Joyeux Noël à tous! Merci d'avoir lu et commenté cette histoire!
Chapitre vingt-cinq
Esposito faisait le récit des derniers évènements à son ami et équipier Ryan. Ce dernier décela facilement la culpabilité du latino quant à sa présence dans un lit d'hôpital.
- Ce n'était pas de ta faute, dit-il sans détour.
- Je suis ton équipier, contra Esposito, c'est mon job ! Je veille sur toi, tu veilles sur moi, c'est comme ça que ça marche !
- J'aurais dû sonner la cavalerie au lieu de poursuivre un ancien des forces spéciales seul. Il t'avait mis K.O, il était clair que je ne faisais pas le poids!
- C'est sûr, approuva le latino avec un petit sourire.
- Alors, vous l'avez coffré finalement? Demanda Kévin.
- Il n'est plus de ce monde, il était trop près de la voiture de Castle quand Beckett l'a fait exploser.
- Elle a explosé la voiture de Castle?
- Littéralement! Je la soupçonne d'avoir eu un peu besoin de se venger... Tu connais les femmes!
- Ouais, quand Jenny était en colère contre moi, elle a malencontreusement oublié une chaussette rouge dans ma lessive de vêtements blancs. Toutes mes chemises et mes caleçons sont devenus rose pâle!
Ils riaient encore quand Lanie arriva dans la chambre.
- Eh bien, je vois que l'ambiance est bonne ici !
- J'ai retrouvé mon pote, répondit Esposito, alors oui, l'ambiance est à la fête !
- Je suis ravie que tu ailles mieux, Kévin, dit sincèrement Lanie.
- Le doc a dit que je pourrais sortir dans deux ou trois jours, expliqua l'irlandais. J'ai hâte , parce que ce qu'on nous sert ici est vraiment immangeable !
- Et tu pourras compter sur Jenny pour te chouchouter, dit Lanie.
- Je rêve d'un lait chaud au miel, répondit Kévin d'un air rêveur.
- Alors, tu as pu voir Beckett? Demanda Esposito. Comment va-t-elle?
- Bien, je suppose, soupira la légiste.
- Comment ça, tu supposes?
- Apparemment, elle s'est fait la malle!
- Elle a quitté l'hôpital? Pourquoi?
- A ton avis? Castle aussi a disparu.
- Oh! Papa et maman se sont réconciliés, sourit Ryan.
Le bruit des vagues s'échouant sur la plage à quelques mètres d'eux avait quelque chose s'apaisant. Emmitouflés dans une couverture, dans les bras l'un de l'autre, Castle et Beckett admiraient le ciel étoilé.
- Alors? Demanda Beckett.
- Tu avais raison, c'est la personne qui est dans vos bras, qui rend le câlin extraordinaire, sourit-il. Mais je t'en prie, ne me dis surtout pas d'où vient cette couverture! Je ne veux pas le savoir !
Elle éclata de rire tout en se blottissant un peu plus contre lui.
- Mais ça serait peut-être encore meilleur avec un plaid en cachemire…
Elle sourit et nicha son visage dans son cou, savourant le contact de sa joue avec sa barbe naissante, s'enivrant de son parfum.
- Ne me refais plus jamais ça, murmura-t-elle.
Il y avait une telle fragilité dans sa voix. La redoutable Kate Beckett mettait son âme à nue dans ses bras. Il s'en voulut encore plus de ce qu'il lui avait fait, si cela était possible.
- Plus jamais je ne te laisserai partir loin de moi, affirma-t-il la gorge nouée par l'émotion.
Elle caressa sa joue du bout du nez et l'embrassa tendrement. Il lui caressa doucement le dos. Quand sa main passa sous son pull, elle frissonna.
- Tu as froid ? Demanda-t-il.
- Dans tes bras, je n'ai jamais froid, répondit-elle en s'installant à califourchon sur lui. Par contre, tes caresses me font frissonner de désir.
Elle parsema son visage de petits baisers tout tendres.
- Ils doivent nous chercher partout, murmura-t-il en repensant à leur fuite de l'hôpital.
- Ils voulaient juste nous garder en observation pour la nuit. Je peux très bien t'observer moi-même, dit-elle d'un air coquin en levant son tee-shirt pour s'attaquer à son torse.
- Eh bien ! rit-il, si j'avais su que c'était ce qui m'attendait quand l'infirmière m'a dit qu'ils allaient me garder en observation, j'aurais accepté plus facilement !
Elle releva aussitôt la tête pour le dévisager les sourcils froncés.
- Oh ! Je ne pensais pas à ça ! Se reprit-il aussitôt. Enfin, pas avec l'infirmière, je veux dire ! C'est toi… Enfin, je veux dire que je n'imagine que toi pour remplir ce rôle !
