Et voilà un nouveau chapitre, merci à ma semaine de vacances, j'ai réussi à avancer dans la fiction. J'ai réussi à écrire jusqu'au début de la bataille de la Porte Noire et je pense qu'après le moment où on arrivera à la fin du film, il restera plus que 5 chapitre max je pense donc il reste moins de 10 chapitres avant la fin de cette fiction (ou plus si j'ai des idées qui viennent). Pour me faire pardonner, un chapitre plus long ! En tout cas, merci à vous tous pour vos reviews :)


Le soleil se levait sur le camp, tous les soldats marchaient au pas de course. Se préparant, rangeant les tentes, éteignant les feux, mettant les selles sur leurs chevaux respectifs.

Elerinna venait de quitter sa tente et un soldat la démonta immédiatement, montrant l'urgence de la situation. Elle mit son épée dans son fourreau et arrangea sa tenue de combat en tirant le tissu par-ci, par-là, ne pouvant cacher son angoisse. De toute façon, ses mains le prouvaient, elle tremblait. Pourtant, ce n'était pas sa première bataille, mais chacune gagnait en intensité et en dangerosité.

Le tremblement de ses mains se stoppa lorsqu'Eomer posa ses mains sur les siennes afin de capter son regard.

-Ça va ? S'inquiéta le neveu du Roi.

-Oui, c'est juste que…j'ai toujours peur de ne pas revenir de la bataille. J'ai déjà vécu plusieurs batailles, mais pour celle-là, j'ai un mauvais pressentiment.

-Je serai là pour te protéger.

-Pas en dépend de ta vie Eomer. Je sais me battre et me protéger. Tout ce que je veux, c'est sortir de cette bataille vivante et voir mes amis vivants eux aussi.

Eomer fit un petit sourire en coin, il se doutait bien qu'elle dirait une chose dans ce genre.

-Espèce de tête de mule.

-Et fière de l'être.

Le jeune couple se sourit et s'embrassèrent chastement, ils étaient tout de même en présence de l'armée du Rohan.

Eomer fut rapidement appelé auprès de son oncle, étant Maréchal de la Marche et héritier du trône, il se devait d'être auprès de son oncle.

Quant à Elerinna, un Rohirrims lui demanda de le suivre pour la mener à son cheval. Elle remercia le soldat et monta sur sa monture.

Une fois qu'elle fut installée confortablement sur son cheval, elle donna des coups de talons afin de le faire galoper vers les chevaux de tête. Gamelin venait de confirmer au Roi que tous étaient prêts au départ.

Le signe du départ fut donné par Théoden et son neveu qui talonnèrent leurs chevaux pour quitter la montagne, direction la guerre.

-Formez la colonne ! Formez la colonne! En avant ! Cria le neveu du Roi.

-En avant, chevauchons vers le Gondor

Une marée humaine à cheval se mit en route, suivant la tête de colonne. Peu de personne restait sur le camp afin de finir de ranger les tentes puis ils rentreraient ensuite à Edoras.

Sur son cheval, Elerinna regarda rapidement autour d'elle à la recherche de Merry. Elle ne l'avait pas revu depuis qu'il était allé à la forge la veille, elle se demandait s'il avait pu avoir un poney pour lui, ou même un petit cheval.

Elle finit par l'apercevoir sur un cheval, chevauchant avec un Rohirrim qui l'avait prit avec lui. Elle fut heureuse pour lui qu'il ne soit pas laissé livré à lui-même.

Rassurée pour son ami, elle talonna son cheval et réussi à se mettre à la hauteur d'Eomer et de Théoden et fit partie de la tête de colonne. Tous partirent en direction de Minas Tirith, là où l'une des plus grosses batailles pour la libération de la Terre du Milieu.


De leur côté, Aragorn, Legolas et Gimli venaient de fuir de la grotte de la route de Dimholt après avoir essayé de faire accomplir le serment que les fantômes ont promit au Roi du Gondor. Mais pour les trois amis, leur réponse était « non », vu la cascade de crâne humain qui leur était tombée dessus.

