Disclaimer : Non, ils ne sont pas à moi... (ouin).

Genre : définitivement n'importe quoi.

Personnages : Dudule en premier lieu, ensuite on va bien voir.

Couple : Je ne sais pas.

Commentaire : pas pour le moment.

Bonne lecture

Hahn tah Yhel


Le monde, mes potes et moi

Chapitre 25) Je le tuerai un autre jour...

Salut à tous, je vous ai manqué ?

En tout cas me voilà de retour, frais comme un gardon, j'ai jamais bien compris cette expression, mais tant pis, elle me semblait de circonstances alors je l'utilise. Même si en vérité je n'ai pas la moindre idée de ce que peut bien être un gardon et de pourquoi il est censé être frais.

Mais assez parlé de choses sans intérêt... à moins que vous ne teniez à ce que je poursuivre sur des trucs dont je ne sais rien, je peux très bien discourir pour ne rien dire vous savez... enfin je crois que vous le savez, je vous en ai déjà fait la preuve.

Allez, je suis sympa, je retourne au repas fatidique, avec papy Roi en train de très sérieusement pourrir les membres de la famille qu'il avait dans le collimateur et moi le nez au ras des asperges, délicieuses je dois bien l'avouer, même si je ne crois pas qu'il y ait eu beaucoup de monde autour de la table pour les savourer pleinement.

Hum, en fait, je m'avance un peu, à vrai dire, même si Quatre semblait quelque peu embarrassé et ne touchait guère au contenu de son assiette, d'autres eux poursuivaient leur dégustation comme si de rien n'était, à commencer par le foutu prince Lowe qui semblait bien loin de l'engueulade magistrale qui se passait à quelques mètres de lui.

J'ai finalement relevé assez la tête pour pouvoir l'observer sans trop en avoir l'air, parce que parole, il avait tout de même quelque chose de fascinant, à manger comme s'il n'entendait pas papy Roi se déchaîner contre sa fille et ses petites filles.

Elles ont bien essayé de se défendre, mais cela n'a fait qu'augmenter le courroux royal et au final elles n'ont eu d'autre option que de quitter la table avant même d'avoir pu finir l'entrée.

Ma chère tante semblait furieuse, Réléna sous le choc d'avoir été reprise devant tout le monde et Dorothy... et bien, Dorothy, je n'aurai pas su le dire, elle n'avait pas l'air particulièrement touchée par l'algarade, plus amusée en vérité. J'ai appris par la suite que c'était tout à fait normal, ma seconde cousine était pour le moins originale et c'est rien de le dire.

Pas folle non, je ne me permettrai pas d'affirmer qu'une de mes cousines avait un grain, mais c'était pas loin cependant.

Après le départ du trio il y a eu un silence, je surveillais papy Roi, il était vraiment très rouge, respirait très fort et j'avais un peu peur de le voir s'écrouler le nez dans son assiette, Lady Éléonore devait elle aussi se faire un poil du soucis car elle avait posé sa main sur la sienne sans que personne ne bronche.

Ça ça m'a soufflé...

Qu'elle se permette un geste pareil alors que l'épouse légitime de papy Roi se trouvait à table avec nous.

J'étais vraiment naïf quand j'y repense.

J'avais beaucoup à apprendre, mais au cours de ce repas on peut dire que j'ai sacrément appris, vous pouvez me croire.

Donc mamie Reine était à la droite de papy Roi, Lady Éléonore à sa gauche et c'était Lady Éléonore qui se souciait de lui, mamie Reine elle terminait ses asperges sans leur prêter la moindre attention.

Contrairement à moi elle ne fixait pas son assiette, non, elle regardait Treize assis en face d'elle et je n'ai pas manqué de m'en rendre compte au bout d'un moment, il souriait calmement, pas ironiquement mais pas loin, et son regard avait la même lueur amusée que j'avais pu discerner lors de notre première rencontre.

Les serviteurs poursuivaient le service comme de si rien n'était et c'était un autre point qui forçait mon admiration, à leur place j'aurai pris mes jambes à mon cou depuis longtemps.

Mais ils en avaient sans doute vu d'autres les pauvres et comme tous serviteurs dignes de ce nom ils faisaient leur possible pour nous convaincre qu'ils étaient sourds, aveugles et surtout, surtout, qu'ils étaient muets.

Il valait mieux pour eux, papy Roi n'aurait pas admis que l'un d'entre eux l'ouvre devant la mauvaise personne.

Vu comment il traitait sa descendance je vous laisse imaginer ce qu'il pourrait faire à un serviteur indélicat et trop bavard, parole, je ne crois pas qu'il serait resté grand chose du gars après.

Ce n'était peut être pas passible de la cour martiale, ni du peloton d'exécution, mais pas loin.

Non, non, je ne suis pas en train d'exagérer, je vous donne ma parole, j'ai eu l'occasion d'assister au renvoi d'un gars qui avait laissé traîner des documents dans un lieu où ils n'auraient pas du être et franchement, quand il est parti il tenait à peine sur ses jambes le pauvre.

