Disclaimer : Je ne suis ni blonde, ni anglaise et encore moins talentueuse. En conclusion, je ne suis pas JK Rowling et vos reviews sont mon seul salaire...

Avertissement : Cette fanfiction est un Slash donc homophobes, s'abstenir ! Risque d'un Lemon mais cela sera précisé donc, PG-12 pour le moment.

Remerciements : Mille mercis à Ano pour sa relecture attentive de cette fanfiction. S'il y a des fautes, c'est à elle qu'il faut s'adresser.

Note de la gribouilleuse : Vous avez lu toute une fic, vous arriverez bien à endurer ma petite note historique, non?

" Gavrilo Princip (que vous découvrirai brièvement dans ce chapitre) est une personne ayant un jour existé. Il s'agit d'un anarchiste Serbe né en Bosnie qui assassina le prince héritier de l'empire d'Autriche. Dans le contexte politique de l'époque, cet assassinat conduisit au déclenchement de la première guerre mondiale. Désolée, mais l'idée d'inclure à mes fics le mec qui a déclenché une telle tuerie me reste dans la tête depuis un bout de temps... c'est maintenant chose faite, mais j'ai bien sûr romancé la chose et le personnage n'a rien à voir avec la personne original. "

Ayé, voilà, j'ai fini mes quelques petites explications nulles qu'il fallait que je donne... Attachez vos ceinture, l'action débute!

☼ Enjoy!


Chapitre25 •

Quelque part sous terre, au centre d'un monde de misère, une petite fille aux cheveux d'or priait. Agenouillée dans une cache de fer et de peur, elle pleurait silencieusement. Deux larmes de diamant coulaient gracieusement le long de ses pommettes, tombant ensuite en un ploc sur le sol poussiéreux de la salle. Les mains jointes et le cœur noué, ses paroles flottaient dans le silence de la pièce, peu à peu absorbées par une solitude ravageuse.

-Chère madame la fée de l'arbre, commença naïvement Colleen. Joshua il dit que c'est parce que j'ai été méchante que Voldemort a tué nos parents. Mais je jure que je m'ai empêché de faire des bêtises depuis longtemps. Alors tu vas faire vivre Drago et Harry, dis? J'ai vraiment pas du tout envie qu'ils parte, tu sais, madame la fée...

Quelques mètres plus haut, tapie entre les feuilles d'un chêne majestueux, une petite fée écoutait les plaintes de l'enfant. Vêtue d'une robe composée de boutons de rose et parfumée de rosée, Orphée était la plus jeune des êtres vivants parmi les feuilles sacrés de l'arbre. Jamais encore il ne lui avait été confié de mission.

Mais ce jour-là, alors que ses aînées se pâmaient devant leur miroir, Orphée avait entendu une plainte. Timide, mélodieuse et dégoulinante de tendresse, la prière que lui adressa une fillette lui fendit le cœur. Orphée n'ignorait pas la situation du monde ailleurs que sur leur arbre paisible, mais aucune fée ne s'était sentie concernée par la situation refusant d'office les demandes d'alliances qui leur parvenaient, peu importe le camp.

Les fées n'acceptaient les missions qu'on leur demandait que si elles savaient que la cause défendue était juste et si la mission n'était pas trop périlleuse. Une cape retrouvée, un coup de foudre calculé ou une fertilité retrouvée suffisait le plus souvent à combler les demandeurs. Mais lorsqu'il s'agissait de guerre, les fées étaient comme tout le monde. Elles se dégonflaient, préférant rester en sécurité au chaud, dans leur ville miniature au centre de l'arbre scintillant.

-S'il te plait, madame la fée, me retire pas mes nouveaux parents... conclut Colleen en séchant ses larmes, tournant son regard vers le ciel, puis replongeant sous ses couvertures.

