Chapitre 25 : Un nouveau départ.

-C'est pour quoi ? me demande la dame à l'accueil.

Je venais de fêté mon 19ième anniversaire, et je sortais tout juste de Poudlard. Ma dernière année était d'un ennui mortel, sans les Maraudeurs, Howard, et même les PDS, il ne se passe pas grand-chose. J'ai donc eu tout le temps de prendre mes études au sérieux, et j'ai fini par avoir tous les ASPICs dont j'avais besoin pour devenir Psychomage.

Me voilà donc, accompagné de ma jumelle pour m'inscrire à l'Université Sorcière de Londres (ou USL).

-C'est pour une inscription, Répondis-je avec un sourire.

-Vous prenez un ticket, et vous attendez, me dit la dame sans me regarder.

-Merci.

-Hé bein, ce n'est pas la politesse qui l'étouffe, Commente Caro en me suivant vers la personne qui distribuait les tickets. Heureusement, il n'y avait qu'une petite file, et on se poste derrière la fille qui était au bout.

-Vu sa tête, je dirais rien, j'ajoute en lançant un dernier regard vers la dame de l'accueil.

-Après ça, on va faire les magasins ! m'ordonne Caro. J'ai envie de m'acheter un sac, et pour toi, il te faudrait de nouveaux vêtements pour la rentrée.

-J'ai le droit de dire « non » ?

-Non.

Je soupire, et avance de quelques pas. La fille devant moi prend son ticket, et s'en va pour nous laisser la place. J'allais m'avancer, quand un jeune homme se place devant nous sans aucun gène.

-Salut ! lance-t-il à la personne derrière le guichet. Je peux avoir un ticket ?

-Heu, excuse-moi, mais on était la avant, je lui dis poliment, et il se retourne vers moi. J'essaye de ne pas sourciller devant ses beaux yeux verts, mais je fixe un moment sa fossette.

-Je suis assez pressé, enfaite.

-Nous aussi. Et tu aurais au moins du avoir l'amabilité de t'excuser avant.

Il fronce les sourcils, et passe une main dans ses cheveux bruns déjà en batails.

-Je m'excuse, Dit-il tout simplement avant de se tourner vers la femme derrière le comptoir. Un ticket s'il vous plait.

Bon, je ne voulais pas en arriver la…

Aussitôt qu'il a son ticket en main, je le lui arrache et suis ma sœur, qui cherchait déjà une place pour s'assoir. Le mec lâche un juron et me poursuit.

-C'est mon ticket !

- Eh bien, maintenant c'est le mien !' Je réponds en m'installant à coté de ma sœur, qui sort un magazine de son sac.

Le gars me lance un regard noir, et tend la main.

-Rends le moi, je n'ai pas de temps à perdre.

-Si t'avais pas de temps à perdre, t'aurais pris un autre ticket. Maintenant il y à trois nouvelles personnes au guichet, je lui apprends.

Il se retourne pour voir que c'est vrai, et jure à nouveau. Il court vers eux, leur dit quelque chose, mais il à l'air de se faire remballer par le mec qui faisait la queue en deuxième. Il se tourne alors vers la fille juste derrière, lui fais un beau sourire, et celle-ci lui cède aussi tôt sa place.

Caro et moi pouffons de rire, ce qui attire le regard de Monsieur Mal Polie, et il nous lance un regard noir, ce qui nous fait exploser de rire.

XxX

-A la tienne ! Puisse cette année t'être facile, et j'espère que tu deviendras une grande Psychomage ! dit Caro en levant son verre.

On trinque, et je bois cul sec le verre de Whisky Pur Feu.

-Bon, alors, je dis, une fois nos verres vides. Tu as déjà réfléchit a ce que tu allais faire pour ton mariage ?

Je n'ai même pas fini ma phrase que les yeux de ma sœur se couvre de paillettes, et brillent comme jamais. Elle se lance dans un monologue ou elle explique en détail comment ça doit se passer. Je l'écoute, amusé, mais avec tout de même le cœur serrer.

Ma sœur jumelle, celle avec qui j'ai grandie, avec qui j'ai tout partager, avec qui je me sens chez moi, va aller vivre ailleurs.

Bien sûr, je m'attendais à ce qu'un jour nous fassions notre vie, chacune de son coté, mais pas si tôt…

Il était près de 19 heures quand Caro décide d'aller passer la nuit chez Julian, dans son appartement. Ils avaient acheté une maison, mais ne voulait y habiter que quand ils seront officiellement mari et femme. Je rentre donc seule chez moi, après lui avoir souhaité une bonne soirée.

