Chapitre non corrigé, désolée.

Attention, fin de chapitre contenant une scène de sexe explicite.

Bonne lecture.

Trois mois. Cela faisait déjà trois mois que Hermione était rentrée. Trois mois qu'elle avait perdu ses jambes. Trois mois qu'elle dépérissait chaque jour un peu plus.

Après quelques temps passés à Saint-Mangouste, ses collègues guérisseurs lui avaient permis de rentrer chez elle. Mais là était bien tout le problème. Rentrer chez elle pour y faire quoi ?

La dépendance allait la tuer. Purement et simplement. Et elle se réjouissait à cette idée. Se laisser mourir était probablement la meilleure option qui s'offrait à elle. Elle survivrait juste assez longtemps pour permettre à Severus d'avoir son bébé, puis, elle quitterait ce monde dans lequel elle n'avait définitivement plus sa place.

Depuis que sa fiancée était sortie de l'hôpital, Severus était complètement désemparé. Hermione ne parlait pas, ne mangeait pas, ne lisait pas, ne bougeait pas. Elle n'était qu'un corps à peine en vie posé sur un lit. Il aurait tant voulu crier sa fureur au monde entier ! Mais l'heure n'était pas à la colère. Il devait faire quelque chose pour la femme qu'il aimait.

En qualité de chef de famille, le Serpentard avait vu un certain nombre de ses élèves plonger dans un état dépressif, mais rien n'avait jamais été aussi extrême que le cas d'Hermione.

Le guérisseur avec lequel il avait discuté lui avait parlé du « syndrome de glissement ». D'après lui, de nombreux patients ayant subits un choc physique ou émotionnel incommensurable, et qui étaient persuadés de ne plus rien avoir à vivre, se laissaient simplement mourir. Ils se laissaient « glisser ».

Hermione se laissait définitivement glisser, mais il ne le permettrait pas. Égoïste comme il est, Severus ne la laisserait pas le quitter.

Si un jour, Merlin l'en garde, elle lui disait qu'elle le quittait pour un autre homme, parce qu'elle ne l'aimait plus, ou pour tout autre raison, si un jour son bonheur n'était plus avec lui, il la laisserait partir. Mais mourir ? Jamais !

Dès son retour à la maison, Kya et lui avait tout mis en œuvre pour lui apporter tout le confort possible. Malheureusement, sa maison était à étage, et certainement pas adaptée à un fauteuil roulant. Encore aurait-il fallu qu'elle accepte de s'y asseoir. Elle avait tout refuser en bloc, sans même une seconde pensée.

S'installer à Poudlard avec Severus ? Non.

S'installer avec Harry et Ginny ? Non.

Employer une infirmière, sorcière ou moldu ? Non.

Utiliser la magie pour modifier la maison ? Non.

Utiliser la magie pour la déplacer d'une pièce à l'autre ? Non.

C'était le seul mot qui sortait régulièrement de sa bouche ces derniers temps. Ça et sa nouvelle phrase favorite, « Laissez-moi tranquille ! ».

Depuis l'accident, le sorcier ne reconnaissait plus la femme qu'il aimait plus que tout. Elle était méchante, agressive, parfois même violente. Elle était lui il y a toute ces années. Elle était lui lorsqu'il attendait la délivrance salvatrice de la mort.

Le désespoir menaçait Severus. Mais il devait être fort pour eux deux. Pour eux trois en fait.

Doux Merlin ! Ils allaient avoir un bébé ! Un petit Rogue !

Malgré le fait que cette nouvelle aurait dû le faire exploser littéralement de joie, le sorcier n'arrivait pas à s'octroyer cette liberté. Pas quand son amour était le symbole même de la mort.

Il y a quelques années, les rôles avaient été inversés. Hermione l'avait extirpée de force des ténèbres dans lesquels il se trouvait. Aujourd'hui, il était bien décidé à lui rendre la pareille. Mais comment faire ?

Hermione était devenue inaccessible depuis l'accident, tant émotionnellement que physiquement. Plus rien ne l'atteignait. Elle n'était plus qu'une enveloppe de corps décharné. Son squelette était visible à travers sa peau translucide. La malnutrition commençait à se faire sentir. Malgré tout, une légère houle était visible au niveau de son ventre. Bien plus qu'elle ne devrait l'être autant à ce stade de la grossesse.

Severus cherchait une solution au « problème Hermione » lorsque Kya apparue devant lui, l'air désemparé.