En une friction d'ailes et une pluie de poussière d'ange, la petite fée disparut. Aussitôt, elle reparut dans la chambre de l'enfant. Celle-ci, le nez dans son oreiller, tombait peu à peu dans le sommeil. La fée, en vol, descendit vers la fillette, embrassa doucement sa joue. Puis, en se frottant les ailes, elle déversa sur le petit ange une pluie de poussière dorée.

-Dors, petite fille. Dans ton sommeil, tes rêves pourront devenir réalité...

Colleen se retourna dans son lit, mit son pouce en bouche et inspira longuement. La fée s'éloigna en silence et regarda une dernière fois la petite qui dormait. Les couvertures s'élevaient au rythme de la respiration de celle-ci et seul le son de sa respiration parvenait à troubler la quiétude ambiante. Avant de partir en direction du champ de bataille, Orphée murmura:

-Demain est un autre jour...

[Une semaine plus tôt, Ville de Calais

Remus et Tonks étaient réunis depuis plusieurs semaines maintenant. Avec le petit groupe de résistants, ils s'étaient entraînés des heures durant et passaient le reste du temps à fuir les troupes ennemies, intervenant de temps à autres sur un champ de bataille.

Voilà quelques jours, ils avaient reçu une proposition d'alliance avec des résistants étrangers par le biais de relations avec l'Auror Shacklebolt. Ils étaient donc partis en direction de la France sur leurs balais, avaient traversé la Manche par le chemin le plus court et avaient fait escale dans la ville de Calais.

-Alors c'est ça, la France? s'extasia Remus.

-Oui, c'est ça la France, répondit simplement Paoline Johns.

-Qu'est-ce que c'est beau, intervint Abelino Crowds.

-Ils ont moins de nuages qu'en Angleterre. Bon, ton collègue t'a-t-il donné l'adresse, Kingsley?

-Oui, la voilà, répondit ledit Kingsley en tendant un bout de papier. On doit se rendre bien plus à l'est, à une cinquantaine de kilomètres de la ville de... de Sedan, je crois.

-Très bien, on fera un arrêt pour là nuit là-bas.

-C'est impossible! La ville a été rasée il y a un mois, indiqua Abelino. Il n'y a plus âme qui vive.

-On trouvera bien un endroit où se planquer la nuit, fit remarquer Tonks. Leur château?

-En ruines!

-Un talus fera l'affaire dans ce cas. On survivra bien au froid!

-Mais on ne survivra pas aux fantômes tueurs! Les âmes des Mangemorts qui ont péri dans durant la dernière bataille continuent à trucider tout ce qui traverse la ville!

-Putain de guerre, ragea Remus.

-Je ne te le fais pas dire!

Le petit groupe remonta sur leurs balais et repartit en direction des collines qui s'étendaient au loin, à leur droite. Le froid vint fouetter à nouveau leur visage et ils resserrèrent un peu plus leur emprise sur leur manche pour tenir la vitesse.

Ils arrivèrent au point de ralliement plusieurs heures plus tard, sans avoir fait d'escale. Le QG de la résistance se situait dans une petite bourgade perdue au milieu des champs, dans l'enceinte d'un petit château de style néogothique assez délabré pour être plus précis. La bâtisse, bien que rassurante, semblait avoir beaucoup trop vécu.

-Hello, Hello chers invités, les accueillit un homme chauve et bedonnant avec un fort accent français.

-Bonjour. Monsieur Perrin, je présume ? répondit diplomatiquement Kingsley en tendant une main à leur hôte.

-Lui-même! s'exclama ledit Mr Perrin en dédaignant la main de Kingsley, préférant faire la bise à celui-ci en bon français qu'il était. Cela me fait tant plaisir de rencontrer des collègues anglais! C'est une des rares nationalités que nous n'avions pas encore dans notre masure!

-Vous êtes tant que cela ? s'étonna Tonks.

-Madame, vous êtes ici dans le lieu de rendez-vous de toute l'Europe du Nord, de la France aux Pays Bas, en passant par le Belgique et le Luxembourg. A quoi vous attendiez-vous? A un lieu uni culturel ?

