Hello les gens...
Ben voui, une revenante ! Je sais, 4 mois que j'ai rien poster mais j'ai de bonnes raisons ! (genre lol) Je suis partie en vacance en Angleterre (j'ai été sur la tombe de mon cher Arthur à Glastonbury :D ) puis quand je suis rentrée je me suis chopper un sacré virus sur mon pc, j'ai perdu tout ce que j'avais... Mais heureusement j'ai su tout récupérer (je déteste la technologie moderne) ... Ensuite ben, mon pc est tomber en panne (vraiment pas de bol) et pour couronner le tout, l'inspiration m'a lâcher !
Je m'excuse d'avance pour le chapitre pourri que je vous poste... Il a été écrit en plusieurs fois et c'est franchement pas génial ! Enfin, je suis pas très objective donc à vous de juger !
Les remerciements habituels :
Gwla10 et emichlo, merci pour votre soutient.
Ondatra zibethicus : J'avoue avoir un gros souci d'orthographe, malheureusement je n'ai personne pour me corriger, et ce chapitre ce sera encore bourrer de fautes, je m'en excuse d'avance :(
Moon Plume : Héhé si c'est bon ou pas tu le saura en lisant les prochains chapitres ma belle looooool
Je sais, je suis sadique :P En tout cas, j'espère que ça te plaira toujours autant ^_^ Et merci de me suivre, j'adore tes commentaires :)
Un grand merci à ma nouvelle lectrice Rawenal717 : J'adore lire tes commentaires, tu as l'air à fond dans la lecture et ça me fait hyper plaisir ! Alors j'espère que la suite te plaira autant que le reste ^_^
Un grand merci également à ceux qui me suivent dans l'anonymat et à ceux qui commentent mes chapitres sur ma page facebook ou sur mon blog (L'imaginaire d'Ailinn)
Fin du blabla, je vous souhaite une bonne lecture :)
Chapitre 23
Après tout les évènements des derniers jours j'étais complètement épuisée, la nuit avait été calme et à vrai dire, même si une bombe nucléaire avait explosée à coté de moi, je ne l'aurais pas entendue, bien que j'aurais été surprise qu'il y ai une bombe nucléaire dans le coin ! Je m'étais endormie dans les bras de Tristan, mais c'est Galahad qui m'avait réveiller alors que le jour se levait à peine. J'avais dormi, mais pas d'un sommeil réparateur, plutôt celui qui vous donne l'impression de ne pas avoir dormi du tout...
Malgré ça, c'était un de ces jours où vous sentez la bonne humeur vous gagner pour n'importe quel raison. Était-ce les ébats de la veille, le faite d'avoir vu ma cousine ou l'idée de revoir le mur d'Hadrien en vie ? Certainement un peu -même beaucoup- des trois.
Le ciel avait beau être gris et menaçant, le soleil tentait de percer à travers les nuages, et même si il n'y arrivait pas, le temps s'était légèrement réchauffer. C'était à ni rien comprendre, mais à vrai dire je n'avais pas vraiment envie de penser ou de réfléchir à ce genre de chose.
« Tu as l'air de bien bonne humeur ce matin ! » me fit remarquer Galahad
« Et je n'ai pas l'air de bonne humeur, je suis de bonne humeur ! » répondais-je avec le sourire en m'installant à coté de lui devant le feu
« Et on peux savoir pourquoi ? » demanda alors Bors qui jusqu'à présent ne m'avait pas encore adresser la parole
« A vrai dire, je ne sais pas trop... Par contre toi, tu as une tête à faire peur! »
Bors grommela quelque chose que je ne compris pas en guise de réponse. Je pouvais tout à fait comprendre que son humeur soit exécrable. Dagonet n'était pas au mieux de sa forme et certainement que la dispute de la veille l'avait encore plus pousser dans un état de colère et de mauvais humeur.
Je me levais, je n'aimais pas le voir dans cet état, et bien qu'il se débattu un instant, j'enroulais mes bras autour de ses épaules et déposais un baiser brouillant sur son crâne.
« Mon Papa Ours se serait-il lever du mauvais pieds ce matin ?»
