Chap. 23 – Tendresse
PDV Nina
Tout à l'heure, mon frère m'avait fait sacrément peur quand ils nous avaient appelé M. et Mme Somerhalder. Je m'étais demandé par quel tour de passe-passe il pouvait être au courant pour Ian et moi. Même si nous vivions ensemble depuis près d'un mois, tout en Ian me semblait nouveau depuis hier soir, puisque tout était autorisé à présent.
Il n'en restait pas moins qu'il fallait que l'on soit vigilent Ian et moi, car mon frère avait un sixième sens pour toutes ces choses-là, surtout celles me concernant.
Je commençais à défaire ma valise quand j'entendis la porte de la salle de bain s'ouvrir. Je vis Ian passer sa tête par son entrebâillement, il me regardait avec son air de chien battu.
- Tu as perdu quelque chose ? Lui demandais-je.
- Oui, j'ai eu une de mes plus belles nuits d'amour hier, avec une très belle fille, qui te ressemblait d'ailleurs, tu ne l'aurais pas vu ?
Je souriais à ces propos, il savait toujours me dire ce qui me faisait plaisir.
- Et bien entrez M. Somerhalder ! On va voir si on arrive à la retrouver.
Il s'approchait de moi, je lui attrapais la main et la positionnais autour de ma taille. Je passais mes bras autour de son cou. Puis je le regardais avec ma tête de semi innocente pour lui demander.
- Pouvez-vous être un petit peu plus précis sur cette fille. Par exemple vous a-t-elle embrassé comme ceci.
Je posais mes lèvres tendrement sur son cou, tout en massant son cuir chevelu. J'aimais sentir son épaisse toison sous mes doigts.
- Hum, il me semble qu'elle a fait ceci mais je crois qu'elle aimait aussi mes lèvres.
- Vraiment, voyons voir ça.
Je laissais mes baisers aller vers ses lèvres. Dès que nos bouches se touchèrent, nos corps s'enflammèrent. Il caressa ma taille puis fit voyager ses doigts le long de mon dos. Ses mains parcouraient frénétiquement mon corps, il m'embrassait le cou, puis mon décolleté.
Brusquement, nous entendions frapper à la porte et mon frère nous parler à travers.
- J'y vais les jeunes.
Ian me regarda, puis me murmura dans l'oreille avant de continuer à m'embrasser.
- Je te laisse répondre à ton frère.
- Euh, d'accord Alex, bonne soirée dis-je un peu essoufflée par l'exercice.
- Soyez sage, bonne soirée à vous aussi.
Nous l'entendions descendre les marches et je réalisais ce qu'il venait de me dire. Pourquoi nous disait-il d'être sages. C'est obligatoire, il se doutait de quelque chose.
En réalité, je découvrais, qu'il était difficile de cacher un secret aux yeux des autres sans tomber dans la paranoïa. Je laissais Ian m'embrasser mais je n'y étais plus. Je reculais mon visage des baisers de Ian et lui dit.
- Tu as entendu ce qu'il nous a dit.
Ian articule entre deux baisers.
- Oui, il nous a dit ….. de ne pas faire… de bêtises et c'est …..ce que nous ferons.
- Mais Ian il sait pour nous, c'est sûr.
- … Peut-être ou …. Peut-être pas ….
Il m'embrassait encore. Je commençais à m'en agacer. Je gesticulais dans tous les sens. Il le senti et s'arrêta. Il m'attrapa les deux mains et les porta à sa bouche avant de de me dire.
- Nina, ton frère est parti. Et comme à chaque fois qu'il part et qu'il nous laisse seuls tous les deux, il nous dit toujours un truc dans le genre. La dernière fois, qu'est-ce qu'il nous a dit déjà ? ….. Ah oui, « essayez de na pas faire de cochonneries en mon absence. » et ça c'était il y a plus de deux semaines.
- Oui, c'est vrai tu as raison. Je suis désolé. Je ne suis pas faite pour cacher la vérité aux gens à qui je tiens.
- Je sais ma puce, mais on peut lui dire si tu veux.
- Non, surtout pas, je n'ai pas envie qu'il s'amuse avec toi, comme avec tous les autres garçons avec qui je suis sortie.
- Peut-être qu'il s'est comporté comme un grand-frère, car tu ne lui as pas présenté le bon. C'est son boulot, de savoir ce que valent les mecs, que tu lui présenter. Comme ce serait le tien, de savoir ce que valait sa copine, s'il en avait une.
