Salut tout le monde !

Alors, vous êtes tous dans la joie et la bonne humeur ? Je vois déjà vos mines réjouies en voyant que j'ai (enfin !) posté un nouveau chapitre !

Comment ça il faut que j'arrête de me lancer des fleurs ?

Non mais…c'est moi l'auteur je fais ce que je veux, na na na na…

Comment ça faut que j'arrête de faire ma gamine ?

Bon ok…ça va…j'arrête de vous embêter avec ça…mais vous comprenez je suis tellement sûre que vous allez m'aimer à la fin du chapitre que je suis toute joyeuse ! Ca me remonte le moral et tout…oui, oui mes profs sont toujours aussi exigeants…lol

J'en dit pas plus…cette note très inutile est déjà très (qui a dit "trop"?) longue…

BONNE LECTURE !

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Dédicace : A ma Marion adorée…désolée de ne pas avoir posté plus tôt poulette !

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Chapitre 25 : Juste…pour un baiser.

Molly Weasley disait souvent qu'il fallait juste un peu d'amour pour être heureux.

Ginny la croyait volontiers, à présent.

Depuis près de deux semaines, elle était entourée de personnes heureuses qui s'aimaient.

Beth et Sirius qui filaient toujours un amour parfait bien qu'assez agité aux vues de leur caractères respectifs…

Frank et Alice, qui lui envoyaient très régulièrement des missives débordantes de l'amour qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre…

Même Léna et Kurt, qui étaient insupportable certes, mais qui s'aimaient profondément…

Et puis…il y avait Gordon et Remus.

Ce soir là, lorsqu'ils s'en étaient allés pour parler, ils étaient revenus le rouge aux joues mais un si beau sourire aux lèvres.

Ginny avait sentit son cœur exploser dans une joie intense, elle avait sauté au cou de Gordon.

Ce dernier avait rie et lui avait murmuré un « Merci » au creux de l'oreille.

La rousse l'avait regardé avec incompréhension.

- Mais…pourquoi est ce que tu me remercies ?

Gordon la regarda avec tendresse.

- Ma petite Lil'…tu devrais suivre tes propres conseils…suis ton cœur…

Puis le roux s'était détourné, plongeant Ginny dans une profonde réflexion.

Par la suite, la rousse avait apprit avec étonnement, que les maraudeurs ainsi que Beth, avaient été les premiers à connaître les sentiments de Remus à l'égard de Gordon, et loin d'en être choqués, ils avaient fait des pieds et des mains pour que le lycanthrope se déclare.

Seulement aux vues de sa condition Remus n'avait pas voulu, pour cela il avait fallu cette fameuse conversation qu'il avait eu avec Ginny.

De leur côté les maraudeurs furent plus que surpris d'apprendre que la rousse avait œuvré dans le même sens qu'eux en poussant Gordon vers Remus.

L'histoire en elle-même était très belle.

Les amis de chacun avaient tout fait pour que Remus et Gordon soient réunis.

Seulement tout n'était par rose pour le couple qui s'était si difficilement formé.

Il y avait d'abord le fait que leur relation soit secrète.

Ils avaient tous décidé d'un comme un accord de ne rien dire.

L'homosexualité était un sujet tabou, et ni Remus, ni Gordon n'avaient envie d'être le centre d'attention.

Et puis il y avait la lycanthropie de Remus.

Ginny était persuadée que Gordon était au courant, tout comme les maraudeurs, et également Beth.

Mais le point noir subsistait dans l'acharnement que, justemment, les maraudeurs, Gordon et Beth, avait à cacher la lycanthropie de Remus à Ginny.

La rousse se sentait parfois de trop.

Ils partageaient tous ce secret, mais ne voulaient absolument pas le lui révéler.

Elle se sentait profondément blessée.

Remus ne lui faisait donc pas confiance ?

Ginny lui en voulait, elle ne pouvait s'empêcher de penser à tout ce qu'ils avaient partagé et qui était en soit une preuve irréfutable d'une amitié sans bornes…et le fait que tous les autres aient été mit au courant alors qu'elle-même devait rester dans l'ignorance était très douloureux….

