Bon, vous avez vu le titre, donc vous avez compris :). Vous êtes nombreuses à avoir trouvé la réponse, alors j'espère que ce chapitre vous plaira.
Il est plus long que les autres, et, personnellement, je l'aime beaucoup alors j'appréhende un peu votre réaction.
Voilà, on se retrouve en bas !
Bonne lecture.
Chouchouille : Je ne peux évidemment pas répondre à tes questions, mais je te remercie encore de ta fidélité :D.
Mia Granger-Malefoy : Il faudra attendre pour le savoir :).
Looklook : Merci pour la review, je suis contente que ça te plaise !
Iris : Tu n'as qu'à lire pour le savoir :).
London123 : Non, personne ne semble aimer Chloé, je ne comprends vraiment pas pourquoi ! Scorpius revient dans le prochain chapitre ! Non, je n'ai pas fini d'écrire, j'ai beaucoup de mal à me mettre à l'épilogue (pas évident de finir une histoire à laquelle on s'est attaché), mais je peux te dire qu'il y aura 36 chapitres !
brochettes-de-poulpe : J'espère que tu es prête à faire le tour de la place Sainte-Anne de Rennes toute nue, alors... ahahaha, j'attends les photos, je veux des preuves ! ;).
Lily : La réponse est dans le chapitre :D.
Lylee-Hannah : Merci beaucoup, je suis contente que ma fiction te plaise :).
Chapitre 25
D comme Daphné.
Autour d'elle, elle reconnut immédiatement l'atmosphère lugubre du manoir Malefoy, bien qu'elle ne pût en ressentir la froideur habituelle, puisqu'elle n'y était pas réellement physiquement présente.
Elle entendit des pas derrière elle et se retourna vivement. Elle dut froncer les sourcils pour apercevoir la silhouette qui marchait vers elle, mais elle reconnut finalement Narcissa Malefoy.
La mère de Drago la traversa et elle se sentit nauséeuse un instant, mais elle finit par la suivre, avant d'apercevoir qu'elle n'était pas toute seule. Narcissa tenait dans sa main celle d'un petit garçon d'environ cinq ans, ses cheveux blonds pâles parfaitement coiffés sur le côté. Il marchait en regardant droit devant lui, le menton haut et les épaules droites et Hermione eut un léger sourire. Déjà à cet âge-là, Drago affichait une arrogance impressionnante.
Elle suivit la mère et son fils à travers quelques couloirs du manoir, avant qu'ils n'arrivent dans le grand hall. Là, un homme et une femme attendaient, deux petites filles avec eux.
La femme était particulièrement belle, ses longs cheveux bruns tombant en cascade jusqu'à sa taille et elle avait des yeux d'un bleu comme elle n'en avait jamais vu. La plus grande des fillettes lui ressemblait beaucoup, surtout par la profondeur de son regard sombre.
La plus petite avait croisé les bras et ses lèvres étaient tordues en une moue visiblement fâchée. Elle n'avait pas l'air ravie d'être ici.
- Narcissa ! s'exclama l'homme d'un ton dégagé propre aux Sang-Pur. Nous vous attendions. Où est Lucius ?
La mère de Drago eut une légère grimace que seule Hermione put apercevoir comme elle se trouvait juste à côté d'elle. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui se passait autour d'elle.
Narcissa se tourna vers son fils, lui lançant un regard sévère où pointait néanmoins une tendresse infinie.
- Reste ici, Drago, ordonna-t-elle. Ton père et moi devons discuter d'affaires importantes avec M. et Mme Greengrass.
- Bien, Mère, répondit le jeune Drago.
Narcissa hocha la tête, puis fit signe au couple de la suivre.
Une fois seuls, les enfants se regardèrent un moment en silence, puis le petit blond avança d'un pas vers elles et tendit sa main.
- Je m'appelle Drago Malefoy.
La plus petite la lui serra avec une moue fermée qui montrait qu'elle essayait de se paraître plus vieille qu'elle ne l'était.
- Astoria Greengrass, articula-t-elle malgré un problème de langage que lui conférait son jeune âge.
Drago se tourna ensuite vers la plus âgée des deux sœurs. La petite brune rougit brutalement et se cacha à moitié derrière ses cheveux. Elle se balançait un peu sur ses jambes, ce qui démontrait sa gêne mieux que ses rougeurs. Le jeune Drago eut un petit sourire. Il se pencha vers elle de façon à ce que leurs yeux se rencontrent, bien qu'elle baissât la tête.
- Et toi, qui es-tu ? demanda-t-il en lui tendant la main.
- Daphné Greengrass, murmura-t-elle timidement.
- Enchanté, répondit le jeune Drago en attrapant sa main de force. Vous venez, je vais vous montrer le jardin !
Hermione fronça les sourcils et c'est alors qu'elle comprit à quoi correspondait le D. C'était elle. La seule femme qu'il avait aimée était sous ses yeux, mais ce n'était pour le moment qu'une petite fille.
C'était Daphné Greengrass.
Elle faillit se mettre à pleurer tant l'évidence la frappa. Elle se remémora le dîner chez Pansy, pour Noël, où leurs regards s'étaient perdus l'un dans l'autre pendant de longues secondes, la laissant mal à l'aise.
