Merci à AmbreOnyx, CptJackHarkness, Lily et Rhyn qui ont pris la peine de me laisser un gentil commentaire.
Pour aujourd'hui deux chapitres parce que je n'aurai pas le temps ce week-end d'une part, et qu'ils sont relativement courts d'autre part.
Chapitre 24
Cal Sci, bureau de Charlie
Charlie avait le regard rivé sur son tableau : il venait de barrer la seconde colonnes : menaces. Il fixait attentivement la troisième : chantage. Si Don avait raison, c'était la clé du problème. Et si Alcost avait été victime de chantage alors…
Il poussa soudain une exclamation étouffée et se dirigea vers son ordinateur sur lequel il tapota rapidement quelques chiffres, en suivant un document du dossier. Un sifflement lui échappa lorsqu'il lut les résultats de sa recherche sur son écran. Il chercha alors fiévreusement dans un autre dossier, tapota à nouveau sur son clavier, puis il renouvela l'opération encore une fois et soudain il poussa un cri :
- C'est ça ! Ca y est j'ai…
Charlie s'interrompit, s'apercevant soudain qu'il était seul et que personne ne répondrait à son exclamation de victoire.
Un large sourire se peignit sur son visage : il avait trouvé ! Et, comme il s'y attendait, son hypothèse était la bonne. Il devait impérativement le dire à Don. Pour être tout à fait franc avec lui-même, il devait s'avouer que sa satisfaction d'avoir réussi à arriver où il le pensait était tout autant provoquée par l'aboutissement de ses recherches et la satisfaction qu'il allait procurer à son frère que la vilaine petite revanche qu'il prendrait à prouver à Mickey que ses « élucubrations » étaient fondées.
Il jeta un coup d'œil rapide à sa montre : vingt-deux heures. Les paroles échangées avec Amita lui revinrent en mémoire. Il fit un rapide calcul : il n'aurait pas le temps de passer au F.B.I. et d'être de retour pour l'heure exigée. Bon, connaissant Amita, s'il lui racontait ce qui motivait son retard, il n'y avait aucun doute qu'elle lui pardonnerait et ne lui refuserait pas ce qu'il attendait. Seulement il n'avait pas de temps à perdre.
Il ramassa rapidement ses documents et les fourra dans sa sacoche. Puis, tout en se dirigeant vers le parking, il décrocha son téléphone et appela son frère :
- Eppes !
- Don, c'est moi !
- Je sais… Tu as quelque chose ?
- Ben toi au moins on ne peut pas dire que tu perdes du temps en politesses inutiles, ironisa le cadet.
- Charlie…
- D'accord. J'ai quelque chose pour toi, tu es où là ?
- En route pour la maison. Et toi ?
- J'arrive sur le parking. Bon, on se rejoint là-bas ?
- Professeur Eppes !
Une voix qui n'était pas celle de son frère, venait de retentir soudain. Charlie se tourna vers celui qui venait ainsi de l'interpeller et il soupira profondément : Arthur Benlesky ! Il ne parviendrait donc jamais à se débarrasser de ce pot de colle ! Don avait entendu le soupir exaspéré de son jeune frère :
- Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Rien, un de mes élèves vient de m'appeler.
- Et alors ?
- C'est une glue ! Ca fait trois jours qu'il me colle aux basques ! Je ne sais plus comment m'en débarrasser !
- C'est la rançon de la gloire frangin !
- C'est ça ! Fous-toi de moi en plus ! Avec cette sangsue sur le dos, j'en ai pour une heure !
- Tu veux que je vienne le décoller ?
- Si seulement tu pouvais !
- Une paire de menottes peut-être très efficace Charlie ! Et un flingue c'est très dissuasif tu sais !
- C'est ça ! Tu ne vas pas te mettre à menacer mes élèves tout de même ! Bon écoute, je me débarrasse de lui et je te rejoins.
- D'ac. Et, Charlie…
- Oui ?
A ce moment-là, Don entendit une déflagration assourdissante dans le combiné, suivie de cris et de grésillement.
- Charlie ! Charlie ! Charlie réponds-moi ! hurla-t-il, affolé.
Seul un silence de mort lui répondit. Le cœur au bord des lèvres, la panique faisant trembler ses mains, il fit demi-tour sur le boulevard, déclenchant un concert d'avertisseurs de protestation dont il n'avait cure. Il mit ses gyrophares et sa sirène en marche et enfonça au maximum la pédale d'accélérateur. Il n'avait qu'une idée en tête : Charlie ! Il était arrivé quelque chose à son petit frère !
(à suivre)
