Traducteur : Toru no Kou

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Hey,

Merci à tous les reviewers qui ont pensés à nous laisser une trace de leurs passages, ça fait toujours énormément plaisir. J'ai répondu à tous sauf aux anonymes et ceux qui -même enregistrés- ont bloqué la fonction messagerie. Merci à , dada, richon, Sirg et ankana87.

Contente que la fiction vous plait toujours et que vous la suivez avec intérêt. J'espère que ce chapitre vous plaira autant qu'il nous a amusé XD.

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Chapitre Vingt-Cinq

Une surprenante réunion

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De retour au Manoir Malfoy dans la bonne humeur, Tom se dirigea directement vers sa chambre pour se rafraîchir avant d'aller chercher Harry. Il avait prévu de lui donner un cadeau pour son anniversaire, mais d'une certaine manière il n'avait pas trouvé le temps de le faire. Eh bien, Harry devrait faire avec le fait qu'il soit en retard, mais Tom était sûr qu'Harry adorerait tellement son cadeau qu'il ne se préoccuperait pas du retard.

Pendant qu'il prenait sa douche, Tom réfléchit à ses activités de la journée et il se posait des questions. Vernon Dursley était bel et bien mort et il était mort dans la douleur. Tom était encore suffisamment méchant pour être excité par toute la souffrance et tout le sang qu'il avait vu provenant du moldu. Mais étrangement, avant de partir, il avait monté les escaliers et avait lancé un sort d'oubliette sur Mrs. Dursley et son fils, falsifiant leurs souvenirs. Tout ce qu'ils savaient c'était que Dursley était rentré à la maison, avait fait ses valises et puis était parti sans leur laisser d'adresse avec l'intention de ne jamais revenir vers sa famille. Tom ne savait pas pourquoi il avait ressenti le besoin de savoir qu'ils pourraient passer à autre chose après la tyrannie que Vernon Dursley leur avait fait subir. Il s'étonnait lui-même, vraiment. Il avait été même jusqu'à demander au gros garçon moldu de se reprendre et de commencer à agir comme un homme pour prendre soin de sa mère.

« Avoir une conscience est tout simplement répugnant, » maugréa-t-il.

Une fois qu'il fut douché et habillé, Tom retrouva Nagini et ils allèrent tous les deux trouver Harry. Il frappa à la porte d'Harry et Draco, et entendit leurs voix lui dire d'entrer. Tom était en fait surpris qu'il n'ait eu à attendre que quelques minutes dans le couloir, parce que si Harry et Draco étaient seuls là-dedans c'était généralement le signe que les deux Ukataes étaient pris dans de fougueuses activités physiques. Aussitôt qu'il entra, la raison pour laquelle ils l'avaient laissé entrer aussi rapidement devint très claire. Harry était sur le ventre dans son lit, les gants de toilette blancs qu'Hermione lui avait mis sur le dos toujours en place. Draco était assis à côté de lui avec un livre sur les genoux, tout en passant une main dans les cheveux d'Harry. Il avait arrêté de lire dès que Tom avait frappé.

« Que se passe-t-il donc, ici ? » demanda Tom, traversant de ses longues jambes la pièce pour s'arrêter au pied du lit. Il plaça une boîte emballée dans un papier argenté sur le lit. Nagini siffla et à l'horreur de Draco se glissa dans le lit pour s'installer confortablement aux côtés d'Harry.

« Foutues ailes, » murmura Harry, mais il sourit alors et siffla une salutation à Nagini.

« Au moins, la potion contre la douleur qu'Amortia a apporté fonctionne » dit Draco.

« Seulement un peu. Les effets de la potion diminuent déjà. Je déteste me sentir comme ça ! »

« Il est un peu de mauvaise humeur. » expliqua inutilement Draco à Tom.

Tom hocha la tête et prit la boîte. « J'ai quelque chose pour toi, Harry. Un cadeau d'anniversaire avec du retard. J'espère qu'il te plaira. »

« Un cadeau ? Vraiment ? » Harry se releva en position assise et tendit les bras vers le paquet que Tom lui remit sans hésiter. « Merci, Tom ! » Harry mit la boîte devant lui et commença à la déballer lentement. Au milieu de son déballage, ses doigts s'arrêtèrent et il leva les yeux vers le Seigneur des Ténèbres. « C'est vivant.»