Ils découvrirent sur le fleuve Anduin les bateaux de l'armée des Pirates d'Umbar, se dirigeant vers Minas Tirith à grand pas.

En voyant cela, Aragorn tomba à genoux, les larmes aux yeux. La vue de cette armée lui fit prendre pleinement conscience qu'ils manquaient grandement d'homme, que l'issue de cette bataille était perdue pour eux.

Soutenant à 100% son ami, Legolas posa sa main sur l'épaule d'Aragorn et la serra, montrant son soutien.

Soudain, les trois amis sentirent un vent glacial venant de derrière eux. Immédiatement, ils se retournèrent et tombèrent nez à nez avec le chef de l'armée des morts qui venait d'apparaître.

-On se battra ! Affirma le fantôme.

Cette phrase, simple mais concise, remonta le moral des trois amis, qui se dirigèrent immédiatement sur la rive du fleuve afin d'intercepter les pirates.


Toujours à cheval, le Seigneur Elrond se dirigeait à grand pas vers la Cité de Fondcombe afin de retourner auprès de sa fille aînée. Il avait chevauché toute la nuit et s'il gardait cette cadence, il devrait arriver d'ici la fin de journée, avant le coucher du soleil.


Vers la fin de journée, l'armée du roi Théoden fit une pause pour les chevaux afin qu'ils reprennent le maximum de force avant la guerre. Cette pause permit aussi aux cavaliers de se restaurer, prenant eux aussi des forces.

Certains soldats partageaient leurs rations avec leurs amis. Une bataille à l'approche nouait l'estomac de certain tandis que pour d'autre, le besoin de manger se faisait ressentir. Chacun réagissait à leur façon.

Eomer s'était installé sur le sol, le dos collé à un rocher afin de rester en position assise. Il vit sa compagne se rapprocher de lui tout en donnant sa ration à un soldat. Il lui vit un signe pour qu'elle puisse le voir et tendit sa main vers elle.

-Installes toi près de moi. Lui dit-il avec un sourire charmeur.

-Seigneur Eomer, serait-il prudent et surtout conventionnel de m'installer auprès de vous devant vos soldats ? Répondit-elle avec un sourire.

-Et si devant eux, nous n'étions pas le Seigneur Eomer et la Princesse Elerinna ? Juste deux personnes qui s'aiment ?

Elerinna sourit de plus belle et s'installa entre les jambes d'Eomer, son dos contre son torse et réfléchit rapidement sur ce qu'Eomer venait de dire : « Juste deux personnes qui s'aiment » mais jamais ils ne s'étaient dit ses deux petits mots, ce simple « je t'aime » qui pouvait tout changer. Etait-elle prête à dire ces deux mots ? Et lui ?

-Tu ne manges pas ?

-Je préfère donner ma ration à un soldat.

-Tu dois prendre des forces pour la bataille.

-Ne t'inquiètes pas, j'ai ce qu'il me faut pour ne pas avoir l'estomac vide.

Elle prit une petite bourse attachée à sa ceinture et l'ouvrit. Il y avait un petit bout de pain blanc.

-Qu'est ce que c'est ? Demanda l'héritier du trône.

-Du pain elfique, du lembas. Goûtes et tu verras pourquoi je n'ai pas besoin de ration. Lui répondit Elerinna en lui tendant un morceau.

Curieux, Eomer prit le morceau qu'elle lui tendait et le gouta. Tout de suite, il se sentit rassasié alors qu'il n'avait pas encore touché à sa ration.

-Qu'est ce que…

Elerinna ne pouvait s'empêcher de rire doucement à la tête du jeune homme.

-Une bouchée suffit pour nous remplir l'estomac. La seule personne que j'ai vu manger autant de lembas est Pippin, il en a mangé 4 entiers. Merci à son estomac de hobbit.

Eomer rigola à l'anecdote et serra un peu plus sa compagne qui était en train de manger son lembas et lui embrassa la tempe sous l'œil heureux de son oncle et de ses hommes. Il profitait du dernier moment de tranquillité qu'ils possédaient avant la grande bataille, surtout en ignorant qui d'entre eux allaient survivre à la fin.