Parfois ses amis se réunissaient autour du feu et parlaient, riaient à voix basses…avant de se taire lorsqu'ils l'apercevaient.

Et cela faisait deux semaines.

Deux semaines que tous ces couples lévitaient autour d'elle, heureux.

Et malgré tout, Ginny ne pouvait qu'être heureuse pour eux également.

La bonne humeur était de mise et elle ne se sentait pas le droit de la briser avec ses états d'âme.

Elle s'efforçait d'accepter et de continuer. Pas la peine de s'attarder.

Ce fut ainsi qu'elle se réveilla ce matin là.

Elle n'avait aucune envie de se lever.

C'était un dimanche, et elle aurait aimé faire la grâce matinée.

Surtout qu'aujourd'hui…aujourd'hui n'était pas un dimanche comme les autres.

C'était la Saint Valentin.

Et Elle devait aller à l'infirmerie, Madame Pomfresh l'attendait de pied ferme.

Mais dans un autre sens cela lui éviterait d'avoir à supporter les gestes tendres et affectueux que les amoureux faisaient en ce jour et qui avaient le don de l'énerver…et puis elle éviterait aussi Diggory ce qui était une très bonne chose…

Elle s'étira en retenant un bâillement.

Il était six heures, elle avait le temps avant d'aller à l'infirmerie.

Mais elle se leva tout de même, avec une mine fatiguée.

Quelques instants plus tard elle descendait les marches menant à la Salle Commune, Remus était assis dans le même fauteuil qu'à l'habitude, il lisait un livre.

Il releva la tête et salua Ginny chaleureusement.

- Bonne Saint Valentin !

- Oui…oui a toi aussi, répliqua Ginny avec une mine agacée.

- Tu as l'air peu enthousiaste voir très exaspérée je me trompe ? Rie Remus.

- Non, bien sur que non ! Fit la rousse, gênée. Je suis juste fati…

Elle s'interrompit et fixa la fenêtre en face d'elle.

Un bel hibou noir voletait portant un paquet et une enveloppe.

Ginny eu un sourire rayonnant, toute trace d'amertume disparu de son visage.

Elle se précipita, ouvrit la fenêtre et laissa entrer le volatil qui se posa gracieusement sur son bras, lui tendant la patte.

- Merci mon beau.

Elle le libéra de son fardeau et le hibou après avoir profité de quelques caresses, s'en alla.

Ginny ouvrit la longue boîte et découvrit une Fleur de Lys Eternelle.

C'était la quatrième qu'elle recevait.

A chaque fois, elle avait l'impression que la fleur était plus belle encore que la précédente.

La rousse admira ce chef d'œuvre de la nature un bon moment avant de le ranger précautionneusement.

Elle prit ensuite la missive et son sourire s'élargit.

« Mon bel ange,

Les mots me manquent, mais après tout, peu sont nécessaires.

Il en suffit de trois pour exprimer ce que mon cœur ne cesse de crier.

Je t'aime. »

Et toujours ce petit cerf aux yeux émeraude qui trottinait sur le bas de la page.

Le cœur de Ginny battait fort, tellement fort.

Elle savait parfaitement de qui venaient ces missives.

Mais elle se forçait encore une fois à l'enfouir au fond d'elle…il était bon d'apprécier l'instant présent et de ne penser à rien d'autre.

Elle plia la lettre.

- Hum hum.

Ginny sursauta et se retourna, avant de rougir fortement.

Elle avait complètement oublié Remus !

- Je peux savoir de qui vient ceci ! Demanda-t-il avec un sourire amusé.

- Et bien…non.

- Pardon ?

- Non, tu ne peux pas le savoir.

- Mais…

- Pas de « mais ». Je reviens.

Ginny alla mettre en sécurité ses biens, laissant derrière elle, un Remus ébahi qui fixait l'endroit où elle se tenait quelques instants auparavant.

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Février, Mars et Avril passèrent et sans que personne ne s'en aperçoive Mai était déjà là.

L'ambiance n'avait que très peu changée.