« Je n'ai pas dormis... Pas comme certain ! » grommela t il en lançant un regard meurtrier autour de lui « Pis, Papa Ours, c'est quoi ce surnom ! » fini t il par murmurer
« Ohh arrête de râler ! Et puis ça te va bien ! » répliquais-je en tentant de plaisanter
« C'est vrai que ça te va bien ! » lança Gauvain qui avait assister à la scène
« Ha ! Tu vois ! » Lançais-je en riant tout en reprenant ma place au près de Galahad
Je mangeais mon petit déjeuner - si on pouvait l'appeler ainsi - d'un air joyeux en respirant profondément l'odeur de la nature. Bien que j'aurais tout donner pour une bonne tranche de pain tartinée d'au moins trois centimètres de Nutella et d'un bon café tout chaud avec plein de sucre et de lait, je me contentais de la miche de pain et du morceau de viande séché que Gal' m'avait si gentiment offert. Bors resta là, assis sur son tronc d'arbre à me fixer d'un regard meurtrier alors que je ne savais même pas pourquoi. Qu'est-ce que Tristan avait bien pu lui dire pour que je sois la proie de la mauvaise humeur du vieux chevalier ? Je n'en avais aucune idée, mais je m'étais promis de le découvrir après avoir rendu une visite à Dagonet.
Genièvre était toujours à son chevet quand je pénétrai dans la charrette. Bien qu'elle n'avait certainement pas du beaucoup dormir, elle était toujours aussi belle, son teint clair avait toujours cette merveilleuse couleur pèche et ses lèvres était d'un rose dont on aurait jurer que la fleur elle-même aurait été jalouse. Je comprenais sans peine que ce cher Arthur puisse en tomber follement amoureux... De même que Lancelot d'ailleurs, ou que n'importe quel homme...
Si il était vrai que Genièvre était ma mère, je me demandais bien en quoi je lui ressemblais. J'avais les cheveux roux, les yeux bleu/vert, tandis qu'elle était brune aux yeux brun. Durant un instant, je me surpris à l'observer penser les plaies de Dagonet. Elle faisait preuve d'une douceur dont j'aurais été incapable. Je me rappelais soudainement une réflexion que Braden m'avait fait alors que nous étions attabler ensemble le soir où Morrigann et moi avions débarquer dans cet époque bizarre « Tu aurait fait un fameux chef de clan ! » m'avait il dit. A l'époque, j'avais trouver cette phrase anodine, il m'avait dit ça avec le sourire mais son ton trahissait un grand respect. Peut-être avait il raison sans le savoir. Si j'étais réellement la fille du légendaire Roi Arthur Pendragon, je pense que c'est ce que j'aurais été, car connaissant mes « parents » j'étais certaine que si ils m'avaient élever eux-même, je n'aurais certainement pas été l'une de ces princesses de contes de fée pourries et gâtées... Ou peut-être juste un peu, hache et épée en plus!
« Il est temps que nous arrivions au mur » me lança Guenièvre inquiète
C'est à ce moment que Dag' releva doucement la tête, une boule se forma au niveau de ma gorge, qui se serra comme un étau à la vue de son teint pâle et son front toujours perler de sueur froide. Relever la tête lui couta un tel effort qu'il en grimaça sous la douleur.
Après quelques instant Guenièvre me confia le chevalier afin d'aller manger un morceau avant de reprendre la route. Je tordis un torchon et essayais le front de mon ami tandis que celui-ci était repartit dans le sommeil, à le voir dans cet état j'aurais tout donner pour avoir le pouvoir de le soigner, malheureusement je n'y connaissais foutrement rien en matière de guérison miraculeuse, je ne savais d'ailleurs pas moi-même comment mes propres blessures avaient guérie soudainement. Oh bien sur, la veille j'avais imaginée que Tristan y était pour quelque chose, mais soyons juste un tout petit peu réaliste, Tristan était un adepte des onguents puants et atrocement piquants, pas un magicien guérisseur.
Quand Guenièvre revint, je lui laissai la place, la carriole était assez large pour contenir deux corps, mais l'air devenait soudainement moins respirable, j'avais envie de pleurer tout à coup et tandis que les larmes menacèrent de coulées, je m'excusais et sortie de la charrette. Je pris une grande respiration afin de chasser la tristesse qui m'avait soudainement attaquée de plein fouet et refoulais mes émotions quelque part dans un coin de ma tête et de mon cœur... Il était inconcevable pour moi de voir le grand Dagonet, cette machine à tuer, ce gros ours au grand cœur se laisser mourir sans réagir, pourtant je savais qu'il lutait de toute ses forces contre la grande faucheuse.
« Gamine, faut que j'te parle! » me fit sursauter la voix bourrue de Bors.