Ils furent forcés de se séparer lorsqu'des éclaireurs sur leurs chevaux arrivèrent en trombe au point de rassemblement, immédiatement, Elerinna se releva pour laisser Eomer se lever et aller voir les nouveaux arrivants.

Quelques instants après, Eomer se hâta de rejoindre son oncle. Elerinna le suivit.

-Les éclaireurs disent que Minas Tirith est encerclée. Le niveau inférieur est en flamme. Les légions ennemies arrivent de toutes parts.

-Nous devons nous hâtez Roi Théoden. Dit Elerinna
-Le temps nous dessert. Affirma Théoden en faisant un signe de tête à son neveu.
-Tenez-vous prêt ! Cria le neveu du Roi.

De suite, Gamelin sonna le rassemblement ainsi que le départ des troupes.

Alors qu'Elerinna alla se diriger vers son cheval, Eomer l'attrapa par le bras et la plaqua contre lui afin de l'embrasser une dernière fois. Il se fichait de se trouver au beau milieu des soldats, tout se qu'il voulait, c'était pouvoir profiter une ultime fois de sa compagne. Elerinna répondit au baiser en serrant Eomer contre elle.

A contre cœur, le gardien de la marche rompit le baiser et posa son front contre celui d'Elerinna.

-Il faut y aller. Souffla-t-il.

-Oui.

Ils se séparèrent et retournèrent à leurs chevaux respectifs. Eomer attendit Elerinna qui arriva auprès de lui et de son oncle sur son cheval.

-Gamelin ? Les hommes sont prêts ? Demanda le Roi.
-Oui mon Seigneur, tous sont à cheval et prêt à la guerre.

-Alors, sonnez le départ.

Immédiatement, Gamelin empoigna le cor et sonna le son du départ. De suite, le Roi, Eomer et Elerinna partirent au galop, suivit rapidement par l'armée du Rohan.

-Hâtez vous, nous chevaucherons de nuit. Affirma le Roi.

Cette phrase annonça que cette pause était vraiment la dernière avant la guerre.


Pendant ce temps, Elrond était enfin arriver à Fondcombe et était au chevet de sa fille, plus pâle que jamais. Ces deux fils étaient aussi à ses côtés, aidant leur sœur par leur présence.

-Père, avez-vous vu notre jeune sœur ? Demanda Elrohir.

-Oui, elle se porte bien. Quand je l'ai quitté, elle chevauchait avec l'armée du Rohan vers le Gondor. Répondit Elrond.

-Elle risque…de se faire…tuer. Souffla faiblement Arwen.

-Elle en est conscience. Répondit le Seigneur Elfique.

-Mais elle reste néanmoins fragile depuis la mort d'Haldir. On le ressent Père. Affirma Elladan.

-Il semblerait qu'elle est trouver quelqu'un, qui l'aidera à penser sa plaie, qui la protégera et l'aimera.

-Qui donc ? Demanda Elladan.

L'œil d'Elrohir fut attiré par une missive non ouverte sur la coiffeuse de sa sœur. Le messager du Rohan l'avait déposé il y a quelques heures avant de retourner vers Edoras. Il s'empressa de se lever afin de la lire, il reconnut l'écriture de sa jeune sœur.

-Elerinna entretien une relation avec le neveu du Roi Théoden. Annonça Elrohir.

-Le Seigneur Eomer ? Est-il digne de notre sœur ?

-Il en est digne après ses exploits de bataille. Je l'ai rencontré quand je suis allé apporter Aldúril à Aragorn. C'est un homme bien, il veillera sur elle. Et si cela peut vous rassurer, je leur ai donné ma bénédiction après qu'ils aient reçu celle du Roi Théoden.

Sur ces paroles, il se tourna de nouveau vers sa fille, qui était retombé dans un sommeil qui n'était pas des plus paisibles.


Le rythme des chevaux était soutenu afin de rejoindre la cité Blanche le plus vite possible, ne laissant aucun répit aux cavaliers tout comme pour leur monture.