- « Miss Hermione est tombée. » souffla-t-elle.

La seconde d'après, le sorcier bondit de son siège et vola presque dans les escaliers. Il entra dans la chambre, sans savoir ce qu'il y trouverait. La pièce était vide, mais il entendait l'eau couler depuis la salle de bain.

L'appréhension le tiraillait, mais Severus franchi tout de même la porte derrière laquelle se trouvait sa sorcière.

Il la vit, affalée sur le sol de la douche, l'eau coulant sur son corps squelettique, emprise à une crise de larme quasi hystérique.

Tout habillé, Severus entra sous la douche, s'accroupit, puis posa une main sur l'épaule de sa compagne.

- « NON ! » Hurla Hermione, reculant à son contact.

- « Hermione... » Le sorcier murmura, blessé par sa répulsion.

- « Ne me touche pas... » Elle sanglotait, évitant son regard.

- « Laisse-moi t'aider. » Plaida son amant d'antan.

- « Tu ne peux pas m'aider ! » Elle cria à nouveau. « Tu peux me rendre mes jambes ? NON ! Alors laisse-moi tranquille ! »

S'en fut trop pour Severus qui vit rouge. Les mois d'agonie qu'ils venaient de vivre, chacun de leurs côtés, plutôt que de s'entraider, l'avaient poussé à bout.

- « Ca suffi maintenant ! » Il siffla d'une voix mortellement calme. Hermione reconnu inconsciemment le danger.

Severus s'empara d'elle, la tenant fermement par les bras, et dans un mouvement fluide, la tira vers le siège de douche. La jeune femme se débattait, frappant ses petits poings sur son torse, faisant sortir sa colère. Elle continuait de lui hurler de la laisser seule, mais Severus ne fit aucun mouvement de recul.

Au début de cet enfer, il l'écoutait attentivement, répondant à ces demandes, même si celles-ci étaient généralement de la laisser seule. Mais là, maintenant, après l'avoir vu si abattu sur le sol froid de la douche, il prit la décision de ne plus jamais prendre en compte ces paroles-ci.

A cet instant précis, il prit la décision de la forcer à se battre, qu'elle le veuille ou non.

Il fallut de longues minutes pour qu'Hermione cesse de se débattre. Son corps n'était plus assez fort pour cela de toute façon. Lorsque ces mouvements devinrent erratiques, Severus s'approcha un peu plus et l'entoura de ses bras. Il fut surpris lorsque la sorcière retourna son étreinte.

Cela faisait des mois qu'il ne l'avait plus touché. Le moindre contact la faisait sursauter et s'éloigner. Mais ici, elle s'abandonnait dans le confort de ses bras, serrant compulsivement sa chemise trempée entre ses doigts.

Les larmes s'amassaient aux coins des yeux du Serpentard. Des larmes de soulagement. Il y avait peut-être un espoir après tout. Un espoir pour qu'il retrouve celle qu'il aime plus que sa vie. Celle qui portait son enfant.

Après l'épisode de la douche, les choses semblaient se régler petit à petit. Hermione mangeait un peu plus, daignait répondre lorsqu'on lui adressait la parole, même si phrases restaient courtes, et semblait accepter le contact un peu plus facilement. Mais la route était encore bien longue.

Un jour, Harry arriva à l'improviste rendre visite à sa meilleure amie et trouva Severus dans l'embrasure de la porte de chambre d'Hermione, l'observant secrètement.

Depuis l'accident au restaurant, Hermione et lui n'avait pas dormis une seule fois dans le même lit. Severus passait ces journées à Poudlard, laissant Hermione aux bons soins de Kya, mais restant toujours joignable en cas de besoin. Le soir, il transplanait chez Hermione, lui tenait compagnie, plus ou moins avec succès, puis lorsque son amour s'endormait, il allait s'installer sur le canapé.

Severus regardait Hermione qui lisait distraitement lorsqu'un bruit de pas dans les escalier le fit se retourner.

-« Comment va-t-elle ? » s'enquit Harry.

-« Comme d'habitude. » Souffla Severus avec lassitude.

-« Tu as l'air fatigué. »

-« Oh, mais je le suis, en effet. As-tu la moindre idée de l'énergie nécessaire pour se battre pour deux ? Pour trois même ? » cracha Severus.

Harry haussa un sourcil face à la véhémence de ces paroles, pas tout à fait sure de comprendre. Severus continua, la résignation encrée dans sa voix.

