Bien le bonjour les gens, je vous remercie en premier lieu de toutes vos reviews, vous êtes des anges ! Ca me motive à continuer à écrire pour vous car j'ai véritablement plus gout à cela en ce moment mais lorsque je vois vos retours, je me dis que je dois continuer pour vous et afin de retrouver l'envie.

Je tenais à faire une parenthèse par rapport à certaines personnes qui n'apprécies pas mes reviews lorsqu'elles sont négatives, je suis désolée pour elles mais je ne suis pas de celles qui mentent pour faire plaisir et dernièrement j'ai commenté une fic très bien écrite mais dans laquelle, je ne retrouvais aucunement ce que j'aimais chez Castle. J'en ais fait part et on m'a rembarré. Alors à votre avis lorsque quelqu'un prend la peine de poster une review pour dire ce qu'il en pense est ce pour faire le mal ou simplement parce que l'auteur le demande ? J'ai beaucoup été décrié pour ma franchise, même certains on poussés le vis à se venger injustement sur mes écrits ( très mure comme attitude) mais moi je préfère être sincère plutôt que de complaire une personne dans une direction faussée parce que j'ai peur de sa réaction. Qu'en pensez vous ? Et non je ne sais pas tout loin de là même si j'aimerai bien avoir la connaissance de tout, je ne sais pas grand chose au final mais je dis ce que je pense contrairement à certains.

Voila j'arrêtes de vous embêter bonne lecture !


Claudia : Gracias por tu comentario. Te agradezco que tomes el tiempo de leer aunque ne sea facil para ti. ( merci loulou) :p

Lille76 : haha mais oui il est cuit à point mais faut qu'il fasse attention de ne pas cramer ! Merci pour ta review.

Olympe9 : Ah si seulement ... eh bien tu auras un avantage sur les autres de pouvoir lire deux chapitres d'un coup, la chance non lol, bonne vacances et merci pour ta review.


Chapitre 23 :

Un genou de chaque côté de mon corps, elle posa ses mains sur mon torse qu'elle caressa du bout des doigts, se mordant furieusement la lèvre alors qu'elle suivait le mouvement de ses mains. Assise sur mon bas-ventre, elle semblait ravie de me dominer totalement, et se penchant vers moi, une lueur affamée au fond des yeux, elle déposa ses lèvres sur ma joue, butinant ma mâchoire, la mordillant parfois, m'arrachant des râles de plaisir. Mes mains sur ses hanches, je la laissai mener la danse, savourant la découverte sensuelle qu'elle avait entreprise de mon corps. Les yeux fermés, je me délectai de la valse imprévisible de ses lèvres humides et douces sur ma peau, frémissant d'anticipation à chaque fois qu'elles déviaient leur trajectoire. Un râle m'échappa lorsqu'elle élut domicile dans mon cou, happant ma peau entre ses dents, léchant, mordillant et aspirant ma chair comme si elle voulait la marquer, et cette initiative enflamma un peu plus mon bas-ventre.

Alors que je sentais les fils de mon contrôle rompre un à un, je décidai qu'il était temps d'inverser les rôles, et lentement, je la fis basculer sous moi, parsemant à mon tour son cou de baisers ardents qui la firent gémir de plaisir. Doucement, comme si j'avais toute la vie devant moi, je redessinai ses courbes de mes mains, savourant la fermeté et la souplesse de son corps qu'elle pressait fiévreusement contre le mien, me faisant comprendre de ne surtout pas m'arrêter. Et je n'en avais aucune intention. Je ne voulais plus lutter, et savoir qu'elle pouvait mourir demain avait fait tomber mes dernières barrières. J'avais tellement envie d'elle, de la sentir vibrer sous mes doigts, de l'entendre gémir et hurler son plaisir, de la contempler dans ce moment extatique, que j'en tremblais d'impatience. Mes mains apprenaient chaque courbe de son corps fabuleux, mes lèvres se rassasiaient du goût sucré de sa peau, et mes oreilles s'enchantaient des sons qu'elle produisait sous mes assauts.