L'instant que je redoutais allait arriver, ce qui me fit instantanément oublier – temporairement- mes états d'âmes. Bors était adosser à la charrette, les bras croiser sur sa poitrine, le regard froid et distant. Ça n'annonçait rien de bon ! D'autant plus qu'il avait recommencer à me surnommer par ce foutu mot que je détestais tant ! Il fini par bouger, et sans rien dire – pour une fois – je le suivais à l'écart du campement, là où personne ne pouvait entendre ce qu'il avait à me dire.
« Je t'écoute, qu'a tu à me dire ? » demandais-je en lui faisant face.
Je n'avais pas l'intention de lui paraitre faible, je me tenais à sa hauteur, le dos droit, le visage fort. Je ne savais pas encore ce qu'il avait à m'annoncer, mais je voulais qu'il me considère comme son égale, et non comme une « gamine » à qui il devait faire la leçon. J'étais las des reproches, las de voir les gens que j'aime partir – ou mourir.
« Il faut que tu sache certaines choses... » Je compris tout de suite à quoi il voulait faire référence.
« Ce n'est pas la peine, Bors, je sais déjà tout ce que j'ai à savoir ! » répondais-je d'un ton aussi détacher que celui qu'il avait prit. Bors parut interloquer, pensant certainement que nous ne parlions pas de la même chose.
« Oui, Iseult, la flèche, et tout ce qui va avec! » lançais-je afin de lui faire comprendre que nous étions sur la même longueur d'onde, tandis qu'intérieurement, j'ajoutais « Et même plus ! »
« Comment le sais-tu ? » me demanda t il alors d'un air interrogateur
« Je sais pas mal de chose, Bors. » répondais-je sans trop vouloir en dire. « Mais si cela peut te rassurer, je ne ferais pas la même erreur qu'elle ! » dis-je en insistant sur le « elle ».
« Peux tu me le promettre ? » me demanda t il alors, ce qui eu le don de me faire sourire
« T'es un accroc des promesses dis donc toi ! Et puis, sérieusement, est-ce que tu me trouve assez bête que pour aller me faire tuer ? » demandais-je alors d'un ton faussement outrer
« Oh que Oui ! Et j'trouve pas ça drôle ! » s'écria t il alors que mon sourire se fit plus large
« Dis donc, est-ce que c'était la raison de votre dispute d'hier soir ? » demandais-je alors par curiosité
« Ma parole, ta des yeux et des oreilles partout ! » s'offusqua t il
« En même temps, y aurait fallu être sourd pour ne pas t'entendre... » répliquais-je, amusée par ma réflexion.
« Bors ? » l'appelais-je alors qu'il s'éloignait déjà
« Ouais ? » dit-il en se retournant
« Tu m'a demander de te faire une promesse, est-ce que je peux en faire autant ? »
« Tout ce que tu voudra, t'a ma parole ! »
« Je voudrais te demander de me promettre que si un jour je ne devais plus être là, de prendre soin de ce qui m'appartient...»
« Comment ça ? Pourquoi tu devrais ne plus être là ? Tu compte partir ? »
« Bors » soupirais-je alors qu'un pincement au cœur se fit sentir et que je ravalais l'énorme boule coincée dans ma gorge. « Un jour, pas tout de suite, je devrais partir. Je sais que tu as déjà énormément de responsabilité avec Vanora et tout les enfants, mais promet moi juste que tu prendra soin de ce qui m'appartiens. »
Bors m'observa un moment en silence, un air interrogateur peint sur son visage. Peut-être pensait il que je préparais quelque chose, mais si je lui expliquais le pourquoi du comment de ma requête j'étais bonne pour lui raconter la vérité de ma présence parmi eux et encore à ce jour cela était inconcevable... Un jour peut-être, mais ce jour n'était pas arriver... Pas encore du moins !
« Très bien, je te le promet ! » fini t il par dire.
Peut-être ne tenterait il pas d'en savoir plus, peut-être n'avait il pas envie d'en savoir plus pour le moment. Bien que Dagonet était dans un sale état, Bors s'inquiétait pour moi, pas autant que pour son frère d'arme, mais le fait était là, il avait tenter de me parler de l'histoire de Tristan et d'Iseult, certainement sans l'accord du chevalier concerner, et bien que ma tentative de sauvetage envers Dagonet était la preuve que j'étais belle et bien capable dans un moment de pur folie de foncer tête baissée vers l'ennemi, j'avais promis... Une promesse qu'il était certain que je ne tiendrais pas, mais Bors avait déjà tellement de négatif sur la conscience qu'il était impensable que je ne lui mente pas. C'était mal, je le savais, je le sentais qu'il ne me croyais pas entièrement, mais c'était pour leur bien à tous.