-« Lorsque je suis tombé amoureux d'une Gryffondor, je n'aurai jamais imaginé un seul instant qu'elle n'avait pas le courage en elle pour se battre contre quoi que ce soit. La seule femme du célèbre Trio d'Or. Elle en a vu d'autre non ? Mais depuis qu'elle a perdu ses jambes, elle se comporte en putain de Poufsouffle. Je peux à peine imaginer comme ça doit être difficile, mais merde ! c'est Hermione Granger ! La femme que j'aime ! La femme qui m'as sauvé la vie ! Ce n'est pas n'importe qui ! » Severus grognait, sifflait, grondait, tout ça à la fois.

« Je suis démuni. Elle a baissé les bras dès l'instant même où elle a ouvert les yeux dans ce putain de lit d'hôpital ! Je pensais qu'elle allait se battre, pour elle, pour nous, pour le bébé ! Mais elle se complait dans sa putain de léthargie. Elle n'essaie même pas ! Merde ! Je mourrais pour elle Harry, et je mourrais sans doute en essayant de la porter à bout de bras vers le chemin de la guérison. Mais je suis fatigué de devoir me battre seul. »

Harry Potter était complétement ahuri. Il n'avait jamais entendu Severus parler comme ça. Il avait dit putain ou merde à chaque fin de phrase, et il s'était plaint. Le chef des Serpentard ne se plaignait jamais.

Et dans tout ce petit monologue, il avait fait transpirer tout l'amour qu'il avait pour sa fiancée. Le survivant ne savait pas trop comment réagir.

-« Viens, on va aller prendre un verre. » Il finit par tirer son ami vers les escaliers menant au rez-de-chaussée.

Hermione avait tout entendu. Severus n'avait pas été aussi discret que ce qu'il avait l'habitude d'être. Elle réfléchit longtemps à ces paroles, avant de s'apercevoir qu'il avait raison.

Elle s'était laisser glisser dans la dépression, incapable d'imaginer une vie sans ses jambes. Elle l'avait repoussé, sans cesse. Elle avait été méchante avec lui, involontairement, mais tout de même.

Elle n'avait pas essayé.

Les paroles de son fiancé tournaient et retournaient continuellement dans sa tête. Après plusieurs jours d'intense réflexion, Hermione commençait à envisager de changer. Mais elle ne savait pas vraiment comment s'y prendre.

Se déplacer en fauteuil roulant dans une maison à étage, dont la chambre et la salle de bain était bien sûr en haut, n'allait pas être une mince affaire. Mais peut-être pourrait-elle transplaner d'une pièce à l'autre.

La Gryffondor commençait à échafauder des plans, maintenant tout ça secret de Severus jusqu'à ce qu'elle arrive à une solution viable. Pour l'heure, il pensait sans doute que rien n'avait changé depuis la visite de Harry.

Mais tout avait changé. Hermione avait décider de se battre.

Hermione entrait aujourd'hui dans sa 18 ème semaine de grossesse. Son ventre commençait vraiment à ressembler à celui d'une femme enceinte, bien que le reste de son corps ressemblait à un tas d'os recouvert par quelques muscles.

Ses plans de changements commençaient à prendre forme, mais rien n'avait encore été mis en place. Elle voulait être certaine que tout fonctionnerait avant de donner de faux espoirs à son sorcier. La jeune femme était profondément dans la pensée lorsqu'une sensation étrangère l'assaillit. Un sentiment de mal de mer. La sensation passa rapidement, puis revint avec plus de force quelques instants après. Elle baissa les yeux sur son ventre tirant les couvertures dans un mouvement vif. Quelque chose arrivait au bébé.

Son cœur battait la chamade. L'inquiétude suintait dans tous son corps, quand soudain, elle vit un mouvement juste sous son nombril. Le bébé bougeait pour la première fois. La forme distinctive d'un membre humain se dessinait sous sa peau.

Les membres du bébé n'auraient pas dû être ainsi visibles, mais son corps était tellement maigre qu'il laissait entrevoir le miracle de la vie se dérouler dans son ventre.

Severus corrigeait quelques copies au coin du feu. Il était rentré de Poudlard peu de temps avant, et Hermione dormait lorsqu'il était monté la voir.

Concentré sur son travail, il sursauta violement lorsque la voix roque d'Hermione se fit entendre.

-« SEVERUS ! » Hermione hurlait depuis son lit. Sa gorge irritée par le manque de pratique. Elle entendit les pas de l'homme tambouriner sur les marches en bois.