Ils arrivèrent sur les plaines Est de la cité Blanche, le lever du Soleil derrière eux. L'armée s'étendait sur plusieurs centaines de mètres de long comme de large. De là où ils étaient, tous voyaient la quantité d'orque que formait l'armée ennemie et cela ne rassura pas plus les soldats du Rohan, malgré toutes les batailles qu'ils avaient vécu.

Le Roi Théoden donna deux coups de talons à son cheval afin de s'avancer par rapport à l'armée. Il voyait les projectiles envoyés par les catapultes ennemies s'écraser sur la cité et des béliers tenter de défoncer chacune des portes qui se trouvaient sur leur chemin.

De son côté, Elerinna se remit à paniquer à la vue de l'armée imposante. Elle pensa à Pippin qui se trouvait quelque part dans la cité. Elle espérait qu'il n'était pas blessé, qu'il était en sécurité.

Elle sortit de ses pensées en sentant la main d'Eomer sur la sienne.

-Ca ira, ne t'en fait pas.

-C'est gentil d'essayer de me rassurer Eomer, mais ca marchera que lorsque cette guerre sera terminée.

-Juste, fais attention Rinna. Je tiens à te retrouver en un seul morceau.

-De même pour toi. J'espère juste qu'Aragorn ait réussi à convaincre l'armée des morts et qu'il arrivera bientôt. On va avoir besoin d'eux.

Ils n'eurent pas le temps de s'embrasser une dernière fois que le Roi Théoden commença à galoper sur son cheval le long de ses cavaliers.

-Eomer! Mène ton éored au pied du flanc gauche !
-Mes hommes sont prêts ! Répondit le concerné en se positionnant.
-Gamelin, suivez l'étendard du roi au centre ! Grimbold, menez votre compagnie à droite quand vous aurez passé le mur ! En avant ! Ne craignez aucune obscurité. Debout ! Debout, chevaliers de Théoden ! Les lances seront secouées, les boucliers voleront en éclats ! Une journée de l'épée...une journée rouge avant que le soleil ne se lève !

A la fin des indications et des paroles motivantes du Roi, l'armée s'aligna ligne par ligne, mettant leur lance à l'horizontale, vers l'ennemi. De suite, Théoden sortit son épée de son fourreau et galopa devant ses cavaliers, entrechoquant son épée contre les lances tendues vers lui.

- Au galop ! Au galop ! Courez à la ruine et à la fin du monde ! A mort !

Ces deux mots sonnèrent comme un signal pour toute l'armée des Rohirrims qui se mirent à crier à leur tour ses deux mots, plusieurs fois, afin que leur motivation soit au maximum.

- Pour Eorlingas ! Cria le Roi.

Ce fut le moment où plusieurs Rohirrims soufflèrent dans leurs cors, donnant ainsi le signal de la charge, il ne manquait plus que le signal final du Roi afin de se lancer corps et âmes dans la bataille.

-A l'attaque !

L'ordre venant du roi donna un coup de fouet aux soldats, comme de l'électricité qui leur parcourait le corps entier, de la racine de leur cheveux jusqu'à la pointe de leurs orteils. Ils talonnèrent leurs chevaux et partirent directement au galop vers la masse noire qu'était l'armée du Mordor.

S'étant plus avancé par rapport à l'armée lorsque son oncle donna les indications, Eomer se retrouva quelques mètres devant Elerinna. Il aurait voulu rester près d'elle mais les deux savaient que dans ces circonstances, l'amour devait être relégué au second plan, laissant le côté militaire de leur personne en avant. Il focalisa de nouveau son attention sur les archers ennemis devant eux. Ils avaient brandit leurs arcs et leurs flèches.

Une pluie de flèche fut tirée par l'ennemi et allait s'abattre sur eux. Bien sûr, et malheureusement pour eux, chacune de ses flèches toucha sa cible, abattant chacune un Rohirrim qui tomba sur le sol.

Elerinna eut de la chance qu'aucune flèche ne l'atteigne mais plusieurs tuèrent des Rohirrims qui se trouvèrent autour d'elle.