Avant que nous reprenions la route vers le mur d'Hadrien, j'avais remballer mes affaires, préparer Epona pour le reste du chemin et rendu une dernière visite éclaire à Dagonet toujours dans un semi-coma. Guenièvre m'informa que parfois il se réveillait mais que ça ne durait jamais très longtemps, juste quelques secondes de lucidité et je priais encore plus pour que le chevalier tienne le coup jusqu'à ce qu'un médecin puisse enfin s'occuper de lui.
Le convoi reprit la route, Arthur en tête de ligne avec Lancelot, les chevaliers éparpillé par ci par là, Tristan toujours en avant et moi derrière la carriole où se trouvait Dag' et Guenièvre. Je rêvassais à l'idée de retrouver Morrigann, j'imaginais qu'elle me raconterais avec passion ce qu'elle aurait apprit aux cotés de Merlin et des Pictes, tout cela installée au coin d'un bon feu à siroter tranquillement un godet de vin aux épices. La vision me fit sourire, j'avais tellement hâte de la retrouver définitivement.
« A quoi pense tu de si joyeux? » me demanda Gauvain alors que je ne l'avais même pas remarquer.
« Je pensais à Morrigann ! »
« Moi aussi j'y pense souvent » me confia t il alors. « Nous aurions du partir à sa recherche » dit il tandis que sur son visage se peignait la colère.
« Ne t'inquiète pas pour elle, je suis certaine qu'elle va bien » dis-je en lui souriant
« Comment peux tu en être certaine ? »
« Je le sais c'est tout ! »
« Les femmes et leur sixième sens. » répliqua t 'il en levant les yeux au ciel « Tu es étrange, Ailinn » me dit-il alors en me regardant de bilé.
« Comment ça étrange ? » répliquais-je sans trop comprendre
« Je ne sais pas, tes mots et ta façon d'agir sont comme si tu venais d'un autre monde, tu es un mystère à toi seule et pourtant, tout dans ton caractère me fait penser à quelqu'un que je connais bien. »
« Tu pourrais être un peu plus précis, Gauvain ? Je ne vois pas où tu veux en venir ! »
« Ce que je veux dire c'est que tu sais te battre et tu es très bien instruite, ce qui n'est pas courant pour une femme, et j'ai le sentiment que tu sais plus de chose que tu ne veux bien le dire. » Malgré moi, je me mis à rougir et me demandais si je n'avais pas déjà été démasquée sans le savoir. Était-ce l'heur du bûcher ?
« Ensuite ton caractère : Tu es pleine de bravoure, de gentillesse, entêtée, tu te soucie avant tout des autres et j'en passe »
C'était la plus longue tirade que j'avais entendue de la bouche de Gauvain depuis que je le connaissais. Je le remerciais d'un sourire, car bien que je n'avais pas que des qualités, Gauvain venait de me décrire en quelque mots, en faisant attention de n'énumérer que celles-ci. J'adorais Gauvain, c'était l'un des chevaliers que je connaissais le moins et nous n'avions pas énormément bavarder lui et moi, mais c'était quelqu'un de bien et j'étais persuadée qu'il allait rendre ma cousine plus qu'heureuse une fois que toute cette histoire serait enfin terminée et que nous seront tranquille.
«A qui te fais-je penser ?»
Avant que Gauvain n'ai le temps de répondre, Arthur nous fit signe que nous nous stoppions. Une petite pause ne ferait sans doute pas de mal, mais j'étais si impatiente d'arriver au Mur d'Hadrien et de connaitre la réponse de Gauvain que cela m'ennuyais presque de faire halte, même pour quelques minutes.
J'attachais Epona à un arbre et me laissais tomber lourdement au sol, j'avais l'impression de peser trois tonnes, non pas que la robe que je portais était lourde, bien du contraire, mais le poids sur mes épaules s'alourdissait de jour en jour. Je regardais le monde s'affairer autour de moi en silence, mes jambes pliées contre ma poitrine, j'entourais mes genoux de mes bras et quelque chose me griffa au passage : saleté de bague !
Elle était si grosse que je ne pouvais même pas la faire tournée à mon doigt, c'était un tic que j'avais pris de ma grand-mère. Quand elle réfléchissait ou qu'elle était nerveuse, elle faisait toujours tourner sa bague à son doigt.
