(vous pouvez passer tout le blabla de l'auteur c'est vraiment hyper chiant)

Aveeeeeeeeeee ! En latin, pour le BAC, j'étudie une œuvre qui parle d'orgies. J'ai trouvé un passage qui parle de pets. Génial !

Disclaimer :

Antoine Daniel, Mathieu Sommet et ses personnages ne m'appartiennent pas. Je n'écris pas dans un but lucratif. Par contre, l'histoire, le passé des personnages et les OC m'appartiennent. Si cette fiction dérange, je supprime.

Résumé du chapitre précédent : Épisode 22 : Stratagème du Patron, yaoi Matoine.

Rating du chapitre : T pour le début, M pour la deuxième partie.

Présence de sang et de sexe, je mettrai un warning.

Musique écoutée lors de l'écriture : Doo wop a doo wop, shoopi doobi doo wop

Should I stay or should I go

I've got the Hangover, oh oh, oh !

Vous pouvez écouter du Kyo pour ce chapitre ! Et du De Palmas. (ouais, j'adore)

RaR : Kilian/Guest : Ok, je vais te répondre rapidement. Maître Panda ne perd pas les pédales, mais je pense avoir montré son désappointement ! Pour les fautes d'étourderie ouais, je cherche le temps de relire tous les chapitres mais je l'ai pas encore trouvé… Quant aux descriptions médicales, j'ai dosé exactement comme je le voulais car je place des éléments importants pour la suite, que je noie dans des descriptions, volontairement. Ensuite, c'est Kingsley ;D avec un e. Du coup t'as le droit de me demander un OS xD (MHA ça compte aussi héhé). T'en as pensé quoi du yaoi alors ?

Remerciements à KillerNinjaPanda. Et à tous les lecteurs ! Parce qu'on a dépassé les 1000 vues et que c'est génial \(^0^)/

Reprise de l'écriture : 03/06/18 Ouais ça craint, ça fait un mois que j'ai pas touché à ce chapitre… Il s'est passé tellement de choses en un mois.. ! Ma petite amie (non je suis déjà plus avec lol), mes 18 ans, les épreuves de BAC, et parcoursup… bref j'ai pas vraiment le temps de me consacrer à DBPMlol… Fin bref, j'ai de nouveau l'envie de lire, et depuis aujourd'hui l'envie d'écrire. Je promets rien, je passe le bac dans 15 jours ! Et tout le monde s'en fout ^^


Épisode 23 : Un con fort

Quand Mathieu ouvrit les yeux, il se sentit sexuellement confus. Il était nu, mais surtout, il avait dormi sur le canapé. Sur Antoine. Nu, lui aussi. Ah, oui. Quoi ?

Il n'avait pas rêvé ? Il se pinça (tout le monde faisait ça dans les films, non?). Il eut mal. Il sourit. Il mêla sa main aux cheveux de son matelas, qu'il embrassa timidement, sans le réveiller. La faible luminosité de la pièce indiquait qu'il était encore tôt : personne ne les surprendrait. Alors, il voulut savourer encore un peu et referma tranquillement les yeux, nichant de nouveau son nez tout contre Antoine. Il se rendormit…

oOoOo

Deux heures plus tard, Alice descendit les escaliers. Son visage s'illumina lorsqu'elle vit le couple, qu'elle ne se priva pas de mater. Quoi, il avait vraiment un bon petit cul le Mathieu…

Elle alla chercher une couverture et les en recouvrit. Ensuite, toujours aussi silencieuse, elle se fit chauffer du lait. Peut-être devrait-elle vérifier que Maître Panda pût se réveiller un jour…

Ses pensées furent interrompues par l'arrivée du Patron. Il semblait réfléchir à une façon amusante de réveiller les deux cul-nul.

« Laisse-les dormir, les pauvres… »

Le Patron se tourna vers elle : il n'avait pas senti sa présence. Il s'approcha, afin de parler moins fort.

« Ah non, l'occasion est trop belle là. T'es bien matinale, au fait.

- Ouais, j'étais assez impatiente… »

L'homme hocha la tête, ne faisant aucune remarque quant aux cernes de la jeune femme.

« Tu pourrais les prendre en photo et la leur envoyer, en mettant la sonnerie de leur portable à fond.

- Pas bête, gamine, mais une photo comme ça, ça se gâche pas. Non, j'ai mieux.

- Plus trash ?

- Plus trash.

- Dès le matin quoi, t'es pas possible… »

Il haussa les épaules ; pas besoin qu'il retirât ses lunettes pour qu'elle vît son clin d'œil. Il retourna au salon et déplaça un fauteuil dans la plus grande discrétion, le collant au canapé. Il s'y installa confortablement : jambes écartées, main sur l'entrejambe, clope – éteinte – au bec. Puis, il scruta intensément les deux endormis, qui ne le furent pas plus longtemps.

Antoine bâilla, se frottant les yeux. Il avait l'air plutôt à l'aise, et heureux. Rien de bien étonnant après une partie de jambes en l'air. Mathieu se redressa et, sentant la couverture glisser de son dos à son postérieur, tourna la tête.
Puis il cria. Le Patron partit dans un rire machiavélique, et désigna le sexe du vidéaste, désormais découvert, son bond en arrière l'ayant propulsé à l'autre bout du canapé.

« Ça fait du bien de s'aérer la bite, gamin ?

- Putain, Patron ! T'es un gamin ! Enculé !

- C'est toi qui dis ça ?

- Quoi ?

- Attends, c'est toi qu'a mené la partie, gamin ? Avec ça ? dit-il en désignant à nouveau le sexe de Mathieu qui s'empressa de le couvrir, rouge de honte.

- Figure-toi qu'il s'en sert très bien, intervint Antoine.

- Sérieux ? Raconte, gamin !

- Mais, fermez-la, putain ! Vous faites chier ! »

Il se leva, se drapant [merci maman de m'avoir trouvé ce mot purée de prout] de la couverture. Mais ce faisant, il rendit apparente la nudité d'Antoine. Il le mata ouvertement, mais s'aperçut que le Patron ne se gênait pas non plus.

« T'es vraiment un obsédé ! Viens, Antoine.

- Oh, vous remettez ça ? Attendez, j'arrive.

- Dégage. Vraiment.

- Roh…

- Casse-toi !

- Ok, ok ! »

Cédant face aux petits coups de poings du vidéaste, le Patron leva les mains et rejoignit Alice dans la cuisine. Mathieu entraîna son amant dans sa chambre, ramassant leurs vêtements, lubrifiant et préservatifs au passage.

« T'es fier de toi ?

- Plutôt, gamine.

- Mais quel enfant…

- Ouais, fin tu t'es bien rincé l'œil toi aussi.

- Bah quoi ? Faut en profiter, comme tu dis. »

Alice lui fit un clin d'œil et sortit de la cuisine. Elle lui avait même préparé un café, qu'elle avait laissé sur la table. Le Patron sourit. Il commençait à l'apprécier, la gamine.

Il but son café, puis monta prendre sa douche, sauf que la salle de bains était occupée.

« Eh, je dois aller bosser, moi ! Libérez la salle de bains… Vous êtes en rut ou quoi ? »

Antoine ouvrit la porte et en sortit, totalement habillé, et seul. Il avait l'air gêné.

« Quoi, t'étais seul gamin ? Mais il fout quoi l'autre ?

- Il attend pour prendre sa douche.