Elle ne put se replonger dans ce souvenir, car le décor changea. Elle resta un court instant sonnée, avant de regarder le paysage qui venait de se dessiner autour d'elle.
Il y avait un immense jardin et, sur le côté, le manoir Malefoy. Elle entendit des rires enfantins et s'en approcha donc.
Elle trouva Drago assis derrière un buisson, accompagné de Daphné et d'un petit métis qu'elle reconnut : Blaise. Ils devaient être âgés de sept ou huit ans. Ils mangeaient goulument des cookies.
- Tu crois que ta mère va réaliser qu'on les a volés ? demanda Daphné, l'air coupable.
- Mais non, répondit Drago en bombant le torse. On est trop malins pour ça !
- Ouais, surenchérit Blaise, la bouche pleine de miettes. C'est pour ça qu'on ira à Serpentard.
Daphné baissa les yeux, mal à l'aise.
- Et si je n'allais pas à Serpentard, moi ? souffla-t-elle timidement.
Le jeune Drago éclata d'un grand rire. Il la prit par les épaules et la secoua gentiment.
- Tu iras forcément à Serpentard ! s'exclama-t-il.
La jeune fille n'eut pas l'air rassurée. Elle leva les yeux vers lui et lui prit la main avec une moue anxieuse.
- Mais si je ne vais pas à Serpentard, chuchota Daphné, de façon à ce que Blaise n'entende pas, est-ce que tu seras toujours ami avec moi ?
Le petit blond lui adressa un sourire éblouissant.
- Bien sûr !
La petite fille poussa un soupir de soulagement.
Hermione se sentit un peu mal à l'aise devant cet échange. En temps normal, elle aurait été attendrie, mais il y avait un lien entre eux qui la gênait profondément.
Et soudain, le décor changea à nouveau.
Elle se retrouva dans une grande chambre, particulièrement sombre et qui lui fit un peu froid dans le dos. Les murs étaient teints de noir et, contre le mur, il y avait un grand lit aux draps d'un vert foncé.
Elle s'approcha de celui-ci, car elle distinguait parfaitement les silhouettes assises dessus. Cette fois-ci, Daphné et Drago étaient seuls et ils semblaient encore avoir gagné trois ou quatre ans.
Ils étaient assis par-dessus les couvertures, se dévisageant d'un air grave.
- Je ne sais pas, soufflait le blond, visiblement gêné même s'il essayait de n'en rien laisser paraître.
- S'il te plaît, Drago ! insista Daphné. Juste une fois ! Comme ça, je pourrais dire à Pansy que moi aussi je l'ai déjà fait ! S'il te plaît ! Je ne veux pas aller à Poudlard sans avoir jamais embrassé un garçon, sinon tout le monde va se moquer de moi !
Drago eut une moue boudeuse et hocha la tête.
- Bon, d'accord.
Ravie, Daphné lui adressa un sourire éblouissant qui lui fit un peu perdre de sa splendeur. Elle s'approcha vivement de lui et plaqua un rapide baiser sur ses lèvres. Le petit blond se mit à rougir jusqu'aux oreilles, tout comme Daphné dont les joues se teintèrent d'une couleur écarlate. Il se racla la gorge pour masquer sa gêne et Hermione se sentit à nouveau un peu nauséeuse.
Et le souvenir changea.
Poudlard. Hermione reconnut immédiatement le château. Dans l'une des barques qui les menaient jusqu'aux rives, elle se retrouva à côté de Drago, Daphné, Blaise et Pansy âgés de onze ans. Elle le devina à leurs têtes émerveillées.
Daphné serrait fort la main du blond dans la sienne et lançait parfois des regards anxieux au lac sous le petit bateau, comme si elle avait peur de se faire attaquer au moindre mouvement brusque.
Les vapeurs de fumée noire s'élevèrent sous ses yeux et le décor se transforma.
- Serpentard ! cria le Choixpeau avant même de toucher la tête de Drago.
Il eut un sourire mauvais et se dirigea jusqu'à la table qui l'applaudissait. Il alla immédiatement s'asseoir entre Crabbe et Goyle, non sans lancer un discret sourire à Daphné avant.
Le décor changea à nouveau.
- Daphné ! Daphné ! Attends-moi !
La brune se retourna vivement et Hermione put la scruter à sa guise. Elle devait avoir quatorze ans, désormais. Ses cheveux bruns ondulaient gracieusement jusqu'à sa poitrine naissante et ses yeux bleus semblaient contenir une colère infinie.
- Laisse-moi ! cria-t-elle, puis elle repartit dans l'autre sens.
Drago lui courait après dans les couloirs de Poudlard, visiblement décontenancé.
- Daphné !
Finalement, il parvint à la rattraper. Il attrapa son bras et tira dessus pour qu'elle s'arrête. Les yeux de la brune étaient désormais pleins de larmes.
- Pourquoi tu pleures ? s'étonna-t-il.
- Va t'en, l'implora Daphné, des larmes commençant à couler sur ses joues. Va retrouver Milicent !
- Quoi ?