Un Severus paniquer déboula dans la chambre pour y trouver une Hermione souriante tendant une main vers lui. Surpris, le sorcier s'arrêta net à deux pas de la porte. Ce sourire radieux lui avait tellement manqué !

-« Viens vite ! » Hermione murmura avec empressement.

Il s'approcha du lit rapidement, toujours incertain. Hermione saisit rapidement sa main et la posa directement sur son ventre découvert.

Severus ferma les yeux à la sensation de sa peau douce sous sa main. Il était comme un homme assoiffé face à un oasis. Le simple contact de leurs peaux jointe lui manquait terriblement.

Soudain, un mouvement sous ses doigts lui fit écarquiller les yeux. Il fixait sa fiancée dans l'expectative.

-« Il bouge ! » Elle murmurait toujours, comme si le son de sa voix pouvait effrayer le bébé et le faire cesser tout mouvement.

-« Il bouge. » Severus répéta bêtement, émerveillé et paniqué en même temps.

Hermione souriait, radieuse, subjuguée par la vue de son sorcier, dont les yeux étaient rivés sur son ventre, fixés sur leurs mains jointes, anticipant le prochain mouvement de leur futur enfant. Le visage de l'homme dénotait un tel degré de bonheur pur que les larmes coulaient sur les joues de la jeune femme. Elle avait perdue des mois de vie avec lui, plongée dans la dépression. Mais les premiers mouvements de leur bébé avaient été le déclic dont elle avait tant besoin pour se reprendre en main.

Ils allaient s'en sortir. Tous les trois. Ensemble.

Après plusieurs minutes passées à contempler le ventre de sa future femme, Severus leva enfin les yeux vers elle. Leurs regards se croisèrent et s'encrèrent l'un dans l'autre. Hermione attira son visage vers le siens avec sa main libre et l'embrassa avidement. Cela faisait une éternité que leurs lèvres ne s'étaient plus rencontrées.

Un sentiment d'amour pure éclata dans la poitrine se Severus. Dans ce baiser tant désiré, il retrouvait l'amour de sa vie. Enfin ! Elle était de retour après un si long moment d'absence. La route n'était peut-être pas si longue finalement.

Cette nuit-là fut la première qu'ils partagèrent depuis ce soir horrible au restaurant. Hermione avait demandée à Severus de rester avec elle. Il s'était déshabillé, comme il le faisait avant, et s'était glissé sous les draps. Après plusieurs mouvements hésitant et incertain, du fait de sa perte de motricité, Hermione avait finalement trouvée sa place dans ses bras.

C'était comme si tous ces mois d'enfer n'avaient jamais existés.

Ils savaient tous les deux qu'il faudrait du temps pour s'adapter au handicape de Hermione, mais ils aborderaient désormais les problèmes avec une volonté sans faille.

Le lendemain, Severus rentra de Poudlard par cheminette. Il sortit de l'âtre pour trouver Hermione, habillée, coiffée, et légèrement maquillée, installée dans un fauteuil roulant à côté du canapé, un livre sur dans les mains.

La première pensée de Severus était qu'il la trouvait magnifique. Puis s'en suivit la surprise. Il ne s'attendait certainement pas à la trouver dans le salon, comme avant.

Hermione leva les yeux de son livre et lui fit un sourire timide. Elle appréhendait sa réaction. C'était la première fois qu'il la verrai cloué dans un fauteuil roulant.

Severus lui rendit son sourire, franchi la distance qui les séparaient, tomba à genoux devant elle et abattit ses lèvres sur les siennes. Il était tellement reconnaissant qu'elle essaie enfin.

La routine s'installait à nouveau dans le foyer Granger-Rogue. Quelques ajustements étaient évidemment nécessaires, mais dans l'ensemble, chacun y mettait du sien.

Hermione transplanait maintenant d'une pièce à l'autre sans encombre. Les débuts avaient été quelques peu chaotiques, puisqu'elle avait la fâcheuse tendance à atterrir sur les meubles. Ce qui lui avait valu quelques chutes sans gravité et les premières crises de fou rire échangées avec Severus depuis des mois. Maintenant, elle métrisait cette technique parfaitement.

L'humour et l'auto dérision était devenue une arme pour elle. Une arme qui l'aidait à faire face aux problèmes quotidiens. L'une de ses phrases favorite ces jours-ci était « ça roule ! ». Elle signifiait systématiquement son accord avec cette phrase. Ce qui lui a valu quelques regards gênés de ses visiteurs avant qu'ils ne se rendent compte qu'elle plaisantait.

