Bonjour tout le monde !

La première chose que je vais dire c'est : mes plus plates excuses pour ce retard d'une semaine ! J'ai eu une crise de glandouillage aiguë et, pour ne pas arranger les choses, j'ai du réviser pour plusieurs interros. Voilà ce qui explique le retard de publication. Et sérieusement je ne crois pas que que ça va aller en s'améliorant, sachant que mes partiels sont dans à peine deux semaines. Donc attendz-vous à de nouveaux retard. Un grand désolée !

Donc je vais arrêter le blablatage inutile et vous permettre de lire tranquillement ce nouveau chapitre.

Bonne lecture !


La vie, un long fleuve tranquille ?

Chapitre 25 : L'ultimatum

Hikaru ne savait pas trop comment, mais ils étaient tous les trois de retour au lycée. La première chose qu'il aurait aimé faire, maintenant qu'il avait récupérer ses esprits, c'était s'excuser.

- Je vais…

- Pas maintenant, dit sèchement le tensai en le tirant derrière lui.

Le ton employé ne laissait aucune perspective de pourparlers. Ce qui glaça un peu son sang. Il se laissa donc emmener il ne savait où par le châtain. Celui-ci les mena à travers les couloirs vers une petite pièce qu'il ne connaissait pas. A première vue il s'agissait d'une salle de rangement où étaient entreposés, livres, cartes, cartons, matériel de bureau… bref, c'était une réserve.

Kikumaru, le dernier à entrer, ferma la porte à clef derrière lui. La pièce était sombre et glaciale mais cela il ne le remarqua que d'un œil distrait. Il était trop inquiet pour la suite des opérations.

Sans aucun mot il sentit la main du châtain lui presser sa joue amochée le faisant se tendre dans un gémissement de douleur. Derrière lui, Kikumaru lui maintenait les épaules. Tout à coup une main se referma sur son entrejambe lui arrachant un crie de surprise. Son pantalon fut déboutonné et descendu sur ses cuisses en même temps que son boxer. Fuji disparut de son champ de vision et s'agenouilla entre ses jambes où il se saisit de son sexe pour y imprimer une pression. Pris de panique, Hikaru voulu le repousser mais ses mains furent saisies par celles de Kikumaru qui entrelaça leurs doigts.

- Laisses-toi faire Ka-chan. On ne te fera pas de mal, lui murmura-t-il à l'oreille.

Le châtain imprima un mouvement de pompe très lent pour donner de la vigueur au membre au repos. Il accéléra ensuite la cadence en le sentant régir. Hikaru tremblait entre les bras de Kikumaru. Il avait peur certes, cela lui rappelait son agression d'il a quelques mois, mais en même temps, c'était bon. Il savait inconsciemment que ses senpai ne lui feraient aucun mal puisqu'il était aimé d'eux tout comme lui les aimait. Seulement il ne s'attendait pas à recevoir pareil traitement après ce qu'il venait de se passer.

Il sursauta quand il sentit une sensation chaude, humide et râpeuse sur le bout de son sexe. Fuji s'amusait du bout de la langue à taquiner son gland en en faisant le tour et passant sur la fente. Avec un certain délice, il sentait le corps du plus jeune se tendre convulsivement. Il passa ensuite sa langue sur toute la longueur de la verge qui se dressait maintenant douloureusement à en croire les gémissements plaintifs du blond.

S'enfonçant plus entre ses jambes, le tensai vint donner quelques coups de langues sur les testicules avant de revenir sur la hampe au garde à vous. Il prit le gland en bouche et le suçota longuement, sa main gauche serrant la base du sexe et la droite malaxant les bourses.

Hikaru n'en finissait plus de gémir. Il sentait cette nouvelle sensation autour de lui et trouvait cela des plus agréables. Il sursauta une fois de plus quand son haut d'uniforme fut ouvert précipitamment et que les mains de Kikumaru saisissent ses tétons. De ses doigts il s'amusa à lui torturer expertement ses deux petits bouts de chairs qui se dressèrent en un rien de temps. Le blond haletait sous la sensation combiné des mains sur son torse et de la bouche autour de son sexe. C'était la première fois qu'on lui faisait ce genre de chose.

