Helloooo! on se rapproche de la fin mine de rien^^
Il y a un lemon à la fin, celles qui n'aiment pas sauteront.
Araniel dansait nerveusement d'un pied sur l'autre, les bras croisés. Il lui semblait que les hautes voûtes de granit et les larges colonnes de pierre blanche qui l'entouraient l'écrasaient complètement. La ranger se sentait autant à sa place dans l'immense salle du trône de Minas Tirith qu'un oliphant dans un magasin de porcelaine. Elle avait l'impression de faire tâche dans le décor.
Et pourtant c'est ma place légitime.
C'était SON, royaume, SA Cité, SON trône. Tout ça lui revenait de droit. Mais elle n'en voulait pas.
Elle tourna nerveusement l'Anneau de Barahir autour de son doigt. Un tic qu'elle avait depuis des années. Depuis qu'elle possèdait cet Anneau en fait. C'était un joli bijou d'argent représentant deux serpents aux yeux incrustés d'émeraudes mordant une couronne de fleurs d'or. L'emblème de sa maison, et la seule chose qu'elle tenait de son père.
Le symbole d'un héritage bien trop lourd à porter.
- Dame Araniel?
La voix la fit frissonner. Elle se retourna.
- Seigneur Boromir.
C'était la première fois qu'elle le revoyait depuis qu'elle avait surpris sa conversation avec son frère, et son coeur se mit à cogner follement dans sa poitrine, comme un oiseau essayant de s'échapper d'une cage.
Enfin, qu'elle le voyait officiellement.
- Gandalf m'avait dit que je vous trouverais ici.
Elle l'observa à la dérobée. Il avait l'air épuisé, se mouvait avec une certaine apathie, et avait une petite estafilade au dessus d'un sourcil, mais il semblait en bonne santé.
- J'ai appris, pour votre père. Je suis désolée.
Il haussa les épaules et écarta le sujet de la main. S'il était triste, il ne le montrait pas.
- Si vous connaissez les circonstances, je pense que vous comprendrez que cela ne m'affecte pas le moins du monde.
Ça, c'est le Boromir que je connais.
Cachant la moindre émotion derrière un bloc d'impassibilité et d'indifférence.
Pourtant j'ai aperçu l'autre Boromir.
Elle sourit d'un air navré.
- Vous mentez très mal, mon ami.
Et pourtant, il est vrai que je ne parviens pas une seule seconde à regretter Denethor.
Ces retrouvailles n'étaient pas celles à laquelle elle s'attendait. Elles avaient un goût officiel et protocolaire et c'était en partie sa faute.
Je peux faire mieux que ça.
Mais au moment où elle allait enfin faire quelque chose, Boromir se mit à genoux et tira son épée.
- Que...qu'est-ce qui vous prends? balbutia-t-elle.
Boromir, à genoux devant moi? Ça ressemble à une mauvaise plaisanterie.
Il lui présenta la lame.
- En tant qu'Intendant, il est de mon devoir de faire serment d'allégeance au souverain légitime de Minas Tirith.
- Je...
Ça, c'était bien la dernière chose à laquelle elle s'attendait. Après tout, en tant qu'Intendant, Boromir ne représentait pas seulement le Gondor, il ÉTAIT le Gondor. Son engagement représentait celui de la nation entière, et Araniel eut le vertige rien que d'y penser.
La voix du gondorien résonna sous les voûtes de pierre et elle eut l'impression que c'était non pas celle d'un seul Homme, mais celles de milliers.
- Je jure par les Valars, par mon titre d'Intendant et par la Cité Blanche de servir ma Reine et de lui faire allégeance. Je jure de l'assister et de la protèger sans faillir. Je jure d'être à ses côtés et de mourir pour elle si mon devoir l'exige.
Mais je ne veux pas que tu meures pour moi, Boromir.
- Mon épée est vôtre, votre Majesté.
Je ne suis déjà plus Araniel.
Elle lui tendit la main, qu'il prit avec hésitation.
- Relevez-vous, Intendant Boromir du Gondor.
Elle exerça une traction sur le bras tendu pour le remettre sur ses pieds et l'attira brusquement contre elle, enfouissant son nez dans le creux de son cou. Il laissa passer un instant de surprise avant de refermer ses bras autour d'elle.
- Ne vous mettez plus jamais à genoux devant moi, Boromir. Vous n'avez pas à le faire, murmura-t-elle.
