A/N:
Surprise sous le sapin...
Est ce qu'il y a encore quelqu'un ici ?
(l'univers Twilight appartient à S.M)
Chapitre 23.
Les personnes endommagées sont les plus dangereuses:
Elles savent qu'elles peuvent survivre.
...
Pdv Bella :
(Jeudi 11 Septembre)
Cette fois ci sera peut-être la bonne.
Amaigrie et pâle comme la mort, il vomira avant de me jeter de sa résidence.
Aucun des deux maillots apportés ne m'allait vraiment. J'avais perdu là où il fallait remplir. Et quelle idée de n'avoir apporté que des maillots deux pièces… Je me tournai pour vérifier mon dos, les hématomes avaient eu le temps de disparaître… et les cicatrices étaient bien dissimulées par le tatouage… Celui ci semblait si imposant tout de suite…
Je soupirai.
Si Rosalie voyait mon dos… Elle qui voulait absolument me faire tatouer à l'âge de seize ans…
(Flash back.)
« Nous devons marquer le fait que nous sommes sœurs ! »
« C'est marqué sur nos pièces d'identité, Rose… »
Elle me souleva son sourcil parfaitement taillé.
« Enfin, non… » me souvins-je.
J'avais tendance à oublier que nous étions une famille recomposée… Et Renée n'avait toujours pas accepté la demande en mariage de Charlie… Personne ne doutait de son amour pour lui mais disons qu'elle aimait encore davantage l'indépendance… Le mariage sonnait pour elle comme une espèce de restriction… d'étouffement… ''J'aime ton père au delà du mariage, chérie, pourquoi me limiter à un papier ? '' me disait-elle.
« Regarde, il y a un studio ultra clean, où le gars fait de la calligraphie comme tu aimes tu pourrais choisir un motif universel ? » Rose s'arrêta deux secondes en soulevant son regard de mon radioréveil – elle venait de le démonter pour le réparer. « Mmh, non… Truc universel – connerie – plutôt quelque chose sur la danse ? Ou une citation d'un de ces bouquins que tu lis ? »
« Mouais… Et toi tu ferais quoi ? » demandai-je en repassant ma tenue pour la prochaine compétition.
« Je sais pas encore… » Elle retira le tourne vis qui attachait ses cheveux en un chignon lâche, ils tombèrent autour d'elle dans de longues vagues dorées… « Je me suis dit une rose à l'intérieur du poignet ou sur la nuque – Rosalie – Rose – tu vois ? Mais ça fait tellement ''fille'' une rose… Pas pour moi… »
Je ris, « Cesseras tu de m'étonner ? »
« Jamais, chérie… » marmonna-t-elle en se concentra sur une pièce du radioréveil.
Mais elle avait raison quelque part… Evidemment, elle n'était pas un garçon, mais dire qu'elle était une fille serait réduire Rosalie à si peu… « T'as qu'à choisir la tige d'une rose, sans les pétales, avec des épines bien aiguisées… » proposai-je.
Elle arrêta à nouveau ce qu'elle faisait en me regardant sans vraiment me voir. Elle était en train d'imaginer le dessin sur elle… « Une tige autour de ton poignet… comme un bracelet… mais dangereux… » ajoutai-je comme si je vendais mon produit, « Comme toi. » conclu-je en lui faisant un clin d'œil. Un sourire aux dents blanches et aux lèvres rouges, apparu progressivement en validation…
« Tu vois, on doit absolument marquer qu'on est sœur. » confirma-t-elle. J'envoyai rouler mes yeux au plafond tout en riant.
« On a nos boucles d'oreille, au fait ? ça ne suffit pas ? » rappelai-je. Renée nous avait offert un cadeau tout récemment et sans raison – parce qu'évidemment Renée ne se conformait pas aux dates d'anniversaires, et autres standards… C'était une petite boite bleue nuit qu'elle avait ouvert pour Rosalie et moi : une paire de boucle d'oreille en or s'y trouvait. Une longue tige fine au bout de laquelle pendant une petite lampe comme celle d'Aladdin dans le Disney… Rose et moi, nous nous étions regardées dans l'étonnement, je me souviens… Pour qui de nous deux était ce cadeau ?
Renée avait accroché une boucle à l'oreille gauche de Rosalie puis une boucle à mon oreille droite.
« A garder pour toujours les filles… A l'intérieur de chacune des lampes se trouve un génie qui vous protègera l'une et l'autre. » fit-elle en souriant, « Mes deux superbes filles… » avait-elle murmuré fièrement, « Bon, je vous laisse quand même une oreille chacune, au cas où vous seriez tentée par le conformisme de la mode. » lança-t-elle légèrement avant de retourner à la tarte aux cerises qu'elle essayait d'innover depuis une semaine…
« Mais ce n'est pas indélébile, Bella ! » me sortit Rose des souvenirs.