Toute l'armée arriva sur les orques assez rapidement, ils pouvaient voir la peur sur les visages des orques se trouvant en première ligne.

Le rythme des chevaux fut forcé d'être ralenti lors du choc entre eux et les orques, ils devaient forcer le passage pour aller encore plus loin dans la masse noire. Les cavaliers qui les montèrent donnèrent des coups d'épées et de lances sur chaque ennemi qui était à leur portée.

Les Rohirrims gagnaient en terrain sur la masse d'orque, ils en tuaient de plus en plus. Plus ils avançaient, plus les orques tombaient.

Pour tous, les mouvements étaient mécaniques : parer, attaquer, parer, attaquer.


Cela faisait déjà au moins deux heures que l'armée de Théoden était arrivée et tout portait à croire que les Rohirrims suffisaient à repousser les forces ennemies car ces dernières commençaient à s'enfuir.

-Poussez les vers le fleuve ! Cria Eomer en brandissant une lance.

Les cavaliers talonnèrent leurs chevaux avec plaisir afin d'effrayer les orques se trouvant à proximité. Ces derniers courraient dans la direction opposée de la cité, mais pas vers le fleuve. Ils courraient vers les plaines venant du Mordor.

Au loin, un cor se faisait entendre, mais pas celui des hommes du Rohan. Elerinna regarda autour d'elle et vit les hommes regarder dans la direction que prenaient les orques et ce qu'elle vit la terrifiait, elle pensait avoir vu pire avec les Uruk-Haï au Gouffre de Helms mais jamais elle n'avait pensé tomber sur une telle chose.

Une armée d'Haradrim montée sur des Oliphants, il y avait une quizaine de ces monstres géants. De là où ils étaient, ils pouvaient tous entendre le chant de guerre des Haradrim ainsi que leur cor, raisonnant dans les plaines.

En regardant les visages autour d'elle, Elerinna comprit que même les Rohirrims n'avaient encore jamais combattu une armée de cette taille. Cela la rassura un peu, enfin, presque…

Elle continua de regarder autour d'elle à la recherche d'Eomer mais stoppa sa recherche en entendant le roi crier de nouveaux ordres.

-Reformez la ligne ! Reformez la ligne !

En entendant leur Roi, tous s'alignèrent sur une ligne, comme au début de la bataille. Puis, Gamelin sonna une nouvelle fois la charge, tous les cavaliers foncèrent sur les renforts ennemis mais que pouvait faire un simple cavalier contre un oliphant ?

La « collision » entre les Rohirrims et les Oliphants donna comme vainqueur les oliphants. Ce n'était pas étonnant, les défenses des oliphants avaient envoyés dans les airs une dizaine de Rohirrims en un seul coup. Ce fut à cause de l'arrivée des Haradrim que le nombre de soldat du Rohan diminua grandement.

Après le choc, les Rohirrims reprirent du poil de la bête et formèrent des groupes afin d'attaquer le maximum d'Oliphant en même temps tout en se débarrassant des orques autour d'eux.

Eomer venait de réussir à prendre un peu d'avance sur un Oliphant et regarda celui qui le dirigeait dans le blanc des yeux. En voyant son regard sadique sur lui et dirigeant l'Oliphant pour vouloir l'écraser, il prit sa lance d'une meilleure poigne afin de pouvoir la lancer sur l'Haradrim. D'un geste rapide et précis, il la lança vers l'ennemi et elle atteignit sa cible à la perfection, dans le torse de l'Haradrim. La chute de celui-ci, toujours attaché à l'Oliphant, fit qu'avec le poids de son corps, l'Oliphant fut forcé d'aller sur sa droite, empalant ainsi un autre oliphant.

Pour Eomer, ce fut un déclic majeur dans cette guerre. Pour pouvoir se débarrasser de ces Oliphant, il faut d'abord se débarrasser de ceux qui les dirigeaient. Il faut donc…

-VISEZ LES TÊTES ! Cria Eomer en bandant une flèche à son arc.