-Je pensais juste qu'il n'y aurait que des français, c'est tout, expliqua alors la femme.

-Des français? Mais nous ne sommes pas uniquement en France, ma jolie! Vous foulez actuellement les terres de la Belgique, du Luxembourg et de la France. Vous êtes à la frontière parfaite entre ces trois nations! L'union fait la force, paraît-il répondit évasivement Mr Perrin. Bon, entrez chers amis, il fait froid dehors, et nous risquerions de nous faire repérer.

-Oui, nous avons remarqué en chemin que le dispositif de sécurité n'était pas très renforcé, cher ami, tiqua Abelino Crowds.

-Le pays fait de la résistance, mon cher! Nous sommes encore un des derniers territoires inoccupés, et nous en sommes fiers! Mais nous ne sommes jamais à l'abri d'une intrusion! Allons-y, rentrons avant qu'il ne drache à vache qui pisse!

-Il n'y a pas de doutes... Nous sommes bien en Belgique, plaisanta Tonks avant de suivre le mouvement.

[Quelque part où l'espoir règne mais où la peur triomphe...

Moi, château de Poudlard, Ier du nom, ait été fondé il y a plus de mille ans. De tous temps et de toutes les époques, les gens se sont battus en mon sein. Qu'il s'agisse de simples duels d'étudiants, de pendaisons massives de professeurs, d'assassinats via basilic ou de guerres sanglantes, aucun combat ne m'est venu à bout. Je suis toujours là, aussi fier et droit que le jour où mes majestueuses fondations ont été posées.

Mais aujourd'hui, un combat décisif déchire mes terres. Jamais mon avenir et celui de mes étudiants n'a été aussi incertain. Une de mes tours brûle en dégageant une épaisse fumée noire, mes cachots regorgent d'étudiants apeurés et mon parc fleuri se colore peu à peu d'un macabre teint pourpre.

La guerre du Bien contre le Mal a commencé...

•○•

Drago ne se tenait plus aux côtés de Harry depuis plusieurs dizaines de minutes déjà. Il ignorait où étaient passés ses amis. Il y a presque une heure, les Mangemorts avaient donné l'assaut. Les étudiants avaient riposté, les Aurors étaient accourus et le groupe de la résistance s'était fondu dans la mêlée.

Drago avait alors empêché Antwon Avery d'assassiner une jeune étudiante hispanique et celui-ci entreprenait à présent de l'envoyer dans l'au-delà.

Stupéfix!

Drago l'évita en plongeant par terre. Le faisceau lui frôla les cheveux mais ne l'atteint pas. Il vint s'écraser sur un arbre non loin de là.

Sectumsempra!

Drago roula sur le côté, s'approchant par la même occasion de son ennemi. Celui-ci, déconcentré par un duel voisin, tourna la tête et Drago en profita pour se saisir de ses chevilles et le faire ainsi tomber sur le sol.

Une fois Antwon Avery étendu, Drago lui jeta un sort destiné à le vider de son sang et ce, sans aucun remord...

•○•

Llona avait bien cru voir sa dernière heure arriver lorsqu'un Mangemort avait pointé sa baguette sur elle. Heureusement, un jeune homme blond s'était interposé et lui avait sauvé la mise.

Llona lui en serait à jamais reconnaissante.

Au loin, Llona pouvait voir son frère se battre pour rapatrier les blessés. Llona se sentit alors réellement fière de son frère. Il sauvait des vies et donnait les premiers soins aux blessés, lorsqu'il était encore possible de les soigner.

Sur le sol gisaient en effet des corps aux uniformes trop bien connus. Certains n'avaient même pas encore eu l'âge de recevoir leur premier baiser... Ils n'étaient que des étudiants pris dans les griffes d'une guerre sans merci...

La boue, le sang et la distance ne permettaient pas à Llona de reconnaître ses condisciples... tant mieux pour elle.