Il me caressait toujours les mains. Je soufflais, rassurée par ses propos.
- Oui, c'est vrai tu as raison. Je suis désolée.
- Ne le sois pas, tu as le droits d'être inquiète et mon boulot à moi maintenant, c'est de te rassurer et de te protéger tant que je peux.
Je récupérais une de mes mains et la mettait sur son visage pour lui caresser la joue. J'étais émue de ce qu'il venait de me dire. C'était la première fois qu'un de mes petits-ami me disait un truc aussi gentil. Petit-ami ? Avais-je osé penser ça ? Oui !… C'était bien mon mec. A cette simple idée, une jubilation intérieure s'empara de moi. Pour lui faire partager cette émotion, je l'embrassai le plus tendrement et amoureusement du monde. Puis je décollai mes lèvres et fixai ses splendides yeux bleus.
- Merci.
- Euh de rien. mais de quoi ?
- D'être toi.
Je n'eus pas le temps de rajouter quoique que ce soit, il avait déjà fondu sur mes lèvres. Je senti alors des mains bifurquer sous mon débardeur. Les choses sérieuses commençaient. En même temps, j'en avais eu, certainement autant que lui, envie toute la journée. Et ses dernières paroles venaient de renforcer mon désir de m'unir à lui.
Je commençais à le déshabiller, ouvrant la ceinture de son pantalon puis je retirai son t-shirt et j'embrassai son torse. Je déboutonnai son pantalon qui glissa dans l'entrefaite, mais c'était sans compter sur les chaussures qu'il avait encore au pied. Il était en boxer devant moi avec le pantalon coincé dans le bas des jambes. Maudites chaussures. Nous faisions donc une courte pause, dans notre élan amoureux, pour nous débarrasser de l'inutile. Et, nous retrouver enfin en sous-vêtements.
Libre de nos mouvements, il me sera contre lui et je senti à quel point il avait envie de m'aimer. Il dégrafa mon soutien-gorge et palpa mes seins avec ses mains avant de les embrasser. Il passa une de ses mains derrières ma cuisse, je compris qu'il voulait m'emmener dans le lit. Je donnais une petite impulsion et me retrouvais instantanément dans ses bras. Mes jambes autour de sa taille. Il me transporta sur le matelas, tout en continuant de m'embrasser. Nous nous installions sur le drap où, il embrassa tout mon corps sans aucune restriction. Je lui retirais son caleçon et lui arracha un petit gémissement lorsque je le caressai. Il en fit de même avec ce qu'il me restait d'habits. Nous nous embrassions passionnément, et laissions nos mains donner du plaisir à l'autre. Quelques instants plus tard, je me penchais vers ma table de chevets pour attraper un préservatif.
J'avais, cette fois-là, envie de guider, pour lui donner du plaisir. Alors je vins m'installer sur lui et commença à remuer mon bassin. Il encouragea mes efforts de ses mains, en les baladant à tour de rôle sur ma poitrine, sur ma toison ou sur mon bassin. Mon délice augmentait au fur et à mesure, que le sien augmentait. Je me penchais vers lui pour l'embrasser, tout en continuant à cadencer mon bassin de plus en plus rapidement. Il posa alors ses mains sur mes hanches pour m'aider à maintenir ce tempo, et même le faire monter crescendo. Durant mon chant de la jouissance, je le senti alors se contracter et gémir de plaisir. A l'unisson nous partagions notre bonheur.
Cette fois-là c'est moi qui m'écroulai sur lui, avec le sentiment du travail accompli. Il me serra fort et murmura.
- Oh, ma puce ! waouh ! … Tu es pleine de surprise.
Je me redressais fière de moi et lui répondit simplement.
- Merci, donc ça t'as plu.
- Évidemment, je ne pense pas, que cela déplaise à un seul homme sur terre, qu'une femme aussi belle que toi, se démène aussi bien, pour lui donner autant plaisir.
Je me blottissais dans ses bras, comblée de ce qu'il venait de me dire.
J'avais besoin de continuer de sentir son corps collé au mien, par l'effort que nous avions fourni quelques minutes auparavant. Il m'enlaçait dans ses bras, je me sentais en sécurité. Rien ne pouvait m'arriver tant qu'il était là.