Tom fronça les sourcils. « C'était censé être une surprise. » Nagini vint s'enrouler autour de la boîte en sifflant. « Dépêche-toi et ouvre le, Potter ! »

Harry sourit et déchira le reste de l'emballage argenté puis se dépêcha de soulever le couvercle. Il haleta de cette plaisante surprise quand il vit ce qu'il y avait à l'intérieur. Lové en un petit cercle se trouvait un très jeune serpent noir qui semblait être endormi puisqu'il ne bougeait pas du tout. Il ne pouvait pas voir sa tête car elle était cachée sous une partie du corps enroulé. Harry fixa avec des yeux écarquillés ce qu'il y avait dans la boîte, un large sourire plaqué sur le visage.

Draco se pencha lentement au-dessus, faisant bien attention à ne pas toucher Nagini et regarda dans la boîte. « C'est un bébé et il est très beau, » admit-il à contrecœur. C'était la vérité. Les écailles noires étaient sans aucune imperfection et semblaient être douces comme de la soie. Le bébé serpent aurait pu passer pour un collier d'onyx.

« J'en ai fait un élevage à partir de Nagini depuis des années, et cette portée était spéciale. Malheureusement, un seul a survécu. Celle-ci. »

« Et tu as décidé de me la donner ? » La joie d'Harry était évidente et ses yeux d'un vert lumineux disaient à Draco et Tom combien ce cadeau comptait pour lui. Tom baissa la tête. Il ne voulait pas que les deux autres voient à quel point le plaisir d'Harry l'affectait. Mais il ne pouvait renier le bonheur qu'il ressentait en voyant qu'Harry était véritablement heureux et reconnaissant de ce cadeau. Cela lui donna une inconfortable sensation de chaleur au niveau de la poitrine.

Harry mit sa main dans la boîte et caressa avec révérence le petit serpent du bout du doigt. Nagini glissa sa tête sur le bord et poussa son bébé d'un petit coup de langue. Lève-toi, bébé. Rencontre ton nouveau maître. Le bébé bougea légèrement, mais à part ça ne répondit pas. Draco pouffa de rire.

« Tout comme toi, Harry. À ne pas vouloir se lever quand il est l'heure. »

« La ferme. Au moins, je suis assez sympa pour la laisser dormir autant qu'elle le veut. » Harry souleva la petite créature dans la paume de sa main puis la berça contre sa poitrine avant de lever les yeux vers Tom. « Je l'adore vraiment. Merci beaucoup. »

Tom put seulement hocher la tête.

« Comment tu sais que c'est une femelle ? » demanda Draco.

Harry regarda Draco et haussa les épaules. « Je ressens distinctement des vibrations féminines quand je la touche. » Il regarda alors Tom. « Qu'entends-tu par une portée spéciale ? Je reçois d'autres vibrations aussi. »

Tom hocha la tête et s'assit sur le bord du lit. « Elle est très intelligente pour un serpent. Plus que les autres familiers. Aussi, pour l'instant, elle n'est que de la taille d'une petite corde pour qu'elle puisse tenir dans la boîte. Quand elle reviendra à sa taille normale, je crois qu'elle sera aussi longue que ton avant-bras. Elle va continuer de grandir jusqu'à atteindre sa taille adulte, mais elle ne sera jamais aussi grande que Nagini. »

« C'est un soulagement. Sans vouloir t'offenser, ton serpent est beaucoup trop grand. » renifla Draco.

« Elle est très grande, mais je ne vois pas de mal à cela » répliqua Harry, son nouveau familier toujours au chaud contre son torse.

« Elle est très venimeuse, comme c'est une vipère, et surtout, elle peut devenir invisible à volonté. »

« Quoi ? » Draco pâlit. Pour quelqu'un qui appartenait à la maison des Serpentard et qui réagissait comme le faisait Draco quand Harry parlait Fourchelangue, le blond semblait avoir un petit peu peur des serpents. Harry trouvait ça incroyablement drôle. Il rit en continuant de caresser son nouveau serpent jusqu'à ce qu'il bouge d'avantage et que le serpent envoie des vibrations pour montrer son ennui d'être réveillé.