•○•

Hugo Dempsey n'avait plus rien à perdre. Il fonçait dans la bataille à corps perdu. Peu importait sa blessure à la poitrine qui saignait abondamment. Peu importaient ses amis qui tombaient à ses côtés. Peu importaient les larmes qui lui brouillaient la vue... Hugo n'avait plus rien à perdre...

Il avait tout perdu le jour où elle lui avait été enlevée... Où ils lui avaient été enlevés... Alors Hugo se sacrifiait corps et âme pour les venger. Il luttait pour gagner cette putain de guerre qui avait ruiné sa vie. Il tuait pour tous ceux qu'on avait tué.

Parce que si lui ne le faisait pas, alors qui le ferait ? Qui restait-il pour penser aux oubliés de cette guerre?

En quelque sorte, Hugo se tuait lui-même d'avoir trop aimé.

•○•

Leïa se cachait. Elle avait suivi des heures et des heures d'entraînement pour en venir à se cacher derrière des ruines. Oui, Leïa était faible... mais pas suicidaire!

En cours de route, un jeune Mangemort affolé était venu la rejoindre sans un mot, sans même lui accorder un regard. Lui aussi s'était tapis sous les ruines de la tour d'astronomie pour ne pas avoir à subir des combats d'où, il le savait, il ne reviendrait pas vivant. La vie ne les avait pas préparés à cela.

Deux ennemis unis autour d'une même cause: leur surviecoûte que coûte.

Mais le destin en avait décidé autrement. Un corps calciné vint heurter le semblant de mur derrière lequel ils étaient abritaient. Celui-ci, déjà fragilisé, s'abattit sur les deux pseudo-ennemis qui moururent sur le coup.

S'il ne s'était pas caché, le jeune Mangemort aurait eu le courage de retourner sa veste et de rejoindre le camp du Bien. Il aurait fini vivant, avec les honneurs du Ministre.

Si elle ne s'était pas cachée, Leïa aurait eu la vie sauvée par le jeune Mangemort repenti. Elle lui en aurait été reconnaissante, l'aurait soignée et aurait fini par lui donner trois beaux enfants...

Mais ils se sont cachés et n'auront jamais d'enfants...

•○•

Rosmerta s'occupait des blessés avec l'aide d'un étudiant au doux nom de Juan. Sa blouse d'aide soignante improvisée était à présent recouverte de sang. Depuis bien longtemps, elle était devenue insensible à tout ce massacre. Telle une automate, elle rapatriait les blessés, les soignait et passait au prochain...

Soudain, Rosmerta vit au loin une jeune étudiante qui ne devait pas avoir plus de quatorze ans tomber sous un coup de sabre. Devant elle, l'arme à la main, le jeune Gavrilo Princip, réputé pour sa hargne autant que pour sa maîtrise des arts martiaux, fixait le jeune victime ensanglantée en cherchant le moyen le plus douloureux pour en finir avec elle.

Rosmerta ne connaissait que trop bien la réputation sanglante du Mangemort. Elle courut donc chercher la victime amputée d'un bras pour la secourir et la sortir des griffes de l'assassin. Mais le Mangemort adepte des arts martiaux n'avait pas dit son dernier mot.

La lame fendit les airs... La tête de Rosmerta tomba dans l'herbe en un bruit mat.

•○•

Harry se tenait droit et fier devant Lord Voldemort. Derrière le survivant – qui n'était plus sûr de survivre encore longtemps – Shaktia et Blaise assuraient sa protection. Le Lord Noir, hautain, attendait patiemment que les réjouissances commencent.

-Bonjour, Tom!

-Profite de tes derniers instants, Potter!

-Je vais aller droit au but: tu n'as plus d'horcruxes. Il y a peu, une aura noire se dégageant de moi m'a indiqué que ta fin était proche, commença Harry.

L'homme à la face de serpent blanchit tout à coup, puis reprit toute sa superbe:

-Que veux-tu? demanda-t-il simplement.

-Un duel à mort, répondit Harry sans une once de sentiment dans la voix.

-Sans second, imposa Voldemort.