« C'est de l'or : ça ne risque pas de dépérir – ni de se démoder ! »
« Chérie, je ne suis, de toute façon, pas à la mode » lança-t-elle en poussant ses cheveux de son champ de vision, « Je crée la mienne – »
« – Oui, je sais, mais on se comprend – »
« – Et si une de nous deux perdait sa boucle ? »
« Mmh… » réfléchissais-je en accrochant ma tenue repassée sur un cintre, « On achète une autre paire ? »
Elle fit tourner le fauteuil sur lequel elle bricolait, pour afficher une expression pleine de gravité.
« Et tu fais quoi de nos génies ? »
Je clignai des yeux avant de repérer la faille sur son visage.
Puis nous explosions de rire.
(Fin flash back)
« Putain de génies… Ils ont foutus le camp depuis longtemps… » murmurai-je dans la salle de bain, face à mon image rendue par le miroir.
Quel destin… J'étais aujourd'hui celle qui avait le dos ancré d'une énorme toile de roses inaltérable…
Je soupirai à nouveau.
Bon, allez… Un jacuzzi avec Edward Cullen…Pas moins de l'homme dont j'avais réussi à tomber misérablement amoureuse… Un jour, j'atteindrais bien l'apogée des complications… Un point où je ne pourrais pas être dans pire que le pire…
J'enfilai le peignoir blanc accroché près de la porte en prenant lentement conscience du niveau d'hypocrisie dans lequel je me trouvais.
Etre avec Edward n'était tellement pas le pire dans ma vie…
J'aurais pu esquiver ce jacuzzi. J'aurais même dû l'esquiver. Mais je ne l'ai pas fait.
Parce que cet homme était le meilleur.
…
Pdv Edward :
...Fais la rire…
J'aurais voulu que Ben assiste à la foutue situation et qu'il m'explique comment la faire rire, bon sang…
Je m'immergeai plus profondément dans le jacuzzi, tout en soupirant. L'eau était presque brulante… Cette soirée m'avait rendu tellement tendu que j'avais besoin de ramollir mes os. Je laissai ma tête reposer en arrière sur le rebord et je fermai les yeux.
Qu'est ce qui pouvait l'accabler à ce point ?
Etait-ce sa sœur le problème ? Allait-elle moins bien ? Je passai une main dans mes cheveux mouillés… Esmé ne balancera aucune information même si je la suppliais, bordel…
Comment pouvais-je la décharger ?
J'entendis le bruit de pas dans la salle, je ramenai ma tête en avant pour la découvrir debout dans un peignoir blanc…
« Je t'ai épuisé… » fit-elle doucement.
« T'inquiète pas pour mon stock d'énergie. »
Il semble infini quand ça te concerne…
« L'eau est presque brulante, je te préviens… »
Et je savais pas qui de nous deux je prévenais réellement.
Ce qui allait suivre relevait du masochisme pour ma part. Elle sera en maillot de bain à quelques centimètres de moi, dans la même eau que la mienne… Ne pas faire de connerie semblait impossible.
Mais, en même temps, je voulais qu'elle entre dans le bain d'elle même, je voulais sa confiance, son adhésion, et tout le reste.
Elle se rapprocha du jacuzzi, toujours dans ce foutu peignoir qu'elle retenait par ses mains devant la poitrine. Elle s'arrêta devant moi, et je me demandais si elle s'apprêtait à entrer dans l'eau, habillée. Elle trempa la pointe de son pied, je vis ses sourcils froncer, puis elle le retira.
« Tu veux que je réduise la température ? » Je pris la télécommande sur le bord du jacuzzi.
« Non, ça va aller… »
Elle ouvrit alors le peignoir avant de le laisser glisser lentement derrière elle pour qu'il finisse au sol.
Et ce fût brutal.
Ma tête - ma bite - mon souffle et mon putain de coeur - rien n'avait pu être préparé.
Elle semblait trop fine, on voyait légèrement ses côtes sous le haut du maillot… et l'avant des crêtes iliaques débordait au dessus du slip. Et blanche… blanche…
Dans un maillot noir, deux pièces, sans aucune sophistication, elle pénétra lentement dans l'eau...
Et moins je voyais de peau... Et plus je déraillais...
Elle plia ses genoux quand elle se rendit compte que nos pieds se toucheraient si elle étendait ses jambes. Puis elle ferma les yeux avant de s'immerger davantage dans l'eau… Ses bras le long de son corps… Et elle expira lentement… Ses cheveux étaient attachés dans un chignon haut et lâche… Exposant son cou fin à la tentation de la mordre... Et cette boucle d'oreille qui pendait que d'un coté... Et les branches des roses bleues qui débordaient en avant sur chacune de ses épaules…Et la vapeur qui semblait se concentrer qu'autour d'elle...
Elle semblait appartenir à un monde de dieux, de sirènes et autres chimères du genre...