Cela faisait bien longtemps, que je n'avais pas ressenti ce sentiment de plénitude avec un homme. D'ailleurs, l'avais-je réellement déjà ressenti avant, je ne suis pas sure. Je trouvais, malgré l'adultère que nous commettions, notre relation parfaite. Il devançait presque à chaque fois mes pensées, il me faisait rire, il me comprenait. Nos corps savaient se donner du plaisir. Aucune ombre au tableau hormis nos compagnons respectifs. Qui faut le reconnaitre n'était pas non plus une mince affaire.
Je me serrai encore plus contre lui, et me jetai à l'eau.
- Je me sens bien avec toi.
Avant de me donner sa réponse, il m'étreignit plus fort puis prononça.
- Moi aussi. Tout est naturel, évident, heureux…
En guise de réponse je portais sa main à ma bouche pour l'embrasser. Et reposais ma tête contre son épaule.
Nous restions encore dans cette position sans mot dire un long moment. Laissant glisser nos doigts sur la peau de l'autre, sans forcément un contrôle de notre part.
Puis sa voix vint percer le voile du silence.
- Je n'ai pas du tout envie de bouger, mais j'avoue que j'irai bien prendre une douche. Ça ne t'embête pas ?
- Non, non vas-y. Je te garde une place au chaud.
Il bougea et se mit au-dessus de moi pour m'embrasser avant de me dit avec son regard charmeur.
- J'espère bien que vous la garderez bien au chaud Mademoiselle, à moins que vous ne vouliez venir prendre une douche chaude avec moi ?
- Hum, c'est une proposition tentante. Mais je pense que je vais rester dans le lit.
- Comme tu veux ma puce. Saches que tu peux toujours changer d'avis en cour de route.
Il m'embrassa et disparu par la porte de la salle de bain, qu'il laissa entrouverte, signe que sa proposition était toujours valable.
Je m'étirai dans le lit et je repensais avec plaisir à tous ce qui c'était passé depuis hier.
PDV Ian
Je ne m'étais pas douché depuis ce matin et j'avais vraiment besoin de sentir l'eau couler sur mon corps. Quelles dernières vingt-quatre heures cela avaient été. Je ne m'étais pas trompé sur Nina, je savais que nous n'étions pas faits pour rester de simples amis. Je ne savais pas, où nous emmènerait cette histoire, mais pour l'instant tous mes voyants étaient au verts.
La seule inconnue c'était Meghan, 2 fois nous nous étions séparés et 2 fois nous nous étions remis ensemble. Sauf que là ce serait définitif car jamais je n'aurais avec elle, ce que j'avais avais Nina. Sans le moindre doute. J'avais hâte de pouvoir aller lui parler, et de clarifier les choses. Car je ne voulais pas non plus, par respect pour elle qu'elle ne fasse des idées, sur un avenir avec moi, qu'elle n'aurait jamais. Je devais lui rendre sa liberté.
Perdu dans mes pensées, je me frottais les cheveux sous la douche, quand je sentis le corps de Nina venir se coller à moi par derrière, et m'enlacer par la taille. En voilà, une surprise qui était agréable. Je me retournais et l'enlaçais mon tour.
- Finalement, tu es venue.
- Faut croire que j'avais envie de me doucher me dit-elle en m'embrassant.
Le ruissèlement de l'eau, sa nudité, ses baisers, il ne m'en fallu pas plus pour sentir de nouveau le désir monter en moi.
Je l'embrassais passionnément et nous laissions nos corps se découvrir sous l'eau.
Nous retournions nous coucher plus tard, propres et gorgés d'amour.
Elle s'installa sur mon épaule et se tourna. Je collais mon ventre à son dos et l'enlaçais.
- Bonne nuit, Bonbonche, fait de beaux rêves.
- Merci, toi aussi
Je commençais à m'endormir quand je l'entendis chuchoter.
- Ian ?
- Oui, ma puce.
- Tu crois que tout va bien se passer.
- Même si on ne peut jamais être sûr de tout, je suis persuadé que oui, ça se passera bien.
- Pourquoi ?
- Tu es heureuse Nina ?
- Oui, avec toi je le suis.
- Moi aussi, je le suis. Et parce que qu'aujourd'hui nous sommes heureux ensemble, demain nous ferons ce qu'il faut pour que cela continue, je te le promets.
- Merci, mon ange.
- Tout se passera bien. Aller dors, mon amour.
Je l'embrassais dans la nuque en guise de conclusion. Elle porta ma main à ses lèvres, puis la serra contre elle.
Un grand merci à tout ceux qui me diront s'ils ont aimé ou pas ce chapitre... Liberté à l'inspiration ...