A la maison, j'entendais des rires venant de la cuisine, et je pouvais distinctement entendre celui de mon petit ami, et je souris. Je pose mes affaires par terre dans le couloir, et rejoins les rires dans le salon.

-Bonsoir !

Il y avait les Maraudeurs, Josh, Nicolas, et William. Ils devaient se faire une petite soirée entre hommes.

-Salut Silou ! T'as passé une bonne soirée ? me demande Sirius avec un grand sourire.

-Très bien ! Je m'approche de Remus, et passe rapidement une main dans ses cheveux en guise de bonjour avant de me tourner vers James, qui me souriait aussi. Mais ce sourire avait quelque chose de nouveau. Un sourire amoureux, heureux, et fier en même temps.

-C'est pour moi ce sourire, Jamesounet ?

Il ricane, et ne me réponds pas. Au lieu de ça, il me tend un parchemin qu'il avait fermé d'un ruban bleu. Je le prends de ses mains, la détache, et en lit le contenue.

-T'es… tu…, je dis tout en relisant le parchemin. Puis un sourire se dessine sur mes lèvres, et je saute dans les bras de James pour le serrer contre moi.

-Tu vas te marier ! Félicitation !

-Merci Silou ! Et il y à autre chose, mais je laisse soin à Lily pour te l'annoncer.

Je le lâche, et lui souris. -D'accord.

Si elle me dit qu'elle est enceinte, j'éclate de rire. Ne me demander pas pourquoi, c'est juste l'image d'une mini-Lily qui me fait peur. OOOOH, PIRE ! Un mini-James !

-Tu t'es inscrite ? me demande Josh sans plus de cérémonie.

-Oui ! Et je me suis fait un ennemi en passant ! Ça va être génial ! Je lui réponds rapidement avant de me lever, je vous laisse, je devais aller… je ferme les yeux, et me pince l'arrêt du nez avec mon index et mon pouce avant de soupirer.

-Je sais plus… je dois faire quoi ?

-Nous faire à manger ? Essaye William, et je le fixe avec des yeux ronds

-Non, mais tu m'as pris pour ta mère ? AH, JE ME SOUVIENS ! Je cri, les faisant sursauter, tout en courant vers le salon sorcier, ou je m'agenouille devant la cheminée. Je prends la poudre de cheminette, la lance dans le feu, et passe ma tête à travers. Elle tourne quelques secondes, avant qu'un salon ne se stabilise devant moi. Je pouvais voir Alessa lire un magazine tout en sirotant un jus de fruit.

-Coucou ! Je la salut, la faisant sursauter.

-Silou, petite folle, ne me fait plus jamais ça ! dit-elle, la main sur le cœur. C'est flippant de voir une tête dans sa cheminée tu sais.

Je ris et lui fait un clin d'œil.

-Je suis désolée. Comment tu vas ?

-Très bien, et toi ? Alors, tu es inscrite ?

-Oui ! Je commence le 27 septembre !

-Oh, chanceuse, tu as encore 1 mois de vacances en plus !

-Bah, je comptais en profiter pour travailler un peu.

Alessa me sourit, et hoche la tête.

-Oui, ça te fera de l'argent de poche.

-Non, c'est surtout que je veux payer mes études moi-même.

Elle fronce les sourcils.

-Ton père ne veux pas…

-Non, non ! Je la coupe tout de suite. Mon père serait capable de me payer mes études, me loger et de me nourrir jusqu'à mes trente ans. Mais je ne veux pas qu'il fasse ça. Je… Ah, je pense que quelqu'un veut utiliser la cheminée, je dis en voyant qu'Alessa devenait floue.

-Viens ici, on dinera ensemble, me dit-elle avant de disparaitre totalement. Je sors ma tête de la cheminée, et attends que la personne en sorte. Je souris en reconnaissant mon père, qui me sourit en rougissant.

En rougissant ?

Il recule un peu sur le côté, et je remarque aussi tôt le feu devenir vert à nouveau et une autre personne en sortir.

-Oh… merde…

-Silimouna ! Me gronde mon père, et je ne réponds même pas, mon regard fixé sur mon ancien professeur de DCFM, le professeur Scott.

-Bonsoir Silimouna.

Le professeur Scott était toujours aussi jolie. Ses cheveux blond était lâcher, ce qu'elle ne faisait pas à Poudlard, et c'était bien dommage, elle était plus jolie comme ça. Ses yeux verts pétillaient d'une lumière que je ne lui connaissais pas, et elle me fait un sourire timide.