Elle semblait bien…
Elle rouvrit ensuite les yeux comme si elle avait oublié que j'étais là.
Son regard parcouru mon visage puis mon cou et mon torse jusqu'à mes jambes complètement détendues, croisées au niveau des chevilles. Ses bras vinrent entourer ses jambes fléchies contre elle.
« Merci… » murmura-t-elle, sa voix était légèrement enrouée…
« Raconte moi tes journées. » demandai-je presque au hasard, juste pour couper la foutue sensation d'être hypnotisé par cette fille.
« Je suis à l'hôpital. » fit-elle en soulevant les épaules, toujours là à convaincre le monde qu'elle était tout sauf originale.
« Avec ta sœur ? »
Elle baissa son regard.
Je réduis le mien.
« Ta sœur doit avoir des séances de thérapie et autres conneries du genre, tu l'accompagnes, c'est ça ? » Je comprenais pas pourquoi elle passait toute la journée avec elle.
Elle ramena son regard sur moi en fronçant les sourcils.
« Non ? »
« Alors tu fais quoi toute la journée avec elle ? »
C'est elle qui réduit son regard maintenant.
Elle n'appréciait pas que je creuse dans ses affaires.
Et je n'appréciais pas qu'elle me mente.
« J'attends. » répondit-elle en me défiant du regard.
« Et tu fais quoi en attendant ? » Je ne pouvais pas m'en empêcher. Je savais que je risquais de la faire fuir, « Tu peux venir me voir dans mon service. » tentai-je de rattraper tout en me demandant ce que ça ferait de la voir dans mon lieu de travail – dans mon monde – au vu de tous.
Elle baissa à nouveau son regard, en agitant la tête dans la négative, en souriant, comme si elle était rassurée.
« Non, non… » ajouta-t-elle, « C'est impossible. »
« Pourquoi ? »
« Parce que. »
« C'est pas une réponse. »
« J'ai des affaires à régler Edward, j'ai pas le temps de me promener à l'hôpital.»
« Quelles affaires ? »
Sa bouche resta ouverte.
« Attendre que ta sœur finisse avec ses traitements ? C'est ça tes affaires à régler ? »
Elle regarda dans le vide derrière moi – autour d'elle – comme à la recherche d'une réponse – d'une fuite.
« On ne peut pas se pointer au job des clients. C'est interdit dans tout contrat de location.»
Comme un robot.
Formatée pour me sortir exactement ce que je ne voulais pas entendre.
Je vis son regard passer sur ma main droite. Celle ci formait maintenant un poing qui se relâcha ensuite lentement.
« Approche. »
Sa bouche s'ouvrit légèrement avant de se refermer. Puis elle avala.
Si tu me cherches, tu me trouves.
« Je le répèterai pas. »
Elle plaça ses mains sur le rebord du jacuzzi et elle se fit glisser vers moi, jusqu'à finir entre mes jambes que j'avais écarté. Les siennes toujours bien fléchies vers elle. Son corps était si fin qu'elle arrivait à éviter le contact avec mon corps tout en étant encerclée par mes jambes et mes bras posés sur les rebords. Son visage était à une dizaine de centimètres du mien. Elle regardait quelque part sur mon cou qu'elle brulait par son souffle…
J'étais déjà en feu.
Par ses putains d'histoires de contrats et de location. Par son incapacité à me mentir. Par son innocence. Par sa proximité.
J'en pouvais plus.
Mes mains se placèrent sur ses épaules puis elles descendirent le long de ses bras.
« La chair de poule dans une eau brulante… » murmurai-je près de son oreille, « Comment le prendre ? »
Sa tête se pencha vers moi.
Et cette chair de poule n'était pas de la peur.
« Tourne toi. »
Parce que je la dévorerais si sa bouche restait aussi proche de la mienne.
Elle recula avant de se tourner en envoyant un raz de marré de son parfum.
Je me retrouvai face à l'œuvre d'art qu'était son dos.
Et j'étais dur comme la pierre.
Et j'en avais rien à cirer qu'elle le remarque.
J'en avais rien à cirer qu'elle sache l'effet qu'elle avait sur moi.
Fragilisé – dépendant – aliéné.
Ma main passa sur son ventre. Il se contracta brusquement au contact.
Et je la tirai contre moi tout aussi subitement.
Mes cuisses serraient son corps… mon bras entourait sa taille… mon torse était collé à son dos… elle devait certainement sentir mon érection... Et ma bouche pourrait capturer la boucle d'oreille…
« Maintenant parle moi de cette location. »
Ses bras se posèrent sur mes genoux de chaque coté.
Elle voulait fuir.