- C'est le privilège qu'ont les rois.
- Et c'est la Reine qui vous l'ordonne.
Elle sentit qu'il lui rattachait quelque chose autour du cou.
L'Evenstar?
- J'en ai pris grand soin.
Elle referma instinctivement ses doigs dessus. Le bijou, de même que la chaîne sur sa peau, était chaud. La chaleur de Boromir. Elle serra le poings, sentant les angles lui rentrer dans la peau.
Il la lâcha, visiblement à regret.
Un bruit de pas se faisait entendre dans le couloir. Gandalf entra dans la pièce.
- J'ai interrompu quelque chose?
Il fut suivi quelques instants plus tard par Eomer, Legolas et Gimli. Le Nain s'adjugea sans façon le fauteuil de l'Intendant et alluma sa pipe.
Denethor aurait fait une crise cardiaque en voyant ça.
- Frodo est hors de ma vue, annonça Gandalf. Les ténèbres s'épaississent.
- Si Sauron avait l'Anneau, nous le saurions, dit Araniel.
- Pas sûr, murmura Boromir. Il est retors.
- C'est seulement une question de temps. Il a subi une défaite, mais derrière les murs du Mordor, l'ennemi se rassemble.
Gimli exhala un nuage de fumée.
- Laissons le attendre et pourrir si ça lui chante. Pourquoi s'en soucier?
L'Istar soupira.
- Parce que dix mille Orcs se tiennent entre Frodo et Mount Doom.
Le vieux Mage baissa les yeux.
- Je l'ai envoyé à sa perte.
- Non, dit froidement Araniel. Je refuse de le croire.
- Il y a toujours de l'espoir pour Frodo. Il a besoin de temps et d'un libre passage à travers les plaines de Gorgoroth. Nous pouvons lui offrir cela.
- Comment?
Araniel observa l'assistance. Ils étaient tous suspendus à ses lèvres.
- Attirons au dehors l'armée de Sauron. Vidons ses terres. Rassemblons toutes nos forces et marchons sur la Porte Noire.
Elle venait sans doute de lâcher une bombe. Il y eut un silence.
Gimli s'étouffa avec sa fumée et se mit à tousser.
- Nous ne pouvons obtenir obtenir la victoire par les armes, observa Eomer.
Je sais.
- Pas pour nous, dit-elle. Mais nous pouvons donner sa chance à Frodo si nous gardons l'oeil de Sauron fixé sur nous. Rendons le aveugle à toute autre chose. - Une diversion, commenta Legolas.
Commentaire très utile. Merci, Captain Obvious. Enfin, au moins, il a saisit l'idée.
- Certitude de mourir. Chances de succès limitées. Qu'attendons nous? fit Gimli d'un air faussement enthousiaste.
- Sauron suspectera un piège, dit Gandalf d'un air sceptique. Il ne mordra pas à l'hameçon.
Araniel sourit amèrement.
- Oh, dit-elle, je crois que si.
- Fort bien, s'exclama finalement Gandalf. Si vous avez des choses importantes à faire ou à dire, faites le maintenant. Demain vous n'en aurez peut-être plus jamais l'occasion.
Araniel eut l'impression qu'il la regardait tout particulièrement, mais ce n'était sans doute qu'une impression.
Araniel attendit la nuit noire pour agir. Elle dégaina Andùril et s'approcha du paquet de chiffons posé sur les marches, laissé à dessein par Gandalf. La ranger prit une grande inspiration et arracha le tissu.
Dessous, le Palantir était opaque et sombre.
Rien.
Puis l'Oeil apparut, nimbé de flammes, et grandit, grandit jusqu'à occuper entièrement le globe. Araniel posa sa main dessus.
Immédiatement, la présence chercha à entrer dans ses pensées, mais elle s'était préparée, cette fois. Sauron s'acharna quelques instant sur ses défenses mentales, sans parvenir à pénètrer dans son esprit. C'était douloureux, mais elle parvenait à le tenir à distance.
Araniel souleva le Palantir à la hauteur de ses yeux.
- Longtemps tu m'as traquée. Longtemps je t'ai évité. C'est terminé.
Quatre vingt sept ans pour en arriver là.
Elle leva brusquement Andùril.
- Contemples l'Épée d'Elendil.
Ça te rappelle des souvenirs?
Le globe se mit à murmurer furieusement. Et puis une image apparut dans la pupille fendue de l'oeil. Une image qui grandit jusqu'à faire disparaître Sauron lui même.