-Je pense qu'elle est sous le choc, Dit-elle à mon père, et le sourire qu'ils s'échangent me choque encore plus.

Oh p*****… c'était un sourire… amoureux. A-MOU-REUX.

-Silimouna, dis bonjour, Me dit mon père, comme si j'avais encore 5 ans.

-Vous, amoureux, couple, papa, prof…merde, je dis en fermant les yeux et secoue la tête pour me remettre les idées en place. Je prends une grande inspiration, et fais apparaitre un sourire sur mon visage.

-Bonsoir professeur Scott.

Scott me sourit, et balaye mon salut de la main. -Appelle moi Alexandra, Silimouna, je ne suis plus ton professeur.

Je lui fais un clin d'œil, et ajoute : - C'est sûr que la, vous vous approchez plus du rôle de mère, que du professeur.

Elle rougit instantanément, et mon père est devenu violet. Je ris et je dois me tenir à la cheminée pour ne pas tomber.

-Demack ! Je souffle, et aussi tôt un flash retentit, et de nulle part, une photo apparait. Je la prends, et attend que le noir disparaissent totalement pour laisser place à l'image de mon père et sa nouvelle petite amie.

-J'adore ! Merci beaucoup ! Je leur dit en essayant de me remettre de mon fou rire. Je glisse la photo dans ma poche, et va enlacer le professeur Scott.

-Prenez soin de mon père, s'il vous plait.

Elle met quelques secondes à répondre, mais elle me rend mon étreinte en me disant : -Bien sûr, Silimouna.

-Silou. Appelez-moi Silou, je lui dis en me séparant d'elle. Je vais embrasser mon père sur la joue, et il me murmure un merci à l'oreille.

Je lui fais un clin d'œil, et prends de la poudre de cheminette.

-Je vais aller rendre visite à Alessa. Je vous laisse surprendre les garçons. Papa, je compte sur toi pour prendre une photo, pour que je puisse voir leur tête.

Il me sourit, et passe une main dans le dos du professeur S… d'Alexandra, et la guide vers le salon à côté. Juste avant d'entrer dans la cheminée, j'entends mon père chuchoté « Demack ! » avant de dire bonjour.

XxX

-Wow, ton père, et le professeur Scott… S'étonne Alessa en nous servant un autre verre de vin.

-Attends, je dois te montrer la photo que j'ai prise quand je lui ai dit qu'elle allait être notre mère.

Je lui sors la photo, et elle pouffe de rire devant l'image.

-Les pauvres, on dirait que tu leur a expliqué comment avoir des enfants.

Je vais pour répondre, quand je reste là, la bouche ouverte.

-Attends…je commence lentement, tu ne vas pas me dire qu'ils vont nous faire des gosses. J'ai déjà du mal avec Anna, mais alors si tu y rajoute encore des nourrissons… oh, merde, j'ai peur Alessa.

Alessa fronce les sourcils et pose sa main sur mon bras. -Je vois ça, t'es toute pale. Ne t'inquiète pas, Silou. Ça ne sera pas pour tout de suite, hein ? Ils sortent à peine ensemble.

-Qu'es-ce que tu en sais, peut-être qu'ils nous le cachent depuis un petit temps !

Elle ne dit rien pendant un moment, réfléchissant à ce que je venais de dire, puis me souris gentiment.

-Ne t'inquiète pas. Ça va aller.

Ça m'aide pas à me calmer, vraiment pas. Mais je soupire, et lui sourit.

-J'espère seulement qu'elle le rendra heureux. De toute façon, il est difficile de faire pire que Daniella.

Alessa hoche la tête, et bois un peu de son verre. 'Si déjà elle accepte les 8 enfants de ton père, c'est qu'elle a déjà fait un grand pas, ma puce. C'est rare de trouver des femmes comme ça. Un enfant, ça passe, 2 ok, mais huit…'

C'est vrai, le professeur Scott avait beaucoup de courage, et devait surtout tenir à mon père pour accepter sa grande famille.

Avec cette pensée, je sentais que je reprenais des couleurs, et je me remets à papoter avec Alessa jusqu'à 22 heures, avant de reprendre la cheminée pour rentrer chez moi.

Ah, vous vous demander surement pourquoi Lynn n'était pas avec nous ? Hé bien, celle-ci est en France. Et j'ai bien peur qu'elle y reste.

En sortant de la cheminée, je me cogne contre un dos, et je jure en me frottant le front.

-Désolée, Meuh-Na, S'excuse mon frère Nicolas en me laissant de la place. Tous les garçons étaient devant le salon. Apparemment, les maraudeurs et Josh étaient prêts à rentrer chez eux.