Comme papy Roi se tournait vers moi j'ai cru que ça allait être mon tour, et j'ai rentré la tête dans les épaules.

C'est le moment qu'a choisi le prince Lowe pour prendre la parole, et même si à l'époque je n'étais pas très bien disposé à son encontre j'ai apprécié son intervention.

- J'aimerai grandement que nous puissions terminer ce repas dans de meilleures conditions qu'il a commencé. A t'il dit sans même lever les yeux de son assiette.

Je l'ai trouvé sacrément gonflé de parler ainsi à mon aïeul, et au vu du regard de papy Roi, les mots prononcés par le prince Lowe n'était pas vraiment à son goût.

J'ai bien cru que le prince Lowe allait être le prochain à se faire laminer, mais avant que papy Roi ait pu dire un seul mot j'ai vu le pratiquement ex presque fiancé de ma cousine diriger son regard bleu et glacial vers mon grand-père.

Oh, pas longtemps, à peine quelques secondes, mais ce regard... je crois que je ne l'oublierai jamais.

Il n'était pas effrayant, pas menaçant, pas vraiment, mais il était spécial... je saurai pas trop dire en quoi, mais c'était le genre de regard qui vous fige sur place, le genre de regard qui vous bloque les mots dans la gorge.

Un regard de prince, de futur roi quoi...

Un regard royal, du genre que je n'ai pas et que je n'aurai sans doute jamais.

C'est sans doute un truc qu'on leur apprend dès la naissance, pour moi c'était trop tard, je peux vous l'assurer, j'ai essayé de le copier, je me suis appliqué, mais rien à faire, au mieux les personnes en face de moi ne bronchent pas, au pire elles éclatent de rire.

Oui, oui, elles éclatent de rire, je peux vous le garantir, Hilde m'a rit au nez quand j'ai essayé sur elle. Mon ego en a pris un sacré coup, vous pouvez me croire.

Quatre lui a été plus sympa, il m'a regardé gentiment, a posé la main sur mon bras et m'a dit que ce n'était pas mal pour un début, que j'avais fait de mon mieux mais que je n'avais pas un visage qui se prêtait à ce genre de regard.

En gros une façon polie de me dire de laisser tomber.

Trowa m'a gratifié d'un haussement de sourcils qui en disait plus long que des mots lorsque j'ai tenté avec lui, mais je dois bien avouer qu'avec lui je n'avais pas vraiment d'espoir d'arriver à quoi que ce soit, il était blasé à force de vivre aux côtés du prince Lowe.

Le prince Lowe lui n'a pas montré la moindre réaction lorsque j'ai essayé de l'impressionner. Pour ce coup là je dois dire que ça m'a soulagé, il aurait très bien pu me rire au nez lui aussi. Heureusement ce n'était pas trop son genre. Enfin, pas de la façon de Hilde en tout cas.

Quoi qu'il en soit, après ce regard du prince Lowe le repas s'est poursuivit dans le calme, pour ne pas dire dans un silence des plus religieux et c'était pas plus mal, comme je l'ai dit, les plats étaient vraiment bons et il aurait été dommage qu'ils finissent par nous rester sur l'estomac.

J'étais presque à être reconnaissant envers le prince Lowe, mais cela n'a pas duré, alors que les desserts venaient d'être amenés il l'a à nouveau ouvert et j'aurai préféré qu'il continue à la fermer, parce qu'il a ramené sur le tapis l'avenir commun de nos deux royaumes, avec une proposition qui m'a fait bondir.

J'ai même pas pu apprécier le dessert, et ça c'était vraiment un sale coup de sa part, j'aurai sans doute mieux pris la chose s'il m'avait laissé savourer ce délicieux gâteau, mais cet enfoiré avait décidé de me pourrir la vie, y'avait pas d'autre explication au choix de faire cette proposition à ce moment précis.

Je devais avoir les yeux qui brillaient de plaisir anticipé et ce sale type a voulu me priver de ce plaisir... c'est vous dire à quel point il pouvait être mauvais l'animal.

Donc, et sans aucun remord, il a tranquillement fait une proposition à papy Roi devant tout le monde.

Une proposition qui m'a immédiatement donné envie de lui sauter au cou, et pas pour un câlin, bien pour lui régler son compte si cela m'était possible.

Je me suis retenu parce qu'il n'était pas admissible que je cherche à étrangler le prince du royaume voisin à la table du déjeuner, mais je vous jure qu'à cet instant je me promettais que je le tuerai un autre jour.

Le gâteau avait un goût désagréable après ça. Un goût terriblement amer.

Et non, je ne vais pas vous dire en quoi consistait cette proposition, je préfère la garder pour une prochaine fois.

Sur ce, je vous laisse pour aujourd'hui, les charges que je dois supporter m'appellent en d'autres lieux.

Allez, ne râlez pas, je vais revenir, c'est promis, je ne sais pas quand, mais je reviendrai !

A suivre