Elle traversait encore des moments de légère déprime, mais rien de comparable à ce dont elle s'était sortie grâce à Severus.

Le professeur Flitwick était venu plusieurs fois lui rendre visite, et ensemble, ils avaient créé plusieurs sorts, notamment un sort de lévitation applicable sur elle-même qui lui facilitait grandement la vie.

Malgré le fait d'avoir perdue ses jambes, Hermione était extrêmement reconnaissante d'être une sorcière. Elle n'osait imaginer les difficultés qu'elle aurait rencontrée si elle avait été une moldu.

Aujourd'hui, Hermione avait décidé de franchir une nouvelle étape. Aujourd'hui, elle allait faire l'amour avec son fiancé.

A 20 semaines de grossesse, les hormones de la jeune femme étaient en folies ! Mais même si elle n'avait pas été enceinte, elle avait depuis plusieurs semaines déjà retrouvé l'envie de faire l'amour à son homme.

Severus ne l'avait pas touché comme ça depuis l'accident. Elle avait terriblement peur qu'il ne la désire plus, mais elle refusait de lui poser la question. Elle trouverait la réponse elle-même.

Severus entra dans la maison par la porte cette fois. Il avait translpané depuis l'école, voulant se dégourdir les jambes après avoir passé la journée assis à son bureau.

Il fut surpris de ne pas trouver Hermione dans le salon, comme elle avait pris l'habitude de l'y attendre à la fin de la journée. Il fit le tour du rez-de-chaussée, puis, ne la trouvant nulle part fini par l'appeler.

-« En haut ! » Elle lui répondit. Sa voix était un peu bizarre.

Il gravit les marches et entra dans leur chambre.

Hermione, dans son fauteuil, faisait face à la porte. Elle portait une nuisette transparente en mousseline blanche. Sa tête était basse, légèrement rentrée dans ses épaules. Elle regardait Severus sous ses cils, anxieusement.

La bouche de Severus s'ouvrit, pas très galamment, certes, mais la vue devant lui était tellement érotique qu'il ne contrôlait déjà plus son corps.

-« Merlin, tu es exquise… » parvint-il à dire, ne détachant jamais ses yeux d'elle.

Leurs yeux se rencontrèrent et Hermione n'y vit que l'amour et le désir. C'était tout ce dont elle avait besoin pour lui redonner confiance en son plan.

Elle s'approcha de lui, souriante, et stoppa son fauteuil au plus près de son homme. Severus se pencha et l'embrassa avidement. Ce baiser étant pleins de promesses.

Après un long moment à échanger des caresses, Hermione recula sa tête et porta ses mains à la ceinture du pantalon de Severus. Il se redressa et l'observa, le regard chauffé à blanc, incertain de ce que Hermione avait prévue de faire. Il fut vite fixé lorsqu'elle libera son sexe dure comme la pierre de son pantalon et commença à le caresser de sa langue.

Le gémissement qu'émit Severus était presque bestial.

Après cinq mois d'abstinence, ce contact faisait ressurgir en lui son instinct le plus primal.

Il avait envie de la toucher, de passer sa main dans cheveux sauvages, de caresser sa joue, pour lui transmettre par le toucher tout son amour et son désir pour elle.

Lorsqu'elle le regarda, elle vit ses pupilles dilatées par le besoin. Elle se sentait femme à nouveau. Elle n'avait pas perdue le pouvoir de séduction qu'elle avait sur lui depuis le début de leur relation.

Tout en le maintenant au fond de sa gorge, Hermione pris sa main et la porta à son visage, comme elle savait qu'il aimait.

Il ne fallut pas longtemps à Severus pour atteindre le point de non-retour. Il était assez sûr que son amante voulait le faire jouir dans sa bouche, mais il lui demanda son accord tacitement, d'un simple regard.

Les lèvres de la jeune femme, pleine de sa verge bandée à l'extrême, s'étirèrent en un sourire lascif. Il s'avait qu'elle aimait le sucer. Exercer se pouvoir sur lui. Rien n'avait changé. Elle semblait toujours en profiter autant que lui.

-« Hermione…. » Un murmure presque agonisant franchit les lèvres du sorcier lorsqu'il se déversa dans sa gorge, la tête penchée en arrière, les yeux clos, ses deux mains encrées fermement dans la chevelure de sa lionne.