Je m'approche de mon petit ami, et celui-ci m'ouvre les bras pour me serrer contre lui. Il dépose un rapide baisé sur ma tempe.

-Tu rentre ? Je lui demande inutilement, en passant mes bras autour de sa taille.

-Oui, tu viens avec moi ?

Je réfléchis un moment, puis lui sourit

-Pas tout de suite. Je peux te rejoindre plu tard, ou tu comptes rentrer dormir ?

-Je t'attendrais.

J'avais envie de l'embrasser, mais je me retenais, sachant qu'il allait être gêné, avec tout ce monde autour de nous. Je me contentais donc de regarder ses lèvres avec envie, avant de le regarder intensément, comme pour le lui faire comprendre.

-Arrête de me regarde comme ça... Me chuchote-t-il, en fermant les yeux.

Je ricane, et me recule de lui.

Je dis au revoir à tout le monde, et James m'annonce que j'ai rendez-vous avec Lily chez elle, demain à midi pile.

Quand les Maraudeurs passent la cheminée, mes frères se tournent vers moi.

-Scott et Papa ? demande William, apparemment encore sous le choc.

-Ouais… soupirent Josh et Nicolas en même temps.

Je ricane devant leur tête.

-Il est ou d'ailleurs ? J'aimerais lui parler.

-Ils sont dans la cuisine.

Je le remercie, et m'échappe vers la cuisine, ou je vois le profess… Alexandra et mon père parlé à voix basse autour d'une tasse de thé.

-Bonsoir les amoureux ! Je lance, faisant aussi tôt rougir mon père.

Ça commence à m'amuser tout ça…

-Re-Bonsoir Silimouna, Me salut mon père, en me proposant la chaise à côté de lui.

-Alors… je commence en m'installant tranquillement. Je souris en les voyant se regarder nerveusement. Oui, le sadisme ne m'a pas quitté depuis Poudlard.

-Ça dure depuis combien de temps ?' Je demande, regardant le rouge sur le visage de mon père aller vers les joues du prof… d'Alexandra. Pfiou, j'ai vraiment du mal…

-Ca va faire 6 mois, me réponds mon père avec un petit sourire tendre.

-Oh… Donc j'étais encore à Poudlard quand c'est arrivé…

Mouahaha, mes petits frères y sont encore ! Je me demande combien de temps ça va prendre avant que l'un d'eux ne l'appelle accidentellement « maman » en plein cours.

Mouahahaha !

-… que ça ne te dérange pas, ni à toi, ni à tes frères et sœur. Sophie-Anna a encore du mal, mais je suis sûr qu'elle s'y fera. Mais, Silimouna… me dit mon père en me prenant la main, me sortant de mes pensées sadique.

-J'aime beaucoup Alexandra, et je suis très heureux avec elle, et je voudrais qu'elle le soit aussi avec moi.

Message caché : Ne lui faites pas vivre un enfer, s'il vous plait.

-Si elle te rend heureux, c'est le plus important, papa.

Il me rend un sourire resplendissant, et je me rends compte du bien que ça doit faire à mon père de savoir qu'il ne finira peut-être pas sa vie seul.

-Heu, Caro est au courant ? Je demande, me souvenant soudain de l'existence de ma jumelle.

-Non…

-C'est à moi de lui dire, c'est ça ?

-Non… mais je pense qu'un minimum de préparation mentale est conseillé avec ta sœur… s'il te plait ?

Il peut avoir ce qu'il veut en faisant cette tête, et il le sait… Il l'a appris de Sirius. Vous voyez le regard de chien battue tout triste ? Bein, voilà, c'est ça.

XxX

Je venais de transplaner devant l'appartement de Remus, et après avoir piqué une tulipe dans le jardin de sa voisine, je monte rapidement les marches, ignorant l'état lamentable du bâtiment. Je sais que Remus n'en était pas fier, mais ce studio est tout ce qu'il pouvait se permettre. Il ne gardait pas ses boulots assez longtemps pour pouvoir se permettre de louer quelque chose de plus grand.

-Remus, c'est moi, dis-je en frappant à sa porte. Il m'ouvre rapidement et me fais un sourire tendre en me voyant avec la tulipe, que je lui tendais.

-Pour toi.

Il prend mon poignet, et m'attire dans ses bras. Je ferme la porte avec mon pied, et l'enlace.

-En quelle honneur ? me demande-t-il, faisant référence à la fleur.

-Parce que mon père est amoureux. Et aussi parce que je crois que j'ai le béguin pour toi.