Il sait.
Boromir, pâle comme la craie, immobile, les yeux clos, un filet de sang au coin des lèvres. Mort.
Elle lâcha brusquement le Palantìr qui roula au loin, et recula d'un bond.
Comme dans son rêve, elle vit l'Evenstar tomber comme au ralenti et exploser en myriades d'éclats nacrés sur le sol.
Des larmes silencieuses se mirent à couler sur ses joues.
Pourquoi LUI m'a-t-il comprise mieux que moi-même?
Les mots de Gandalf dansèrent dans son esprit.
- Si vous avez des choses importantes à faire ou à dire, faites le maintenant. Demain vous n'en aurez peut-être plus jamais l'occasion.
Et moi qui voulait du temps.
Mais il n'y a plus de temps. En fait, je crois même qu'il a accéléré.
Araniel prit une grande inspiration. Elle ne savait pas ce qu'elle faisait, ni ce qu'elle voulait. Ou plutôt si, mais elle aurait préféré l'ignorer. Elle essuya rageusement ses yeux et se releva mécaniquement.
Deuxième étage. Il lui sembla qu'elle ne l'atteindrait jamais.
La porte lui sembla un obstacle presque insurmontable. Elle frappa et recula aussitôt, les yeux baissés.
Boromir apparut dans l'encadrement.
- Dame Araniel?
Le ton était neutre.
Je t'en supplie, ne me regarde pas comme ça.
- Je vous ai demandé du temps pour réfléchir.
Boromir leva un sourcil.
- Et?
- Vous ne pouvez pas me donner un temps que vous n'avez plus. Que nous n'avons plus.
Bravo. C'était d'un clarté merveilleuse. Il n'a rien compris.
- Donc, en clair, c'est non.
- Idiot, dit-elle.
Elle crocheta le col de sa chemise et l'attira à elle, se hissant sur la pointe des pieds pour presser sa bouche sur la sienne. Immédiatement, les mains de Boromir se verrouillèrent sur ses hanches, la plaquant contre lui. Araniel croisa ses jambes autour de sa taille et emmêla ses doigts dans les cheveux du gondorien.
Il n'y avait plus de retour en arrière possible, elle le savait.
Mais demain je vais le perdre.
Araniel sentait son excitation grandissante frotter contre le point sensible et déjà passablement douloureux entre ses cuisses et ce simple contact la rendait folle malgré leurs pantalons respectifs. Elle perdait peu à peu ce qui lui restait de contrôle d'elle-même, incapable de résister à la fournaise qui lui dévorait les entrailles.
J'ai pas envie de résister de toute façon.
Boromir recula, ferma la porte d'un coup de pied et la porta jusqu'au lit avant de la laisser tomber sur le dos sur le matelas. Le souffle court, ils s'observèrent un moment, Boromir à quatre pattes au dessus d'Araniel, comme suspendus l'un au dessus de l'autre.
Yeux vert pâle contre bleu acier.
Et puis Boromir passa un bras sous sa taille et l'autre derrière sa tête et réclama à nouveau sa bouche avec avidité. C'était furieux, brutal, presque violent. Mais ça les brûlait tous les deux depuis trop longtemps.
C'était la première et sans doute la dernière fois.
Boromir agrippa les lacets de la chemise d'Araniel et tira fébrilement dessus.
- Pourquoi est-ce que tes vêtements sont aussi compliqués à défaire? maugréa-t-il.
- Je pourrais te poser la même question, souffla-t-elle. Tu en portes beaucoup trop.
Araniel fit sauter les attaches métalliques de la tunique du gondorien.
- Tu es une allumeuse, ranger, marmonna-t-il.
- Et toi un beau salaud.
Il fit distraitement glisser ses doigts sur la hanche d'Araniel, remontant le tissu de la tunique pour rencontrer la peau nue.
- Je sais.
Il fit passer sa tunique par dessus sa tête. Et elle devait bien admettre qu'il avait un torse magnifique, aux muscles puissants, avec des épaules très larges et des hanches étroites, parfois barré d'une fine cicatrice, dont trois, celles des flèches, étaient encore très marquées.
Elle se sentit encore plus maigre et pitoyable que d'habitude.
- Et c'était moi l'allumeuse? lança-t-elle sur un ton sarcastique.
- Oui, murmura-t-il en continuant de s'escrimer sans succès sur les lacets de sa chemise avant de déchirer le tissu sur toute sa longueur.