Les maraudeurs, Beth et Gordon s'obstinaient toujours à cacher le secret (qui n'en était pas un) de Remus…la seule différence étant que Ginny s'était à présent résignée. Même si l'amertume la rongeait…

Mais elle n'avait plus le temps d'être offusquée, les professeurs s'acharnaient sur les sixièmes années qui croulaient sous les devoirs.

Ginny était submergée par Madame Pomfresh qui la fatiguait tout les week-ends avec des apprentissages de plus en plus longs, surtout à cette période de fin de saison de Quidditch.

Gordon, lui, bénéficiait d'un week-end sur deux aux vues de sa place dans l'équipe de Griffondor qui, cette année comme l'année précédente, était en finale. Leur adversaire serait l'équipe de Poufsouffle…l'équipe d'Amos Diggory.

D'ailleurs tout le château était lentement mais sûrement gagné par l'excitation d'avant match.

Les cas les plus fréquents qui se présentaient à l'infirmerie étaient des victimes de maléfices bénins…ou plus graves…le contre sort pour les poireaux dans les oreilles s'était avéré très utile…

En ce vendredi soir, Ginny quittait la bibliothèque d'un pas lent et fatigué.

La journée avait été longue, la soirée encore plus.

Mais elle était tout de même satisfaite, elle avait réussi à achever ses devoirs…tous ses devoirs…lui permettant de passer un week-end tranquille…et de profiter du match le lendemain…

Madame Pomfresh avait eu la gentillesse de lui laisser le samedi pour qu'elle puisse soutenir son équipe.

Elle en était plus que ravie.

Ginny adorait voir ses amis jouer…non…elle adorait voir James jouer …

Il ne faisait qu'un avec son balai, c'était harmonieux, et elle ne s'en lassait pas, même si parfois elle trouvait ses acrobaties bien dangereuses…

Ginny perdue dans ses pensées ne faisait pas attention devant elle, et ce qui devait arriver…arriva.

Elle se cogna contre quelqu'un, renversant par la même tous ses livres et parchemins.

- Désolée…, murmura-t-elle.

- Mais ce n'est rien ma belle Lily…

Ginny grimaça en reconnaissant Amos Diggory.

En général, elle l'évitait comme la peste, mais il réussissait bien trop souvent avec l'aide de Léna, à la retrouver.

Pourtant depuis quelques temps il semblait s'être calmé.

Elle soupira.

Oui…il semblait…mais n'était pas calmé.

- Je vais t'aider, dit le Poufsouffle.

- Non, non ça va aller.

Mais il insistait alors elle céda en grinçant des dents.

Ce qu'il pouvait l'exaspérer par Merlin !

- Je te raccompagne ! Lança-t-il enjoué.

- Ca va aller…je vais retrouver mon chemin…

- Peut-être…mais il faut bien que tu m'encourages pour demain ! Fit il comme si c'était une évidence.

Et ce faisant il passa un bras autour de ses épaules.

Ginny se figea et s'arrêta en plein dans un couloir vide.

Elle se libéra et s'éloigna de quelques pas.

- Ne me touches surtout pas espèce de…de…

- Oh Lily…ce n'est pas comme si nous étions étrangers l'un pour l'autre, si ?

- Ne me touche pas ! Répéta-t-elle. Et tu peux toujours rêver ! Demain je soutiendrais MON équipe…je soutiendrais les Griffondor !

- Oui, bien sur ! Fit Diggory. Tu les soutiendras DEMAIN, mais ce soir, tu vas soutenir celui que tu apprécies le plus…à savoir, moi-même.

- Non mais…ce n'est pas vrai ! Tu es pire encore que ce que j'imaginais !

Elle le regarda bien dans les yeux pour être sure que cette fois il comprenne. Elle était en colère.

Comment osait-il par Merlin !

- Que ce soit clair ! Tu. N'es. PAS. Celui que j'apprécie le plus !

- Et qui est ce alors ? Potter !

Ginny rougit légèrement mais décida d'aller jusqu'au bout.

- Tu as tout compris Diggory. Celui que j'apprécie le plus de vous deux, c'est James.

Puis elle se retourna et reprit son chemin, satisfaite de sa réplique lâchée sur un ton cinglant.