Fuji prenait maintenant sa verge aussi loin qu'il le pouvait dans sa bouche récoltant au passage, non sans un certain plaisir, les premières gouttes translucides qui en perlaient. Il continua à se démener jusqu'à ce qu'il sente le blond avoir des spasmes, prélude à la jouissance. Il accéléra son mouvement sur le sexe et sentit les doigts du blond se refermer vivement sur sa chevelure en même temps qu'il explosait dans sa bouche dans un petit crie extrêmement érotique. Fuji accueillit avec délice le fruit de ses efforts, avalant tout ce qu'Hikaru voulu bien lui envoyer en longs jets brulants.

La douce torture maintenant terminée et la tension redescendue, les jambes d'Hikaru le lâchèrent. L'acrobate le serra étroitement dans ses bras pour lui éviter de tomber. Syuusuke se releva et remonta vers sa bouche pour l'embrasser avec empressement.

- Ne refais jamais une chose pareille, lui dit-il une fois l'échange terminé.

Il le prit ensuite dans ses bras et Eiji referma les siens autour de leurs deux corps.

Au dehors on entendait par à-coup le vent souffler. Dans la petite réserve Hikaru reprenait son souffle étroitement enlacé par Fuji. Il sentait dans son cou le souffle régulier de Kikumaru qui les maintenait tous les trois les uns contre les autres. Dans son esprit brumeux post-orgasmique tournaient en boucles les sensations de plaisir intense qu'il venait de ressentir. Cela avait même fait disparaitre temporairement la douleur sur sa joue gauche. Il n'avait jamais ressenti autant de plaisir quand il s'adonnait à ses rares plaisirs solitaires. Qui aurait pu croire que sa « punition » pour leur avoir menti serait une fellation, sa première qui plus est.

En attendant, il se sentait mouillé et collant au niveau de l'entrejambe et tremblant comme jamais. Pas qu'il avait froid mais c'était tout comme. Le plaisir l'avait grisé et des frissons lui parcouraient toujours le corps. De plus, la réserve était mal isolée et par moment un petit courant d'air venait frôler son entrejambes et ses jambes mises à nues provoquant des frissons désagréables sur la totalité de son corps.

Hikaru se tortilla un peu dans l'étreinte faisant comprendre à ses deux senpai qu'il avait froid. Ils le lâchèrent donc et celui-ci put remonter boxer et pantalon et il en profita pour refermer sa chemise cachant ainsi ses tétons rougis.

- Maintenant tu nous expliques, dit Fuji en croisant ses bras sur son torse.

- Ici ?

- On a encore du temps avant l'entrainement, dit Kikumaru en s'installant sur une table branlante qui trainait non loin.

- Qu'est-ce que vous voulez savoir ?

Hikaru savait qu'il ne pourrait pas y échapper, il s'y était préparé mais ne s'attendait pas à devoir s'expliquer tout de suite, juste après une petite gâterie.

- Qu'est-ce que ce rouquin pas net fiche ici ? Gronda Kikumaru.

- Il passe ses vacances de noël ici. Il est arrivé à l'improviste.

- Le chien errant que tu as recueilli n'est-ce pas ? Demanda le tensai.

- Oui. Je n'allais pas le laissait tout seul. Il ne connait pas la ville.

- Tch, il me pique encore mon Ka-chan. Il a pas à toucher aux affaires des autres !

- Kikumaru-senpai ?

- Il est toujours collé à toi ! Lui reprocha le brun.

- C'est mon ami et il ne connait personne d'autre au Japon. Je ne comprends pas ce que tu lui reproches.

- Il est trop proche ! Il te léchouille le visage à chaque fois que je vous vois ensembles ! C'est pas un comportement normal entre ami.