- C'est mieux, fit-il.
Araniel croisa instinctivement ses bras sur sa poitrine découverte. Plus pour cacher ses cicatrices que ses seins, d'ailleurs. Un vieux réflexe.
Il lui agrippa doucement les poignets pour les plaquer sur le matelas.
- Shht. Tu es belle.
Elle se renfrogna.
- Tu dis ça pour me faire plaisir. J'ai beaucoup trop de cicatrices pour...
- Elles sont toutes sur le devant, l'interrompit-il. Tu sais ce que cela signifie?
- Non.
- Que tu ne fuis pas. Que tu affronte tes ennemis en face.
J'ai fui toute ma vie, Boromir.
- À mes yeux, tu es parfaite.
Le gondorien traça un chemin de baisers brûlants le long de sa mâchoire, suivit la ligne de son cou jusqu'à la clavicule qu'il mordilla gentiment.
Penser à fermer mon col demain.
Elle allait avoir des marques, et ça lui était égal, mais ce n'était pas une raison pour arborer ostensiblement des traces de ses activités nocturnes. Les mains de Boromir se fixèrent sur ses hanches, les pressant contre les siennes. Araniel passa ses bras autour de son cou, explorant lentement son dos dont elle sentait les muscles puissants onduler sous ses doigts.
Boromir n'était pas du tout comme Elladan. L'Elfe était tout en finesse. Et sa peau était bien plus froide.
Il continuait de descendre sa bouche sur son corps, embrassant chaque cicatrice. Elle commençait à la sentir, cette chaleur familière qui partait du ventre et irradiait lentement tout son corps en vagues douces, des orteils jusqu'aux cheveux.
Araniel renversa la tête en arrière et ne put retenir un gémissement étouffé quand il referma ses lèvres sur son sein.
Valars ayez pitié.
Les mains de Boromir glissèrent sur ses hanches, passant sous la ceinture du pantalon pour le faire coulisser sur ses hanches et le long de ses hanches. Elle fit glisser l'ongle de son pouce le long de sa colonne vertébrale, lui arrachant un frisson.
Les caresses se faisaient plus sournoises. Plus alanguies. Plus intimes. Plus impérieuses aussi.
Il continuait de descendre sur son corps, embrassant méticuleusement chaque centimètre de peau à sa disposition.
Erù. S'il continue comme ça, je vais venir avant qu'il ne...
Son corps était en train de la lâcher, elle le savait parfaitement. Secouée par des spasmes de plaisir, elle ne pouvait que tenir sa lèvre entre ses dents pour s'empêcher de gémir tout haut. Parce qu'elle était à peu près sûre que les murs n'étaient pas insonorisés.
Une main curieuse se glissa entre ses cuisses, caressant doucement la peau sensible. Araniel emmêla ses doigts dans les cheveux blonds de son amant.
Aussi soyeux que ceux d'un Elfe.
Un doigt inquisiteur se glissa en elle et elle s'arqua contre sa main pour réclamer plus de contact.
Mais il lui apparut vite qu'il faisait en sorte de ne pas la satisfaire totalement, jouant avec elle, sans jamais lui donner tout ce qu'elle voulait. C'était affreusement frustrant.
- Boromir, espèce de...
- Ma Reine souhaiterait-elle quelque chose? demanda-t-il d'un air sardonique.
Enfoiré.
- Tu sais très bien...ce que je veux.
Il sourit.
- Vos désirs sont des ordres, Votre Majesté.
Le gondorien remonta l'embrasser avec force, se glissant entre ses cuisses ouvertes. Araniel croisa ses jambes autour de sa taille.
Et puis Boromir la prit, et elle perdit la notion du temps et de l'espace. C'était violent, presque bestial. Mais Ô combien délicieux. Araniel serra les dents.
Je ne crierais pas. Je ne supplierais pas. Je ne lui ferais pas ce plaisir.
Boromir glissa soudain sa main libre le long de son corps, caressant lascivement ses seins, descendant sur son ventre avant d'atteindre le point sensible entre ses cuisses. Des larmes de rage coulèrent sur les joues d'Araniel tandis qu'elle abandonnait lentement toute notion d'orgueil et de fierté pour se déhancher sauvagement contre lui, ses hanches claquant contre les siennes.
- Que veux-tu, Araniel du Gondor? murmura-t-il contre ses lèvres.