« Elle est en colère que je la réveille. » Bonjour, ma petite. Peux-tu m'entendre ? Le serpent bougea de nouveau et leva lentement la tête. Harry ne put s'empêcher de haleter quand ses yeux devinrent visibles et révélèrent de surprenants orbes verts qui correspondaient à la perfection aux siens.

« Je te l'assure, la couleur de ses iris n'était pas voulu. C'est simplement une coïncidence. »

« C'est une foutrement grosse coïncidence ! »

« J'ai dit que ce n'était pas fait exprès, Draco ! »

Trop de bruiiit. Le serpent d'Harry laissa tomber sa tête sur le dos de sa main.

Nous allons nous calmer, Lovely. Le serpent le fixa avec des yeux brillants.

Tu es mon nouveau maître ? Le Harry Potter ? Elle toucha sa peau avec sa langue rose fourchue.

Oui. J'espère que ça te va. Et Harry suffira.

À côté de lui, Draco gémit, se rejeta en arrière et couvrit sa tête d'un oreiller pour se boucher les oreilles.

Bien entendu. Je t'étais destinée dès mon éclosion.

Vraiment ? Harry regarda Tom en haussant un sourcil. Depuis combien de temps ce serpent avait-il éclos, se demanda-t-il. Et Tom avait-il prévu de lui donner le serpent avec de mauvaises intentions avant qu'il ne devienne des amis ?

Comme s'il avait lu ses pensées, Tom sourit en coin. Harry le fusilla à moitié du regard. « Ça n'aurait jamais marché, tu sais. »

« Si. Comme je le disais, elle est très intelligente. Mais c'est sans intérêt maintenant, non ? »

« Merci encore. Je l'aime vraiment beaucoup. »

« J'en suis ravi, alors. Je vais vous laisser maintenant. »

« Attends une minute. Nous allons bientôt y aller et tu viens avec nous. » Voudrais-tu te joindre à nous, Lovely ?

Oh oui. Je n'ai jamais franchi ces murs avant. Le serpent glissa sur son bras et s'enroula autour de son cou. Elle était parfaitement à la bonne taille.

Très bien. Juste, ne mords personne sans que je ne te le dise.

Bien sûr, Maître.

Harry hocha la tête et retira l'oreiller de la tête de Draco. Il plaça ses mains de chaque côté de Draco et se pencha jusqu'à ce que leurs nez se touchent presque. Harry tourna la tête pour regarder son adorable serpent, dont la tête reposait sur son épaule. Voici mon compagnon. Peu importe que ce qu'il me fait, tu ne dois pas le mordre. Compris ?

Ouiiii.

Harry se retourna vers Draco et sourit d'un air suffisant. Bien. La vue de Draco était presque rendue floue par le désir et il siffla après Harry pour lui faire savoir qu'il n'aimait pas ses taquineries, surtout parce qu'ils étaient sur le point de partir et ne seraient pas capables d'y donner suite.

« Où allons-nous ? » Demanda Tom pendant qu'Harry et Draco descendaient du lit pour le rejoindre à la porte.

« C'est une surprise. Et ne cherche pas à pénétrer dans notre esprit, Tom. Ca ne fonctionnera pas. »

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« Vous m'avez emmené à la maison de la Dragonne en Chef ! » siffla Tom juste devant l'entrée du Terrier, foudroyant du regard Harry et Draco qui se mirent à ricaner. Ça leur prit un moment pour réaliser qu'ils n'étaient pas les seuls à trouver cela amusant et ils se retournèrent pour trouver les jumeaux en train de rire aussi.

Leur a-t-on dit qui était Tom ? Ils ne semblent pas savoir, demanda Draco

Je pense que tous ceux qui le savent doivent le garder pour eux.

« La Dragonne en Chef. Pas mal, mon pote. » L'un des jumeaux arriva et lui tendit la main. « Je suis George. »

« Luther », répondit Tom après un moment.

« C'est un plaisir, Luther. Un vrai plaisir, » dit le roux avec un sourire lubrique tandis qu'il lorgnait Tom de la tête au pied et inversement puis il se tourna vers son frère. « Et voici mon frère, Fred. »

Tom se tourna vers Draco. « Vient-il juste de… ? »

« Oui. Oui, il l'a fait. », répondit Draco en ricanant.