« Tu es si belle… » Murmurai-je avec révérence en me surélevant au-dessus d'elle, voulant graver dans mon esprit, l'image qu'elle m'offrait avant de passer à la vitesse supérieure.

Un léger rougissement envahit son visage, et elle se mordit doucement la lèvre, me dévorant du regard, attendant patiemment que je reprenne mes caresses. En appui sur un seul bras, je lui caressai tendrement le visage, repoussant les quelques mèches de cheveux qui s'y étaient égarées, puis sans la quitter des yeux, je fis délicatement descendre un pan de son peignoir le long de son épaule, embrassant chaque parcelle de peau ainsi découverte, jusqu'à que ce que sa poitrine soit totalement dénudée, s'offrant ainsi à ma vue.

« Parfaite… » Suffoquai-je en la dévorant du regard, me repaissant de la vue enchanteresse qu'elle m'offrait.

Un léger soupir d'impatience lui échappa, et pourtant elle n'esquissa aucun geste pour me ramener à elle, se contentant d'attendre mon bon vouloir, s'abandonnant à moi avec une confiance aveugle qui me fit bondir le cœur d'exaltation. Cette femme forte et indépendante qui ne se soumettait jamais, me laissait agir à ma guise avec elle, et cela plus que n'importe quoi d'autre, me fit réaliser la profondeur de ses sentiments à mon égard. Souriant, je déposai un baiser sur son nez, à la commissure de ses lèvres, riant lorsqu'elle laissa échapper un grondement de frustration, puis traçait un chemin de feu de sa clavicule à sa poitrine. Avec lenteur, j'explorai mon nouveau terrain de jeu, redessinant les contours de ses seins parfaits, jusqu'à ce qu'un grondement de pure frustration ne résonne au-dessus de ma tête, et qu'une main dans mes cheveux ne m'incite à plus d'audace. Souriant contre sa peau veloutée, je déposai un baiser sur son sein, laissant ma langue dessiner de folles arabesques autour de son téton.

Alors que ma langue dansait sur sa poitrine, Kate gémissait sans fin sous moi, se cambrant à ma rencontre, ses mains plaquant mon visage contre elle, comme pour me dissuader de cesser mes caresses. Délaissant son sein, je me dirigeai vers son jumeau négligé, lui tirant un long râle de satisfaction, et lui faisait subir la même torture après l'avoir dévêtue entièrement. Une fois de plus, je restai subjugué par sa beauté, alors qu'elle était enfin nue entre mes bras, plus magnifique que jamais, alors que les rayons lunaires dansaient sur sa peau d'ambre. Un soupir de contentement m'échappa alors que je contemplais son corps de déesse qui m'enivrait de désir. Elle me sourit, puis lassée de subir mes assauts, elle se redressa souplement, et passa ses jambes autour de mes cuisses, alors que j'étais à présent à genoux. Nos bassins se frôlaient sans vraiment se toucher, exacerbant toujours plus le feu qui nous animait.

C'était aussi frustrant que jouissif, alors que le moindre mouvement provoquait un contact bref mais électrique, irradiant nos êtres de passion. Elle m'ôta mon haut, puis après m'avoir admiré avec un sourire coquin et envieux, m'embrassa le torse. A son tour, sa langue joua avec mes tétons, épaississant un peu plus le brouillard qui m'étreignait.

« Dieu, tu me rends fou… » Marmonnai-je en passant une main dans ses cheveux, tirant légèrement dessus alors qu'elle me mordait l'épaule.