- Vous êtes d'un chiant, tous les deux… »

Le Patron secoua la tête de consternation et entra prendre sa douche. Antoine, lui, frappa à la porte de la chambre de Mathieu. Il obtint la permission d'entrer, alors que le plus vieux était seulement vêtu d'un pantalon, par flemme sans doute. Lui aussi semblait mal à l'aise. La distance entre eux deux leur semblait infranchissable : ils avaient été amis si longtemps ! Comment réellement passer le pas ? Coucher ensemble n'en était qu'une première étape.

Antoine vint s'asseoir à côté de Mathieu, qui lui tomba dans les bras.

« Tu vas pas prendre ta douche, du coup ?

- Si si, j'attends que le Patron ait fini. On fait toujours comme ça.

- Hm, ok.

- Ça va ?

- Oui, pourquoi ?

- Je sais pas, t'as l'air… différent.

- Math, j'ai juste mal au cul, c'est rien.

- Arrête…

- Non, je suis sérieux.

- Alors, qu'est-ce qu'on fout assis ?

- Ben t'avais un air de petit chaton perdu…

- Ta gueule ! »

Mathieu le poussa doucement et s'allongea contre lui, son nez dans son cou. Il inspira profondément, mais il ne parvint pas à se calmer. Il stressait beaucoup trop…

« Eh, Math ?

- Oui ?

- Embrasse-moi.

- Quoi ? »

Mathieu se redressa. Son inquiétude se lisait dans son regard. Il scruta les lèvres du chevelu, ne parvenant pas à s'en approcher. C'était beaucoup plus difficile une fois sobre.

Il sentit alors quelque chose appuyer sur sa nuque. Antoine s'était redressé à son tour ; il semblait si confiant, et si amoureux aussi. Comment avait-il pu confondre cette expression avec de l'amitié ? Il parcourut la distance qui les séparait encore et posa ses lèvres sur les siennes.

Antoine entrouvrit la bouche, réclamant l'accès à la sienne. Il caressa doucement sa langue, respirant lentement. Quand ils se séparèrent, ils étaient toujours liés d'un filet de bave. Mathieu pouffa : c'était pathétique ! Le plus jeune le serra dans ses bras, souriant.

Soudain, la porte s'ouvrit en grand, les faisant sursauter.

« La salle de bains est libre, les pédés ! Bonne journée ~ ! »

Mathieu soupira.

« Il est vraiment content pour nous…

- Ah, et c'est comme ça qu'il nous le montre, tu crois?

- Je crois pas, j'en suis sûr !

- Il va nous faire chier encore longtemps ?

- Oh, oui… ! Tu vas voir… »

oOoOoOoOoOo

Alice était allée vérifier que tout allait bien du côté du Panda. Ce dernier émergeait lentement de son sommeil artificiel. Mais il allait bien ! Pour ne pas se faire repérer, Alice préféra faire demi-tour sur la pointe des pieds. Cependant, le Prof, lui, l'avait entendue arriver.

« Alors, Alice, le plan du Patron a-t-il fonctionné ?

- Ouiiii ! Je crois que Mathieu et Antoine se sont mis ensemble !

- Eh, mais c'est fantastique ! Comme quoi, le Patron peut avoir de bonnes idées. Bon, évidemment, ma coopération était indispensable, et je dois admettre que j'ai plutôt bien..

- Tu vas arrêter de te jeter des fleurs, quat'yeux ?! Je t'entends ! intervint le Patron depuis le salon.

- Cesse de m'appeler ainsi, ce surnom m'agace…

- Justement ! J'suis là pour te ramener sur terre, du con ! »

Le Prof et Alice échangèrent un regard mi-exaspéré mi-amusé. La jeune femme revint au salon.

« Tu t'en vas ?

- Y'en a qui bossent, gamine.

- Et tu fais quoi comme boulot, déjà ?

- Ça dépend de mon humeur. Là, je vais recruter des putes.

- Ah.

- Appelle-ça un casting si tu veux, haha ! Sauf que le micro, c'est ma bite !

- Quel humour, Patron ! Je suis morte de rire !

- Je suis pas le préféré des fans pour rien, héhé. Sur ce. »

Il la salua et sortit, encore tout fier de sa blague. Alice soupira. Elle aussi devait se remettre au travail… Elle allait retourner à l'étage quand Maître Panda entra au salon. Il semblait vraiment lent, comme s'il marchait dans du coton.

« Euh, bonjour ! T'as bien dormi ? T'as l'air…

- J'ai carrément la tête dans le cul ouais… J'ai dû manger trop de bambou…

- Thé ?

- S'il te plaît, ouais. »

Il se laissa tomber sur une chaise à la table de la cuisine. Alice alluma la bouilloire. Elle se souvint de ce que lui avait dit le Patron la veille, comme quoi Maître Panda n'était pas celui que l'on pensait. Mais en le voyant ainsi, avec sa bouille encore endormie et son kigurumi mal boutonné, elle ne put être d'accord avec lui. Et puis, elle avait le temps de se faire un avis.

« Tu comptes faire quoi aujourd'hui ?

- Oh, déjà, me réveiller… Et ensuite, bah… Je dois réfléchir à des chansons pour le prochain SLG.

- Tu veux un coup de main ?

- Oh ! Pourquoi pas, oui ! T'as rien à faire, toi ?

- Si, je dois travailler un peu mon anglais. Mais justement, autant le faire en chanson ! »

Maître Panda approuva, un sourire se dessinant sur son visage. Jusqu'alors, seule la Fille avait témoigné de l'intérêt pour ses chansons, mais elle chantait terriblement faux, alors qu'Alice…

« Tu as pris des cours de chant ? s'enquit-il, curieux.

- Quand j'étais plus petite, oui. Et j'ai fait du solfège, aussi.

- Wah, génial ! Tu sais jouer d'un instrument ?

- Oui ! Du piano, et un peu de saxophone !

- Géniaaal ! Cette chance, je suis autodidacte moi.

- T'as jamais pris de cours ?!

- Non, jamais ! Enfin, j'ai déjà demandé de l'aide au Prof et au Patron parfois, mais..

- Au Patron ? Le Prof, je veux bien, mais… Au Patron ?

- Ouais, il sait jouer du piano ! Surprenant, hein ?

- Bah carrément, ouais… !

- Je sais. Bon allez, tu viens ? »

Maître Panda but son thé et se leva, motivé. Alice sourit et le suivit dans sa « grotte ». Elle ne comprenait toujours pas cette appellation, car il s'agissait certes de la pièce la plus froide de la maison, mais elle ne ressemblait en rien à une grotte… Enfin, mis à part les murs de pierre brute. « Tanière » encore, elle aurait compris, le lit occupant une grande partie de la chambre. L'autre partie se résumait en un bureau, un synthétiseur, un piano, un micro, et des affiches de pandas et décors de bambous un peu partout.

« C'est ici que tu enregistres tes chansons ?

- Yep ! C'est beaucoup plus silencieux qu'en haut. Mais parfois je vais dans le bureau de Mathieu, ou au salon, quand les autres participent aussi.

- J'aimerais tellement chanter aussi bien que toi…

- Mais, tu chantes déjà super bien ! Ta voix de tête manque d'assurance, mais franchement, avec un peu d'entraînement, tu ferais une super chanteuse !

- Oh, merci !

- D'ailleurs, tu comptes faire quoi une fois diplômée ?

- Oh, mon rêve serait de traduire des livres… Des tonnes de livres. En anglais, et en japonais.

- Tu sais lire le japonais ?

- Partiellement, oui !