La jeune femme ne répondit pas, reniflant discrètement. Elle donna un coup sec pour se séparer de lui, mais il la rattrapa avant qu'elle ne puisse s'échapper.
- Tu es jalouse ? demanda Drago, visiblement surpris.
- Bien sûr que non, crétin, mentit Daphné. Laisse-moi Drago, s'il te plaît. J'ai besoin d'être seule.
Et elle partit. Il ne tenta plus de la rattraper, mais un petit sourire était présent sur ses lèvres.
Les vagues de fumée noire s'agitèrent à nouveau autour d'elle et Hermione se sentit happée par l'extérieur. Elle atterrit brutalement sur les fesses et secoua la tête pour reprendre ses esprits.
Elle n'avait jamais imaginé un seul instant que la femme dont Drago avait été amoureux était Daphné. Elle avait vraiment du mal à y croire, sachant qu'il avait finalement épousé sa sœur.
Elle se sentait nauséeuse après cette plongée dans ses souvenirs et un peu triste, aussi. Elle comprenait bien qu'elle ne pouvait pas arriver à la cheville de la brune.
Elle aurait sans doute du s'arrêter là, mais la curiosité et l'envie de savoir comment leur relation était née fut plus forte que sa raison. Aussi, elle attrapa le deuxième flacon étiqueté d'un D et le vida dans la Pensine avant d'y plonger immédiatement la tête.
Elle se retrouva à nouveau à Poudlard, mais cette fois à l'infirmerie. Drago était allongé dans un lit, plus pâle qu'à l'accoutumée et de grosses gouttes de sueur perlaient sur son front. Il semblait souffrir le martyr.
A ses côtés, Daphné lui tenait la main, le front plissé d'inquiétude. Elle avait les yeux un peu rougis et gonflés si bien qu'Hermione comprit qu'elle avait pleuré.
Drago ouvrit alors difficilement les yeux, l'air épuisé. Il jeta un coup d'œil autour de lui pour voir où il était, puis les posa sur Daphné.
Hermione ne put empêcher la douleur de s'insinuer dans sa poitrine quand elle lut la tendresse infinie dans son regard.
- Salut, murmura Drago d'une voix faible.
Il se mit à tousser et grimaça en attrapant ses côtes.
- Chut, souffla Daphné en passant une main dans ses cheveux. Tu ne dois pas te fatiguer.
- Que s'est-il passé ? articula-t-il tout de même, borné.
- Tu t'es battu avec Potter dans les toilettes de Mimi Geignarde, expliqua la brune, visiblement mécontente. Qu'est-ce qu'il t'est passé par la tête, bon sang ? Est-ce que tu imagines à quel point je me suis inquiétée ? Pansy dit qu'elle va t'arracher la tête pour te punir.
Le visage de Drago se ferma. Il semblait se souvenir de ce qui s'était passé.
- Je dois sortir au plus vite, annonça-t-il, ignorant la douleur dans tout son corps. J'ai quelque chose à finir.
- Je sais que tu as cette chose que Tu-sais-qui t'a demandé de faire, mais si tu me le disais, je pourrais t'aider pendant que tu es à l'infirmerie. Rogue t'a soigné, mais tu n'es pas encore totalement rétabli.
Le blond eut un sourire tendre. Il avança difficilement sa main jusqu'à elle et lui caressa la joue.
- Non, Daphné, répondit-il. C'est hors de question.
- Mais, Drago ! protesta-t-elle, mais il l'arrêta en glissant un doigt sur sa bouche.
Les yeux bleus de son amie se remplirent de larmes.
- Tu ne peux pas m'aider et même si tu le pouvais, je ne te laisserais pas le faire, murmura-t-il. Je ne veux pas que tu te retrouves là-dedans.
- M-Mais, tu vas finir par te faire tuer.
- Ca me débarrasserait d'un poids, souffla Drago, très sérieux.
- P-Pardon ? bafouilla Daphné.
Le blond ne répéta pas, un peu gêné et détourna le regard si bien qu'il ne put pas voir comme Hermione les traits de la jeune femme se déformer de colère. Elle se leva vivement, faisant racler sa chaise contre le sol, si bien que Drago posa à nouveau les yeux vers elle.
Elle semblait avoir du mal à respirer, les poings serrés, elle lui lançait un regard qui aurait fait pâlir Voldemort.
- Comment oses-tu penser à une chose pareille, Drago Malefoy ? tonna Daphné, la rage faisant trembler sa voix. Je t'interdis de penser à ça. Le suicide, c'est pour les lâches. Ce ne sont pas tes valeurs, ni les miennes ! Et je te jure que si tu oses encore ne serait-ce qu'y penser, je te tords le cou de mes mains ! Est-ce que c'est clair ?
- Daphné, soupira l'intéressé.
- Est-ce que c'est clair ? répéta-t-elle, hurlant désormais.
- Pourquoi tu en fais tout un plat ? souffla Drago avec cette nonchalance exaspérante qu'il avait parfois.
- Parce que je t'aime, imbécile, s'égosilla Daphné, les larmes aux yeux.
Il y eut un profond soupir. Même Hermione s'était arrêtée de respirer.