« J'voulais pas – désolée – »
« – Non… » La main qui était sur son ventre remonta entre ses seins pour finir autour de sa gorge. Mon pouce passait et revenait sur la peau en regard de la boucle d'oreille. Je glissai l'autre main entre nous deux… depuis le bas de son dos… et vertèbre après vertèbre, en passant sur la bretelle horizontale de son maillot, je finis sur son cou… Je penchais sa tête d'un coté pour me laisser davantage de place dans le creux de son cou tout en gardant la vue, et sur sa poitrine et sur son tatouage…
« Eclaire moi sur les termes de ce putain de contrat… »
Et je ne savais pas comment j'arrivais encore à parler.
J'étais dans le manque absolu : si proche et si loin de tout à la fois.
Son corps n'était même pas parfait… Ses seins étaient trop petits… Ses os étaient trop visibles… Sa peau était trop pale…
Mais si je pouvais m'enterrer à l'intérieur d'elle, je serai un mort heureux.
…
Pdv Bella.
Le mal du manque.
Une douleur unique – jamais connue.
Une espèce d'émotion aussi étouffante que fascinante.
Cernée par le corps d'Edward dure comme le marbre mais brulant comme de la lave volcanique, j'étais au bord d'un précipice dont le fond m'ensorcelait.
Mes ongles étaient plantés dans ses genoux il devait croire que je résistais contre lui quand je ne luttais que contre moi.
J'en ai connu des douleurs. Tellement… Mal au point que la mort paraisse sublime.
Mais là, toute de suite, la douleur ne ressemblait à rien que je connaissais.
« S'il te plait Edward… » suppliai-je.
« Quoi ? » chuchota-t-il « S'il te plait, quoi ? »
Et il souffla doucement sur la peau sous mon oreille.
Et j'étais au bord de l'orgasme, le premier de ma vie.
« Ces tremblements… Cette chaire de poule… La rapidité de ton cœur… » La main qui était autour de ma gorge descendit jusqu'à mon cœur… « C'est pas de la peur. »
« Si... » réussi-je à murmurer, « Mais pas de toi… »
« As tu la moindre idée de ce que je pourrais te faire là ? »
« Je ne parlerai plus de contrat ou du Crystal, Edward… »
Juste arrête, par pitié…
« Dis moi, c'est quoi l'Enfer pour toi ? » demanda-t-il dans un murmure brulant la peau de mon cou…
Je n'arrivais plus à parler.
Je n'arrivais plus à penser.
« Pourquoi ai-je l'impression d'y être toute de suite ? » continua-t-il « Ton foutu cœur bat trop vite, il comprend plus ce que tu lui fais faire... »
Et la main qui reposait sur mon cœur descendit pour la courbe de mon sein.
Ma main stoppa le geste.
Le retour à la raison me permit d'ouvrir les yeux et de tourner mon visage vers le sien.
Et c'était une affaire de millimètres.
Entre l'Enfer et le Paradis.
Ses doigts s'entremêlaient aux miens.
« C'est de la folie… » réussis-je à prononcer si proche de ses lèvres
… ''Baiser'' n'a qu'un seul sens pour moi – sexuel…
Ses mots me revinrent à l'esprit.
Il n'embrassait jamais.
« L'Enfer … » confirma-t-il.
« Que serait le Paradis ? » articulai-je à peine, si maintenant, nous étions en Enfer…
« Toute de suite, j'en ai une parfaite idée… »
Je sortis ma main de la sienne et je m'éloignai brusquement.
Pris de cours, il souleva ses mains comme pour me montrer qu'il ne portait pas d'arme.
Il était l'arme. La plus dangereuse que je connaisse.
Je reculai le plus loin possible de l'autre coté du jacuzzi tout en le regardant recouvrir ses esprits.
Il passa une nouvelle fois sa main dans les cheveux.
« Tu devrais sortir du Jacuzzi. »
Il ne me regardait toujours pas.
« Je… Plus jamais, je reparlerai de la boite, Edward – »
« Stop – Juste – Sors… »
Je me levai et je me retournai pour quitter l'eau.
Je fus immédiatement gelée.
Je ramassai mon peignoir au sol et je l'enfilai en tremblant.
J'avais froid – j'avais mal – je voulais pleurer – crier.
Je pris la fuite sans me retourner.
….
(Vendredi 12 Septembre)
« Vous me devez quelques poissons… »
J'arrêtai mes pas au milieu du couloir de psychiatrie et je me tournai vers la mère Cullen qui m'accompagnait chez Rosalie.
« Votre sœur a démonté l'aquarium dans mon bureau. » annonça-t-elle.
Je la fixais, ahurie.
« Elle tenait absolument à comprendre le système de drainage de l'eau. Apparemment, il est particulier… Je m'y connais pas vraiment – mais en tout cas les poissons n'ont pas survécu. » Docteur Cullen m'expliquait la situation sans me donner le sentiment que je lui devais vraiment quelque chose… Un sourire en coin s'affichait progressivement sur son visage… Parce qu'elle savait, comme moi, ce que ça signifiait… Et je ne pouvais pas empêcher de sourire en retour – mon corps entier devait lui sourire – et j'avançais sans réfléchir vers ce médecin aussi spécial que son fils pour la serrer dans mes bras.