N'en pouvant plus, je l'allongeai de nouveau prenant avec férocité ses lèvres que je dévorais avec avidité, la faisant se tendre contre moi, alors que nous ondulions au rythme de notre ivresse. L'entendre gémir ne faisait qu'accentuer mon propre désir. Je la voulais plus que tout. Ce que nous vivions était tellement intense, que tous mes sens étaient en alerte. Mes mains vagabondaient partout sur son corps, encouragées par les sons qu'elle produisait. Elle encercla mes hanches de ses longues jambes interminables, et après s'être aidée de ses mains, fit glisser mon pantalon avec ses pieds. C'est ainsi qu'à mon tour, je me retrouvai nu face à elle, le cœur battant à tout rompre, me provoquant un étourdissement, tant ce que je pouvais ressentir à cet instant était fort. Nous nous regardâmes un long moment, nos regards assombris de désir et brillants d'amour. Nous communiquions encore une fois en silence, les paroles étant superflues. À quoi auraient-elles servi alors que nous étions là, tous les deux, prêts à nous unir, et que nos yeux se disaient tellement de choses.

« Embrasse-moi… » Souffla-t-elle finalement, la voix chargée d'une envie dévorante.

« Tout ce que tu voudras… » Répliquai-je en m'exécutant, trop heureux de rendre service.

Nos bouches s'unirent à nouveau, nos langues se rencontrèrent, s'enroulant autour de l'autre, dansant un ballet sensuel et érotique, alors que nos bassins, collés à l'autre, se cherchaient, voulant unir nos corps. La passion faisait rage, submergeant nos êtres pour une fusion ultime. Je quittai sa bouche pour son cou, que j'aspirais fortement, le marquant de nouveau, laissant une autre trace de moi à coté de celle que j'avais laissée dans la forêt. Mais cette fois, je ne voulais pas la marquer en signe de possession, mais laisser aller ma passion, mon amour, mon envie. Je la voulais, j'en avais mal, mais je désirais que notre première fois, sa première fois, soit fantastique. Qu'elle ne l'oublie jamais, et y repense en rougissant, et qu'à ce moment là, lorsque ses pensées déviraient vers les contrées sensuelles sur lesquelles je l'avais entraînée, elle sente encore son plaisir l'étreindre. Je laissai glisser ma main le long de son corps, descendant jusqu'aux portes de son envie que je chahutai, titillai pour la rendre folle.

Moi-même me sentit partir un peu plus en constatant à quel point elle était prête pour moi, et j'accentuai ma caresse sur sa fleur de lys, la faisant râler longuement. Un rire, empli de mâle satisfaction, m'échappa, et j'accédai à sa requête silencieuse, galvanisé par la morsure de ses ongles dans mon dos, et explorai de mes doigts sa féminité, accentuant son désir, faisant monter le plaisir en elle.

« Castle… » Gémit-elle en s'arc-boutant, resserrant ses jambes autour de ma taille, rapprochant nos bassins un peu plus en caressant mes fesses, les pressant entre ses mains.

Je me sentais défaillir au fur et à mesure que ses gémissements devenaient sonores, et alors qu'elle embrassait mon cou, le marquant à son tour, ondulant sous moi, un long râle de plaisir m'échappa lorsque nos envies frottèrent l'une contre l'autre, et je me tendais au-dessus d'elle, au bord de l'explosion. Je n'en pouvais plus, c'était trop fort, trop bon, je ne tiendrais plus une seconde de plus. Nous n'étions pas encore unis, et j'avais l'impression que je n'allais pas survivre à notre échange. Je ne pus retenir un gémissement de plaisir, murmurant inlassablement son nom.

« Mon dieu Kate…Kate…Kate …mon amour… » Soufflai-je dans un chuchotement à peine audible, tant l'intensité du moment devenait incontrôlable.

M'emparant fiévreusement de ses lèvres, je passai une main dans ses cheveux, et la seconde sous ses reins, inclinant son bassin, et m'apprêtai à nous unir enfin, me positionnant à son entrée, lorsque je sentis Kateirania se tendre sous moi, me faisant stopper tous mouvements. Inquiet, je l'observai, et la laissai faire lorsqu'elle défit ses jambes de mes hanches et me repoussa. Surpris, je la regardai, cherchant à comprendre ce qu'il se passait. Lui avais-je fait mal ? M'étais-je trop pressé, et avait été brutal sans même m'en rendre compte ? Le cœur battant à tout rompre, je sentis mon anxiété atteindre des sommets en la voyant fermer les yeux et froncer les sourcils comme si elle souffrait.