Drago observa la brune devant lui avec un air incrédule, ses yeux écarquillés de stupeur. Il y eut un long silence. Daphné s'était rassise brutalement sur sa chaise et elle regardait maintenant ses mains, qu'elle tortillait nerveusement. Ses joues avaient pris une teinte écarlate.
- T-Tu m'aimes ? bafouilla le Serpentard, ahuri.
- Oui, avoua la brune. Ne me fais pas croire que tu ne t'en es jamais douté ! Je deviens folle dès qu'une fille s'approche de toi, même Pansy, je m'arrange toujours pour que l'on passe nos étés ensemble parce que je sais que je ne pourrais pas tenir deux mois sans te voir, je rougis bêtement dès que tu m'approches et je ris comme une idiote quand tu m'embrasses sur la joue ou le front. S'il te plaît, Drago, ne me dis pas que tu n'as jamais remarqué.
Le silence se réinstalla un instant. Le blond fronça les sourcils, semblant analyser ses propos.
- Depuis combien de temps ? demanda-t-il finalement.
- J-Je ne sais pas, répondit Daphné. Depuis toujours, je crois.
Hermione retint son souffle, attendant la réponse de Drago, mais le décor changea à nouveau.
Le blond était assis dans la salle commune de Serpentard, seul et il jouait avec sa baguette, la faisant passer d'une main à l'autre. Il avait la mine grave, les sourcils froncés. Il semblait en proie à un terrible dilemme intérieur.
La porte du dortoir des filles s'ouvrit et Daphné se dirigea vers lui d'un pas mal assuré, emmitouflée dans un peignoir.
- Drago ?
Il posa ses yeux vitreux vers elle et lui sourit tristement.
- Retourne dans ton dortoir, Daphné.
- Pourquoi ?
- S'il te plaît, fais ce que je te dis.
- Pourquoi ? répéta la jeune femme, butée.
Drago poussa un profond soupir et se leva pour être face à elle. Il prit son visage entre ses mains et la regarda droit dans les yeux.
- Fais ce que je te dis, s'il te plaît.
- C'est ce soir, n'est-ce pas ? murmura Daphné. Tu vas faire ce que le Maître t'a demandé de faire ?
Pour toute réponse, le blond hocha mollement la tête. La jeune femme sembla affligée. Elle se jeta dans ses bras, le serrant contre elle au poids de l'étouffer.
Drago se laissa faire, un peu surpris.
- S'il te plaît, ne meurs pas, souffla la brune à son oreille.
Le jeune homme acquiesça du chef, glissant son visage au creux du cou de son amie. Il y déposa un baiser.
- Promis, susurra-t-il.
Drago se détacha finalement d'elle, la gardant néanmoins dans ses bras. Les regards se captèrent pour ne plus se lâcher et ils se rapprochèrent l'un de l'autre.
Leurs lèvres se frôlèrent, jouèrent un instant, puis ils échangèrent enfin leur vrai premier baiser.
Hermione détourna le regard, gênée. Elle s'était rarement sentie aussi mal à l'aise qu'à cet instant. Elle savait que quelques minutes après, Drago s'était rendu à la Tour d'Astronomie et que cette soirée avait abouti sur la mort de Dumbledore.
Quand ils se séparèrent à bout de souffle, Drago se pencha vers elle et Hermione dut se rapprocher d'eux pour entendre les mots qu'il lui susurra à l'oreille.
- Je t'aime aussi.
Le décor changea à nouveau et Hermione réalisa alors qu'elle pleurait. Elle essuya rapidement ses joues et se concentra sur la scène qui avait lieu sous ses yeux.
Elle reconnut immédiatement le salon du manoir Malefoy. Dans la pièce d'à côté, elle entendit des hurlements qui lui donnèrent des frissons dans le dos. Elle reconnut immédiatement sa voix. C'était elle qui criait. Elle était en train d'être torturée par Bellatrix Lestrange.
Elle tenta d'ignorer ses propres cris et se tourna vers Drago. Il était assis dans le salon, seul, face à un feu de cheminée, un verre de Whisky-pur-feu dans la main. Il observait l'âtre avec un air absent, mais il fermait les yeux dès qu'un nouveau hurlement retentissait, comme pris d'une migraine.
Ses mains tremblaient si fort qu'Hermione voulut se jeter sur lui pour le prendre dans ses bras.
Les cris cessèrent soudain et Drago se leva, les traits fermés. Hermione fut presque sûre de le voir essuyer une larme.
Il se dirigea vers la pièce d'où provenaient les bruits et une nouvelle vague de fumée noire fit changer le décor.
Drago était dans sa chambre, allongé sur son lit, fixant le plafond sans vraiment le voir. Hermione remarqua tout de suite qu'il était torse nu. Un grand bandage encerclait son ventre, taché de sang.
Elle se rappela de cette fois, au mariage de Neville et Luna, où il lui avait parlé de la blessure que Voldemort lui avait infligé pour le punir de ne pas avoir reconnu Harry.
La porte s'ouvrit dans un grincement et Drago tourna mollement la tête vers l'intrus. Daphné grimpa sur le lit et se glissa dans ses bras, déposant un baiser sur son torse.
- Ca va ? demanda-t-elle, la voix tremblante. Mes parents ne voulaient pas que je vienne, alors je me suis échappée. Astoria me couvre.