Cette indication fut respectée à la lettre par tous les Rohirrims présents à proximité et fut transmit aux plus éloignés par les hurlements de leurs semblables, criant de viser la tête de l'Oliphant.

Mais un criant, moins amical, beaucoup plus effrayant se faisant entendre dans les airs, et une silhouette volante noire pouvait être visible dans le ciel.

-Les Nazgûls, souffla Elerinna.

Elle ne les avait encore jamais vus en vrai mais ils étaient reconnaissables entre mille grâce à ce qu'on lui avait dit, et ce qu'elle avait lu dans les livres.

Il y a en avait qu'un de présent, de là où elle était, elle pouvait voir son casque de métal sur son visage, enfin si elle pouvait appeler cela comme ça. Elle le vit au loin attraper un cheval et le lancer quelques mètres plus loin, avec son cavalier, qui perdit son casque dans la chute.

Ce casque, elle l'avait déjà vu maintes et maintes fois ces dernières heures…

-Roi Théoden, souffla la jeune femme.

Cette inattention lui coûta une chute après qu'un orque tua son cheval d'un coup d'épée dans l'abdomen.

Se relevant le plus vite possible, Elerinna empoigna son épée et para le coup qui allait lui tomber dessus.

-Bas les pattes sale monstre. Grogna-t-elle.

Elle réussit à le tuer en faisant un coup que ces frères lui avaient apprit : grâce à son épée, elle fit descendre l'arme ennemi vers le bas, mit un coup de tête dans celle de l'orque. Puis, profitant des conséquences de ce coup chez son ennemi, elle utilisa son épée pour l'éventrer.

Voyant le cadavre de l'orque au sol, Elerinna esquissa un sourire puis grimaça en mettant sa main sur son front.

-Yeah ! Et aïe !

Puis, comme si de rien était, elle se remit dans le combat, mais ne pouvait rejoindre le Roi au sol, mais elle put apercevoir un soldat faire face au spectre.


De l'autre côté de la masse d'orque, au niveau des rives du fleuve Anduin, les bateaux des Pirates d'Umbar venaient d'arriver. Immédiatement, l'un des chefs des orques s'empressa d'aller à la rencontre des pirates.

- En retard comme d'habitude ! Pourriture de pirates ! Vos lames ont fort à faire ici. Allez, rats des mers ! Quittez vos navires!

Les orques s'attendaient à voir l'armée des pirates débarquer mais la surprise fut d'autant plus grande pour eux en voyant que trois personnes descendre, mais pas des pirates. Un elfe, un nain et un homme.

C'était Legolas, Gimli et Aragorn qui venaient d'arriver sur les rives du fleuve. Leurs yeux balayèrent de droite à gauche la ligne que formaient leurs ennemis et dégainèrent leurs épées, haches ou flèches.

- Il y en a bien assez pour tous les deux. Que le meilleur des Nains gagne ! Lança Gimli.

Tout en étant synchro, les trois amis se mirent à courir vers la masse d'orque mais fut de suite suivis par l'armée des morts qui apparut juste derrière eux, effrayant les ennemis en face d'eux, car ils recevaient des coups, tombaient sous l'attaque des fantômes, mais ne pouvaient les blesser à leur tour. Quel objet pouvait blesser un fantôme ?


Ce fut un choc pour les orques comme pour les Rohirrims, de tomber nez à nez avec un fantôme. Beaucoup se demandait : amis ou ennemis ?

L'arrivée de l'armée des morts écourta grandement la bataille, beaucoup d'ennemis tombèrent rapidement mais cela n'empêcha pas les Rohirrims de continuer de tuer les orques se trouvant devant eux.

N'ayant pas réussit à retrouver Eomer depuis l'arrivée des Oliphants et ayant été écartée du roi Théoden, Elerinna retrouva Gamelin dans la cohue de la bataille.

-Gamelin, avez-vous réussit à rejoindre le Roi ? Lui demanda la jeune femme.
-Malheureusement non, à chaque fois, les orques m'en empêche !

-L'armée des morts arrive à point nommé alors. Prenez des hommes avec vous et forcez le passage, vous devez rejoindre le Roi, protégez-le.