Mais à peine eut-elle effectuée deux pas, que Diggory lui saisissait le bras…violement.

- Lâche moi ! Fit Ginny cette fois légèrement apeurée.

Le Poufsouffle avait dans les yeux une lueur qu'elle estimait dangereuse.

- Lâche moi !

- Tu préfères vraiment cet imbécile bigleux !

- Oui ! Et ce n'est pas un imbécile bigleux ! Quand bien même, il est meilleur que toi. Et c'est mon ami.

- Ton…ami.

Diggory émit un rire qui sonnait faux.

- Ton ami ! Répéta-t-il.

- Oui, affirma fermement Ginny.

Il reprit son sérieux.

- Mais dis moi Lily…quel sorte d'ami est il, lui qui depuis presque deux ans menace tout les garçons de l'école pour ne pas qu'ils t'approchent de trop près…

- De…quoi ?

- Oh…tu n'étais pas au courant ? Fit il d'un ton trop innocent pour être vrai. Ton cher James…il t'a proclamé comme sienne à la minute où il t'a vu. Et il l'a fait savoir à tout le monde…enfin à tous les garçons. « Lily Evans, est ma propriété privée. On n'y touche pas, sinon vous connaîtrez le courroux des maraudeurs en général, de moi en particulier. » Ce sont ses propres paroles.

- Tu…tu mens ! Balbutia Ginny qui avait pâli.

- Ah oui ? Explique moi alors…pourquoi une si jolie fille comme toi est restée seule si longtemps ? Pourquoi aucun garçon n'est venu te voir pour t'inviter à Pré-au-lard ? Les maraudeurs sont certes appréciés mais tu sais aussi bien que moi qu'ils sont également craints.

Ginny resta muette.

Parce que c'était vrai.

De son époque elle avait toujours eu un certain « succès » auprès des garçons alors qu'à cette époque-ci…personne…mis à part Diggory…et James.

Le Poufsouffle eu un sourire satisfait et la relâcha.

Elle lui jeta un regard froid et s'en alla, sans un mot de plus.

Elle ne savait plus que penser…

Elle ne voulait pas le croire.

James n'aurait jamais fait ça…n'est ce pas ?

Pourtant, tout au fond elle les paroles de Diggory ne sonnaient que trop vraies.

Elle sentit les larmes lui picoter les yeux, mais elle les refoula avec véhémence.

James Potter allait avoir de ses nouvelles, et pas plus tard que maintenant.

Elle apercevait déjà le tableau de la Grosse Dame qui pivota doucement devant elle après qu'elle eu dit le mot de passe.

Elle pénétra dans la Salle Commune d'un pas colérique et déterminé.

Là, assis près du feu, se tenaient les maraudeurs, Beth entre les bras de Sirius, Gordon tellement proche de Remus, Peter riant d'une quelconque plaisanterie et James assis fixant dans l'âtre de la cheminé, le feu mourant…ils étaient tous là, sans elle, à parler de choses qu'ils ne voulaient pas lui confier…

Cette vision transperça son cœur déjà malmené par la révélation de Diggory.

Et elle se sentit lasse. Elle se sentit à bout.

Certes le fait que James la déclare comme sienne la mettait en colère, mais ce n'était pas cela qui la fit faire ce geste.

Car ce qu'avait fait James, bien que révoltant, était malgré tout assez flatteur.

Non, ce qui la fit s'avancer de ce pas colérique vers James, ce qui la fit lever la main pour le gifler, ce n'était pas ce simple fait.

Non, ce fut la tristesse et l'amertume accumulées et tant bien que mal acceptées depuis ces quelques mois, qui lui firent mettre tant de violence dans son geste.

Ginny se recula et regarda avec horreur la marque rouge qui ornait la joue du brun à lunettes.

Ce dernier, hébété dans un premier temps, se leva et la fixa avec un mélange de fureur et d'incompréhension.

Ce fut d'une même voix que Ginny et James lâchèrent un « Comment as-tu osé ? » d'un ton mordant.

Un silence absolu suivi ces paroles, car toutes activités avaient cessé dans la Salle Commune.