- Ca va, répondit Drago, caressant ses cheveux d'un air absent.
- Pourquoi tu as dit ne pas reconnaître Potter ?
- Je ne l'ai pas reconnu, il avait le visage déformé. Sans doute Granger qui lui a lancé un sort.
- Ne mens pas, soupira Daphné. Tu as été à Poudlard avec lui pendant six ans et tu veux me faire croire que tu ne l'as pas reconnu sous prétexte qu'il était un peu déformé ? Et Weasley et la Sang-de-Bourbe (Hermione frissonna sous l'insulte) étaient avec lui. Tu ne les as pas reconnus, eux non plus ?
- Fous-moi la paix, Daphné, soupira le jeune homme, visiblement épuisé. Comme tu peux le voir, je ne suis pas au mieux de ma forme, alors j'aimerais bien me reposer !
- Ne me parle pas comme ça, gronda-t-elle. Je m'inquiète pour toi, c'est tout ! Et j'ai du mal à croire que tu te sois mis en danger pour Potter et sa bande.
- Je ne me suis pas mis en danger, répondit Drago. Comme tu le vois, je suis toujours en vie.
Il y eut un silence et Daphné se colla davantage à lui, prenant soin de ne pas toucher sa blessure.
- Tu as mal ?
- Un peu.
Nouveau silence. La jeune femme leva les yeux vers lui et déposa un baiser sur ses lèvres, puis sur sa joue, dans son cou, sur son torse. Drago se laissa faire, caressant tendrement les mèches brunes de sa petite amie.
Il prit son visage entre ses mains et la remonta vers lui pour l'embrasser. Finalement, leur baiser se fit fiévreux et bientôt, il débarrassa Daphné de sa chemise de nuit.
Hermione détourna les yeux et se boucha les oreilles. Elle n'avait pas envie de voir ou d'entendre ça. Elle était entrée dans l'intimité de Drago de son plein gré, mais là, c'était trop pour elle.
Finalement, elle sentit une vive lumière derrière ses yeux fermés et elle rouvrit les yeux. Le décor avait changé.
Elle était désormais dans la cour de Poudlard, complètement détruite, ce qui lui indiqua que ce nouveau souvenir se situait lors de la bataille de Poudlard. Drago était seul.
Il faisait les cent pas, donnant de petits coups de pieds dans des débris qui trainaient ça et là. Ses cheveux blonds pâles étaient dans tous les sens et il avait le visage sale, couvert d'un mélange de poussière et de boue. Sa robe de sorcier était déchirée par endroits. Il affichait une mine dépitée.
- Drago !
Il se retourna vivement et ce qu'Hermione put lire sur son visage lui retourna l'estomac à nouveau. Il avait l'air heureux. Elle ne l'avait encore jamais vu comme ça, même avec son fils.
Tous les traits de son visage étaient détendus. Et il souriait. Il souriait comme elle ne l'avait jamais vu sourire, révélant deux rangées de dents blanches éblouissantes.
A quelques mètres de lui, Daphné se tenait droite, baguette en main, l'air soulagée. Elle courut jusqu'à lui et lui sauta dans les bras, l'embrassant passionnément. Drago la serra fort contre lui, la soulevant du sol.
Les vagues de fumée noire s'élevèrent à nouveau autour d'elle et Hermione fut éjectée de la Pensine avec violence. Une fois encore, elle atterrit sur les fesses, à terre.
Elle pleurait. Son cœur battait si douloureusement dans sa poitrine qu'elle avait du mal à respirer. Elle s'était rarement sentie aussi mal qu'à cet instant.
Pourtant, elle s'était mise dans cet état de son plein gré. C'était elle qui avait voulu violer son intimité et se plonger dans des souvenirs qui n'étaient pas les siens.
A présent, elle mesurait à quel point elle avait eu tort. Pourtant, elle prit quand même le troisième flacon. Elle ne pourrait pas s'arrêter là. Maintenant, elle avait besoin de savoir pourquoi ce n'était pas avec elle qu'il s'était marié.
Hermione vida le contenu du flacon dans la Pensine et, appréhendant déjà ce qu'elle allait y voir, elle plongea la tête à l'intérieur.
Elle se retrouva alors dans une grande étendue d'herbe, incapable de définir l'endroit où elle se trouvait. Drago et Daphné étaient allongés à même le sol, blottis dans les bras l'un de l'autre. La jeune femme lui caressait le torse, tandis qu'il glissait ses doigts dans ses cheveux.
Ils avaient l'air si heureux, tous les deux.
- Je pensais qu'on ne pourrait jamais être tranquilles, tous les deux, souffla-t-elle avec un sourire tendre.
- La guerre est finie maintenant, répondit-il en l'embrassant du bout des lèvres.
Elle hocha la tête, ravie et se redressa vivement, s'installant sur lui à califourchon. Il eut un sourire tendre tandis qu'elle se penchait pour poser ses lèvres contre les siennes.
- Je t'aime, susurra Daphné.
- Je t'aime aussi, répondit Drago.
Elle eut un sourire mutin et posa ses mains sur la ceinture du jeune homme, la défaisant lentement.