-Bien ma Dame.

Gamelin, malgré les nombreux ennemis autour d'eux, tapa sur l'épaule de cinq de ses soldats et tous allèrent en direction du Roi, ignorant son état.

De son côté, Elerinna continuait de se battre contre les Orques, mais son regard était souvent attiré par la présence de l'armée des morts, qui ne serait pas curieux de les regarder ?

Ce fut une autre inattention qui lui offrir une nouvelle blessure. Une douleur venant de son flan gauche pouvait le lui confirmer. Baissant les yeux, elle vit une belle entaille faite par l'épée de d'un orque se trouvant près d'elle qui avait réussit à traverser sa tenue de combat.

Elle s'écroula sur le sol à cause de la douleur. L'orque qui l'avait blessé la regardait d'un air sadique, prêt à finir son travail.

Mais il n'eut jamais l'occasion d'achever sa proie car une silhouette verte le tua d'un seul coup d'épée. C'était un membre de l'armée des morts, il regarda la jeune femme toujours au sol. Les yeux du fantôme, vide de toute vie, glaçaient le sang d'Elerinna. Elle réussit néanmoins à sortir un mot :

-Merci. Souffla-t-elle.

Elle ne sut si le fantôme l'avait entendu ou même comprit, car il partit immédiatement rejoindre la bataille.

Serrant les dents, elle utilisa son épée comme soutien pour se relever, mais des bras finirent par l'aider à se mettre debout.

-Dame Elerinna, vous allez bien ? Fit le soldat qui venait de l'aider.

-Oui, ça va aller. Confirma-t-elle.

En regardant autour d'elle, elle ne vit qu'il ne restait plus que quelques Oliphants encore debout, qui se faisait rapidement tuer par l'armée des morts. Le reste des orques qui vivaient encore quelques minutes auparavant étaient tous morts sur le sol.

-C'est moi ou…la bataille est en train de se terminer ?

-Vous ne rêvez pas ma Dame. Les fantômes arrivés avec le Seigneur Aragorn nous ont aidés à gagner cette bataille. Voulez vous de l'aide pour rejoindre vos amis ?

-Volontiers. Merci soldat !

Passant son bras sous l'épaule de la jeune femme, le Rohirrim l'aida à marcher jusqu'à l'entrée de Minas Tirith. Le temps qu'elle y arrive, la bataille était définitivement terminée et l'armée des morts se trouvait en face d'Aragorn, en train de disparaître progressivement, montrant ainsi leur serment pour le Roi du Gondor accomplit.

Legolas, instinctivement, regarda derrière lui et vit sa jeune amie, soutenue par un soldat, blessé lui aussi.

-Rinna ! Cria-t-il.

Son cri alerta Aragorn, Gimli ainsi que Gandalf et Eomer qui se trouvait un peu plus loin.

-Tu es blessée ! Constata l'elfe.

-Legolas, ça va aller. Ce n'est qu'une blessure mineure à recoudre.

-Tu m'excuseras mais ce n'est pas à toi d'en décider.

-Rinna ! Dit Eomer en arrivant.

-Eomer, je vais bien. Je vais aller dans les maisons de guérison et ça ira mieux une fois qu'un guérisseur aura vu ma blessure. Je te le promets. Dit-elle en le prenant dans ses bras.

-Au moins, tu es en un seul morceau. Souffla-t-il en lui embrassant le front, sur sa cicatrice. Il faut que j'aille voir si je trouve des soldats blessés à terre.

-Oui vas-y.

-Je vais l'emmener aux maisons de guérison. Dit Legolas en la portant afin qu'elle ne force pas sur sa blessure.

-Je te rejoins une fois que j'aurai fini ici. Assura Eomer.
-Ne t'inquiètes pas, je ne risque pas d'aller loin.

Le Prince Eomer retourna sur les champs du Pelennor, à la recherche de survivants tandis que Legolas amena sa jeune amie se faire soigner.


Pardonnée ? La suite arrivera plus rapidement vu qu'elle est déjà écrite !