Penser à elle me rappelais à quel point cela avait du être dur pour elle de m'élever comme son enfant, de m'apprendre tant de chose, alors que nous n'avions peut-être, tout compte fait, aucun lien de sang. Cela me faisait tellement bizarre de me dire que celle que j'avais aimer comme ma mère, n'était peut-être qu'une inconnue pour moi. Et c'était le cas également pour Morrigann... Peut-être n'étions nous même pas cousine non plus... Cela me frappa comme un coup de marteau et le poids sur mes épaule s'accentua d'un cran.
«Tien » me lança Tristan, que je n'avais même pas vue arriver. Il me tendait une miche de pain et sa gourde en cuire.
« Merci » dis-je en prenant ce qu'il me tendait.
Il s'installa à mes cotés en silence et je le regardais faire. Même moi, aussi peu vêtue, je n'arrivais pas à avoir cette fluidité de mouvement que tout les chevaliers avaient. Je me demandais comment faisaient-ils tous pour être aussi souple avec autant de cuire et de métal sur eux...
« Ta famille doit te manquer... » lâcha t il soudainement après quelques instant de silence total. Il me fallu un instant pour m'adapter au fait qu'il me pose des questions sur moi...
D'abord parce que le Tristan que je connais ne posais pas de question, il parlait quand il fallait, et encore... Et ensuite, le fait qu'il s'intéresse à ce que je pense ou ressente était une nouveauté à laquelle il fallait quand même s'habituer...
« C'est vous ma famille à présent » dis-je en picorant dans la miche de pain sec.
« Et tes parents ? »
« J'ai appris récemment que j'avais été adopter. Et ils ne se sont jamais occuper de moi. C'est pour ça que je suis ici. » mentais-je à demi. Un jour il faudrait quand même que je puisse parler de moi sans devoir à chaque phrase insérer un mensonge, ça devait vraiment pesant !
« Pourquoi pense tu que tes vrais parents se trouvent ici ? » demanda t il
Presque inconsciemment mon regard se posa sur Arthur, qui donnait des directives à ses hommes, ensuite sur Guenièvre, qui sentis mon regard et me lança un sourire ...
« C'est ce qu'on m'a dit » répondais-je le regard dans le vague à présent.
Tristan acquiesça, puis me fit remarquer que je ne mangeais pas, ce qui eu le don de me faire sourire. Si lui aussi s'y mettait maintenant, on était pas sortis de l'auberge ! Comme d'habitude je n'avais pas d'appétit, j'avais plus ou moins bien manger le matin même et bien que la vie ici était beaucoup plus rude qu'à « mon époque » je n'avais toujours pas un appétit d'ogre comme mes compagnons d'arme, qui eux se restauraient à la moindre occasion.
Je savais que si je ne parlais pas, Tristan ne poserait pas de question. Quand il se leva, je fus légèrement soulagée qu'il ne soit toujours pas devenu un grand bavard... Une fois debout, il me tendit sa main et m'aida à me relever, malheureusement mes pieds s'emmêlèrent dans cette foutu robe et je failli trébucher, mais Tristan eu le réflexe de me rattraper à temps, ce qui m'évita de m'étaler de ton mon long à ses pieds. Oui, bon d'accord, je l'idolâtrais, mais pas à ce point quand même !
Quand je relevais les yeux vers son visage, je me rendis compte qu'il me fixait intensément, ce qui eu le don de me faire rougir. Son bras gauche était enrouler autour de ma taille, me serrant fort contre son torse tandis que de sa main gauche, il me caressa du bout des doigts la mâchoire. Malgré que Tristan avait toujours se même regard noir, froid et sans pitié, à chaque fois qu'il posait les yeux sur moi l'étincelle d'un peu ardent illuminait ses abysses si sombres...
« Tu sais tant de chose sur moi alors que j'en sais si peu sur toi. Il faudra remédier à ça. » murmura t 'il presque tout en détaillant mon visage comme si il imprimait dans sa mémoire chaque parcelle de ma peau.
Je n'eus le temps de répondre, qu'il abattit ses lèvres chaudes contre les miennes. Toujours le même genre de baiser auquel je ne résistais jamais : à la fois possessif et d'une tendresse incroyable à laquelle je n'étais pas encore habituée venant de lui.