- Là, tu m'impressionnes… »

Il la regarda encore quelques instants comme si elle allait se mettre à clignoter, puis se détourna, reportant son attention sur son petit bureau.

« En fait, Mathieu n'a pas encore sélectionné la vidéo pour le prochain Instant Panda.

- C'est pas les fans qui votent pour ça ?

- Si si, c'est ce que j'entendais par Mathieu.

- Ouais, ouais.

- D'ailleurs, il est pas trop inspiré ces temps-ci.

- Oh, ça devrait aller mieux maintenant.

- Comment ça ?

- Il a enfin réussi à se faire Antoine !

- Ah bah quand même ! Purée, je savais pas, ça date de quand ?

- Cette nuit ! Héhé ! »

Quand le Maître fut remis de ses émotions, Alice et lui commencèrent à chercher des chansons qu'ils pourraient reprendre. Si lui était auteur-compositeur-interprète, Alice ne savait que chanter. Oh, elle avait bien inventé quelques mélodies, mais rien d'extraordinaire. Ils voulurent donc reprendre une chanson déjà existante. Ils choisirent Requiem pour un fou de Johnny Hallyday, en duo avec Lara Fabian. Mais il leur fallait d'abord quelque chose de plus facile pour s'échauffer… Ils se lancèrent donc sur Ashes Remain, On my own. [c'est ce que mon portable a choisi aléatoirement, désolée] Maître Panda la lança en karaoké, n'en connaissant pas la partition.

Ils chantèrent ainsi plus d'une heure, de Kylie Minogue, passant par Bill Deraime, à Nirvana et à l'éternel U2. Ils jouèrent un peu de piano, Alice s'agaçant assez rapidement à cause de la raideur de ses doigts. [non pas de ça entre nous les amis] Pour cause, elle n'avait plus joué depuis au moins deux mois ! Puis, en entendant les plaintes de leur estomac, ils décidèrent d'aller faire le repas. Alice se doutait que Mathieu ne s'en serait pas occupé. Et puis, qui d'autre l'aurait fait, le Geek ?

Ils se rendirent donc à la cuisine, et s'appliquèrent à confectionner un déjeuner équilibré. Au menu : wok de légumes, accompagné de patates sautées et de pilons de poulet.

La porte d'entrée s'ouvrit soudainement, et Wifi s'enfuit en sifflant. Pour cause : Capsule de bière déboula dans le salon, tout excité.

« Je peux savoir pourquoi j'ai trouvé ce pauvre chien dehors, tout seul ? Où est le Hippie ?

- Hey, salut la Fille ! Ça s'est bien passé chez ta copine ?

- Ouais, ouais, mais là on s'en fout. C'est de la maltraitance animale ! Où est le Hippie ?

- T'as regardé dans les pots de fleurs ?

- Alice ! C'est sérieux là !

- Roh… Calme-toi, je vais le chercher. Il doit être dans sa chambre. »

Alice se rendit à l'étage, laissant à Maître Panda le soin de calmer la Fille. Elle frappa à la porte de la chambre du Hippie et entra avant d'avoir reçu une réponse. Elle n'en aurait pas reçu et, surtout, elle considérait la situation assez urgente pour se montrer impolie. Le Hippie était assis en tailleur au milieu de la pièce, en position de méditation. Un encens suspect se diffusait dans l'air et une musique psychédélique sortait d'une petite enceinte posée au sol.

« What the fuck… ? Hippie ?

- Oh, salut grosse !

- Désolée de te déranger…

- C'est rien grosse, je t'ai entendue arriver. Enfin, j'ai senti ton aura grosse…

Euh, d'accord. Tu peux venir s'il te plaît ? »

Le jeune homme acquiesça. Pour une fois, il n'avait pas l'air totalement stone. Bon, juste un peu. Il arrêta la musique et se leva, mettant quelques secondes à se stabiliser.

« Ça faisait combien de temps que t'étais comme ça ?

- Je sais pas grosse, quatre ou cinq heures.

- T… Tant que ça ? T'as pas les jambes engourdies ?

- Pas plus que d'habitude grosse ! C'est sympa de t'inquiéter. Love. »

Il fit un cœur avec ses mains et lui emboîta le pas. Ils descendirent, le Hippie en tête, chantonnant Buffalo Soldier. Son chien vint à sa rencontre, tout guilleret.

« Eeeeh tout doux, tout doux ! Bon chien.

- Ah, te voilà, toi ! Que faisait-il dehors, ce pauvre chien ?

- Du calme grosse, il voulait juste prendre l'air.

- Et tu l'as laissé seul, sans défense, démuni ?

- Bah, euh, oui… J'ai confiance en lui, grosse. C'est un bon chien. »

La Fille voulut continuer son speech sur son irresponsabilité et son immaturité, mais le fait était que le chien allait très bien, et obéissait au Hippie sans broncher. Ce dernier put le faire marcher sur ses pattes arrières, sans friandise.

« Bon je dois admettre que tu ne t'en occupes pas si mal que ça…

- Grosse, même complètement stone je laisserais pas Capsule de Bière à l'abandon.

- Euh, oui. Désolée… »

Le ton froid du Hippie en avait surpris plus d'une. Son hygiène pouvait être douteuse, son teint jaunâtre, il n'était certes pas responsable de lui-même, mais son chien était toute sa vie.

Des bruits se firent entendre dans les escaliers, les deux responsables se fuyant ostensiblement du regard. Oui, Antoine et Mathieu se joignaient à la joyeuse bande, car l'auteure bug malencontreusement sur ce passage depuis un[deux] mois donc faudrait avancer un peu maintenant. [wa je sais plus du tout ce que je voulais écrire xD help] Mathieu, le sourcil froncé, ne fit aucune remarque quant au visage fermé du Hippie ni à l'air coupable de la Fille.

« Où est le Panda ?

- Dans la cuisine. Mais vu l'odeur, il devrait pas tard… , fut coupée Alice.

- A TAAAAAAAAAAAAAABLE !

- Qu'est-ce que je disais…

- J'arrive tout de suite, annonça le Hippie, se rendant à l'étage avec son chien. »

Maître Panda commença à servir les assiettes, moyennant des parts différentes selon les personnes qui s'asseyaient à table. Alice poussa Antoine à côté d'un Mathieu aux joues rougeoyantes. La Fille rayonnait de nouveau, et le Geek descendit en quatrième vitesse les rejoindre à table, presque immédiatement rattrapé par le Hippie, seul.

« Merci Seigneur Panda pour cet humble repas, blablabli blablabla, amen !

- Bon appétiiiiiiit !

- Le Prof mange pas avec nous ? s'étonna Alice.

- Non, il préfère manger seul dans son labo. Du coup je lui ai mis sa part de côté et je la réchaufferai plus tard, répondit Maître Panda.

- Il a toujours été solitaire ! ajouta la Fille. Pas comme certains ! »

Elle regardait fixement Antoine, qui de sa fourchette manquait sa bouche presque à chaque fois, se mettant des légumes partout sauf là où il fallait. Se sentant observé, il détourna le regard de Mathieu, qu'il dévorait des yeux.

« Vous êtes vraiment trop kawaii tous les deux !

- Arrête, tu me vomis des cœurs dessus c'est dégoûtant. râla Alice.

- Alice, avoue qu'ils sont vraiment trop mignons !

- Bon, vous pourriez juste nous lâcher ? Sérieusement ! Vous êtes hyper lourdes vous deux ! s'exaspéra Mathieu, rouge vif.

- Bah bravo Alice, tu l'as vexé. T'es contente ?