« Arrêtez de mentir. Tu es Fred, et lui, c'est George, » révéla Harry. Les jumeaux froncèrent les sourcils.

« Harry, ne gâche pas notre amusement. »

Ou leur mort. La douce voix de Draco se répercuta dans la tête d'Harry. Harry envoya un regard furieux à Draco

Rappelle-toi, Draco. Je ne veux plus entendre quoi que ce soit de négatif sortant de ta bouche à propos du Terrier. Pas de pensée non plus ou je jure que je vais te le faire regretter !

J'ai dit que j'avais compris. Tu me l'as dit une bonne centaine de fois.

J'veux juste être sûr que tu comprennes bien.

Je n'ai pas l'intention d'insulter les Weasley, sauf Ronald Weasley. J'ai appris à apprécier tous les autres.

Harry sourit et embrassa Draco. Merci. Draco sourit contre sa bouche, hocha la tête et puis attrapa les hanches de son compagnon pour le garder serrer contre lui. Le sourire d'Harry s'élargit et il leva un bras pour le passer autour du cou de Draco, glissant ses doigts dans les cheveux de son amant puis il l'embrassa à nouveau.

« Par ici, Luther. Nous allons te faire faire le grand tour puisqu'il semble qu'Harry et Draco soient occupés à autre chose. »

Fred et George amenèrent Tom à l'intérieur, et quand il passa près des Ukataes qui se roulaient des pelles, il envoya un regard furieux à ces deux-là pour le laisser entre les griffes des jumeaux Weasley, mais ils ne le remarquèrent pas puisqu'ils étaient complètement entremêlés l'un dans l'autre… Une fois de plus.

« M'man ! Harry et Draco sont ici avec leur nouvel ami ! Son nom est Luther ! » cria Fred, en guidant Tom jusqu'à la cuisine chaleureuse et odorante.

Molly leur faisait dos alors qu'elle allait de droite à gauche parmi une douzaine de casseroles, de poêles et de plats, tout était plein à craquer d'appétissante nourriture qui mettaient l'eau à la bouche de Tom. En entendant les mots de son fils, Molly se retourna avec une cuillère serrée dans les mains. Son sourire se transforma en une expression bouche-bée à la vue de Tom.

« Et bien... Ma parole ! » Molly approcha et posa sa cuillère en bois sur la table, soulageant Tom qui la regardait avec méfiance en se rappelant qu'Harry se plaignait de combien elle était dangereuse avec ça entre les mains. Molly marcha droit vers lui et à sa grande surprise elle mit ses mains sur ses joues et abaissa son visage à hauteur du sien pour qu'elle puisse l'étudier en détail. Ses fils se renvoyèrent le même regard, se demandant pourquoi leur mère agissait aussi bizarrement avec ce nouveau garçon. Un nouveau garçon qui était délicieusement sexy. Ils espéraient sincèrement qu'il aimait jouer dans la même team.

« Vous avez fait un travail merveilleux... Luther c'est ça ? » Elle laissa retomber ses mains et lui envoya un grand sourire, mais son sourire était un peu bancal. Elle ne savait pas comment elle était supposée agir. Il était toujours Voldemort après tout.

« Oui, Mme. Weasley. » Tom lui envoya un sourire chaleureux, s'apercevant de ses inquiétudes et désireux de les chasser.

« Oui, mon chéri. Un travail fabuleux. » Elle tapota son épaule puis retourna vers ses fourneaux.

« Euh... Maman ? De quoi tu parles ? Comment tu connais Luther ? Nous venons de le rencontrer. »

Molly repoussa la question d'un geste de la main. « Allez chercher les filles à l'étage. J'ai besoin d'aide pour finir le diner. »

« Nous pouvons t'aider, M'man, » dit George.

Fred le frappa sur le haut de la tête. « Idiot ! Tu veux vraiment rester ici et cuisiner. » siffla-t-il. George secoua rapidement la tête et lui et son jumeau sortirent de la cuisine, laissant Tom seul avec la matriarche Weasley.