Elle serra les dents.
Tu ne m'auras pas comme ça.
Malheureusement, elle savait que ses yeux disaient exactement le contraire.
- Je veux t'entendre le dire.
Espèce d'enfoiré. Oh, et puis merde.
- Boromir...plus...fort...plus...s'il te plaît...
- À vos ordres, ma Reine.
Il accèléra brutalement la cadence de ses coups de rein, lui arrachant un cri extatique à chaque poussée, et d'autant plus qu'elle le sentait lui aussi perdre pied au fur et à mesure qu'elle roulait des hanches.
- A...araniel, gémit-il soudain.
Jamais Elladan n'a prononcé mon nom ainsi. Jamais.
- Araniel, murmurait Boromir à son oreille, et sa voie rendue rauque par le plaisir la faisait frissonner d'excitation.
- Ma Reine...
La ranger planta ses ongles dans les épaules du gondorien jusqu'au sang.
- Oui, dit-il, et sa voix n'était plus qu'un souffle. Viens pour moi, mon amour.
Mon amour.
Araniel se cambra violemment contre Boromir, perdue dans la vague de plaisir sauvage qui déferla en elle, emportant tout sur son passage. Elle jouit en hurlant le nom de son amant à s'en arracher les cordes vocales, des étoiles dansant devant ses yeux, roulant des hanches brusquement contre lui pour l'emmener vers la délivrance.
Boromir s'effondra brusquement sur elle, la respiration sifflante, l'emprisonnant dans ses bras. Il se laissa rouler sur le côté, glissant dans son dos, la maintenant contre lui. Araniel essaya de reprendre son souffle et de récupérer un rythme cardiaque normal.
Elle sentait son souffle chaud sur sa nuque, et son corps bouillant plaqué contre le sien, et elle ne se rappelait pas que le corps d'Elladan ait été un jour aussi chaud.
Non. La froideur des Elfes...
- Je rêvais de ce moment depuis le conseil d'Elrond.
La voix grave et alanguie glissa sur elle comme de la soie. Boromir passa ses doigts sur sa nuque pour la dégager des cheveux en désordres. Ses lèvres chaudes se plantèrent au milieu des omoplates d'Araniel, et il les fit courir sur sa peau, lentement, lascivement.
- Tu n'avais pas des vêtements très seyants.
Merci de me faire remarquer mon absence totale de goût, Boromir.
- La seule chose que j'ai eu envie de faire en te voyant dedans, ç'a été de te les arracher.
Les lèvres de Boromir remontèrent doucement sur son cou jusqu'à son oreille pour la mordiller légèrement. Araniel ne put retenir un léger gémissement. Elle n'aurait jamais cru que les oreilles soient un endroit aussi sensible.
- J'ai mis une robe, à Edoras, murmura-t-elle.
- Vraiment?
Il fit glisser lentement ses mains sur son corps nu, de ses bras à ses cuisses en passant par ses hanches. Ses doigts laissaient des sillons brûlants sur la peau d'Araniel, et elle haleta légèrement.
Oh, par Erù...
- Dis-moi, murmura-t-il, combien avant moi ont eu la chance de pouvoir te toucher?
Il lui mordilla doucement la nuque, joueur.
- Voudrais-tu des noms, Boromir?
Il lui caressa doucement la cuisse.
- Peut-être, souffla-t-il d'un ton amusé.
- Et toi, alors? Tu ne me feras pas croire que tu étais puceau.
- Est-ce que je t'ai laissé croire ça une seule seconde? Et puis je suis naturellement bon au lit.
- Et modeste avec ça.
La main de Boromir se glissa soudain entre ses cuisses serrées.
- Oses me dire que c'est faux.
Araniel se coula lascivement contre lui.
- J'avais seize ans la première fois que j'ai connu une femme, murmura-t-il. Mon cinglé de père l'avait payée pour ça.
- Je suppose qu'elle n'a pas été la dernière. Elles ont du défiler après ça.
La main entre les cuisses d'Araniel se fit plus douce.
- Jalouse?
- Peut-être bien, souffla-t-elle, lui rendant la monnaie de sa pièce.
- Que puis-je faire pour obtenir le pardon de ma Reine et lui prouver mon allégeance? demanda-t-il sur un ton enjoué.
- Embrasses-moi, murmura Araniel.
Elle dormit peu, cette nuit-là. Mais, pour la première fois depuis des mois, elle dormit bien.
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