- Stop ! Arrêtez. Vraiment. Non ! Taisez-vous. Voilà.

- Eh Mathieu ? s'enquit Maître Panda.

- Oh non tu vas pas t'y mettre toi aussi ?!

- Non, vous faîtes ce que vous voulez de votre anus les gars.

- Ça me réconforte, merci.

- Je voulais juste te dire que j'ai déjà quelques idées pour le prochain Instant Panda et que du coup j'attends les résultats du vote !

- Ah, ok ! Super ! Si seulement les autres s'investissaient comme toi…

- Héhé.

- Mathieu, pourquoi tu mets ta main sur la cuisse d'Antoine ? demanda innocemment le Geek.

- … ça suffit je me casse. »

Mathieu se leva précipitamment de table. Antoine lui prit la main et le regarda d'un air amoureux.

« Mais non, reste, mamour, t'as pas encore fini ton assiette.

- C'est une blague.

- Allez ! s'exclama Antoine, lui tendant sa fourchette comme on le fait à un enfant.

- Tu te fiches de moi. Connard. Trou du cul. Va te faire foutre.

- Tu disais ça d'un autre ton hier soir mon amour.

- … Merde ! »

Mathieu se libéra, et s'éloigna d'un pas raide de gêne et de colère. De son côté, Antoine riait bien, toute gêne oubliée.

« Antoine, il va te détester.
- Mais non, il aime bien qu'on l'embête.

- Que tu l'embêtes.

- Toi et le Patron, souligna le Geek.

- Ça c'est très glauque.

- Vous inquiétez pas, je sais comment faire pour qu'il arrête de bouder.

- Tu vas le sucer ? tenta Alice.

- Mais… Alice ! T'es pire que le Patron ! s'indigna la Fille.

- Mon innocence !

- Peut-être bien. répondit Antoine, un sourire en coin.

- J'ai plus faim. J'ai baissé ma garde comme le Patron est parti. Vous auriez pu me prévenir ! Surtout toi, Alice ! le Geek repoussa son assiette.

- Comment gâcher un repas…

- Oups, désolé Maître…

- C'est pas grave, je mettrai tout dans un tupperware ; le Patron a toujours faim, il finira. »

Alice terminait son assiette quand le Geek se leva pour débarrasser, poussant le Hippie à se dépêcher – lui non plus n'avait pas terminé. Mathieu revint subitement dans la pièce, marchant d'un pas rapide. Il saisit le col d'Antoine et scella leurs lèvres d'un air sur-possessif et vénère. La Fille applaudit, réjouie. Le Geek semblait halluciner et le Hippie mangeait sans regarder. Maître souriait, Alice riait.

« Vous m'emmerdez, tous. A me faire chier alors que l'autre connard de Patron est pas là. Et toi. Oui, toi, chéri. Ce soir, pas de cul. Ni demain. T'es puni. Connard. »

Il repartit dans l'autre sens, fulminant mais fier de son coup. Antoine, catastrophé, se leva et le suivit en courant, le suppliant de le pardonner. Ce revirement acheva Alice qui pleurait désormais de rire.

« Si le Patron était là ! »

oOoOoOo

oOo /!\ WARNING : SEXE /!\ oOo

« Anh…. Anh ! Aaaaaaanh.. !

- Ouais, pas mal, mais ça s'entend que tu simules gamine.

- Mais, Monsieur !

- Patron.

- Je suis même pas en condition ! Laissez-moi une seconde chance, je vous en supplie !

- Tiens, montre-moi comment tu supplies justement. »

La jeune femme, une brune visiblement maghrebine, se mit à faire les yeux doux, se penchant légèrement en avant pour bien montrer son décolleté, et faisant une moue triste avec sa bouche.

Le Patron passa un doigt sur ses lèvres, lui redressant la tête. Il lui toucha la poitrine, la palpant. La fille ne broncha pas, se laissant faire. Le Patron tiqua, et la testa autrement : il l'insulta. Elle s'en offusqua. Puis il lui tira les cheveux sans la prévenir.

« Aïe ! Mais qu'est-ce que vous faîtes ?!

- T'es mauvaise, gamine. T'es dans la profession depuis combien de temps ?

- 4 ou 5 mois.

- Voilà, c'est ça. Une débutante. Combien de clients par jour ?

- Par… jour ?!

- … Allez, au revoir. »

Agacé d'avoir perdu du temps, le Patron se leva du lit sur lequel il était assis et sorti de la pièce sombre, puis du bâtiment. Il était déçu : son contact l'avait mal renseigné. Ou alors il lui avait menti, et il devrait le punir. Quelle perte de temps… Pour une fois, il aurait préféré rester chez lui à faire chier Mathieu. ç'aurait été plus rentable.

Il regarda son téléphone, faisant défiler les messages. Tatiana était sa favorite, mais aussi sa secrétaire en quelque sorte. Si elle gérait son bordel principal en son absence, elle lui notait aussi tous ses « rendez-vous » quotidiens. Oh, il pouvait s'en charger lui même, mais la désormais blonde insistait pour le faire.

Ainsi, il trouva l'adresse de sa prochaine rencontre et commença à s'y rendre. Ce qu'il faisait ? Des sortes de castings, des recrutements. Il allait voir les filles sur leur lieu de travail, jaugeant ainsi leurs habitudes et capacités, avant de les tester lui-même. Quelqu'un d'autre que lui aurait tout aussi bien pu s'en charger, l'un de ses subordonnés lambda, mais ça l'amusait. Et puis il avait un don pour dégoter les perles rares.

Il arriva donc devant l'entrée d'un bar sordide. La devanture ne donnait pas envie d'entrer, mais son emplacement était plutôt avantageux : pile à l'angle d'un carrefour. Il entra et n'eut pas besoin de se présenter : il était connu.

« Entrez, entrez, Patron ! Par ici. Venez. »

On le fit parcourir quelques couloirs éclairés d'une lumière rouge et tamisée, contrastant avec l'air lugubre de la bâtisse. Puis il entra dans une sorte de local aménagé en chambre et fut laissé seul avec une magnifique jeune fille, à qui il ne donnait pas 19 ans. Elle était mince et sa peau était blanche, trop blanche.

Quelle phrase allait-il sortir en premier ? Elle était déterminante. Lui demander son nom serait peut-être trop normal. Lui demander si elle suçait ? Trop direct.

« Quels sont tes talents, gamine ?

- … Je… »

Elle avait une voix magnifique et de grands yeux bleus naïfs. Si elle semblait timide, sa tenue exprimait au contraire une grande débauche. Quoi de plus étonnant pour une pute, me diriez-vous.

« Déshabille-toi. »

La fille s'exécuta. D'abord, elle se leva et avança d'une démarche féline vers le Patron, retirant son haut d'une manière sensuelle. Ses grands cils lui donnaient un air immature, mais son sourire était faux. Elle s'appuya contre le Patron et colla sa cuisse contre son entrejambe.

« Tu donnes trop d'un coup. Il faut faire attendre le client, sinon tu ne le fidélises pas. Prends ton temps.

- Et … Comme ça ? »

Cette voix… La fille ralentit ses mouvements, avec une grâce étonnante. Puis elle poussa le Patron et le fit tomber sur le lit.

« Tu as du culot, j'aime ça gamine, dit le Patron en souriant d'un air pervers. »

Elle sourit en réponse, puis s'assit à califourchon sur lui. En réalité, elle ne savait absolument pas ce qu'elle était sensée faire. On lui avait juste dit qu'un homme, se faisant appeler le Patron, voulait la recruter et qu'elle devait absolument le convaincre. Par on, elle pensait à l'un de ses amis. Car son patron ne voulait pas la perdre, mais avait dû s'incliner face à l'imposante prestance du Patron, et à sa réputation sanglante.