- Castle, il faudrait que tu apprennes à te taire parfois, bougonna-t-elle en s'emparant de ses lèvres.
Le baiser fut langoureux, rien ne semblait pouvoir y mettre fin. Les mains de Castle passèrent de nouveau sous le pull de sa muse, caressant son dos. Quand il la retourna pour se retrouver au-dessus d'elle, ses caresses se firent plus intimes. Elle avait l'impression se sentir un brasier dans ses veines. Elle lui enleva complètement son tee-shirt puis le refit basculer sur le dos. Traçant avec ses baisers une ligne depuis son cou jusqu'à son nombril.
Elle s'attaquait eux boutons de son jean, lorsqu'il murmura :
- Epouse-moi.
Elle se redressa et le dévisagea interdite. Il la regardait. Il avait l'air si déterminé, qu'elle finit par comprendre qu'il ne s'agissait pas d'une énième plaisanterie.
- Attends ? T'es sérieux, là ?
- Evidemment que je suis sérieux ! Je n'ai jamais été aussi sérieux de ma vie ! Répliqua-t-il. Pourquoi penses-tu que je ne suis pas sérieux ?
- Parce que tu es allongé sous moi et que je m'apprêtais à… Enfin, tu vois, quoi ? Les hommes disent souvent n'importe quoi quand ils pensent qu'on va leur faire très plaisir !
- Je ne pensais absolument pas que tu allais… Non, en fait, ça fait un moment que j'y pense ! A te faire ma demande, j'entends! Je crois bien que j'ai songé à t'épouser dès la première minute où je t'ai vue !
- Dès la première minute où tu m'as vue ? Répéta-t-elle sceptique. Tu crois vraiment que je peux avaler un truc pareil ?
- Et pourtant, c'est vrai ! Mais dans la minute qui a suivie, tu as commencé à parler et je me suis ravisé !
Elle le repoussa sur le sol et se releva aussitôt.
- Andouille ! Marmonna-t-elle en s'éloignant vivement.
- Mais attends ! Cria-t-il en se levant à son tour pour partir à sa poursuite. C'était une blague! Tes paroles m'ont envouté! Je pourrais t'écouter lire l'annuaire téléphonique, tellement tu es envoutante!
Il la rattrapa par le poignet. Elle lui lança un regard noir et se débattit. Il ne la lâcha pas pour autant. Plus jamais il ne la laisserait partir, il s'en était fait la promesse.
- Je suis fatiguée, Castle ! Je ne suis pas d'humeur pour tes plaisanteries douteuses !
- Ce n'était pas une plaisanterie ! protesta-t-il.
- Arrête ! Je sais bien que tu ne pensais pas à me demander en mariage quand on s'est rencontrés !
Pourquoi prenait-elle la mouche ? D'accord, il s'avait qu'elle n'était pas de celles qui croient au coup de foudre. Mais là, sa réaction était disproportionnée ! A moins que… ? Non ! Un sourire éclaira le visage de l'écrivain.
- Arrête de te moquer de moi, grogna-t-elle rougissante.
Il sourit de plus belle. Il en était certain à présent. Kate Beckett le désirait elle aussi. L'idée de devenir son épouse un jour s'était insinuée dans sa jolie petite tête et cela ne datait pas d'hier!
- Il faut que je te montre quelque chose, dit-il.
Elle haussa un sourcil, elle était sur la défensive. Il lui faudrait certainement encore un peu de temps pour l'apprivoiser complètement. Cette pensée l'amusa énormément.
- Il faut que nous rentrions au Loft pour ça, dit-il.
Elle resta silencieuse durant tout le trajet, mais accepta de lui tenir la main pour sortir de la voiture et ne la lâcha pas jusqu'à ce qu'ils fussent à l'intérieur.
Il l'entraîna dans son bureau, ouvrit un tiroir secret de sa bibliothèque et en sortit un petit écrin.
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-elle lorsqu'il le lui tendit.
Il ouvrit l'écrin. Une magnifique bague ornée d'un énorme diamant reposait sur un petit coussin.
- Je l'ai acheté il y a deux ans maintenant, expliqua-t-il. A cette époque, je t'avais proposé de venir passer quelques jours de vacances avec moi dans ma propriété des Hamptons.
Elle se souvenait parfaitement de cet été-là. Elle avait refusé par crainte de souffrir si elle lui ouvrait son cœur. Quand elle avait finalement compris qu'elle se mentait en sortant avec un autre alors que son cœur battait pour l'écrivain, il était déjà retourné auprès de son ex-femme. Comme elle avait regretté cette occasion manquée. Elle avait longtemps pleuré cet été-là.