Quand il se recula, je dus presque réapprendre à respirer. Mon cœur battait la chamade aussi fort que le bruit d'un marteau frappant l'enclume. Tristan eu l'air satisfait de son effet, au point où un demi sourire élargit le coin gauche de ses lèvres. Il était si beau et si charismatique que je me demandais encore, parfois, quand la déprime pointait le bout de son nez, si je ne rêvais pas. Ce gars là était à moi, autant que j'étais à lui... Nous nous appartenions mutuellement et ce jusqu'au delà de la mort elle-même, de cela j'en étais certaine.
J'en étais encore toute secouée quand il me lâcha complètement et partit rejoindre son cheval. Un silence total régnait à cinq mètres à la ronde autour de moi et c'est là que je me rendis compte que tout les regards étaient braquer sur moi, pour la plupart stupéfait. Je me raclais la gorge et affrontais mes compagnons. Guenièvre était la seule dans l'assemblée qui paraissait émue.
« On dirait que vous avez vue un fantôme les gars... Gal', ferme la bouche, tu va avaler une mouche! » lançais-je en haussant des épaules et en me retournant vers Epona, qui elle broutait l'herbe à sa disposition.
Des petits rires se firent entendre alors que chacun allaient rejoindre sa monture. J'avais comme l'impression qu'un message était passé, mais je ne savais pas lequel. Était-ce une confirmation de notre relation pour bien faire comprendre que quoi qu'il se passe, de négatif ou positif, nous formions officiellement un couple ? Bizarrement, si tel était le cas, cela me faisait une drôle de sensation...
Quand nous reprîmes la route vers le Mur d'Hadrien, je sentis comme un soulagement dans les troupes... Nous rentrions enfin à la maison. Nous pourrions faire soigner Dagonet par un médecin romain qui allait nous le remettre d'aplomb, je pourrais prendre un bain et dormir dans un bon lit douillet, Bors retrouverait Vanora et les enfants, tandis que Lancelot et Galahad iraient certainement retrouver l'une de leur prétendante, j'irais ensuite chercher Morrigann et pourquoi pas aller festoyer tous ensemble la libération des chevaliers à la taverne.
Tout à coup, je sentais le parfum sucré du bonheur... Mais ce fut de très courte durée... Car comme à chaque fois qu'une étincelle d'espoir se faisait sentir, l'odeur du désastre rappliquait aussi tôt. Comme si, tout compte fait, nous n'avions pas droit à un peu de repos bien mérité.
Mon ventre commença à me lancer, d'abord une petite douleur très supportable, ensuite la nausée me monta dans la gorge et ma vue se brouilla. Je me laissais allée sur le dos de ma jument et calais mes genoux un peu plus fort autour de son corps afin de ne pas tomber, je respirais calmement. J'avais appris à reconnaitre l'annonce physique d'une vision et effectivement elle me percuta l'esprit de plein fouet.
Je me trouvais dans une foret sombre avec pour seul bruit le vent dans les arbres. Une lueur brillait dans les fourrés au loin, et doucement se rapprochait de moi. Je n'avais pas peur, même si j'avais le pressentiment que ça n'était pas bon, car inconsciemment je savais de qui il s'agissait et ce même si je ne l'avais jamais vue : Morgane. Elle se matérialisa dans un jet de lumière bleuté devant moi. Je n'avais nul part où aller et quand bien même j'aurais tenter de fuir, nous nous trouvions dans ma tête et je savais que c'était elle qui contrôlait la situation...
~ 000 ~
Dés le premier regard que j'avais poser sur elle, j'avais su. J'avais su qu'elle ne m'apporterait que des embêtements. Moi, l'intouchable. J'avais été transpercer dés que nos regards c'étaient croiser. Depuis le premier jour je n'avais fait qu'éviter ce qui était inévitable. J'avais souffert une fois, et je m'étais jurer à moi-même que ça ne se reproduirait plus. Mais malgré tout mes efforts, c'était comme si le destin avait décider qu'il en serait ainsi et pas autrement ! Je déteste la fatalité ! Au plus je tentais de m 'éloigner au plus je revenais vers elle. C'était à n'y rien comprendre.
Mais bien que je savais pertinemment que me cacher la vérité n'était pas une solution, j'avais essayer quand même. J'avais aimer déjà une fois, mais ce qui se passait avec elle était inqualifiable. Nous étions si différent l'un de l'autre et pourtant si complémentaire. J'avais cru que si je niai, si je me mentais à moi-même, alors peut-être que j'aurais pu survivre à cet amour, mais je pouvais obstinément me battre contre mes vieux démons tant que je le voulais, c'était écrit, et je savais qu'au bout de la bataille, l'issu serait la même : c'était elle...