Hikaru ne sut quoi répondre. Il savait que les gestes de Nico étaient ambigus mais cela n'avait aucune espèce de connotation pour lui. Le voyant perdu dans ses pensées, les deux plus vieux échangèrent un regard entendu avant que Kikumaru ne soupire fortement.

- Ne Ka-chan, tu connais ses sentiments pour toi ?

- Sentiments ? De l'amitié un peu forte je présume, répondit-il sincèrement.

- Tu es beaucoup trop naïf, dit Fuji tout en s'appuyant contre une vielle armoire à proximité.

Le blond lui lança un regard interrogateur qui le fit soupirer intérieurement. À côté de lui Eiji secouait la tête de gauche à droite d'un air désappointé. On pouvait presque entendre ses pensées qui ressemblaient beaucoup à « Ka-chan, Ka-chan, tellement naïf » prononcées sur un air blasé.

- Tu ne trouves pas qu'il a un comportement trop… démonstratif ?

- Ces gestes peuvent paraitre ambigus mais c'est comme ça depuis que nous sommes enfants alors…

- Tu veux dire qu'il t'embrasse depuis que vous êtes gamins ? Sur la bouche ! S'exclama Kikumaru choqué.

- Sur la… non ! Il ne m'a jamais embrassé sur la bouche. C'est trop… intime, pas des choses qu'on fait entre amis, bégaya-t-il en rougissant.

- Qu'est-ce qu'il était en train de faire tout à l'heure ? Et la dernière fois à l'aéroport ?

- Mais… il ne m'a jamais embrassé. Que ce soit aujourd'hui ou avant.

Il était confus. Qu'est-ce que Kikumaru voulait dire ? Nico ne l'avait jamais embrassé, en tout cas de cette manière. Pourquoi son senpai pensait-il le contraire ?

- Ne dis pas le contraire. Vous étiez bien bouche contre bouche il y quelques heures.

- Mais non Fuji-senpai. Peut-être que de votre angle de vision ça a pu paraitre un baiser mais il essuyait juste le sang qui coulait de ma lèvre fendue.

- Avec sa bouche ?

Le blond hocha nerveusement de la tête. Rien que d'en parler le gênait. Il était naïf mais pas un cas désespéré. Le comportement de Nico était parfois à la limite de l'acceptable entre deux amis. Il l'avait bien sûr remarqué mais n'avait jamais rien dit, finissant par s'y habituer. Il ne voulait pas gâcher leur longue amitié. Et puis, il ne pouvait pas dire que c'était désagréable de sentir que l'on est choyé et aimé. Mais il ne pensait sincèrement pas que ce soit ce type d'amour que ressentait Nico pour lui.

- Tu n'as vraiment pas remarqué la façon dont il te couve du regard, son attitude énamourée ou ne serait-ce que son envie de toujours être avec toi, de te prendre dans ses bras ?

- Tu… penses qu'il m'aime ?

- C'est clair ! S'exclama Eiji. C'est-ce qu'il y a de plus évident !

Hikaru resta interdit un instant avant de tourner son regard vers Fuji dans l'attente de son approbation. Il espérait voir une lueur d'amusement dans son regard montrant qu'ils plaisantaient tous les deux. Mais rien de tel ne s'y lisait. Le châtain avait son regard sérieux avec un il ne savait quoi de… colère ? Alors ils pensaient vraiment tous les deux que Nico avait de tels sentiments à son égard ? Il ne pouvait se résoudre à accepter cette idée. C'était trop… Enfin c'était impossible dans son esprit.

- Pourtant c'est bien le cas, assura Fuji comme réponse à ses interrogations muettes. Je pourrais en mettre ma main à couper.

Le tensai était tellement sûr de lui qu'Hikaru reconsidéra la chose. C'est vrai que l'embrasser dans le cou, déposer des baisers aux coins de ses lèvres ou encore lécher du bout de la langue le sang qui avait coulé de son écorchure, c'était très osé. Pour des amis évidemment. Bon sang ! Voilà qu'il doutait de ces certitudes maintenant !