Sirius s'était relevé, Beth avec lui.

Remus, Gordon et Peter se contentaient de regarder la scène comme si elle était irréelle.

Les émeraudes de Ginny lançaient des éclairs, et les yeux chocolat de James auraient effrayé le plus courageux.

- Comment as-tu osé dire à toute l'école que j'étais à toi ! S'insurgea la rousse après quelques minutes à se regarder en chiens de faïences.

Au même moment, James disait d'une voix polaire :

- Comment as-tu osé écrire à Snivellus cet été ?

Les yeux de Ginny s'agrandirent de stupeur.

Merlin, comment James était-il au courant de ça ?

Le jeune Potter semblait lui aussi déstabilisé par l'accusation de la rousse.

Mais aucun des deux n'en démordaient.

Et un nouveau silence envahi la Salle Commune.

Ce fut Ginny qui encore une fois le brisa.

- Tu as dit à tout les garçons que j'étais ta, je cite, « propriété privée » ?

Ce à quoi James rétorqua :

- Tu as osé offrir ton amitié à Rogue, ce vil Serpentard aux cheveux gras ?

Un silence plus pesant encore s'installa.

Les Griffondor observaient l'échange avec ahurissement. L'atmosphère était électrique.

- Ecoutez, James, Lily, vous feriez mieux de vous calmer, il n'y a pas mort d'homme, fit prudemment Sirius.

- LA FERME ! Hurlèrent James et Ginny dans un bel ensemble.

Sirius se tassa sur lui-même, Beth recula d'un pas et Remus, Gordon, Peter, ainsi que tout les Griffondor sursautèrent.

Ginny agita un doigt accusateur à l'encontre de James.

- Tu n'es qu'une brute imbue d'elle-même ! Je ne suis pas ta « propriété privée » Potter !

James eu un rire sans joie.

- Et c'est toi qui dis ça ! Tu m'as GIFLE par Merlin !

- TU...

- Oh non Lily…TU m'as giflé…et TU as écris à Rogue cet été…mais Merde ! Lily ce type est dangereux !

Ginny écarquilla les yeux. Ses émeraudes se fixèrent dans le chocolat en fusion de James.

- Et c'est toi qui dis ça ! Fit elle en reprenant la formule de James. Et que dire d'un type qui clame haut et fort que je suis à lui alors qu'il n'en est rien…n'est ce pas une personne dangereuse ?

Sur ce, Ginny se retourna, faisant tournoyer ses cheveux de feu, puis s'éloigna, laissant derrière elle un James furieux et égaré, et une dizaine de Griffondors effarés.

Mais une seule question lui trottait dans la tête.

Comment diable, James avait-il pu découvrir sa prise de contact avec Rogue ?

Alors qu'elle s'apprêtait à refermer la porte menant aux dortoirs des filles, Ginny croisa le regard coupable de Léna.

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Le lendemain matin, Ginny se réveilla avec un goût amer dans la bouche.

Merlin !

Sa tête la faisait affreusement souffrir.

Elle se releva et tenta de se rappeler la raison pour laquelle elle se sentait si mal.

Puis, comme un film au ralenti, toute la scène de la veille avec James se joua dans son esprit.

Elle pesta contre James.

Elle pesta contre Léna.

Et elle pesta contre elle-même.

Car après coup, Ginny se sentait légèrement stupide…et légèrement coupable.

Elle se mordilla la lèvre puis soupira.

Elle avait réagi excessivement.

Ce qu'avait dit James était certes révoltant mais il ne méritait pas toute cette colère.

Elle avait rabattu toute la tristesse qu'elle avait ressenti en voyant ses amis assis sans elle, sur le jeune Potter.

Ginny se leva donc, ce samedi matin là, avec une pression désagréable au niveau de la poitrine.

La première chose qu'elle constata alors fut que son dortoir était vide.

Personne.

Elle jeta un regard au cadran de son réveil.

Neuf heures et demie.

Elle jura.

Elle avait complètement oublié le match de Quidditch avec toutes ces histoires.