J'avais user de stratagèmes, j'avais été un parfait goujat et même après cela, elle était restée et je l'avais protégée de loin. J'avais attendu qu'elle s'endorme pour la recouvrir et la prendre dans mes bras. J'avais tenter, en l'observant à distance de mémoriser chacune de ses expressions, de comprendre chacune de ses larmes, chacun de ses sourires. Mais c'est en la trouvant dans les bras d'un autre que j'avais réellement réaliser ce qu'elle représentait pour moi. J'avais vu rouge, j'avais été jaloux.
Quand nous sommes seul, j'aime la prendre, me l'approprier et ce de façon très possessive, presque bestiale, parce qu'elle m'appartient. Cette femme, que j'ai détester autant que je l'aime, à présent je sais que plus jamais je ne pourrais vivre sans. Ces derniers temps, des émotions renaissaient en moi. Et bien que je n'ose me l'avouer, j'aime ça ! Elle prend un malin plaisir à me provoquer, mais je dois encore avouer que c'est un jeu qui me plais. Et j'aime la voir en colère, ou surprise.
Quoi qu'elle fasse, où qu'elle aille, je suis toujours là. Et bien qu'elle tente très mal de cacher à tout le monde des choses qui font ce qu'elle est, moi, je sais. Je l'ai su le jour où nos regards se sont souder et où dans ses yeux j'y ai vue des images que jamais je n'aurais du voir. Mais, avec tout le mal qu'elle se donne à mentir et à cacher des choses, j'ai compris ses raisons et je ne serais pas celui qui la trahira. Je garde donc le silence et j'attends...
A présent que la liberté est proche, je doute sur la suite. Retourner chez moi ou rester ? Je vis ici depuis tant d'années que je ne suis même pas certain de connaitre le chemin du retour. Et puis, je ne partirais pas sans elle.
Je pense que ma place est avec cette femme, même si elle me fait perdre la tête !
J'ai failli la perdre plusieurs fois, et la voir mourante m'a été insupportable. J'avais voulu tout détruire, la rage m'avait habiter. J'avais pourtant tenter de la dissuader de nous accompagner mais elle est plus têtue qu'une mule, et malgré tout, je l'avais soignée lorsqu'elle était blessée, je l'avais portée lorsqu'elle était trempée et glacée, j'avais fais battre son cœur quand celui-ci s'était arrêter, et j'étais certain qu'un jour, c'est elle qui aurait ma peau. C'est ce que je viens de faire, m'offrir à elle, lui avouer mes sentiments, et la marquer devant mes compagnons d'arme afin que chacun sache que cette femme là, est mienne, que ça leur chante ou non.
Mais elle est si imprévisible. Comment saurais-je si j'ai fais le bon choix ? Un jour, elle me quittera, j'en ai l'infime conviction. Elle nous quittera tous... Comment accepter de voir celle qu'on aime partir ? J'ai déjà du l'accepter une fois, et une chose est certaine, pour elle, je massacrerais tout ce qui se mettra en travers de mon chemin, que ce soit maintenant ou plus tard... Il est hors de question que je la perde...
J'aperçus enfin le Mur d'Hadrien au loin. Après des jours de voyage, de combats, la fin est proche. Le repos est à porter de main. Je fais demi-tour et c'est au galop que je rejoins Arthur.
« La voie est libre »
Arthur fit signe et s'élança au galop pour donner le rythme à la trouve. Les chariots et les villageois étaient à présent en sécurité et leur destin n'était donc plus de notre ressort. Je voulu repartir en sens inverse, mais quelque chose me tracassais, instinctivement je jetais un regard vers Ailinn, elle me renvoya le sourire que je venais de lui adresser, mais j'avais l'impression que quelque chose n'allait pas. Son visage était blême, ses yeux remplit de larmes. C'est en me demandant ce qui avait bien pu se passé durant mon absence que nous passâmes les portes de la cité au galop, tous ensemble.
~ 000 ~
« Pensais-tu vraiment que vous m'échapperiez ? » me demanda t elle de sa voix cristalline « Merlin et Viviane ont tenter de brouiller les pistes, mais je suis bien plus puissante qu'eux ! » ajouta t elle d'un ton dédaigneux.