- Bon admettons que vous ayez raison. Qu'est-ce que je peux y faire s'il m'aime ?

- Fous-le dehors et ne le revois plus !

- Je ne peux pas faire ça. Il est invité chez nous, je ne peux pas le jeter dehors, répondit le blond mécontent.

- Tu ne peux pas rester avec lui ! Il pourrait te sauter dessus à tout moment ! Je ne…

- Eiji, calmes-toi. S'il avait voulu tenter quelque chose, il l'aurait fait depuis longtemps. Cependant je suis moi aussi inquiet de la présence de ton ami Hikaru.

- Mais… il n'a jamais rien fait…

- Je sais…

- Je m'en fou de tout ça ! Je ne veux plus que tu le vois ! Explosa Kikumaru, coupant la parole à Syuusuke.

- Moi je ne veux pas ! S'entêta Hikaru sentant la colère monter en lui.

- Je t'en prie Eiji…

- Non ! Cette fois je ne me calmerai pas. Je ne supporte pas de voir ce gars coller jour et nuit mon petit ami et lui lécher le visage.

- Kikumaru-senpai, comprends-moi, je parlerais à Nico mais…

- Parler ne servirait à rien. Toi, comprends-moi. Que crois-tu que je ressente en voyant ce gars te serrer dans ses bras ? Et toi qui te laisses faire avec joie ! Je ne le supporte plus. Choisis une bonne fois pour toute. C'est lui ou nous !

Il ne savait quoi répondre à pareille tirade. Kikumaru était furieux, ses paroles avaient fait trembler l'air l'espace d'un instant. En même temps il paraissait si triste. Minute… Qu'avait-il dit ? Il avait parlé de choix ?

- Si tu ne veux pas le faire, autant arrêter là, continua Eiji au bout d'une minute de silence.

Sans rien ajouter de plus, il sortit de la pièce, laissant un silence choqué s'installer entre les deux autres occupants.

Hikaru sentit le sol se dérober sous ses pieds et il tomba à genoux par terre. Il n'y croyait pas Kikumaru avait… il avait dit que c'était fini entre eux. Impossible. C'était un mauvais cauchemar et il allait se réveiller. Ça ne pouvait être que ça, pas vrai ? Il y a quelques jours encore il était tellement heureux de partager sa première sortie en amoureux et ça finissait comme ça ? Après une dispute dans la remise ?

Ses larmes venaient couler librement sur ses joues à la pensée qu'il ne partagerait plus des moments aussi privilégiés.

- Tu… plaisantes, ne… Kikumaru-senpai… ?

Syuusuke observait tristement son jeune ami. Il ne partageait pas tout à fait le point de vu de l'acrobate. Même s'il souhaitait qu'en leur présence le roux n'approche pas Hikaru de trop près, il n'irait pas jusqu'à lui demander de choisir entre son amitié pour lui et son amour pour eux. Eiji était allé trop loin en posant cet ultimatum.

Il s'approcha du blond qui pleurait en silence, ne semblant plus s'occuper de ce qui l'entourait, et s'accroupit à côté de son corps prostré.

- Hikaru, n'accordes pas trop d'importance à ce qu'il dit. Eiji était énervé et je ne pense pas qu'il voudrait que tu ailles aussi loin.

- Il était sérieux, je le sais, je le sens. Toi aussi tu es de son avis Fuji-senpai ? Demanda Hikaru en se saisissant de la veste du châtain. Toi aussi tu veux… me quitter ?

Il avait l'ai tellement faible et triste de surcroit. Le voir dans cet état lui serra le cœur. Fuji passa une main rassurante dans sa chevelure d'or. Il pouvait sentir clairement les tremblements de son corps à travers se simple geste. Il aurait aimé lui dire que tout ceci n'était qu'un mauvais rêve, mais hélas il s'agissait bien de la vérité, aussi douloureuse soit-elle. Une chose était sûr, Hikaru était choqué et il se devait de le rassuré même si ce n'était que très sommairement.

- Bien sûr que non. Je ne te demanderai jamais de choisir entre amitié et amour.

