu'on pourrait utiliser pour une potion.

Il sortit un sachet de flocons de ses robes, le versa dans le chaudron, et rajouta de l'eau. Les flocons gonflèrent. Ils n'avaient aucun goût, mais étaient nourrissants.

Ils repartirent. Il faisait très chaud, et elle avait envie d'enlever sa cape et ses robes. Elle n'osait pas lui demander. Vers quatre heures de l'après-midi, d'après le soleil, elle remarqua qu'il transpirait légèrement. Elle voyait une goutte de sueur couler le long de sa tempe.

- "Maître ?"

Il lui fit signe de continuer.

- "J'ai chaud, je boirais moins d'eau si j'enlève ma cape et ma robe."

- "Enlevez ce que vous voudrez, du moment que vous restez dans une tenue décente, Miss Granger." Il devait vraiment avoir chaud pour le lui permettre.

Elle s'arrêta et il attendit, l'air impassible. Il tendit la main et attrapa ses robes et sa cape, qu'il plaça sur son épaule. Il passa un regard indéchiffrable sur son corps, son jean, son débardeur. Elle rougit ; c'était la première fois depuis des mois qu'elle ne portait pas ses lourdes robes. Elle se sentait légère, comme libérée.

Elle se sentait libre et nue, et il était là pour le voir.

Elle sentit soudainement quelque chose qu'elle n'avait pas été en mesure de voir auparavant ; elle était la lumière dans sa vie. Elle était légère, au soleil, exposée à lui ; et lui se cachait sous les arbres, portant ses robes noires comme une armure au monde, la regardant depuis l'ombre.

Elle eut subitement l'impression qu'il était son ange gardien, un ange des ténèbres qui veillait sur elle depuis son enfer.

En un flash, elle eut la certitude que Minerva avait eu raison ; il tenait à elle, bien sûr, puisqu'elle était la vie qu'il n'avait pas eue, et qu'elle vivait la chance qu'il n'avait pas prise.

Elle aurait pu espérer qu'il sortirait du couvert des arbres pour la rejoindre à l'endroit que touchait le soleil ; mais elle savait qu'il ne le ferait pas. Alors elle le rejoignit dans l'ombre. Elle se hissa sur la pointe des pieds, passa ses mains autour de son cou, et l'attira à elle jusqu'à ce que leurs fronts se touchent.

Lorsqu'il plongea dans ses yeux cette fois-là, elle sut que c'était elle qui le sauvait de la prison qu'il s'était construit, en s'enfermant, de sa propre volonté, avec lui.

Il rompit la connexion un moment après, et ce fut comme si rien ne s'était jamais passé ; elle savait qu'elle l'oublierait. Elle croirait avoir rêvé. Dans quelques jours, quand ils sortiraient de cette forêt, elle redeviendrait son apprentie, celle qui croyait que son Maître ne l'aimait pas. Mais pour l'instant, pour une heure, pour une nuit, elle savait la vérité.

Qu'elle était entrée dans son cœur, derrière la barrière de glace, là où personne, jamais, n'avait pu l'atteindre.