Après quelques instants, Hermione se recula un peu, un sourire fière et heureux sur les lèvres. Il la désirait toujours. Elle aurait pu pleurer de soulagement.

Lorsque Severus repris ses esprits, il baissa la tête vers sa future femme. Son regard, si intense, fit haleter Hermione.

Il s'approcha d'elle, tel un prédateur, et la tira de son fauteuil jusque dans ses bras, l'embrassant fougueusement.

-« Tu veux vraiment cela ? » Il lui demanda après l'avoir déposé sur leur lit, ses mains explorant déjà se corps qui lui avait tant manqué.

-« Oui ! S'il te plait Severus… »

Elle était tellement belle, comme ça, sous lui, échevelée, pleine de désir inassouvie.

Il prit son temps pour explorer son corps avec ses mains, ses doigts et sa langue.

Le premier orgasme d'Hermione la terrassa alors que Severus léchait son clitoris de manière experte, deux doigts s'afférant dans les profondeurs de son vagin étroit.

Lorsqu'on lui avait dit qu'elle était paraplégique, Hermione ne savait pas si elle aurait encore ce genre de sensation. Elle fut vite rassurée. Rien n'avait changé.

Quand Hermione supplia son amant retrouvé d'entrer en elle pour la énième fois, celui-ci obtempéra enfin et se positionna entre ses jambes. Il avait peur de la blesser ou de mal si prendre. Son corps n'était plus tout à fait le même entre sa grossesse et sa perte de mobilité, mais ils avaient tous les deux étés toujours ouvert sur la question du sexe, et ils avaient toujours communiqués sans honte ni gène. Suivant cette exemple, Severus entra en elle doucement et commença à lui parler. Hermione aimait qu'il lui parle pendant qu'ils faisaient l'amour. Parfois des mots doux, parfois des mots crus, mais elle aimait ça.

Aujourd'hui, Severus choisirait les mots doux.

-« Parle-moi mon amour. Comment tu te sens ? »

-« C'est bon Severus. Continu. »

Il était concentré sur elle, sur ses besoins à elle. Lui était déjà au septième ciel. Elle était si étroite après tous ces mois de chasteté forcé qu'il aurait pu jouir tout de suite s'il n'avait pas eu un contrôle total sur son corps.

Après quelques minutes de danse amoureuse, Hermione essayait de bouger sous lui.

-« Dis mois ce que tu veux. » sa voix pleine d'érotisme aurait fait fondre l'arctique en moins de 10 secondes.

-« Lève ma jambe Severus. » Le souffle de sa sorcière était erratique. Elle était au bord du gouffre mais n'arrivait pas à y sauter.

Severus se redressa sur son coude et fit glisser sa main libre le long de la cuisse d'Hermione avant de s'en emparer et de la soulever à hauteur de son bassin.

L'angle de pénétration changea instantanément et Hermione écarquilla les yeux de plaisir.

-« Oui ! Juste comme ça ! » Elle suppliait.

-« C'est tellement bon d'être en toi. Tu m'as tellement manqué » Severus susurrait de sa voix de baryton.

Il faisait glisser son corps langoureusement à chaque pénétration, frottant leurs pelvis l'un contre l'autre, stimulant le clitoris de son amour le plus possible.

-« Plus vite… » Elle était à deux doigts de l'orgasme, mais Severus était un peu inquiet à l'idée d'accélérer.

Avant, ils avaient fait l'amour de toutes les façons possibles. Amoureusement, passionnément, presque violemment parfois. Hermione et lui aimaient quand c'était un peu « rude », mais dans son état actuel, il n'était plus sûr de lui.

-« Plus vite Severus ! » Elle insista, le fixant, les yeux pleins d'envie, les pupilles dilatées de plaisir. Elle lui sourit lascivement, l'encourageant à accélérer.

Il commença à bouger plus vite, prenant soins de ne pas écraser son ventre, maintenant toujours fermement sa cuisse contre sa hanche. Il guettait scrupuleusement le moindre signe de douleurs sur le visage d'Hermione mais n'y trouvait que des signes de plaisir pur.

-« Putain oui, comme ça, t'arrêtes pas ! » Hermione commençait à crier, basculant dans les affres de la jouissance. Elle perdait toujours le contrôle à ce moment précis.

Ils ne leur fallu que quelques mouvements de plus pour atteindre tous les deux l'orgasme. Un orgasme dévastateur.

Ils s'endormirent rapidement dans les bras l'un de l'autre, la quiétude d'antan enfin retrouvée.