« Elle démontait tout… » murmurai-je sur son épaule tandis que je sentais ses bras m'entourer doucement, « Mon dieu, elle est vraiment revenue… » Et pour la première fois, les bras autours de moi n'étaient pas gênant, le sentiment d'étouffement n'était pas là… Et le soulagement était encore plus fort…
« Nous discutions de sujets très sensibles, et je crois que se concentrer sur la mécanique de l'aquarium lui a permit de se libérer et de m'apporter les réponses aux questions que je me posais. Ce fut plutôt passionnant. »
Je m'écartais lentement du corps de Docteur Cullen en essuyant mon visage.
« Elle l'a remonté au moins ? » demandai-je, je n'arrivais pas à effacer le sourire sur mon visage même si les larmes semblaient permanentes dessus.
« Oui, après avoir compris le système pièce par pièce, tout est revenu à sa place. » répondit-elle sur ce ton naturellement maternel. « Sauf les poissons. » conclu-t-elle en souriant.
« Je m'en occuperai. »
Une nouvelle dette à ajouter à ma liste, mais celle ci en valait la chandelle.
Je sentis mon téléphone vibrer dans mon Jeans, je m'en emparai et vit qu'Alice m'appelait. Je venais tout juste de sortir de Pédiatrie… Nathan allait très bien… L'appel la concernait sûrement elle et son histoire amoureuse. Je le remis dans ma poche sans répondre.
« Je rappellerai plus tard… » murmurai-je surtout à moi même mais je savais que Docteur Cullen m'observait.
« Est ce que son frère est dans le coin ? » me demanda-t-elle.
Je soupirai avant de répondre.
« Pas vraiment…- Enfin, si… » Je soupirai à nouveau alors qu'on poursuivait nos pas dans le couloir. « C'est compliqué. »
Elle ne dit rien comme d'habitude.
Elle savait que j'allais finir par préciser comme d'habitude.
« Depuis l'accident… Cette phobie des hommes s'est répercutée sur Jasper et… Ce fut très dur pour lui – alors qu'il n'a rien fait – mais voilà, elle enchaînait les crises à chaque fois qu'elle le verrait lui ou n'importe quel autre homme – ou même l'allusion à l'homme de façon générale, à la télévision, dans un magasine… Bref, vous savez sûrement tout ça… »
Elle acquiesça de la tête.
Je sentis mon téléphone vibrer à nouveau dans ma poche. Je le sortis.
« Mademoiselle Hale m'a parlé de lui aujourd'hui. »
Je la fixais encore une fois dans la stupéfaction.
Rose avait effacé Jasper de sa mémoire durant l'année écoulée.
« Comment… » Je n'arrivais pas à formuler ce que j'avais en tête.
« Oui… » fit-elle simplement dans la compréhension.
Je reçu un nouveau message sur mon téléphone que j'avais en main.
Je jetai un coup d'œil rapide.
Alice.
'' Nathan est ac toi ?''
'' On ne le trouve pas ds le service.''
Je relus le message, les yeux réduits.
« Tout va bien ? »
« Je.. »
Comment ça elle ne le trouve pas ?
Je composais le numéro d'Alice.
« Je dois passer un coup de fil » fis je à Docteur Cullen qui me regardait et je pouvais voir l'inquiétude sur son visage.
« Bella ? »
« Où est le p'tit ? » demandai-je directement.
« On ne sais pas. Pas dans sa chambre en tout cas, ni dans le service - »
« - Comment ça ? T'as cherché en face de la cafèt ? »
« On cherche – où est ce que tu l'as laissé quand t'es partie ? »
« Où est ce que je l'ai laissé ? » Et je sais pas si je devenais paranoïaque ou trop susceptible mais je n'entendais que le reproche dans sa foutue question.
« Oui, t'es la dernière personne qui l'ai vu et – »
« – Je l'ai laissé dans sa chambre ! Qu'est ce que tu crois, bon sang ? »
« Calme toi – il doit juste se promener, c'est pas la première fois – je »
« – Se promener ? Nat ne s'promène pas – il a peur des gens – il – »
Je sentis Docteur Cullen m'interpeller par le bras. Elle était au téléphone.
« On me signale qu'un enfant est à l'accueil. » chuchota-t-elle en restant en ligne.
Je réduis mon regard en ayant la vague impression de perdre la tête.
« Quel accueil ? »
« Ici. Allons voir si c'est lui. »
« Attends, je te rappelle. » fis-je à Alice.
Et les pas semblaient trop courts…
Et les couloirs trop longs…
Et mon cœur trop rapide…
Et quand on arriva enfin à l'accueil de la Psychiatrie, rien n'aurait pu me préparer à la vue en face de moi.
Nathan était là.
Sur les genoux de Rosalie.