« Que sais-tu faire ?

- Tout, Patron.

- Combien de temps ?

- Des heures.

- Combien de fois ?

- Autant que vous me le demanderez.

- Pourquoi te recruterais-je ?

- C'est moi qui vous le demande, Patron... »

Elle se pencha sur lui, lui présentant ainsi la poitrine, qu'elle dénuda d'un geste expert. Dans la foulée, elle se tourna légèrement pour retirer son micro short. Le Patron s'immobilisa.

« Tu pratiques le bondage ?

- Je…

- Oui ?

- En réalité, je n'ai jamais essayé, Patron. »

Celui-ci se redressa rapidement, la faisant s'asseoir au sol. Elle ne semblait pas comprendre quelle faute elle avait commise. Le Patron, lui, regardait la porte.

« Ne partez pas, Patron… Je ne vous ai pas encore tout montré. »

Elle commença à lui caresser l'entrejambe, puis à la lécher par-dessus son pantalon.

« Arrête ça. Lève-toi et enfile ça. »

Fin warning

Il lui lança un t-shirt plus ample que celui qu'elle portait précédemment, et se leva.

« Attends-moi ici. »

Il partit sans attendre. La jeune fille, déconcertée, se mit à prier.

Le Patron franchit les couloirs en sens inverse et entra dans le bar. Le gérant et mac se tenait derrière le comptoir, essuyant des verres avec un torchon si sale que les verres en sortaient encore plus crasseux*.

« Alors ? C'est ma meilleure pute, je te la vends à prix d'or.

- Qui t'a dit de me tutoyer ?

- Pardon, Patron.

- Comment elle s'appelle ?

- Ç'a une importante, le nom d'une pute ?

- Pour moi, oui.

- Faudra lui demander, je m'en souviens plus.

- T'en as combien des comme ça ? le Patron grinçait des dents.

- Cinq, six ou sept, je sais plus.

- Je les veux toutes.

- Quoi ? Mais, Patron ? Tvous voulez ruiner mon business ?

- Exactement.

- Je suis un bon concurrent, c'est ça ?

- Dans la connerie, oui. Je supporte pas les salauds dans ton genre.

- Les quoi ?!

- Les petits cons qui frappent des meufs pour compenser leur micropénis.

- Répète un peu?! »

Le Patron ricana et s'approcha de l'autre type. Ses yeux lançaient des éclairs que ses lunettes ne pouvaient arrêter.

« Où sont les autres filles ?

- C'est hors de question ! Elles sont à moi ! C'est moi qui les ai trouvées !

- Ma main dans ta gueule aussi tu vas la trouver, t'inquiète pas pour ça ! »

Le coup partit tout seul : l'homme avait attrapé les verres à portée de ses mains et les lançait à la tête du Patron, qui les dévia tous, recevant quelques éclats dans ses bras. Cette fois-ci vraiment en colère, il saisit l'homme par son col et parvint à le hisser puis à le lancer de son côté du bar, droit sur l'une des tables bancales (avec un semblant de moroté (une variante d'ipon) en gros, pour ceux qui veulent visualiser). Le Patron se rua sur lui et le rua de coups, d'abord de pied, puis avec une chaise qui se brisa rapidement.

/!\ WARNING : sang /!\

Un cri aigu se fit entendre. Les deux hommes tournèrent la tête pour en trouver la source : la jeune fille était venue voir ce qu'il se passait. Le barman en profita pour faire tomber le Patron et courut vers la prostituée, la saisissant par les cheveux. Il s'empara d'un éclat de verre et le colla à la base du cou de son otage. Le Patron se releva rapidement.

« Mec, t'es totalement débile, t'es en train de menacer ta propre pute là.

- Tu t'approches pas ou je la bute !

- C'est ce que je dis, t'es complètement débile.

- Pourquoi tu la veux autant ?

- … le Patron tiqua.

- Réponds !

- Je te l'ai dit, je supporte pas les gars qui brutalisent leurs propres putes pour les forcer à travailler plus qu'elles ne peuvent.

- Elles aiment ça, ces chiennes de putes !

- Et toi, tu vas aimer souffrir. »

Plus rapide que son ombre [#Lucky Luke], le Patron dégaina son flingue et tira dans le bras armé de l'homme, qui hurla de douleur. La fille hurla d'épouvante et se dégagea, s'éloignant en courant des deux hommes. Le Patron s'approcha du barman et le mit à genoux, son flingue sur son front. Le canon, encore fumant, brûlait la peau du mac.

« Où sont les autres ?

- Dégage ! Je vais te tuer !

- Réponds ! Où t'as mis les autres ?!

- Je vais te saigner ! Fils de pute ! »

Le Patron faillit tirer mais se ravisa et préféra l'assommer d'un bon coup de crosse dans la tempe. Les dents serrées, il ne parvint pas à calmer sa respiration. S'il ne s'était pas interdit de tuer [#Kenshin], il aurait descendu cet enfoiré sans hésitation. Il se força à se calmer, du moins en partie, et se tourna vers la fille, terrorisée.

Fin warning

« Eh, je te ferai pas de mal gamine.

- Comment je peux en être sûre ?

- Tu ne peux pas. Mais je te donne ma parole que jamais je ne te frapperai. Jamais. Pas comme lui. Et pour le vérifier, il faut que tu me suives.

- Je suis engagée ?

- Ouais. Et tes six copines aussi.

- Elles sont cinq.

- Tu peux me montrer où elles sont ?

- Oui, Patron.

- Comment tu t'appelles ?

- Jadwiga.

- C'est de quelle origine ?

- Polonaise.

- Pas mal, pas mal. Allez, montre-moi où sont tes collègues… »

Il partit à sa suite, et libéra les cinq autre prostituées. L'homme qui les embauchait était un vrai salaud. Elles étaient entassées dans un vieil appartement minable, avec un canapé et un réfrigérateur moisi pour elles toutes. Puisqu'elles n'avaient nulle part d'autre où aller, elles se laissaient exploiter. D'elles six, seule Jadwiga parlait français. Les autres baragouinaient en anglais, mais parlaient russe ou arabe. C'était parfait : Tatiana, qui les formerait, parlait ces trois langues couramment.

Le Patron ramena ses nouvelles recrues à son bordel et leur servit à boire, cherchant sa favorite.

Il la trouva dans l'une des salles de bain, en train de se coiffer.

« Ça s'est bien passé ? On dirait que t'as vu un cadavre, Patron.

- C'est pas passé loin. Le bar pourri là, que Georg m'a conseillé, un vrai connard celui-là.

- Qui, Georg ou le barman ?

- Les deux. Ce mec bat ses putes, putain. Ça me met hors de moi les enflures comme ça.

- Tu ne l'as pas tué ?

- Non.

- Tu as failli. Où sont-elles ?

- Je les ai laissées dans la salle d'attente. Sur les six, une seule parle français. Tu devras gérer les cinq autres. Ah, et elles sont en mauvaise santé, donc vas-y mollo pour commencer.

- Comme tu veux, Patron. Je peux les voir ?

- Ouais, viens. »

Ils allèrent voir les nouvelles, qui s'étaient assises pour la plupart, mal à l'aise. Zadwiga les rassurait comme elle pouvait. Mais toutes avaient vu leur ancien mac en sang, alors comment pouvaient-elles se sentir en confiance ?