« Que voulez vous ? Pourquoi nous chercher ? »
« Parce que vous allez faire échouer mes plans... Tout simplement. » dit-elle en riant soudainement « Et que je veux récupérer ce qu'y est à moi. » répliqua telle aussitôt en reprenant son sérieux.
« Ce qui est à vous ? » demandais-je interloquer
Pourquoi Morrigann et moi aurions quelque chose qui lui appartenait ? J'avais du mal à comprendre comment cette magnifique femme aux cheveux aussi blond que les blés, au visage d'ange et à la voix aussi mélodieuse qu'un carillon de cristal avait pu devenir d'une noirceur aussi profonde que les enfers. Qu'avait-elle du endurer dans sa vie pour que le mal prenne possession d'elle ?
« Alors comme ça Merlin ne vous à rien dit ? » songea telle à voix autre, plus pour elle que pour moi. « Cela ne m'étonne pas de lui, il est prêt à tout sacrifier, même les vies de nos enfants... Il est prêt à tout ! »
Je ne comprenais plus rien. Morgane tentait-elle de me faire comprendre que notre véritable ennemis n'était autre que celui qui nous avait amener ici pour soit disant sauver son peuple ? J'étais de plus en plus perdue, et les révélations de la femme qui se tenait devant moi était tout aussi énigmatique que celle du vieillard.
« Il m'a prit ce qui m'était le plus cher, mon enfant, ma descendance, et il à fait de même avec toi, il ta contrainte à avoir une vie de misère dans un monde qui n'est pas le tien et à priver tes parents de ta présence. Pour faire quoi ? T'envoyer à une mort certaine !» lâcha t elle en s'approchant de moi.
Ses yeux était aussi bleu que l'océan mais derrière cette beauté se cachait de la haine, du méprit et une envie de vengeance aussi terrible que l'explosion d'un volcan. Cette femme attendait son heure, elle attendait le moment propice pour lancer toute sa rage sur ceux qui l'avait jadis trahit. Je ne savais quoi lui dire, qui lui demander. Tellement de question s'entrechoquait dans ma tête que tout s'emmêla, me donnant l'impression de ne plus savoir réfléchir correctement. Je ne savais pas quoi penser, ni faire. J'avais déjà tant de mal à me comprendre, et à comprendre exactement qui j'étais, et cette femme ne faisait que me mettre encore plus de doute...
« Les saxons auront raison de vous, et à ce moment là, ma vengeance s'accomplira. Merlin répondra de ses actes... Enfin ! Depuis des années j'attends, et bientôt, je reprendrais ce qu'y m'est due. Prépare toi à perdre ceux que tu aime et à mourir -encore - ma chère enfant, car tel est ton destin ! »
Dans un éclaire, je reprenais conscience. De la sueur froide perlait sur mon front et je remerciais mentalement ma jument de ne pas m'avoir laissée tombée. Je ne savais absolument pas quoi penser de ce qu'il venait de ce passé. Tout ce que je ressentais était un sentiment de trahison et de total perte. D'après les dires de Morgane, quoi que je fasse, cela ne mènerait à rien, car le destin est le destin. Merlin nous avait emmener vers la mort ultime. Il le savait... Et je le détestais pour ça !
Nous étions enfin proche du Mur d'Hadrien... J'aperçus alors Tristan et Arthur, et mon regard parti à la recherche des chevaliers. Ils allaient être libre ! Ma mission s'achevait une fois les portes du mur passer. Si tout compte fait notre venue ici était la cause du désastre qui allait s'abattre sur nous, il ne me restais qu'une chose à faire...
Partir à la recherche de Morrigann et faire en sorte que nous rentrions chez nous... J'allais effectivement perdre ceux que j'aime... Mais je préférais les savoir en vie sans moi, plutôt que de les voir tous mourir les uns après les autres...
Voila, j'espère que ça vous à plus malgré que je trouve ce chapitre légèrement pourri...
A votre avis, Ailinn va t elle tenir la promesse faite à Bors ? Bors va t'il tenir la sienne sans poser de question ? Est-ce que Tristan va devenir le parfait petit ami ? Gauvain et Ailinn vont ils devenir de grand amis ? Et Lancelot, va t il finir par pardonner à Ailinn ? Et Morgane dans l'histoire, qu'elle est sont but, qui est son enfant perdu ?
N'hésitez pas à me donner vos impressions et si vous avez la tête pleine de question et d'idée concernant la suite de l'histoire... vous gênez pas !
Je vous dis à tout bientôt et plein de bisous :)