Et pour s'assurer que mon cœur s'arrête, un homme entra dans le bâtiment et se dirigea directement vers Nathan…
Directement vers Rosalie…
« Oh non, pas ça… » Je m'apprêtai à courir vers eux mais je sentis une main retenir mon bras fermement. Je me tournai vers Docteur Cullen « Qu'est ce que vous faites – ça va mal se passer – »
« – Attendez. » murmura-t-elle en fixant la scène.
Je regardais le type avancer vers Rosalie d'un air nonchalant, et je la voyais, elle continuer à sourire au petit sur ces genoux totalement inconsciente de ce qui s'approchait d'elle… en semblant sereine et calme et normale – et la scène devait appartenir à un monde parallèle – parce qu'en fait tout ça était anormale. Avec un petit garçon sur elle, Rosalie aurait déjà dû entrer dans la panique.
Je ne sais pas ce que le gars dit en se rapprochant davantage, mais je vis le visage de Rosalie se figer. Le sourire disparu, elle devint pâle, et ses mains agrippèrent le petit comme s'il était brusquement son bouclier.
Et ma respiration s'arrêta, je connaissais la suite sur le bout des doigts – je me tournai vers la mère Cullen qui regardait la scène avec une fascination que je ne lui avais jamais connu – ne comprenait-elle pas ce qui allait arriver ?
Mais il n'y eu pas de cris, pas d'agitation, pas de spasme ou de crise convulsive.
Seulement des rires, ceux de l'homme mêlés à ceux de l'enfant.
Je ramenai à nouveau mon visage sur la scène, parce que je l'avais baissé pour ne pas assister au pire.
Nathan était toujours sur les genoux de Rose mais tourné vers le gars, Rose serrait fort le petit contre elle, elle le regardait en souriant, tandis qu'il parlait au type en face d'eux.
Je me sentis brusquement manquer de force… Mes jambes devenaient tellement faibles… Le sol sous mes pieds semblait disparaitre progressivement… Des nausées s'ajoutèrent à la sensation de chaleur extrême… Je soulevai ma main comme pour essuyer la sueur de mon visage…
Et alors les visages se dédoublèrent… et tout devint flou…
Puis toute la pièce se renversa d'un coté.
Et le noir.
…
« Mais merde, amenez un sceau d'eau – »
« – ça va aller Mademoiselle Hale, ce n'est qu'un malaise vagal… Elle revient tout doucement à elle. On devrait s'écarter un petit peu. »
« Bella, alleeezzz, reveille tooiii ! » entendis-je Nathan près de moi – ou sur moi ?
« On va essayer avec ça… » entendis-je la voix d'un homme.
« Du parfum ? Pfff… ça ne marche pas ce truc… De l'eau froide va la réveiller, je la connais… »
« Tu veux parier ? »
« Combien ? »
« On fixe ça après. »
Je sentis une odeur nauséabonde et j'ouvris les yeux.
Je me retrouvais en face de 3 paires de yeux.
Nathan au centre, Rose sur ma droite depuis son fauteuil roulant, et un type dont je connaissais le regard mais que je n'arrivais pas à étiqueter toute de suite…
« Salut Blanche Neige. » fit-il en souriant.
Je jetai un coup d'oeil sur Rosalie, elle sourit doucement.
« Oui, Bella Blanche neige ! » s'écria Nathan qui était juste sur mon ventre et moi par terre…
« Je peux me lever ? » demandai-je d'une voix exténuée.
« Allez, écartez vous d'elle. » entendis-je une voix à l'arrière avec des claquements de mains…Docteur Cullen...
« Allez, champion, lève toi » fit le gars en soulevant Nathan de mon corps.
Je me levai lentement tout en observant Rosalie comme si je n'avais jamais connu la fille en face de moi…
« Je pense pas que Blanche neige était aussi pâle que toi – qu'est ce que tu nous as fait là ? » demanda-t-elle en reculant avec son fauteuil roulant comme pour mieux m'examiner sur la longueur…
« J'sais pas… » répondis-je tout simplement… Je ne comprenais plus rien… J'étais à court de mots pour expliquer l'incompréhensible… A cours de force pour donner du sens… « Putain… » lançai-je en me frottant les yeux mais ce n'était pas un rêve…
« ça va aller. » fit Docteur Cullen en se rapprochant de moi et en posant une main sur l'épaule…
« J'aimerais vous voir - en privé – genre, toute de suite ? » demandai-je parce qu'il me fallait des explications, c'était surréaliste, ou Docteur Cullen avait des pouvoirs magiques, ou ce service était enchanté, ou peut être que j'avais inventé cette dernière année durant laquelle Rosalie était un cadavre au cœur battant et au cerveau excité dés l'évocation du masculin ?
« Toute de suite, je dois voir Mademoiselle Hale, c'est important. » fit-elle calmement en en passant sa main le long de mon bras, « On pourra discuter demain si vous voulez ? »
Je ramenai mon regard vers Rose.