« Vous ne leur avez pas dit qui je suis, » constata-t-il tandis qu'il venait se placer à côté d'elle. Il voulait vraiment voir quel était ce plat qui lui mettait l'eau à la bouche.

« C'était à moi de le dire ? D'ailleurs moins de gens sauront pour le moment, mieux ce sera pour toi, j'imagine. »

« Ça ne me dérange pas que votre famille sache, Mme Weasley. La plupart d'entre eux le savent déjà et ils ont été d'une grande aide depuis mon alliance avec Harry et Draco. » Mme. Weasley sourit pour elle-même et continua à touiller son plat. « Je vais aller à Poudlard à la rentrée. »

Molly arrêta son geste et se tourna pour lui faire face. « Est-ce que tu penses que c'est judicieux ? »

« Harry et Draco ont insisté et si j'y vais, ils auront une personne de plus pour assurer leur sécurité. » dit Tom avec un haussement d'épaules. Étonnement, les yeux de Molly s'adoucirent et son sourire s'illumina.

« Ils comptent beaucoup pour toi à présent, non ? Tu t'inquiètes pour eux. »

Tom fronça les sourcils mais hocha de la tête. « Apparemment, oui. Ils m'ont donné une foutue conscience avec ce corps. »

Molly rit. Cela semblait vraiment le gêner. « Et tu es redevenu complètement jeune maintenant, c'est ça ? »

« Oui. J'ai dix-huit ans. La seule chose qui me diffère des autres sorciers de mon âge, c'est le fait que j'ai gardé tous mes souvenirs et toutes mes capacités de... j'imagine que je peux dire de mon ancienne vie maintenant. »

Molly acquiesça et retourna à ce qu'elle était en train de cuisiner. « Va donc dans le salon et essaye de te sociabiliser. Tu vas devoir faire plus d'effort sur ça dorénavant. Le dîner n'est pas pour tout de suite. Vous êtes arrivés tôt tous les trois. »

Tom fit immédiatement ce qu'elle avait demandé tout en observant les alentours. Il y eut un bruit tonitruant alors que des gens descendirent en courant des escaliers et Tom posa fermement sa main sur le mur le plus proche, comme si ça pouvait empêcher les murs de tomber. Cette maison devait être le pire bâtiment dans lequel il n'ait jamais été et ce n'était pas peu dire. Toutefois, c'était vraiment vivant et chaleureux et c'est ce qui semblait faire toute la différence. Tom ne pouvait pas s'empêcher de l'aimer, même si on y était à l'étroit. Il vit Hermione, Ginny, Pansy et les jumeaux accourir dans la pièce. Les filles passèrent devant lui avec un signe de la main et un sourire avant d'aller dans la cuisine, tandis que les jumeaux allèrent droit sur lui et le poussèrent dans le canapé. Il les laissa faire uniquement parce que Molly lui avait demandé d'être sociable. Un des jumeaux s'assit à côté de lui et l'autre sur le fauteuil d'en face à l'assise enfoncée puis ramassa un magazine de Quidditch.

« Lequel es-tu ? » demanda-t-il à celui à côté de lui. Il avait déjà utilisé la Légilimencie sur lui et savait, mais Tom voulait voir s'il dirait la vérité.

« Fred. »

« Hm. Tu as dit la vérité. »

« Bien sûr, mon pote. Pourquoi je ne l'aurais pas fait ? »

« J'ai entendu dire que vous ne disiez jamais la vérité. »

Fred fit la moue avec emphase. « Et de qui as-tu entendu un mensonge aussi gros ? » Il ramassa un bol de bonbons qui était posé sur une vielle table basse bancale. Il commença à fouiller dans le bol jusqu'à ce qu'il ait apparemment trouvé un de ceux qu'il aimait et puis il le mit dans sa bouche. Dans un geste de courtoisie, il tendit le bol à Tom qui regardait les bonbons de couleurs vives.