Le Patron entra, et toutes se raidirent. Il soupira. Il n'était pas rare que ses putes le craignissent au début, mais il n'aimait pas leur regard dans ces cas-là. Ça lui rappelait ses mauvaises passes.

Tatiana entra à son tour et regarda le Patron. Il n'avait pas menti. Elle se demanda ce qu'elle allait bien pouvoir faire de ces filles. Elles étaient novices, maigres et pâles.

« Gamine, fais juste ce que je te demande. L'argent, c'est pas ton problème.

- Oui, Patron. »

Elle détestait se soumettre, mais de un, il avait raison, et de deux, elle devait se montrer obéissante devant les nouvelles. Elle s'empressa d'ailleurs de se présenter et de les rassurer. Le Patron la laissa faire et sortit fumer une clope dans une autre pièce.

Une petite main lui saisit le bras et il se retourna. Jadwiga le regardait, toute crainte avait disparu de son regard.

« Merci de nous avoir tirées de là.

- Ne me le faites pas regretter.

- Non, Patron. Nous travaillerons nuit et jour pour vous.

- Pas question. Ici, vous êtes pas des esclaves. Ni des vagins rechargeables. »

Un groupe d'employées passa. Toutes saluèrent respectueusement le Patron, regardant la nouvelle avec envie : le Patron lui accordait son temps, quelle chance !

« Eh, Jessica, viens te présenter.

- Patron! Que puis-je faire pour vous ?

- Dis à la petite combien t'es payée, et parle-lui de tes horaires. J'ai du travail. »

Il se retira dans son appartement privé. En réalité, il ne voulait pas entendre encore les mêmes louanges. Certes, il exploitait moins ses putes que d'autres, mais il restait un trafiquant. Il vendait des corps et même s'il les protégeait, rien ne lui assurait qu'elles étaient heureuses de leur condition.

« Tu es nouvelle ?

- Oui, le Patron vient tout juste de me recruter.
- Que tu es jolie… Tu vas beaucoup plaire aux clients !

- Merci.

- Ici, en fait, les horaires c'est toi qui les choisis. Tu as une semaine de repos forcé quand tu as tes règles, bon à part si tu as des fantasmes liés au sang ou qu'on a des clients spéciaux… Euh tu ne peux travailler que trois jours de suite, ou quatre jours une seule fois par mois. Donc au total on a quoi… deux semaines de repos par mois ? Et pour le salaire, ça dépend aussi de ce que tu fais. Certaines putes sont très demandées et peuvent gagner 500 euros par jour, les autres ont au moins 100 euros. Le Patron nous garantit un salaire minimum quoi qu'il arrive. Si tu as le moindre problème, c'est moi qu'il faut venir voir. Et si t'as des conseils à demander, faut t'adresser à Tatiana !

- … Là où je travaillais, j'avais deux jours de repos par mois.

- Eh pep ! Ne parle jamais du passé ! C'est une règle. Ici, on ne parle que du présent ,ou du futur. Et ne demande jamais au Patron si c'est son vrai nom, ça le met furax. Je crois. A ta place j'éviterais de le mettre en colère.

- Oui…

- Bon, si jamais tu me cherches, appelle Jessica à l'accueil ! Et si tu me trouves pas, généralement je suis chambre 3 sous le nom de PanthèreRose. Salut, et bonne chance! »

Jessica s'éloigna. Jadwiga se pressa de rejoindre ses amies. Elle devait absolument leur dire ! Cet endroit serait un paradis pour elles. Elles seraient toujours obligées de vendre leur corps, mais cette fois, dans de bonnes conditions. Peut-être qu'un jour elles auraient suffisamment d'argent pour faire leur vie autrement…
Tatiana, de son côté, expliquait le fonctionnement du bordel aux nouvelles recrues. Elles semblaient enthousiastes, mais vraiment novices. Elles allaient avoir droit à une formation en bonne et due forme !

Pour le moment, obéissant au Patron, elle leur accorda deux jours de congé pour se revigorer. Elle leur attribua un logement de sorte de ne pas les séparer, et leur dit de venir au moins deux fois par jour pour visiter et rencontrer le personnel. Car il était des plus importants ! Entre les responsables de l'accueil, qui prenaient les clients et dirigeaient les putes dans leur chambre, les agent de nettoyage, les relais qui faisaient circuler les informations et le matériel, les agents de sécurité et les putes elles-mêmes, ça faisait du monde. Tatiana s'occupait exclusivement de ces dernières. Elle les formait, puis les dirigeait et les cadrait.

Elle était redoutée et redoutable : sévère, elle ne tolérait pas l'erreur, mais c'était aussi la seule à tenir tête au Patron, et elle était respectée pour son talent dans la profession. Aucune d'elles n'était si endurante, ni si experte. Elle n'était pas favorite pour rien.

Même pas le temps de souffler qu'on l'appela à l'accueil : le Patron demandait à la voir.

Elle se rendit à son appartement.

« Qu'est-ce qu'il y a ? Je te manque déjà ?

- Tu leur as donné du repos j'espère.

- Mais oui, Patron… Quoi que, je n'ai pas vu la petite blonde bien longtemps.

- Elle était avec moi.

- Hm…

- Celle-là, elle sera une grande pute, c'est moi qui t'le dis.

- Je te crois. C'est tout ?

- Non, je voulais voir avec toi l'organisation des prochains jours. J'en ai marre du recrutement, je finis toujours par boxer un connard.

- Haha, dis plutôt que la baise te manque.

- J'ai jamais arrêté de baiser. C'est toi qui me manques, toi et tes nibards.

- Tu veux faire quoi ? Pas question de tester les nouvelles, mon Patron m'a ordonné de les envoyer se reposer.

- Très drôle. Tu devais pas donner un cours cet aprem ?

- Si, je devais justement y aller. Tu veux..

- Me joindre à toi, ouais.

- Parfait. Je cherchais justement un moyen de rendre ces filles moins mollassonnes.

- Je me change et on y va.

- T'as pas de sang sur toi.

- Je sens l'odeur.

- … Fais ce que tu veux, je serai chambre 5.

- M'attends pas. »

Le Patron se doucha rapidement. Il avait encore l'impression de sentir le sang, même s'il n'en avait reçu que quelques éclaboussures. Il se vêtit correctement, avec son éternel costard noir.

La petite Jadwiga l'avait réellement chauffé ; il avait dû puiser dans ses minces réserves de self-control pour ne pas la sauter sur le champ. Il avait hâte de devoir la tester. En attendant, il allait s'amuser avec Tatiana et en mettre plein la vue à son groupe de jeunes putes. Sûrement celles qu'il avait recrutées quelques mois auparavant. Tatiana s'était souvent plainte de leur manque de productivité. Elles ne satisfaisaient pas assez la clientèle, apparemment.

/!\ WARNING : SEXE /!\

Il fallait leur apprendre à frustrer un homme sans le lui montrer. Leur apprendre à jouer de leurs charmes, correctement. Il ne s'agissait pas juste de faire bander et éjaculer le client, non ; il fallait le rendre accro, lui donner envie de revenir. Le Patron savait exactement ce qui lui restait à faire : une jolie partie de jambes en l'air, sa spécialité ! Il regrettait seulement de ne pas avoir Tatiana rien que pour lui ce jour-ci. Il appréciait particulièrement leurs nuits endiablées, qui parfois s'étiraient jusqu'à l'aube, ou plus si affinités.