« Et moi aussi, je veux te voir demain. » déclara-t-elle en réduisant son regard comme si j'avais commis une bêtise ?! Elle fit un signe de tête vers Nathan pour mieux m'éclairer.
Je soupirai en envoyant valser mes yeux vers le plafond… J'étais au fond, du fond, du trou…
« Bon les cheris, c'est pas que je vous aime pas, mais Alice est genre en train de flinguer mon téléphone par messages. » Il se rapprocha de Docteur Cullen, « Chef ? » et il tendit un poing qu'elle frappa, amusée.
« Sois à l'heure ce soir. »
« Promis – juré – craché ! » Puis il se tourna vers Rosalie qui recula discrètement à l'aide de son fauteuil roulant. Le gars, dont je me souvenais maintenant comme étant l'animateur du service de Pédiatrie, souleva les mains en signe d'innocence tout en en souriant « T'as perdu le pari Raiponce, je te laisse réfléchir à ce que tu me dois. » lança-t-il en ajoutant un clin d'œil. J'essayais de me souvenir de son prénom mais impossible...
« C'est une patiente – » rouspéta Docteur Cullen.
« – Bah quoi ? Elle avait qu'à pas parier... » se plaint-il comme un enfant ferait envers sa mère, ça aurait pu être drôle si je n'avais pas l'impression d'être dans la quatrième dimension.
« Blanche neige, tu fais quoi ? »
« Elle part avec vous. » répondit Docteur Cullen à ma place. Je voulais presque lui demander de m'interner, peut être que tout ça était une hallucination. Je sentis Nathan s'agripper à ma cuisse « On va être punis tu crois Bella ? »
Je réduis mon regard au p'tit dont la ruse ne faisait que s'accroitre, même lui arrivait à me piéger…
« On s'expliquera après, toi et moi. » Je me tournai vers Docteur Cullen, « Okay, demain. » Je me tournai ensuite vers Rosalie avant de m'accroupir en face d'elle. « Moi aussi, demain. » ajouta-t-elle avant que je ne prononce un mot, autoritaire comme elle avait l'habitude de l'être avant l'accident… C'était déconcertant.
« Cesseras-tu de m'étonner ? » murmurai-je totalement en perte de repère.
Elle sourit.
« Jamais chérie. »
Pdv Edward.
« J'arrive plus à la suivre, mec – j'ai jamais réussi de toute façon. »
Je signais les comptes rendu opératoire sans vraiment les lire pendant que Ben s'occupait de refroidir mes neurones.
« Cette fille a une force de résistance assez incroyable, faut l'admettre… » fit-il en posant une cheville sur son genou.
« Elle a failli craquer hier, j'suis sure – je reconnais une fille qui me veut et hier elle luttait contre elle, pas contre moi. »
Ben restait silencieux.
Je continuais à signer ces foutus papiers.
« J'aurais pu l'avoir hier… »
« Mais t'as pas forcé… Alors que tu savais qu'elle te voulait… »
Je lâchai mon stylo et je fixais le mur derrière Ben.
« Je la veux pas comme ça… » tentai-je d'expliquer ce qui se passait à l'intérieur de moi. Cette fille bouleversait mon mode de pensée au point que je trouvais plus les mots.
Ben me regardait dans l'attente davantage de précisions.
« Je veux son adhésion avant son corps. Je veux qu'elle vienne vers moi et qu'elle me donne tout. Son corps, ses orgasmes, ses sourires, ses secrets, son passé, sa douleur – tout – je veux absorber cette fille au point que nous soyons indiscernable. »
Je passais mes mains moites dans les cheveux en fermant les yeux – j'avais des putains de vertiges à l'idée de la posséder.
« Tu vas pas m'interner en Psy, rassure moi ? »
J'entendis Ben rire doucement.
« Etre amoureux n'est pas une maladie, sois rassuré. »
« Ouais, mais j'suis sure que ça peut tuer comme une putain de maladie. »
« En tout cas, c'est totalement déstabilisant de te voir comme ça, Masen. »
« Ouais… » Je ne pouvais qu'imaginer… Cette fille avait peut être des espèces de pouvoir magiques, elle m'avait peut être ensorcelé… ou une connerie dans le genre… Je soupirai…
« Ce qui me rend fou c'est qu'elle résiste… Tu vois, ça me tuerait de savoir qu'elle ouvre ses jambes à un connard de Seattle alors qu'elle refuse que je la touche… »
« Je crois au contraire que c'est la meilleure façon qu'elle a de te montrer que tu es spécial. »
Et je jure que rien que l'espoir suscité par le raisonnement de Ben me foutait des palpitations.
« Honnêtement, comment tu le prendrais si elle se comportait avec toi comme elle le ferait avec ses autres clients ? »
Et l'image d'elle tentant d'entrer dans la peau d'une traînée juste pour divertir mes questions à son sujet, me revint à l'esprit.