- J'avais réalisé à quel point je tenais à toi, quand ton appartement a explosé, dit-il. J'ai acheté cette bague en espérant pouvoir te l'offrir… Et puis il y a eu Demming… Gina et puis Josh… Je t'aime Kate. Je crois que tu es la personne la plus remarquable, la plus frustrante, exaltante ... et la plus exaspérante que je n'ai jamais connue ! Et je t'aime !
Il mit un genou au sol et lui tendit la bague.
- Katherine Houghton Beckett, veux-tu m'épouser ?
- Depuis deux ans ? demanda-t-elle.
- Hein ?
- Tu as cette bague dans ton tiroir depuis deux ans ?
- Euh oui… Tu veux voir la facture ? Il y a la date dessus.
- Tu aurais pu la reporter quand… Pourquoi l'as-tu gardée ? demanda-t-elle.
Il se releva, les sourcils froncés. Il n'aurait jamais cru que sa demande en mariage tournerait ainsi. Il avait imaginé un non. Il avait imaginé un « dans vos rêves, Castle ! ». Il avait aussi imaginé un oui et une scène classée X qui aurait suivi sa demande. Mais pas ça. Décidément Kate Beckett ne faisait jamais rien comme tout le monde !
- Parce que je n'ai jamais perdu espoir, murmura-t-il.
Elle se jeta sur lui et s'empara de ses lèvres en riant et en criant « Oh ! Castle ! ».
- Donc, c'est un oui ? Demanda-t-il lorsqu'elle le laissa enfin respirer.
- Evidemment que c'est oui, répondit-elle en l'entrainant jusque dans la chambre. Oui, Richard Edgard Alexander Rodgers, je veux t'épouser!
Le jour se levait doucement. Castle se réveilla en sursaut. Il se redressa dans son lit et regarda autour de lui inquiet. Il était seul. Non, ce n'était pas possible, il ne pouvait pas avoir rêvé ! Beckett entra dans la pièce, deux cafés à la main, vêtue uniquement d'une de ses chemises. Il sourit soulagé.
- Je t'ai fait un café ! sourit-elle en désignant les tasses.
- Alors ce n'était pas un rêve ?
- Non, ça c'est sûr, c'était pas un rêve !
Elle fit le tour du lit et vint s'asseoir à ses côtés. Elle lui donna sa tasse.
- J'avais raison de ne pas perdre espoir, future madame Castle.
- Donc tu n'as pas changé d'avis, futur monsieur Beckett ?
- Euh non ! Non, je n'ai pas changé d'avis, dit-il légèrement inquiet.
- Très bien, moi non plus, sourit-elle.
- Cool!
- Cool!
- Tu dois aller travailler ? Demanda-t-il soudain redoutant une réponse positive.
- Eh bien, dit-elle en déboutonnant doucement sa chemise, après la journée d'hier, j'ai besoin de repos et je pense que le Capitaine Gates sera d'accord pour me laisser une journée de libre…
- Ah ça tombe bien, répondit-il en l'aidant à enlever les derniers boutons, moi aussi, je dois garder la chambre… Ordre du médecin !
- Ah vraiment ? Celui à qui tu as faussé compagnie la nuit dernière? Je pense qu'il doit être furieux.
- Je lui enverrai un roman dédicacé et une boîte de chocolat en le remerciant pour ses bons soins. Ça devrait le calmer.
- Sans doute, sourit-elle. Alors, comme ça, tu es en pleine forme ?
- Absolument ! Alors qu'est-ce que tu aimerais faire aujourd'hui ? demanda-t-il en dégageant la chemise de l'épaule de sa fiancée.
- Euh, j'en sais rien ! On pourrait lire ?
- Ou regarder la télé ?
- Et on pourrait se commander à manger ?
- Oui on pourrait faire ça !
- Ouiiii ! rit-elle en se laissant entrainer sur le matelas.
La porte du loft claqua à ce moment-là et la voix de Martha retentit au loin.
- Richard, je suis de retour !
- Oh c'est pas vrai ! marmonna Castle en rejetant rapidement la couverture sur eux.
- Tu as dit qu'elle était dans les Hamptons ! Chuchota Beckett sous la couette.
- Elle devait aller dans les Hamptons ! Elle n'est pas censée être à New-York !
- Trésor, il faut qu'on discute ! Lança Martha dont la voix s'approchait.
- Ne me dis pas que ta mère va entrer dans ta chambre alors que je suis nue dans ton lit, chuchota Beckett.
- Bienvenue dans la famille, dit-il avec un petit sourire désolé.
Fin