-Adjugé, fit Harry en faisant signe à Blaise et Shaktia de s'éloigner.

•○•

Eden rêvait. Dans ce songe, il gambadait joyeusement au pays des confiseries. Sautant de roudoudou en roudoudou et volant dans des bubble-gum magiques, jamais l'enfant ne s'était senti aussi bien

Finies les tranches de pain rassies! Finis les jours où la nourriture était rationnée!

Dans ce rêve, Eden se baignait dans un océan de caramel et ne se souciait pas le moins du monde de la faim! Entouré de Harry, Drago, Blaise, Shaktia et ses nouveaux camarades, il mangeait des poignées de crème chantilly.

Le soir, bercé dans les bras de ses nouveaux parents, il comptait les sucres d'orge pour s'endormir.

Ici, aucun Mage Noir n'était là pour lui chiper ses sucreries.

Ici, Harry et Drago lui lançaient des sourires confiants.

Oh oui, Eden adorait rêver!

•○•

Orphée ne savait plus où donner des ailes. Elle était tellement demandée qu'il lui semblait qu'elle avait vidé son stock de poussière de cristal. La férocité avec laquelle les deux ennemis s'affrontaient lui donnait le tournis. Et que valaient quelques bruissements d'ailes lorsque l'avenir du Monde se jouait à côté?

Soudain, Orphée vit de gigantesques créatures aux ailes noires et aux dents acérées apparaître à l'horizon. Le duel du siècle se figea alors. Voldemort eut un sourire de vainqueur. De la même manière, Harry reprit espoir en voyant, à l'opposé des Chimères, un groupe de résistants, mené par Kingsley et Remus, se mêler à la foule.

Les renforts des deux camps étaient arrivés.

Mais tout ne se passa pas comme prévu pour le Lord Noir. Les Chimères, suivies de près par une horde d'autres créatures diverses et toutes aussi effrayantes les unes que les autres, se mirent à croquer, déchiqueter, tuer tous les Mangemorts qui croisaient leur chemin. Voldemort ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passait. Heureusement, une voix d'outre-tombe combla son inculture:

"J'avais une dette envers toi, Harry. En espérant qu'un jour, ton père puisse me pardonner"

Le Lord Noir explosa alors dans une rage folle. Son pire serviteur était parvenu à faire se retourner contre lui une partie de ses serviteurs.

Harry sourit. Oh oui, James pardonnerait à Peter... Grâce à lui, jamais la fin de la guerre, n'avait paru aussi proche. Mais Harry se laissa trop vite déstabiliser. Voldemort reprit le duel sans qu'il ait eu le temps de se repositionner...

Des larmes de fée vinrent s'échouer sur le visage pourpre de Harry tandis que Voldemort explosait dans un rire théâtral.

[Quelque part où l'espoir règne tout autant..

Dans la cache des Résistants, les enfants s'étaient réveillés. La nuit avait laissé place à un nouveau jour... sans adultes. Les rêves s'étaient éclipsés pour leur laisser faire face à une affligeante réalité: ils étaient plus seuls que jamais.

Gabrielle serrait aussi fort qu'elle pouvait son petit Samuel contre elle pour se donner contenance.

Eden ne pipait mot, préférant se concentrer sur sa tartine au pain aussi dur que la table... Pas de confiseries en vue. Le réveil était difficile.

Charly et Spilliaert murmuraient tout bas des mots en néerlandais que leurs amis ne comprenaient pas. Vagues mots d'une contrée lointaine pour se rassurer les uns les autres...

Les jumelles se fixaient avec un calme... trop calme. On pouvait voir dans leurs yeux qu'elles pouvaient éclater en larmes d'un moment à l'autre tellement le stress était intense. Mais elles tenaient car elles avaient besoin l'une de l'autre.

De tous les enfants, Colleen était la plus sereine. Elle savait que tant que la fée de l'arbre les protégeait, les combattants ne risquaient rien...

Orphée veillait sur eux...

[Là où l'amour triomphe...