A ces mots, il reçut le plus jeune dans ses bras. Il avait besoin d'être consolé après tout ce qui venait de se passer. Fuji tenta de le faire au mieux étant donné son état d'esprit actuel. Après tout il lui en voulait. Mais il ne pouvait pas non plus résister à la détresse de son jeune amant qui semblait si fragile à trembler ainsi dans ses bras. Alors il l'enserra dans une chaude étreinte empreinte d'une douceur qu'il n'avait que très rarement montrée.

- Je t'assure qu'il s'est emporté. Tu sais qu'Eiji t'aime n'est-ce pas ?

Hikaru ne répondit pas. Il savait bien sûr que Kikumaru l'aimait, que ses deux senpai l'aimaient, mais après les dernières paroles de Kikumaru, il doutait. Il ne pouvait que douter. L'acrobate avait été tellement dur dans ses propos qu'il était certain, outre passé la colère, qu'il pensait ce qu'il avait dit. Si seulement, ils ne l'avaient pas suivis tous les deux pendant qu'il se rendait en compagnie de Nico au lycée d'Akutsu tout ceci ne serait jamais arrivé. Non, là il se voilait la face. Kikumaru et Fuji auraient découvert un jour ou l'autre la présence du roux et ça aurait de toutes manières mal tourné. En attendant, il ne savait même plus quoi pensé. Son cœur pesait lourde dans sa poitrine et il ne pouvait s'empêcher de pleurer dans les bras du châtain, qui heureusement, était un peu plus compréhensif.

Fuji continua de le bercer jusqu'à ce qu'il soit temps de se rendre à l'entrainement. Il le tira derrière lui. Encore une nouvelle épreuve à surpasser se dit-il en tirant le blond derrière lui qui était complètement apathique. Il en était vraiment désolé. Comme s'il n'en avait déjà pas assez surmonté.


Ce fut une véritable débâcle. Cette journée avait mal commencée et avait finie pire encore. Il se retrouvait avec une joue enflée, douloureuse et qui prenait une couleur noirâtre peu rassurante. Le pire c'est qu'il avait perdu l'un de ses petits amis. Il se sentait au trente sixième dessous ce n'était pas le regard désolé et compatissant que lui lançait Nico qui allait l'aider.

Dès qu'il était rentré il s'était enfermé dans sa chambre ne voulant voir personne. Seulement, il avait oublié que son ami logeait dans la même pièce et qu'il devait lui aussi se reposer après cette journée. Mais Hikaru refusa obstinément de lui parler toute la soirée durant à tel point que Nico pensait qu'il allait le mettre dehors avant la nuit. Heureusement il n'en fit rien et le convia dans le lit une fois le moment de se coucher arrivé.

Ils étaient tous les deux allongés d'un côté du lit sur le dos, les yeux grands ouverts, fixant le plafond. Un silence c'était installé depuis des heures et des heures qui commençait à peser au roux. Il fallait qu'il lui parle autrement il allait devenir fou.

- Il faut…

- C'est vrai que tu m'aimes ? Le coupa le blond au moment où il se décidait à prendre la parole.

Qu'est-ce qu'il venait de dire ? Le cœur de Nico se mit à battre furieusement dans sa poitrine. S'il avait bien entendu ce n'est pas vraiment ce dont il avait envie de parler. Il voulait d'ailleurs ne jamais aborder ce sujet avec lui. Il avait décidé de tout oublier sans rien lui dire. Pourquoi instituait-il pour aborder le seul point qui lui était tellement douloureux ?

- Nico, réponds.

Hikaru entendit son ami soupirer puis il le sentit se retourner pour lui faire dos.

- Qui t'a dit ça ? Et d'ailleurs qu'est-ce que ça peut faire maintenant ?

- Alors ils avaient raison. Tu as ce genre de sentiments pour moi, en conclut Hikaru.