« Est-ce que je me suis précipité ? T'ai-je fais mal ? » l'interrogeai-je la voix tremblante d'anxiété et de culpabilité.

Prenant une respiration tremblante, elle secoua négativement la tête, et rouvrit enfin les yeux. Et ce que j'y lus, me fit l'effet d'un uppercut dans l'estomac. Son regard était brouillé par la peine et la souffrance, son magnifique regard si expressif avait perdu tout son éclat, et cela me fit terriblement mal. Pourquoi alors que je cédais enfin, laissant tomber mes barrières, reconnaissant mes sentiments en voulant m'unir à elle, me rejetait-elle ? Avait-elle changé d'avis ? Étions-nous aller trop vite, et son inexpérience l'avait-elle rattrapée ? Tendrement, je lui caressai la joue, lui faisant comprendre que je ne lui en voulais pas d'avoir tout stoppé. Je voulais seulement comprendre et chasser cette douleur insondable qui hantait son regard. Refermant les yeux, elle poussa un long soupir, et j'attendis qu'elle se confie à moi, mais comme rien ne venait, je me décidai à rompre ce silence pesant qui s'installait entre nous.

« Kate ? Que se passe-t-il ? Pourquoi as-tu l'air si triste tout d'un coup ? » lui demandai-je en continuant à caresser son visage.

Elle tourna la tête, comme pour fuir mon regard, mais j'eus le temps de voir ses yeux luisant de larmes retenues, dangereusement prêtes à rompre la barrière de ses paupières. Elle déglutit difficilement, crispant ses mains sur les draps, et mon cœur se serra douloureusement pour elle, alors que j'étais impuissant à soulager sa peine, n'en connaissant même pas l'origine. Voir son regard voilé de cette façon m'était trop pénible, et j'espérais que plus jamais elle ne souffrirait de cette façon. Étais-je responsable de cela ? Si tel était le cas, je méritais mille morts pour l'avoir blessée ainsi, même involontairement.

« A quelle Kate t'adresses-tu ? » s'enquit-elle dans un soupir résigné, comme si elle connaissait déjà la réponse. « Tu es sur le point de me faire l'amour, mais est-ce vraiment moi que tu vois quand tu me caresses ? Est-ce moi où elle que tu vois dans ce lit ? » continua-t-elle, une larme solitaire s'égarant sur sa joue.

Sa question me statufia sur place, et je mis quelques secondes à rassembler mes neurones. Pourquoi n'y avais-je pas pensé ? Ce n'était pas la peur de perdre sa virginité qui allait arrêter une farouche amazone. Non, ce qui la retenait, et qui me prouvait à quel point elle s'était éprise de moi, c'était qu'elle ne voulait pas que je me donne à elle en pensant à une autre. Ce qui n'était absolument pas le cas. En fait, dès l'instant où nous nous étions embrassés, elle avait totalement occupé mon esprit, occultant tout ce qui n'était pas elle et KB avait été reléguée au fin fond de ma conscience. Je ne disais pas qu'elle ne tenait plus une place importante dans mon cœur, mais alors que j'avais été sur le point de faire l'amour à ma reine, je n'avais pas une seule seconde pensé à elle.

« Oh Kateirania… » Soupirai-je en lui caressant tendrement la joue, faisant disparaître cette larme traitresse, tout en cherchant les mots qui pourraient la rassurer. « Je te veux, j'ai tellement envie de toi que ça en devient douloureux… » Commençai-je d'un ton légèrement incertain. « Tu es si belle, si sensuelle, et tu possèdes le cœur le plus pur que je connaisse. Tu es une femme fantastique, et tu me fais totalement perdre la tête » terminai-je en me penchant pour déposer un baiser sur son front.