Ce fut donc avec impatience qu'il se rendit à la chambre numéro 5. L'une des plus grandes, parfaite pour les rendez-vous à plusieurs. Peut-être aurait-il droit à un cortège de putes à genoux pour lui sucer la queue. Rien qu'à cette pensée, il se sentit durcir.

Le bordel n'était pas particulièrement grand, quand on y pensait. On y entrait comme dans un véritable bar à pute : la lumière était tamisée, des femmes les seins à l'air vous recevaient le plus naturellement du monde et vous dirigeaient, à travers quelques couloirs étroits, jusqu'à votre chambre, ou dans une salle de strip-tease. Côté coulisses, trois pièces : la « salle d'attente » pour le personnel, comportant deux salles de bain, l'accueil et les appartements privés : ceux des nouvelles recrues, et celui du Patron. En réalité, il s'agissait d'un bureau, avec un lit et une douche derrière une alcôve. Personne n'y avait accès, à part Tatiana. Celle-ci vivait dans l'appartement qui jouxtait le bordel ; c'était la pute de garde, en quelque sorte.

Le Patron était à la tête d'une chaîne de cinq bordels. Il était le propriétaire de trois d'entre eux, dont son favori : de tout Paris, c'était de loin le bordel le plus luxueux. Pas par les décors, mais par la qualité des putes. Seuls les clients les plus fortunés y avaient accès.

Aussi, les putes qu'il recrutait étaient elles aussi réparties dans les différents bordels. Elles, ils, le personnel du Patron ne se limitait pas aux femmes. Ses bordels étaient majoritairement hétérosexuels, mais proposaient aussi une large gamme de services homosexuels, bisexuels, pansexuels, et parfois même zoophiles… Aussi, les hommes prostitués avaient droit à une formation spéciale, en fonction de leur orientation sexuelle et de leurs ouvertures, tout comme les prostituées bi ou homosexuelles.

Si certaines putes seulement - l'élite - étaient directement formées par Tatiana, toutes passaient par le lit du Patron. Et parfois, elles avaient doit au show complet du duo de proxénètes (considérons Tatiana comme telle, puisqu'elle était en quelque sorte son associée).

Ces deux-là se connaissaient depuis des années et cumulaient des dizaines, voire des centaines d'heures de sexe ensemble. Au lit, ils n'avaient plus de secret l'un pour l'autre. Aussi, leurs rodéos s'avéraient assez spectaculaires.

Le Patron sourit à cette réflexion. Il s'apprêtait à entrer dans la chambre mais une main sur son épaule le surprit ; il était encore perdu dans ses pensées. Il dut se retenir d'éjecter cette main d'un revers du bras et se retourna plutôt vers le responsable. La responsable, visiblement. Jadwiga se tenait devant lui, un sourire timide étirait ses lèvres fines.

« Je vous cherchais, Patron.

- Ah oui ? On t'a jamais dit qu'il faut d'abord me demander la permission avant de me toucher ? »

Le Patron et son éternel sourire débauché désignaient son corps à la musculature avantageuse.

« Qu'est-ce que tu fais encore ici ? Tu t'es perdue ?

- Je vous cherchais, Patron. »

Celui-ci s'apprêtait à lui demander pourquoi quand elle se rapprocha de lui, un air de luxure innocente dans ses grands yeux bleus. Jadwiga lui faisait presque penser au Geek…

Elle glissa sa main sur la hanche du Patron, la redescendit sur sa cuisse avant de la faire remonter, lentement, sur son entrejambe qui durcit presque instantanément.

« Oh, je vois. Mais tu n'as toujours pas demandé la permission, gamine…

- Je pense formuler ça autrement, Patron.

- Ah oui ? Surprends-moi.

- Prenez-moi violemment contre le mur, Patron, s'il vous plaît… »

Un Geek bien plus pervers, alors. Non, Jadwiga était, malgré son manque d'expérience, déjà très habile dans l'art du sexe – oral, du moins.

Le Patron la plaqua alors à la porte, qui avait perdu tout intérêt à ses yeux.

« Je pourrais te prendre ici, maintenant.

- Je ne demande pas mieux… »

L'homme en noir sourit. Non, il avait une meilleure idée. Il ouvrit la porte et retint la jeune femme in extremis, juste avant qu'elle ne tombât. A l'intérieur, les prostituées sursautèrent, tandis que Tatiana s'immobilisait, souriante.

Jadwiga regarda derrière elle, ne comprenant pas. Elle releva son doux visage vers le Patron dont le visage était de nouveau emprunt de cet air débauché.

« Gamines, j'apporte un changement au programme. »

Il poussa doucement Jadwiga vers les autres putes qui se tenaient debout près du grand lit, celui-ci occupant la majeure partie de la pièce. Tatiana lui jeta un regard interrogateur mais ne dit rien. C'était lui le Patron.

Il s'adressa à Jadwiga.

« Prends bien note, comme les autres. Ton tour viendra après. Vous allez en prendre plein les yeux, dans tous les sens du terme. »

Sur ces mots d'une élégance rare, il s'approcha du lit, et donc de Tatiana. Celle-ci abandonna l'objet qu'elle avait à la main et avança à quatre pattes, la démarche féline et le dos cambré. Elle portait un corset noir porte-jarretelles, très serré, qui mettait tant sa poitrine que sa taille en valeur. Ses cheveux étaient relevés en un chignon sauvage, qui en laissait échapper quelques unes.

Se redressant lentement sans casser la courbure de son dos, la russe entreprit de déboutonner la chemise noire du Patron, après l'avoir débarrassé de sa veste de costard. L'ayant regardée faire de bout en bout, il décida d'être actif et saisit les lacets du corset entre ses doigts, sans tirer dessus pour autant. Tatiana préféra laisser ses mains s'aventurer sur le torse dénudé, traçant chaque contour, , chaque cicatrice, chaque muscle du bout des ongles. Leurs lèvres étaient si proches que l'on pouvait très clairement visualiser leur respiration se mêler pour n'en faire qu'une, mais jamais ils ne s'embrassèrent.

La russe reprit la parole, poursuivant son cours :

« Vous voyez, les filles, le maître mot, c'est le temps. N'ayez pas peur d'être lentes, de frustrer votre client. Chaque chose en son temps. Il vaut mieux le faire attendre que de le brusquer. Enfin, à part si c'est précisément ce qu'il attend. Et ça, ce sera à vous de le déterminer. »

Sur ces mots, elle s'était emparée de la boucle de ceinture du Patron et la défaisait habilement, sans jamais quitter les Ray-Ban du regard. Le proxénète avait commencé à détacher le corset, lentement. Même s'il connaissait son corps par cœur, il appréciait toujours autant ce moment, le déshabillage, de par les tenues pour le moins exotiques que la prostituée pouvait parfois se procurer.

Si l'une de ses mains dériva vers le postérieur de la belle femme, la deuxième lui détacha les cheveux.

« Tu peux pas t'en empêcher hein.

- On change pas les bonnes habitudes, gamine.

- C'est pas toi qui vas me l'apprendre, Patron.»

Elle glissa sa main sous le boxer de l'homme et saisit son érection d'un geste ferme, se collant presque à lui. Il la regarda du dessus, un petit sourire de défi sur le visage, et sa main la portant juste sous les fesses. A genoux sur le lit, elle lui souriait en retour et le masturbait lentement mais avec vigueur. Il lui empoigna les cheveux et la tira en arrière, la forçant à cambrer davantage son dos. Il plongea son visage dans l'entrebâillement du corset dénoué, sa bouche embrassant le dessus de la poitrine généreuse.