Mince, alors voilà ce que signifiait son comportement possessif et familier. Ses senpai avaient tout remarqués. Encore une fois il était de dernier au courant. Il était vraiment aveugle pour tout ce qui se rapportait de près ou de loin à l'amour.

De son côté Nico sentait ses joues lui bruler et ses yeux lui piquer. Il avait une soudaine envie de pleurer alors que jusqu'ici il avait tenu le coup. Pourquoi parlait-il de se sujet précisément maintenant ? Il avait décidé d'oublier, de refermer son cœur à toute possibilité. Il n'avait pas le droit de rouvrir sa plaie béante qui avait à peine commencée à cautériser. Pas maintenant.

- Pourquoi tu ne me l'as jamais dit ?

Là s'en était trop. Il voulait oublier. Oublier ! Alors qu'il arrête de parler !

- Rah c'est bon arrêtes ! S'écria-t-il. C'est vrai, je t'aime alors arrêtes de poser des questions inutiles. Qu'est-ce que ça changerait si je disais que je t'aime depuis qu'on est gosses ? Tu quitterais tes deux compagnons ? Certainement pas, alors permets-moi d'oublier en paix ! C'est tout ce que je demande.

- Tu aurais du le dire quand même. Ça aurait été mieux pour tout le monde, continua Hikaru nullement apeuré par son éclat de voix.

- Vas pas me dire que t'y aurait répondu favorablement.

- Peut-être. Je n'en sais rien. Et comme tu le dis c'est du passé.

Nico sentit une pointe acérée lui transpercer le cœur. Il pourrait en parler avec un peu plus de délicatesse pour au moins le ménager un peu.

- Tu te rends compte qu'à cause de ça, tu fous le bordel dans mon couple ?

Hikaru sentit les draps glisser et vit Nico s'asseoir sur le matelas. Celui-ci fixa ses orbes miels dans son regard émeraude. Il avait des questions plein les yeux.

- De quoi tu parles ?

- Kikumaru-senpai veut qu'on se sépare.

Il n'avait même pas besoin de demander la confirmation qu'il avait bien compris, les larmes qui coulaient sur les joues du blond suffisaient à le conforter dans l'idée que oui, il avait bien entendu. Il ne voulait surtout pas le blessé et voilà qu'avec ses conneries son ami se retrouvait en difficulté dans sa relation amoureuse. Il avait des problèmes avec les deux seules personnes qu'il aimait du fond du cœur.

- Il veut que je choisisse entre toi et lui.

- Et… qu'est-ce que tu va faire ?

Alors c'était ça le deal ? Soit il foutait le camp et laissait Hikaru tranquille mais sans plus aucun espoir de le revoir, soit c'est son couple qui coulait ? Qui pouvait faire ce genre de proposition totalement insensible ? Une certaine peur l'envahit à la pensée qu'il pourrait perdre l'amitié du blond. Il avait perdu la chance qu'un amour puisse se développer entre eux, mais pour rien au monde il ne voudrait perdre l'amitié du blond. Cependant, il ne pouvait pas non plus oublier son bonheur, il ne souhaiter que cela pour lui. Que devait-il faire ?

- Si je le savais, je ne me sentirais pas aussi mal.

Le roux sentit le poids sur son cœur s'alléger légèrement. Hikaru pensait sérieusement à la chose. Il en aurait pleuré tellement il était content qu'il pense à lui au détriment de son couple. Il ne prononça pas un mot d'excuse ni même ne montra son indignation face à la situation. Rien. Il savait que quoi qu'il dise cela ne le réconforterait pas pour autant. Il préféra se taire et se rallonger, le cœur gros et l'esprit en ébullition.

Saleté de journée ! Se dit-il en tentant tant bien que mal de trouver le sommeil. Pendant plusieurs heures il ne put rien faire à part se lamenter sur sa propre bêtise. Il avait entendu Hikaru sombrer difficilement dans le sommeil, épuisé d'avoir trempé son oreiller. Lui, il n'allait certainement pas dormir de la nuit. Vraiment quelle cochonnerie de journée.


Et voilà !

A la prochaine !