« Maman fait les meilleurs bonbons, n'est-ce pas George ? »

George avait la tête plongée dans un magazine de Quidditch, mais il fit un signe affirmatif. « Essaye les jaunes, Luther. Ceux sont mes préférés. »

« Les jaunes ne ressemblent pas à des bonbons. »

« Ceux sont des bonbons à la crème. Remplie de crème. Allez. Ils sont délicieux ! »

Tom ne trouvait pas qu'il y avait quelque chose d'étrange dans la façon d'agir de Fred et George et comme il aimait les sucreries il en trouva un jaune et le prit. Il manqua la lueur jubilatoire dans les yeux de Fred ainsi que le regard discret de George par-dessus le magazine et il porta le bonbon à sa mouche.

Harry et Draco entrèrent dans la maison après avoir passé plusieurs longues minutes à se rouler des pelles devant la porte d'entrée des Weasley. Harry vit ce qui était en train de se passer et il fut pris de panique. Il tendit sa main pour tenter d'utiliser un accio sur le bonbon, mais au lieu d'attraper celui que Tom tenait, il attira le bol et le fit arriver à toute vitesse sur lui. Il l'aurait pris en pleine face si Draco ne l'avait pas attrapé. Après avoir récupéré de cet incident, Harry s'aperçut qu'il était trop tard. Tom l'avait mis en entier dans sa bouche et le mâchait déjà. Harry se précipita vers lui et se mit à crier. « Crache, Tom ! Crache-le ! » Bien sûr, ça ne changea rien non plus. Quelques secondes plus tard Tom prit la forme d'un canari géant. Les jumeaux éclatèrent de rire et quand Harry se tourna vers son compagnon, il le trouva lui aussi plié de rire.

« La ferme, vous trois ! »

« Où est le problème, Harry ? C'est juste une blague. »

Le canari géant envoya un regard noir aux jumeaux qui les cloua sur place, bien qu'il ne fît aucun mouvement dans leur direction.

« Vous devriez courir maintenant, » déclara sérieusement Harry.

« Nous avons loupé quelque chose ? » demanda George.

« Oui. » Draco s'avança et essuya des larmes de joies. « Vous venez juste de métamorphoser le Seigneur des Ténèbres en canari ! Par Merlin, Tom. J'adore ton nouveau look. »

« Le... Seigneur des Ténèbres. » Le visage des jumeaux perdit de leur couleur alors qu'ils fixaient horrifiés la silhouette métamorphosée devant eux.

« Luther est vraiment Tom Riddle, » répondit Harry doucement, secrètement amusé par toute cette situation. Il avait mis Tom en garde après tout.

« On va mourir maintenant, n'est-ce pas ? » demanda sérieusement Fred. L'oiseau croassa quelque chose qu'ils comprirent comme un oui. Les jumeaux se mirent à reculer et quand ils virent Tom se retransformer et se saisir de sa baguette, ils coururent jusqu'à la cuisine et sortirent par la porte de derrière.

« Bon, Tom... calme-toi avant que tu ne décides de faire quelque chose d'irréfléchi. » dit Draco entre deux ricanements.

« Si je te jetais un sortilège d'oubli, comment aimerais tu que je le fasse, Draco ? »

« Je n'aimerais pas ça du tout, » répondit-il avec un visage impassible.

« Je t'ai averti. Je t'ai dit de faire attention aux jumeaux. Il y a une bonne raison pour laquelle leur boutique est l'une des plus célèbres du Chemin de Traverse, » dit Harry.

« C'est quoi ce truc à propos du Seigneur des Ténèbres et d'un canari ? » demanda Pansy alors qu'elle revenait de la cuisine où elle n'avait été d'aucune aide. Ce n'était pas de sa faute si elle n'avait jamais cuisiné quoi que ce soit de toute sa vie.

« Tom a mangé une des Crèmes Canari que font les jumeaux. »

« Ah. » Pansy s'abstient sagement de sourire quand Tom lui envoya un regard furieux. Elle le dépassa pour donner à Harry un baiser sur la joue. Elle remarqua alors le serpent d'Harry enroulé autour de son cou. « Quel magnifique collier, Harry ! » Elle allait toucher la tête du serpent qui reposait sur le bout de sa queue à la jonction entre le cou et l'épaule d'Harry. Le serpent, sentant le toucher imminent, leva légèrement la tête. Pansy recula sous la surprise, mais elle avait l'air plus intriguée qu'effrayée. « C'est un collier enchanté ? »

Harry regarda son serpent curieusement. Tu ressembles vraiment à un collier vu la façon dont tu es enroulé autour de mon cou, réalisa-t-il.