Ça me mettait hors de moi.
Puis l'idée qu'elle retourne dans cette putain de boite revint – le délai avant qu'elle parte – « Putain… » lâchai-je.
Mon bip se mit à s'exciter mais je l'ignorai.
« Tu veux pas rappeler ? » me fit Ben.
« C'est pas moi d'astreinte aujourd'hui, j'sais pas qui est le crétin qui appelle sur mon numéro… »
Puis le téléphone de Ben commença lui aussi à s'énerver.
« Ils veulent pas nous foutre la paix, j'te jure… »
Il se mit à rire avant de répondre.
« Chenay au téléphone. »
Un long silence suivit.
« Okay… A plus tard… »
Ben Cheney était mon pote. Le type qui me captait bien et qui me cassait le moins les couilles. Et je le connaissais tout aussi bien. Je savais lire son visage. Surtout qu'il avait la foutue habitude de rester silencieux et de laisser l'autre décoder ses expressions et ses gestes.
C'est pour ça que lorsqu'il raccrocha, je savais exactement ce que disait sa figure.
Que dans les secondes qui suivraient j'allais péter un câble.
« C'était Alice, c'est elle qui t'a bipé – »
« – Juste balance l'info. »
« Ils sont à la recherche du petit John Scott. »
…
« Tu vois Alice – Depuis le jour où Carlisle t'a amené dans notre putain de baraque, je savais qu'il te manquait une foutue case ! »
« Bah voyons… » fit-elle en envoyer valser son regard vers le plafond.
« Ne me traite pas comme un putain de gosse – t'as merdé – et t'arrête pas de merder ! Maintenant le p'tit se promène dans le site de l'hôpital à la poursuite de cette – cette – bordel, c'est quoi cette chienne ? » je me tournai vers Ben à la recherche d'une meilleure réponse que ce que pouvait donner ma sœur, « Qu'est ce qui vous prend dans ce foutu service de prendre autant de risque, merde ? »
Je sentis la main de Ben sur moi et je la virai rapidement. Son silence diplomate était la dernière chose que je voulais.
« Laisse Ben, il va refroidir, l'ignorer est ce qu'on a de mieux à faire… » ajouta-t-elle en battant l'air d'un coup de main.
« Vous pouvez toujours courir pour que je laisse le gosse finir chez cette inconnue. »
« Elle n'a rien fait, Ed ! Le p'tit l'a suivit de lui même, elle n'a même pas remarqué ! »
« Mais on s'en fout ! Le fait est que, si elle ne lui rendait pas visite, il ne voudrait pas la suivre, bon sang ! »
« En tout cas, il est hors de question que t'ailles voir Nathan dans cet état là. »
« Alice – » tenta d'intervenir Ben
« – Non, si Bella est une inconnue, alors Edward l'est aussi. Il n'a plus rien à voir avec la prise en charge thérapeutique du patient. »
Je réduis mon regard.
« Qui l'a opéré ? »
« Toi évidemment, mais le problème chirurgical est réglé depuis bien longtemps d'ailleurs – laisse moi me souvenir : » elle simula la réflexion profonde, Alice Brandon, la peste démoniaque, dans toute sa gloire, « Oui, c'est pour ça qu'il n'est plus dans ton service. Vous n'êtes plus le prescripteur Docteur Masen. »
Je jetai un coup d'œil vers Ben parce que j'avais comme l'impression que Hiroshima allait se reproduire dans ce bureau et qu'il me fallait un sédatif en urgence.
« On va essayer de se détendre… » murmura-t-il en levant les mains dans la neutralité.
Alice croisa ses bras en me pulvérisait de son foutu regard déterminé.
« Tu sais, Edward, ta présence à la réunion de lundi est une invitation purement courtoise. » ajouta-t-elle vraiment pour s'assurer que j'allais exploser. « La vérité c'est que ton Veto n'a pas de place dans le projet de soins concernant ce patient. »
« Alice, merde, arrête… » enchaîna Ben, c'était exceptionnel de l'entendre jurer – il se doutait bien de mon état actuel.
Mais la sensation de grimper vers la rupture s'arrêta à un niveau quand une idée transperça mon esprit au bord de l'éruption…
Une idée comme je pouvais en avoir à certain moments de ma vie.
Une idée qui ressemblait au contrat que j'avais signé pour obtenir deux semaines en présence de la fille dont j'étais maintenant obsédé.
Une idée totalement déraisonnable – aberrante – insolite.
« Okay… » commençai-je en m'appropriant déjà le projet dans ma tête, et en regardant le visage d'Alice – et même de Ben – se décomposer tout doucement… Ils savaient tous les deux comment la folie pouvait m'atteindre…
« Je me propose comme famille d'accueil pour Nathan John Scott. »