Harry avait horriblement mal. Tout son corps se tordait sous d'horribles spasmes. Son sang, chaud, s'écoulait tout autour de lui et le rire dément du Seigneur des Ténèbres lui vrillait les tympans. Peu à peu, des flashes lui revinrent en mémoire, comme des éclairs striant ses pensées...

•○•

FLASH

Harry rentrait au Manoir après avoir été mis au courant de la résistance de Poudlard. Lorsqu'il eut ouvert la porte, Drago bondit sur lit et plaqua ses lèvres sur les siennes. Harry, surprit, n'opposa aucune résistance et ouvrit doucement sa bouche pour donner libre accès à la langue de Drago.

-Tu m'as manqué, murmura Drago juste après leur premier baiser

FLASH

Harry était préoccupé. La bataille approchait et chacune des personnes présentes dans la cache était en proie à un stress intense. La petite Colleen s'en était elle aussi aperçue. Harry vit l'enfant s'approcher de lui, venir s'installer sur ses jambes et lui murmurer:

-Tu sais, si mon papa était en vie, je voudrais qu'il soit comme toi!

FLASH

Joshua était venu voir Harry un soir. L'adulte, surpris, avait demandé ce qu'il se passait. Pour seule réponse, Joshua demanda:

-Dis, Harry, c'est quoi être amoureux?

Harry hésita un instant puis répondit:

-C'est tenir énormément à une personne.

-Alors je suis amoureux de toi, Harry. Même si t'es pédé avec Drago. T'en fais pas, ton secret à toi et Drago, je l'ai bien gardé! Mais les autres aussi ils sont amoureux de toi... Tu devrais leur dire, tu sais. Ils comprendraient!

•○•

Entre deux flashes, Harry entendit les cris désespérés de Drago au loin qui s'effondrait dans l'herbe en voyant son corps inanimé. Ces hurlements stridents nouèrent le cœur de ce dernier.

Des l'agrippèrent fermement et une tête baignée de larmes se serra contre sa poitrine alors que les flashes revenaient en force dans son esprit.

•○•

FLASH

Harry regardait le petit Spilliaert lui lancer à la figure un charabia incompréhensible dans sa langue maternelle. Harry n'y comprit rien du tout et fut bien démuni devant cet enfant. La barrière de la langue est parfois terrible.

Spilliaert, devant le visage hébété de Harry, le prit dans ses bras, lui fit un bisou sur la joue et murmura:

-Ik hou van je!

Heureusement, il restera toujours un langage universel...

FLASH

Tom pleurait depuis un bon bout de temps maintenant. Harry, lassé de ne pas pouvoir dormir, se leva. Il se dirigea alors vers la chambre du bébé et le prit dans ses bras pour le bercer. L'enfant cessa aussitôt de pleurer et gazouilla joyeusement.

-Haguy!

FLASH

Le combat final allait commencer. Dans ses bras, Drago tremblait. C'était leur dernier instant ensemble avant... avant le grand Inconnu. Dernière étreinte, derniers mots d'amour murmurés dans le creux d'une oreille.

-Je t'aime, Harry. Ne perds jamais espoir, même si la bataille semble nous être perdue. J'ai dit aux enfants que nous reviendrions vivants et en paix... Ne les déçois pas, mon ange!

•○•

Personne ne sut exactement ce qui se passa dans la tête du Survivant ce jour-là. Certains dirent qu'il s'était fait passer pour mort, que ce n'était qu'une ruse. D'autres prétendirent qu'il était au bord de la mort et qu'il usa ses dernières forces pour jeter le sortilège fatal.

Quoiqu'il en soit, tous s'accordèrent à dire que le faisceau vert qui fendit les airs ce jour-là et qui heurta le plus grand Mage Noir de l'époque, était le plus puissant qui leur avait été donné de voir.

Personne ne put jamais expliquer une telle puissance dans un seul sort.

Personne à part, peut-être... Harry.

Avada... Kedavra...

→ TBC...