Tatiana lâcha alors un gémissement sonore et le Patron s'interrompit.

« Pas de ça avec moi, gamine. »

La prostituée lui fit un clin d'œil et se tourna vers ses élèves, qui regardaient attentivement.

« Parfois le client entend quand on simule, et n'aime pas ça. Adaptez-vous à la situation.

- Avec moi, pas besoin de simuler… »

Certaines pouffèrent, d'autres prirent des notes. Jadwiga se contentait de regarder en silence. Elle saisissait le contexte : c'était visiblement un cours, étrange certes, mais un cours. Auquel elle était conviée. En quoi aurait-elle l'occasion de se rendre utile ?

Le Patron tourna la tête vers Tatiana, qui acquiesça : il était temps de passer à la vitesse supérieure. Il grimpa sur le lit, poussant la blonde en arrière pour la rapatrier vers les oreillers. Dans le même temps, il lui retirait son corset et détachait les porte-jarretelles : ne restaient plus que ses deux seins, nus, son string et ses jambes sveltes. La forçant à s'allonger, le Patron se mit à quatre pattes au-dessus d'elle et entreprit de lécher ses mamelons, titillant les tétons de sa main libre – l'autre lui servant d'appui. Il descendit au fur et à mesure, caressant tout à tour le ventre, les flancs, les hanches de la femme sous lui. Il tira ensuite sur l'élastique du string, le faisant claquer sur son aine.

Tatiana choisit ce moment pour se redresser, inversant les positions. S'intéressant d'abord à la partie haute, elle prit le temps de lécher les tétons de l'homme avant de lui retirer son pantalon. C'était un accord tacite entre eux : il gardait sa chemise devant public – il trouvait ça plus classe.

Mais le Patron refusait d'être passif : il la suivait dans chacun de ses mouvements, l'accompagnant. Tantôt il lui léchait la gorge, tantôt il lui mordait le sein. Son boxer ayant rejoint le pantalon, il lui tira les cheveux pour la diriger vers sa partie basse, depuis longtemps érigée telle la tour de Pise.

La blonde céda et prit la verge gonflée entre ses lèvres, y appliquant des coups de langue irréguliers. En bon machiste, le Patron lui appuya sur la tête pour la forcer à englober tout son sexe, jusqu'au fond de sa gorge. Les putes dans la pièces retinrent leur souffle de respect, car la professionnelle réitérait le geste plusieurs fois de suite. L'homme grognait parfois d'assentiment, mais finit par se lasser. Tatiana s'en rendant compte, s'adapta en se laissant tomber en arrière, s'allongeant sur le dos, jambes écartées. Son string était si fin qu'il laissait voir son vagin, dilaté.

Le Patron se fit un plaisir de le lui retirer, impatient.

Son sexe se redressait tout seul, réclamant son droit d'entrée. Mais Tatiana ne se contenta pas de le lui offrir : elle préféra se réinstaller en position (autruche, désolée je suis obligée) levrette, tendant sa croupe au Patron.

Celui-ci sourit, plein de luxure, et lui pénétra le vagin violemment. Adoptant d'office un rythme des plus rapides, il multiplia les coups de buttoir, envoyant Tatiana jusqu'à la tête de lit. Celle-ci gémissait par à-coups il la prenait de sa façons préférée : rapide et brutale.

Mais le Patron décida de changer de trou, et saisit la femme par la gorge pour la ramener à lui, la maintenant à genoux malgré la puissance de son déhanché. La respiration saccadée, les deux partenaires souriaient, et jouirent en même temps.

L'homme se retira, finissant d'éjaculer sur les fesses de Tatiana, qui le regardait faire d'un air amusé. Se satisferait-il de ça ? Ce n'était qu'un échauffement…

Il s'éloigna, enfilant son pantalon d'un geste souple. Il ne débandait toujours pas, aussi il regarda Jadwiga d'un air lubrique. Elle voulait ses faveurs ? Elle devrait donc y passer, encore et encore.

Dans son dos, Tatiana reprenait son cours, le plus naturellement du monde. Mais le Patron n'entendait plus rien, il regardait la jeune pute, lui signifiant clairement qu'il avait envie d'elle.

« Gamine, on remettra ça plus tard, j'ai à faire ailleurs.

- Tu sais où me trouver, Patron ! »

Ce dernier sortit de la chambre, la chemise encore ouverte sur son abdomen musclé. Il tira Jadwiga dehors, la ménageant à peine.

« Alors, t'en dis quoi ?

- C'était intéressant, Patron.
- Qu'est-ce que t'as appris ?

- Que je ne simulerai pas avec vous. »

Il sourit, satisfait.

« Viens. »

Elle le suivit jusqu'à une chambre plus petite et moins éclairée.

« C'est ton premier jour, et t'as pas l'air en forme alors… Pas de pénétration pour toi ce soir.

- Que voulez-vous, alors ? »

Il défit sa ceinture, sortant de son antre son érection déjà suintante.

Jadwiga se mit à genoux devant lui, écartant ses cheveux de son visage. Elle redressa celui-ci vers le proxénète, souriant sagement, avant de lécher le membre sur toute sa longueur. Elle malaxa ses testicules d'une main, l'autre enserrant le gland avec force. La jeune femme avait compris que l'homme aimait la brutalité. Elle ne se priva donc pas d'y aller sauvagement, enfournant le membre dans sa jolie bouche rose. Elle le suça, alternant les rythmes, mains et bouche… Le Patron se contenta de lui redresser le menton et quelques fois de remettre ses cheveux sur son épaule. Il mit du temps avant de venir, nonobstant, Jadwiga n'eut pas l'air de fatiguer. Il se vida donc dans sa bouche, grognant de satisfaction.

Elle lui remonta son boxer avec douceur, puis se redressa.

« Comment j'étais ?

- Comme une pro. Mais j'ai encore beaucoup à t'apprendre. C'est bien, tu es ici pour ça. Toi, tu commences dès demain.

- Merci, Patron. »

Il secoua la main, l'air de dire « ne me remercie pas ». N'empêche, il était bien plus détendu qu'en arrivant. Il raccompagna la nouvelle à ses appartements, puis s'alluma une clope en sortant du bordel. La nuit était déjà tombée et un petit vent frais amenait quelques gouttelettes de pluie. Le criminel soupira, se mettant en chemin pour rentrer.


* Référence à Harry Potter 3 La tête de Sanglier, le bar d'Abelforth Dumbledore ^^ (désolée du coup je massacre le personnage, la référence c'est vraiment juste que le passage avec le torchon sale)


Je viens de me rendre compte qu'en fait Tatiana je la vois latino… La peau mate, les yeux marrons, et les cheveux noirs. Lol. Pas russe du tout x)

(j'ai écris la fin du chapitre en écoutant L'Assasodomie …. voilà voilà)

Bref, ce fut le chapitre le plus laborieux à écrire… A force de m'y mettre, de faire une pause, de reprendre, etc, ce chapitre fait très brouillon, je m'en excuse. Honnêtement, je n'en suis pas satisfaite, alors j'attends vos avis !

J'ai une ligne directrice pour la suite, mais je ne sais pas du tout ce que je vais écrire ! Je peux donc seulement annoncer le titre de l'épisode 24 : Confort.

Ouais.
Trop d'originalité.

Des bisous (j'espère revenir au plus vite mais vous l'aurez compris, je n'ai pas vraiment le temps d'écrire, merci au BAC!)

~ Cassaucisse