Souhaitez-vous que je me déplace, Maître?

Non. J'aime bien là où tu es. « C'est un véritable serpent, » dit Harry à Pansy. « Tom me l'a donné pour mon anniversaire. Elle est adorable, n'est-ce pas ? »

Pansy hocha de la tête puis sourit en voyant l'expression sur le visage de Draco. Il semblait aimer entendre Harry parler au serpent mais en même temps ne pas apprécier le fait que le serpent soit enroulé autour du cou de son compagnon. « Comment va ton dos ? » demanda-t-elle. « Je vois que tu as renoncé à tes robes. »

« La potion anti-douleur aide un peu mais il vaut mieux porter juste une chemise ample plutôt que quelque chose de serré. Les robes auraient trop frotté contre mon dos. » Harry avait choisi de porter un jean moulant et emprunté une chemise bleu foncé à Draco, et à cause de leur différence de taille, la chemise semblait engloutir sa petite ossature comme une tente.

« Et ça me donne un accès plus facile. Je n'ai pas à faire beaucoup d'effort pour mettre mes mains sous sa chemise. »

« Draco. Nous ne voulons pas savoir ça. »

« Oui, c'est bien trop d'informations. » Tom se retourna et se dirigea vers la cuisine avec la ferme intention de partir à la recherche des jumeaux et de se venger d'eux.

« Vous deux, vraiment, » entendit-il dire Pansy alors qu'il s'éloignait. « Je suppose que vous êtes constamment excités l'un par l'autre parce que vous avez passé ces six dernières années à repousser votre attraction mutuelle. »

« Ou peut-être est-ce parce que Draco est juste trop sexy et que je ne peux pas me retenir. »

Tom secoua la tête en entendant le rire de Draco.

« Pourquoi as-tu ta baguette de sortie ? » demanda Hermione à Tom quand il la dépassa. Il lui fit juste un sourire démoniaque. « Ne les tue pas ! » siffla-t-elle discrètement, véritablement inquiète de ces intentions. Tout le monde avait entendu ce qui s'était passé par les jumeaux lorsqu'ils avaient hurlé en croisant leur route. Molly regarda par-dessus son épaule et cloua Tom sur place avec un regard si furieux qu'il en frissonna involontairement. Ça devait être plus facile pour elle de faire ça depuis qu'il ressemblait à un adolescent normal plutôt qu'à un tout puissant Seigneur des Ténèbres. Peut-être qu'il avait fait une erreur en choisissant de retourner à ses dix-huit ans.

« Hermione, je n'ai pas prévu de faire une telle chose. Je ne survivrais surement pas à la colère de Mme Weasley. » Convaincue, Hermione acquiesça et retourna découper les légumes tandis que Tom partit à la suite des jumeaux à l'extérieur du Terrier.

Devant lui se tenait une grande cour entourée d'une clôture, de haies et d'immenses arbres noueux. Alors qu'il descendait le perron, il entendit deux bruits distincts qui lui signalèrent que Fred et George avaient transplané ailleurs. Tom rangea sa baguette dans les plis de sa robe et continua d'avancer dans le jardin. Fred et George devraient bien finir par revenir ici. Tom sourit. Il s'en réjouissait d'avance.

Il se déplaça à travers la cour, sans se soucier d'un quelconque danger, puisque lui, Draco et Harry avaient dressé de puissantes barrières de protection autour du Terrier et des environs en arrivant. C'était une cour plutôt grande et il y avait une petite remise sur le côté. Au-delà, il vit un verger, qui avait des anneaux de Quidditch de fortune plantés dans le sol. Il pouvait imaginer tous les rejetons Weasley jouer à ce jeu, en riant et en profitant de la vie, et pour la première fois de sa vie, Tom se demanda à quoi ça aurait ressemblé de faire partie d'une famille comme ça.

Il se balada dans les alentours et passa beaucoup de temps à penser à des choses comme ça. Des choses auxquelles il n'aurait jamais pensé avant. Le regret le frappait comme dix cognards d'un coup. Il marcha à l'aveuglette, complètement plongé dans ses pensées, et il ne remarqua pas qu'il était revenu à l'avant de la maison jusqu'à ce que des voix ne le ramenent dans le présent. Il leva les yeux et trouva Severus, Sirius et Lucius debout dans la cour. Lucius se tenait entre Severus et Sirius qui se chamaillaient, il semblait prêt à jeter un maléfice sur son mari et son ami.