« Mais est-ce qu'elle est encore là ? » me demanda-t-elle en posant son index sur mon cœur.

J'ouvris puis fermai la bouche, incapable de trouver une réponse satisfaisante à cette question. Pouvais-je lui assurer que ma muse n'était plus qu'un souvenir, que je n'éprouvais plus rien pour elle ? Kate Beckett serait toujours présente dans mon cœur, mais à présent, elle y coexistait avec Kate l'Amazone. Mais cela était inacceptable pour Kateirania qui s'offrait toute entière à moi et attendait la réciproque en échange. Elle ne voulait pas me partager, et je pouvais le comprendre, puisque moi-même ne supportais pas qu'un autre homme la convoite, ou qu'elle s'intéresse à un autre.

« Je ne suis qu'un égoïste » soupirai-je en fermant les yeux.

Je les voulais toutes les deux pour moi seul, et j'étais incapable de faire un choix. Pourtant, j'allais devoir choisir, et en cet instant, j'aurais aimé pouvoir me diviser en deux pour rester avec chacune d'elles, et leur offrir cet amour exclusif qu'elle méritait de recevoir.

« Tu vois, tu ne peux pas me répondre… » Murmura-t-elle tristement en pinçant les lèvres de désespoir. « Elle occupera toujours ton cœur, mais puisque tu ne peux pas l'avoir, tu te rabats sur moi qui lui ressemble tellement ! » persifla-t-elle en pivotant sur le côté, me tournant le dos.

« Je t'interdis de dire cela ! » m'exclamai-je avec colère. « Je suis sincère avec toi ! Si je t'ai autant résisté, c'était justement parce que je ne voulais pas nous mettre dans cette position » avouai-je en priant pour qu'elle comprenne ce que je tentais de lui expliquer. « Kate Beckett occupe toujours mon cœur, mais à présent toi aussi ! » grondai-je avec fougue, posant une main sur son épaule pour la faire se tourner vers moi, ce qu'elle me refusa.

« Pourquoi ? » Demanda-t-elle en se retournant pour me faire finalement face. « Mais n'est-ce pas simplement parce que je lui ressemble que j'ai trouvé une place dans ton cœur ? Après tout, je suis son sosie, comme tu n'as cessé de me le répéter ! » contra-t-elle en plantant un regard glacé dans le mien, me faisant frémir tant il était perçant.

« C'est oui, je ne peux nier votre ressemblance, mais vous êtes aussi tellement différentes ! » protestai-je en sentant le désespoir m'envahir. « Et ce sont ces différences qui m'attirent en toi. Tu es plus extravertie, plus franche, tu ne me rejettes pas en me dissimulant tes émotions derrière un mur infranchissable » lui répondis-je doucement.

« Mais qui aimes-tu ? » Voulut-elle savoir en hurlant presque, sa voix se brisant soudainement.

« Je vous aime toutes les deux » avouai-je dans un soupir. « Avant que j'arrive sur cette île, mon cœur lui était exclusivement réservé, mais à présent, il est divisé en deux. Je ne veux pas te perdre, je ne veux pas que tu meures, je te veux pour moi entièrement ! » ajoutai-je en caressant son épaule dénudée, sentant un frémissement qu'elle tenta de réfréner.

« Mais et moi ? Comment veux tu que j'accepte cela ? Je ne veux pas partager ton cœur ! » gronda-t-elle rageusement en me tournant à nouveau le dos.