La rousse s'habilla en quatrième vitesse et se dépêcha de rejoindre la Grande Salle où elle trouva Beth, Remus et Peter assis dans un coin.

Ils parurent soulagés en la voyant arriver.

- Lily ! Clama Beth. On avait peur que tu ne viennes pas.

- Que je ne vienne pas ? Mais enfin, je n'aurais raté ça pour rien au monde ! Mes meilleurs amis jouent dans l'équipe.

Trois regards lourds de sens se posèrent sur elle.

De nouveau elle se mordilla la lèvre.

- L'équipe est déjà partie ? Demanda-t-elle timidement.

- Oui…ils n'avaient pas très faim, grimaça Remus.

- En fait, ils n'avaient pas trop le moral, fit Peter.

- Oh disons les choses comme elles sont ! Dit franchement Beth. James est déprimé et ça décourage toute l'équipe.

Ginny déglutit et le rouge lui monta aux joues.

Inutile de parler de la pression dans sa poitrine qui s'accentua au point qu'elle eu du mal à respirer.

Beth lui lança un regard plein de reproches.

Remus, plus docte lui exposa les faits.

- Après votre dispute d'hier, James se sentait tellement mal qu'il a à peine dormi de la nuit…il se sentait coupable aussi…et puis ce matin quand il t'a vu absente…il a cru que tu ne viendrais pas l'encourager pour le match…

- Il s'est levé avec une expression si sombre, crue bon d'ajouter Peter.

Ginny sentit sa gorge se serrer.

James allait mal jouer. Elle le savait, il jouait toujours mal quand il ne se sentait pas bien.

De plus, si leur capitaine ne les encourageait pas, les Griffondors risquaient d'être déboussolés…

- Mais qu'est ce que tu fais encore là ! S'insurgea Beth. Cours jusqu'aux vestiaires et fais en sorte que James soit en forme !

Ginny ne réfléchi même pas, elle obéit.

Elle sortit de la Grande Salle à une vitesse affolante.

Elle courut plus vite, toujours plus vite en direction du stade de Quidditch.

Elle aperçu au loin l'équipe de Poufsouffle qui se dirigeait elle aussi vers le stade, et elle lança un regard meurtrier à Amos Diggory qui avait fait ressortir toute sa colère.

Elle atteignit la porte des vestiaires le souffle court.

Son cœur battait à la chamade.

Maintenant qu'elle était arrivée là…elle ne savait plus quoi faire…quoi dire…

Et si James la rejetait ?

Elle hocha négativement la tête.

S'il la rejetait, et bien...cela serait mérité.

Prenant son courage à deux mains, elle frappa doucement à la porte en bois d'où aucun son ne filtrait.

Cette dernière s'ouvrit sur un Sirius à la mine peu enjouée.

Cependant, le visage du jeune Black s'éclaira en la voyant.

- Lily !

- Sirius…, Ginny se tortilla les mains nerveusement. Je peux parler à James…

- Oui…bien sur attends…

La porte se referma légèrement puis se rouvrit.

James la regarda d'un air inquiet, il sortit des vestiaires et prit soin de refermer complètement la porte derrière lui.

Un silence s'installa entre eux.

Puis Ginny soupira et se lança.

- James, je suis, vraiment, vraiment, désolée de t'avoir crié dessus et de t'avoir giflé.

James la regarda étonné.

- C'est plutôt à moi de m'excuser…Lily, j'espère que tu me pardonneras un jour d'avoir dit…ce que j'ai dit…je t'assure je m'en mords les doigts…

Ginny eu un sourire timide.

- Hum…disons…qu'on est quitte maintenant. Tu veux ?

James sourit à son tour.

- Oui…on est quitte…on enterre cette histoire et on en reparle plus.

- Parfait ! Fit Ginny dans un petit rire.

Puis prise d'une émotion sortit d'elle ne savait où, elle se mit sur la pointe des pieds serra fort James dans ses bras, avant de déposer un baiser tendre sur sa joue.

Lorsqu'elle se détacha, elle avait les joues aussi rouge que celles de James.