- Montre-moi un peu comme tu m'aimes, souffla-t-elle en l'embrassant passionnément.
Le décor changea, le rire de Drago résonnant à ses oreilles.
A présent, Hermione se trouvait dans le salon du manoir Malefoy. Drago y était assis dans le salon, lisant un épais ouvrage quand Lucius arriva derrière lui.
- Fils, je dois te parler, annonça-t-il.
Drago fronça les sourcils et ferma son livre, posant un regard impassible sur son père.
Lucius semblait hésiter, pas vraiment sûr de lui, ce qui surpris Hermione plus qu'elle ne l'aurait cru.
- Quand tu avais cinq ans, commença-t-il, j'ai passé un accord avec les Greengrass.
Il s'arrêta un instant et Drago l'incita à continuer d'un geste de la main.
- Tu n'es pas sans ignorer que nous devons préserver notre lignée, afin que le Sang-Pur perdure.
Drago hocha simplement la tête.
- C'est pourquoi nous avons convenu d'une union entre nos deux familles.
Le blond eut un petit sourire.
- Je sais que tu as une relation avec leur fille, Daphné.
Une fois encore, Drago acquiesça de la tête.
- Eh bien, la suite ne va pas te plaire.
Il y eut un court silence. Drago fronça les sourcils et se redressa dans son siège.
- Qu'y a-t-il, Père ? demanda-t-il.
- C'est à Astoria que tu es promis, et non à Daphné.
Le visage de Drago se figea d'horreur. Il dévisagea son père, comme pour y lire une éventuelle plaisanterie, mais Lucius n'était pas le genre d'homme à plaisanter.
- Vous devez pouvoir faire quelque chose, suggéra Drago, contrit.
- Non, souffla Lucius. Les choses sont prévues ainsi depuis toujours.
- Ce n'est pas possible, Père ! s'indigna le jeune homme. Je ne peux pas épouser, Astoria ! Je ne le ferai pas.
- Penses-tu avoir le choix ? rétorqua froidement son père.
- Je suis majeur !
- Bien sûr et que vas-tu faire ? T'enfuir avec elle ? Avec quel argent ? Combien de temps faudra-t-il d'après toi pour que je te déshérite ?
- Vous n'oseriez pas, gronda Drago, pointant un doigt accusateur vers lui.
Son père soupira et posa une main sur son épaule.
- Daphné est promise à un autre aussi. Elle ne te l'a pas encore dit, je suppose.
Hermione voulut s'approcher de Drago pour le prendre dans ses bras, mais elle se rappela qu'elle ne le pouvait pas. Il avait l'air abattu.
Et le décor changea.
- Pourquoi tu ne m'as rien dit ? hurlait le jeune homme.
Face à lui, Daphné était assise sur le lit, la tête basse. Des larmes coulaient sur ses joues.
- Réponds-moi !
Il l'attrapa violemment par le bras et la secoua pour qu'elle le regarde.
- Parce que je savais que tu allais réagir comme ça, soupira Daphné. Et puis, comment voulais-tu que je te le dise ? « Et, en fait, Drago, je dois me marier avec Théodore Nott ».
Il y eut un profond silence. Le blond la regardait, ses yeux lançant des éclairs.
- Théodore ? Tu dois te marier avec Théo ?
Pour toute réponse, elle opina du chef.
- Ce n'est pas possible, gronda Drago. Il doit bien y avoir un moyen de changer les choses ! On ne pourrait pas échanger ? Théodore avec ta sœur ?
- Ca ne marche pas comme ça, mon amour, et tu le sais !
- Ne m'appelle pas comme ça ! cracha le blond, acide.
Le décor changea à nouveau alors que Daphné se mettait à pleurer.
Drago était assis dans l'herbe, et Hermione reconnut la prairie de l'autre souvenir, où ils avaient l'air si heureux. Il fumait une cigarette, l'air perdu dans ses pensées. Le vent faisait voleter ses cheveux et il pleurait.
Hermione n'en revenait pas. Jamais auparavant elle ne l'avait vu pleurer. Harry lui avait raconté que quand il l'avait trouvé dans les toilettes de Mimi Geignarde, en sixième année, il pleurait, mais elle avait toujours eu du mal à y croire.
Là, il pleurait sous ses yeux et elle se sentait terriblement impuissante, parce qu'elle ne pouvait pas le réconforter comme elle l'aurait voulu. Il n'avait même pas l'air de se rendre compte qu'il pleurait. Les larmes coulaient simplement sur ses joues pâles, comme maîtresses d'elles même.
Il y eut un bruit sourd non loin de lui et quelques secondes plus tard, Daphné s'asseyait à côté de lui. Elle portait une robe de mariée d'un blanc immaculé.
- Va t'en, murmura Drago, sa voix tremblant légèrement.
Mais Daphné n'en fit rien. Sous ses yeux s'étendaient des trainées de rimmel noires et elle semblait tout aussi abattue que lui.
- Je ne l'ai pas épousé.
Il se tourna vivement vers elle, faisant craquer les os de sa nuque, et ouvrit de grands yeux.
- Théodore a dit qu'il ne pouvait pas te faire ça.