Comme pour mettre un terme à cette discussion, elle rabattit le drap sur elle, s'enfouissant dessous, comme pour se protéger de moi. Cette constatation me brisa le cœur, et j'hésitai à couper court moi aussi en voyant une fois encore la femme que j'aimais me fuir et mettre des barrières, même aussi dérisoires qu'un drap, entre nous. Un soupir de lassitude m'échappa, et je l'observai en silence, réfléchissant à la meilleure façon de la ramener à de meilleurs sentiments. Peut-être aurai-je dû lui mentir ? Mais cela aurait été bien plus dramatique lorsqu'elle l'aurait découvert, et je ne trouvais pas cela très sain de bâtir une relation sur un tel mensonge. Je l'aimais, j'en étais sûr à présent, autant que j'aimais ma muse. J'avais parfois l'impression d'avoir la même personne sous les yeux, dans une version plus libre d'elle-même, ce qui ne me facilitait pas la tâche, et faisait carburer mon imagination. Et si cette île étrange était en fait un autre monde, ou bien une projection de mon esprit, ou encore l'endroit où se retrouvaient les âmes égarées afin de comprendre un élément clé de leur vie afin de changer celle-ci ?

Les théories les plus farfelues me traversaient l'esprit, et je ne savais plus que penser. Cette île n'était pas le fruit d'un rêve, puisque je pouvais ressentir la douleur, ainsi que le plaisir. Alors peut-être s'agissait-il d'un monde parallèle ? Secouant la tête, je reprenais pied dans la réalité, et lâchai un nouveau soupir avant de reporter mon attention sur ma si belle reine, fronçant les sourcils en voyant son corps secoué de soubresauts. Me rapprochant d'elle, je me penchai pour apercevoir son visage, et un gémissement me parvint, m'apprenant qu'elle pleurait, et cela uniquement par ma faute. Je savais exactement ce qu'elle ressentait pour l'avoir trop souvent vécu lorsque le cœur de ma muse était pris par une de ses conquêtes, et je me maudissais d'infliger pareille souffrance à ma douce Amazone. Je lui avais fait découvrir les plaisirs de l'amour, mais aussi la souffrance qui pouvait l'accompagner, et alors que je l'écoutais pleurer aussi silencieusement que possible, je me fis la promesse de tout faire pour qu'à l'avenir, elle ne connaisse que les aspects positifs de la vie de couple.

« S'il te plait ne pleure pas… » La suppliai-je en collant mon corps au sien.

Pour toute réponse, un sanglot plus prononcé me parvint, et mon cœur s'alourdit un peu plus pour elle. Je mériterais qu'elle décide de me chasser de sa vie pour ne pas être capable de l'aimer comme elle le méritait. Délicatement, comme si j'avais affaire à une biche effrayée, je m'allongeai à ses côtés, soulevant le drap pour me glisser auprès d'elle. Voyant qu'elle ne me repoussait pas, je m'enhardis et la pris dans mes bras, plaquant son dos à ma poitrine, enfouissant ma tête dans son cou. La serrant aussi fort que je le pouvais, je la berçais tendrement, souhaitant pouvoir faire de sa peine la mienne afin de soulager son chagrin.

« S'il te plait, pardonne-moi Kateirania » murmurai-je en posant ma joue contre la sienne. « Je ne sais plus où j'en suis, mais je suis certain d'une chose, je ne supporte pas de te voir aussi malheureuse par ma faute. Je ne veux pas que tu perdes ton magnifique sourire » poursuivis-je en lui caressant doucement les cheveux, déchiré par la peine qu'elle éprouvait.

« Oh Castle… » Renifla-t-elle en cachant son visage dans le creux de mon bras, comme honteuse de ses larmes.

« Pardonne-moi de n'être qu'un imbécile indécis, de ne pas savoir ce que je veux et d'avoir douté de toi. Je veux que tu sois heureuse » terminai-je en sentant les larmes m'envahir à mon tour, alors que je sentais le corps de mon amazone frissonner sans fin au rythme de ses sanglots.

Comme elle se collait un peu plus à moi, son corps épousant parfaitement les courbes du mien, je m'aventurai à déposer mille baisers dans son cou, puis sur sa joue, sa tempe et ses cheveux, avant de caresser délicatement sa peau, l'effleurant avec une douceur infinie.

« Pardonne-moi mon amour, je ne suis qu'un égoïste… » Me fustigeai-je en enfouissant ma tête dans son cou, y déposant de tendres baisers.