Ils se regardèrent droit dans les yeux, et Ginny pu voir dans le regard chocolat de James cette flamme qu'elle aimait tant contempler et qui la troublait.

Elle lui sourit doucement.

James se pencha alors vers elle, à la hauteur de son oreille, Ginny pouvait sentir son souffle chaud lui chatouiller le cou, il murmura d'une voix douce :

- Je gagnerai ce match, Lily….et je le gagnerai pour toi.

Il déposa à son tour un baiser sur la joue de Ginny avant de s'en aller.

La porte des vestiaires se ferma et la rousse sortit de sa léthargie le sourire aux lèvres, le cœur battant.

Elle caressa du bout des doigts sa joue et se dirigea vers les tribunes.

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- …PREWETT S'AVANCE, IL PASSE…ET IL MAAAAAAARQUE !

Le match battait son plein.

Gordon faisait fureur, il était doué et les Griffondors l'acclamaient avec véhémence.

Jamais l'équipe des rouge et or ne s'était autant démenée.

James les guidait adroitement tout en cherchant le vif des yeux.

Le score était à présent de 200 à 80 en faveur des lions que la foule acclamait comme jamais.

Ginny bondissait comme ses camarades à chaque but.

Elle gardait cependant, le plus souvent, les yeux sur James.

« Je gagnerai ce match, Lily…et je le gagnerai pour toi. »

Penser à ses paroles la faisait rougir de plaisir et de joie.

- Mais qu'est ce qu'à manger Potter ce matin pour être autant en forme ! Avait crié le Commentateur.

Ginny savait que James gagnerait comme il le lui avait dit.

Et le fait que cette volonté de gagner était motivée par elle, rendait la rousse…heureuse.

Toute raison l'avait abandonné.

Elle était heureuse.

James lui avait dit ces mots, à elle, et à personne d'autre.

Il n'y avait que cette pensée qui l'habitait, toutes les autres s'étaient fait la malle, semblait-il.

-OH ! REGARDEZ ! POTTER…POTTER FONCE ! IL A VU LE VIF D'OR MES AMIS ! POTTER AU COUDE A COUDE AVEC DIGGORY…POTTER QUI ENVOIT VALSER SON ADVERSAIRE ! ET POTTER QUI ATTRAPE LE VIF ! GRIFFONDOR GAGNE ! 350 à 80 ! ECRASANTE VICTOIRE DES LIONS !

Ginny dont le cœur s'était arrêté l'espace d'un instant bondit et hurla de joie.

Elle dévala d'un trait les escaliers des tribunes, elle fut la première arrivée sur le terrain.

James descendit en piqué droit sur elle, un sourire faisant deux fois le tour de sa tête plaqué sur le visage.

Sans réfléchir, Ginny se jeta dans ses bras en criant des « On a gagné ! On a gagné ! » à répétition.

James rie, la souleva, et la fit joyeusement tournoyer dans les airs.

Lorsqu'il la reposa Ginny lui sourit avec tendresse.

Il avait laissé ses mains sur sa taille, et la proximité entre les deux était très grande, encore plus grande que ce jour là, à l'infirmerie.

Ils étaient proches, très proches, l'un de l'autre.

Leurs souffles se mêlaient presque.

Le cœur de Ginny battait si fort qu'elle était persuadée que l'on pouvait l'entendre à des kilomètres.

Elle oublia qu'ils étaient en plein milieu d'un stade de Quidditch rempli d'élèves.

Elle oublia que tous les professeurs les regardaient.

Elle oublia ce pour quoi elle s'était refusée à James avec tant de force ces deux dernières années.

Elle oublia tout lorsqu'il posa ses lèvres sur les siennes.

Elle oublia tout.

Juste…pour un baiser.

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Bon alors ? Vous m'aimez hein ?

Aller faites pas les timides, j'en suis sûre ! lol

Mdr…

Oh ? Vous me trouver super arrogante et…chiante ?

Hey ! Mais c'est pas juste !

En tout cas quelque soit votre avis, laissez moi une review parce qu'elles me font, vraiment, vraiment, très plaisir !

Je vous embrasse tous très fort ! Mille mercis de prendre le temps de me lire !

Eléonore