Drago ne répondit pas, son visage retrouvant soudainement son impassibilité.
- Théodore ?
Daphné hocha la tête, un léger sourire sur les lèvres. Elle s'attendait sans doute à ce qu'il lui saute dans les bras, mais Hermione comprit qu'il n'en ferait rien. Il se leva et essuya les larmes qui avaient coulées sur ses joues.
- Théodore ? répéta Drago, sa voix s'élevant sous la colère. C'est Théodore qui a décidé d'annuler votre mariage ? Et toi ? Toi, tu l'aurais épousé, bien sûr !
- Mais, Drago…
- Ta gueule ! beugla-t-il, furieux. J'en ai rien à foutre de savoir que Théodore a décidé d'annuler votre mariage ! Je voulais que ce soit toi qui le fasses ! Je voulais que tu te mettes ta famille à dos comme je l'ai fait pour toi ! Mais tu sais quoi, finalement, je ferais mieux d'épouser ta sœur !
Et sans lui laisser le temps d'ajouter quoique ce soit, il transplana.
Et le souvenir changea.
Elle fut surprise de voir à quel point il avait l'air fatigué quand il réapparut devant elle. Il avait dans une main un verre d'une boisson ambrée et dans l'autre un cigare. Il regardait la cheminée face à lui et il était vêtu d'un costume d'un blanc immaculé qui mettait en avant la pâleur de sa peau.
- Drago, chéri, tu devrais faire la fête avec tout le monde.
Hermione se retourna vivement. C'était Narcissa, qui se tenait dans l'encablure de la porte. Quand elle le vit, elle s'approcha vivement et attrapa le cigare qu'il tenait pour le jeter dans le feu. Drago poussa un profond soupir et se leva.
- C'est ton mariage après tout, ajouta sa mère. Et la mariée te cherche.
Le jeune homme hocha la tête, pour faire signe qu'il arrivait et sa mère partit. Il regarda d'un air sombre son cigare qui brûlait dans l'âtre et poussa un profond soupir.
Il sortit du salon et se dirigea vers le jardin.
Ses parents avaient dépensé une fortune pour ce mariage. Sur son passage, plusieurs personnages le félicitèrent et il leur adressa son sourire le plus hypocrite.
Il retourna s'asseoir à la table d'honneur. Astoria était souriante. A ses côtés, Daphné avait une mine renfrognée, et une bouteille de vin vide se trouvait devant elle.
A côté de Drago, Blaise observait comme lui la plus âgée des sœurs Greengrass, elle semblait au bord de l'implosion. Et en effet, cela ne loupa pas.
Daphné se leva, titubant légèrement et prit sa baguette. Elle amplifia magiquement sa voix.
- Hey tout le monde ! Je voudrais faire un discours.
Drago grimaça, sentant les problèmes arriver. Il y avait des centaines de gens ici, il n'avait vraiment pas envie de la voir se ridiculiser ainsi.
Daphné fit un pas en avant et manqua de s'écrouler à terre, sous le regard inquisiteur de ses parents. Elle pointa Drago du doigt.
- Ce type… est… un monstre ! articula-t-elle difficilement.
Le blond soupira, levant les yeux au ciel. Il s'attendait à prendre toute la rancœur qu'elle avait à déverser en pleine figure, mais Daphné se tourna vers sa sœur, la fusillant du regard.
- Et toi, tu es une salope !
Il y eut une grande exclamation parmi les invités.
- Je suis ta sœur ! continua Daphné, en repoussant la main de Théodore qui essayait de la calmer. Tu savais très bien ce qu'il y avait entre nous. Et tu n'as même pas essayé de protester !
- Pourquoi l'aurais-je fait ? répondit Astoria en croisant les bras, levant un sourcil hautain.
Daphné partit dans un grand rire dément.
- C'est bien ce que je disais : tu es une salope. Tu ne penses qu'à toi et tu n'es même pas capable de mettre ta fierté de putain de Sang-Pur de côté pour ta sœur ! Eh bien, vous savez quoi ? gronda-t-elle en se tournant vers son auditoire improvisé. J'emmerde le statut du sang ! Et je vous emmerde tous ! J'emmerde vos principes bourgeois ! J'emmerde les mariages forcés ! Et toi, ajouta-t-elle en se tournant vers Drago, j'emmerde ta fierté à la con qui fait que tu es marié aujourd'hui ! Si tu avais su mettre cela de côté, tu ne serais pas avec elle !
Il y eut un lourd silence. Drago semblait bouillonner sur sa chaise et Hermione grimaça, attendant la suite. Finalement, il se leva brusquement et se dirigea jusqu'à Daphné. Il l'empoigna par le bras et, sans un mot, transplana avec elle, sous les exclamations des invités.
Hermione réapparut en même temps qu'eux dans cette prairie qui semblait être leur lieu fétiche. Drago la lâcha brutalement et Daphné manqua de s'écrouler à terre, l'alcool la faisant toujours dangereusement tanguer.
- As-tu complètement perdu l'esprit ? s'écria-t-il, dans une colère noire.