Il ricane, et caresse ma joue des bouts des doigts.

-Ah, vraiment ?

-Oui, je soupire, mais je pense pas que ça va être possible entre nous.

-Et pourquoi ça ? me demande-t-il, amusé.

-J'ai déjà un petit ami. Et il n'aime pas partager.

Remus me serre encore plus contre lui, et je soupire de contentement.

-Je le comprends. Je n'aimerais pas te partager non plus.

Je souris et lève les yeux vers lui.

-Ah, oui ?

-Oui, Me dit-il, avant de poser un baiser chaste sur mes lèvres. Tu es à moi, mon ange.

-Et toi à moi, Je lui chuchote, avant d'happer ses lèvres dans un doux baiser.

XxX

1 mois plu tard.

-Par les pouvoir qui me sont conférer, je vous déclare maintenant, mari et femme, par les liens sacré du mariage, et de la magie. Vous pouvez embrasser la mariée, Termine le curé, et James se baisse pour embrasser passionnément Lily.

A côté de moi, Caro avait les larmes aux yeux, et elle serait fort ma main. On avait toute les deux été choisi pour être demoiselles d'honneur, ainsi qu'une autre amie à Lily.

Je quitte le couple des yeux, et les pose sur Remus, qui se tenait entre Peter et Sirius près de James. Il me rendait mon regard, tout en applaudissant le couple. Pendant toute la cérémonie, il m'avait cherché du regard, mais je n'ai pas lâché le curé des yeux, l'ignorant.

J'ai peur.

Je pense, que j'ai peur du mariage. Je ne suis pas comme Caro, romantique à souhait. Je n'ai connu qu'un mariage qui a marché, et c'est celui de Lucas et Emma. Sinon, pour le reste… Depuis toute petite, j'avais remarqué que les mariages dans la famille Demonds ne marchaient jamais longtemps.

Je ne me vois pas vivre avec quelqu'un d'autre que Remus, mais… c'est quoi le mariage après tout ? C'est juste des papiers !

Rendre son regard à Remus, aurait été une promesse que bientôt ça serait notre tour. Mais j'étais bien comme j'étais, je ne voulais pas devenir Madame Remus Lupin.

XxX

2 mois plu tard

Aujourd'hui, c'est mon premier jour de cours. Excitée comme une puce, je suis arrivé à l'université une heure à l'avance, pour être sur de ne pas arrivé en retard.

Mais maintenant, il y'à que je suis perdu. Et toute seule.

Je regarde autour de moi, à la recherche d'une personne, ou d'une carte de l'école, quand une voix m'interpelle.

-Silou Demonds ?

Oh… non… je connais cette voix…

Oui, c'est bien elle… cheveux blonds, yeux bleus qui pétillent, sourire d'ange… Carrie Taylor.

-Taylor ? Qu'est-ce que tu fais ici ?

Carrie ricane à mon ton, et me montre sa carte d'étudiante.

-J'étudie ici. En psychomagie.

-Wow, quel hasard, moi aussi, je dis d'un ton sombre. Dis, tu ne saurais pas où est cette classe ?

Elle regarde un instant le parchemin que je lui tends, puis me fait un sourire éclatant.

-Oui, Mikael devait m'aider à y aller, viens avec nous !

-Mikael ?

Elle hoche la tête de manière enthousiaste.

-Oui, je viens de faire sa connaissance, il est politicomagie. Viens, je vais vous présenter.

Non, mais je n'ai pas envie d'être ton amie, me parle pas comme ça…

Je la suis malgré moi, sachant que ça me faciliterais la tâche. Elle s'arrête devant un mec, qui me dit vaguement quelque chose, et elle lui dit quelque chose, avant qu'ils ne se tournent vers moi.

Ah, ça y est, je me souviens. Mr Malpolie !

-Ah, toi, je te connais, me dit-il.

-Je me souviens de toi aussi, lui répondis-je sans sourire.

-Tu compte me voler mes livres, maintenant ?

-Non, sachant qu'on est pas dans la même classe, ils ne me serviront à rien.' Je lui réponds nonchalamment. Tu vois, moi au moins je réfléchit avant d'agir.

Malpolie me lance un regard noir, et à coté de lui, Carrie Taylor se racle la gorge.

-Heu, Mikael, je te présente Silou Demonds. Silou, je te présente Mikael Miller.

Je ne réponds pas, tout comme Miller, et me contente d'un hochement de tête.

Entre toute cette tension, j'entends Carrie émettre un petit rire avant de dire :

-Je sens qu'on va bien s'amuser avec vous deux.