« Je veux que tu ne sois qu'à moi, que tu l'oublies… » Sanglota-t-elle en frémissant sous mes lèvres, ses larmes se calmant enfin.

« Je sais… » Soufflai-je en continuant de l'embrasser, conscient que ces petits baisers l'apaisaient bien plus que de longs discours.

« Je n'abandonnerai pas ! » m'assura-t-elle en reniflant délicatement, posant ses mains sur mes avant-bras, tout en frottant sa joue contre ceux-ci, faisant disparaître les dernières traces de larmes.

« Je sais … » répétai-je en frottant mon visage contre son oreille, laissant échapper un soupir de soulagement.

« J'aime lorsque tu m'appelles Kate, c'est si tendre dans ta bouche… » Murmura-t-elle en souriant imperceptiblement. « Mais je ne veux plus que tu m'appelles ainsi tant que tu penseras à elle en le disant… » Exigea-t-elle fermement en laissant échapper un soupir tremblant, comme si elle me faisait cette demande à contrecœur.

« Je te le promets… » Lui certifiai-je en la serrant un peu plus fort contre moi, pour donner plus de poids à mon serment.

Soulagé, et heureux, je la sentis se détendre totalement contre moi. Je m'en voulais de l'avoir fait souffrir à ce point, mais sa réaction m'avait définitivement éclairé sur mes sentiments, et je me fis la promesse que demain, je lui dirais enfin.

« Il se fait tard, nous devrions dormir » déclara-t-elle en prenant une profonde inspiration, se tournant enfin dans mes bras, me permettant de plonger à nouveau dans son merveilleux regard.

« Oui, il faut que tu sois au mieux de ta forme demain » approuvai-je en remontant le drap sur elle.

Délicatement, je repoussai en arrière ses longues mèches qui s'étaient collées à son front sous l'effet de ses larmes, chassai les dernières perles salées de mon pouce, et resserrant mon étreinte autour de sa taille, craignant qu'elle ne s'échappe pendant la nuit, je déposai un baiser sur sa tempe. Tournant la tête, elle déposa un chaste baiser sur mes lèvres, puis se cala contre moi et ferma les yeux, un sourire paisible sur les lèvres.

« Rêve de moi… » Susurra-t-elle en soupirant d'aise entre mes bras.

« Rêve de moi… » Repris-je tendrement, la faisant sourire.

Je l'admirai un long moment, surveillant sa respiration, attendant qu'elle se fasse régulière, puis je posai ma tête sur la sienne, et fermai les yeux à mon tour. J'avais l'esprit embrouillé, le cœur chamboulé, les sentiments mélangés. Je ne savais pas vraiment où j'allais, j'étais sûr de l'aimer, comme j'étais certain d'aimer KB, mais je devais faire un choix, et à cet instant, je ne parvenais pas à choisir, c'était tellement dur. J'avais l'impression qu'un choix de ma part, éliminerait l'une des deux. Je pensais encore à l'endroit où je me trouvais, essayant d'énumérer et de classer les indices que j'avais, mais épuisé, le sommeil me gagna, emportant mes questions, mes doutes et mes craintes pour le lendemain. Lorsque le soleil se lèverait, un duel aurait lieu et peut-être que ce serait la dernière fois que j'aurai l'occasion de lui dire que je l'aimais...


Et voila combien de personne veulent ma mort ? Mdr

Bien je tenais à faire de la pub pour une fic fabuleusement géniale, une de mes favorites, si ce n'est ma préférée du moment Funambules de Virtual Girl, je trouve qu'elle a véritablement pas le nombre de commentaires qu'elle mériterait d'avoir tellement sa fic est parfaite, je vous la recommande fortement mais je vous préviens vous allez avoir des envies de meurtre en l'encontre d'une certaine détective sexy ! Voila j'espère que vous irez faire un tour chez elle ! Mais ne m'oubliez pas qu'en même :p