Mais Daphné ne répondit pas. Elle le gifla de toutes ses forces, puis continua à le frapper sur le torse jusqu'à ce qu'il parvienne à l'arrêter. Elle lui avait griffé la joue et son costume immaculé fut bientôt taché de son sang. Il s'essuya avec sa manche, salissant davantage son vêtement. Daphné pleurait désormais, mais la colère était toujours parfaitement visible sur son visage.
- C'est fini, lâcha Drago. Toi et moi, c'est fini. Je suis marié avec Astoria, maintenant.
- Et tu ne m'aimes plus ?
- Non, répondit-il froidement. J'ai arrêté de t'aimer le jour où tu as accepté de te marier avec Théodore. Je me suis battu contre ma famille pour ne pas épouser ta sœur ! Tu n'as même pas essayé de protester et tu oses lui reprocher la même chose ?
- Tu mens, souffla Daphné. Je sais que tu m'aimes toujours.
- Bien. Si tu préfères vivre en essayant de t'en convaincre, tant mieux pour toi. Mais c'est fini, maintenant !
Daphné éclata en sanglots et il serra les poings. Elle s'approcha de lui et voulut se blottir contre lui, mais il la repoussa, le visage fermé.
Puis, il poussa un profond soupir.
- Ecoute, Daphné… Tu… Tu m'as beaucoup aidé, avoua finalement Drago. Pendant la guerre et tout ça, et depuis toujours, tu as toujours été ma meilleure amie et tu es la seule que… j'ai aimé. Je n'aime pas ta sœur et tu le sais. Mais je crois que, toi et moi, ça n'est plus possible de toute façon. Je suis marié avec ta sœur à présent et, toi, tu ferais bien de te trouver quelqu'un.
- Quelqu'un que tu n'essaieras pas de tuer s'il m'approche à moins d'un mètre ? ironisa Daphné.
- De préférence.
Elle sourit et il le lui rendit, mais même Hermione put lire le sentiment d'adieu sur leurs visages. Drago prit son visage entre ses mains et embrassa délicatement son front, avant de la lâcher. Il allait se retourner pour partir, mais Daphné lui attrapa vivement le bras et le tourna vers elle. Elle entoura son cou de ses bras et sauta à son cou pour l'embrasser.
Hermione supporta sans broncher l'interminable baiser qu'ils échangèrent. Puis, ils se séparèrent et Drago disparut en transplanant.
Hermione fut une nouvelle et dernière fois éjectée de la Pensine. Cette fois-ci, elle parvint à rester debout, mais elle s'effondra sur le sol tout de même, assommée par ce qu'elle avait vu, ses jambes ne la soutenant plus.
Elle pleurait à grosses larmes, abattue. Elle était jalouse d'un souvenir, jalouse d'une relation qui n'existait plus. Mais ce qui la rendait le plus malheureuse, c'était la façon dont ils avaient été séparés par la vie, alors qu'ils semblaient faits l'un pour l'autre. Elle se sentit presque coupable d'être tombée amoureuse de lui, alors que ça aurait du être Daphné.
Elle avait l'impression de voler la place d'une autre. Même si Drago ne l'aimait pas en retour, même si leur relation n'était que purement physique.
Elle se sentait si malheureuse à cet instant. Les larmes coulaient sur ses joues abondamment.
- Hermione ?
Elle paniqua en entendant la voix de Drago dans le couloir. Elle rangea vivement les flacons et la Pensine et referma l'armoire. La porte s'ouvrit presque aussitôt.
Drago haussa un sourcil en la voyant ainsi, assise par terre entre son lit et l'armoire, pleurant à grosses larmes. Il se précipita vers elle et la prit dans ses bras.
Elle aurait voulu le repousser, lui dire qu'elle n'était pas Daphné, mais elle n'en fit rien. Elle ferma ses bras autour de son cou et se laissa porter.
Drago la posa délicatement sur son lit et dégagea les cheveux qui barraient son visage, s'étant collés à ses joues.
Il lui demanda ce qu'elle avait, mais cela ne fit qu'accentuer ses pleurs alors il se tut et la prit à nouveau dans ses bras.
- Je t'ai manqué à ce point ? murmura Drago à son oreille.
Elle eut un petit sourire, à travers les larmes, et le pinça gentiment au ventre. Elle était bien dans ses bras. Quelques secondes plus tard, une tête pointa devant elle et deux yeux gris la scrutèrent avec intérêt.
- Pourquoi tu pleures Hermione ? s'enquit Scorpius. C'est Père qui t'embête ? Si tu veux, je peux lui dire d'arrêter, moi il m'écoute toujours !
Hermione sourit et fit non de la tête. Scorpius vint se blottir entre eux et finalement, elle retrouva son calme.
Pourtant, il y avait une pensée qu'elle ne pouvait s'ôter de l'esprit : jamais plus il n'aimerait comme il avait aimé Daphné. Jamais il ne serait amoureux d'elle en retour.
Alors, votre avis ? :).
J'ai hâte de savoir ce que vous en avez pensé !
Puisque vous êtes des amours et que nous en sommes déjà à plus de 300 reviews, vous aurez, comme la dernière fois, droit à trois chapitres cette semaine !
Le chapitre suivant, "Monsieur le Ministre" sera donc en ligne mercredi :).
Je vous embrasse,
L.