« Une fois encore, ton ignorance me stupéfie, Black. Comment as-tu pu seulement réussir à sortir du voile ? »

« Ne me reparle plus jamais de ça, Snivellus ! » aboya Sirius.

Quand Severus mentionna le temps que Sirius avait passé derrière le voile, Lucius devint pâle et s'accrocha au bras de Sirius comme si ça pouvait empêcher l'Animagus de le quitter à nouveau un jour. Tom se rappelait de cet évènement. Il se souvenait de la réaction de Lucius et bien que celui-ci ait très bien caché sa souffrance, elle avait été tout à fait flagrante pour le Seigneur des Ténèbres et Severus. Ça avait été pire parce que Lucius avait été présent au Département des Mystères. Seulement à quelques pas de son ex-amant. Et même si Sirius et lui n'étaient plus ensemble depuis des années, Lucius avait tout de même été inconsolable pendant très longtemps. Peut-être même jusqu'à ce qu'il découvre que Sirius était revenu. Et la seule raison pour laquelle Lucius n'avait pas tué Bellatrix était qu'il savait que Tom n'aurait pas approuvé.

Tom observait toujours, personne ne l'ayant remarqué, tandis que Sirius se tournait vers Lucius et en voyant son visage plus pâle que d'habitude, il devina ses pensées. Il passa précipitamment son bras autour des épaules de son mari et jeta un dernier regard furieux à Sirius, puis il guida Lucius à l'intérieur du Terrier.

« Stupide clébard ! » cracha Severus avec mépris. Tom s'approcha de lui en le regardant avec un visage inexpressif. Severus hocha la tête pour le saluer puis cligna des yeux alors que Tom se contentait de continuer à le fixer. « Oui ? » demanda-t-il sur un ton sec. Tom haussa un sourcil.

« Pourquoi vous ne laissez pas tous les deux tomber cette rivalité de cour de récré déjà ? Elle se fait vieille et nous n'avons vraiment pas de temps pour ça. » Tom se retourna et entra dans la maison, souriant d'un air narquois quand il entendit Severus jurer derrière lui.

En entrant dans la maison, il trouva Fred et George qui étaient revenus et ils étaient collés contre Harry et Draco, comme si ça pouvait leur offrir une protection supplémentaire. Il les ignora volontairement pour instaurer une fausse impression de sécurité. Il regarda autour et remarqua la présence de deux nouveaux roux. Arthur et Charlie Weasley. Les deux hommes le regardaient depuis qu'il était entré. Charlie vint lui serrer la main, et Tom s'aperçut qu'il avait donné inutilement un faux nom aux Weasley puisqu'ils savaient déjà qui il était, à part Ronald Weasley et les jumeaux. Fred et George étaient au courant maintenant et Ronald Weasley avait choisi de passer la nuit chez un ami, donc ce n'était plus vraiment un problème.

Arthur Weasley ne fut pas aussi accueillant que Charlie et ne lui fit qu'un petit signe de tête. Tom comprit la réticence et la méfiance de Mr. Weasley de l'avoir dans sa maison et autour de sa famille. Le sorcier était toujours bouleversé par le fait que Tom ait envoyé Nagini pour le tuer pendant qu'il gardait la salle qui était supposée détenir la prophétie concernant Harry et lui.

Tom s'assit sur un canapé et fut surpris quand Charlie vint pour s'asseoir à côté de lui. Il vit Charlie regarder la cuisine avec méfiance alors qu'il s'asseyait.

« Alors, comment trouvez-vous votre nouveau corps ? » demanda Charlie finalement.

« C'est convenable. » Tom fixait d'un regard vide, clignant à peine des yeux, de l'autre côté de la pièce où se trouvaient les jumeaux qui étaient en train de faire de leur mieux pour faire comme s'ils ne l'avaient pas remarqué alors qu'ils faisaient en fait attention au moindre de ses gestes. Il avait prévu une sorte de vengeance, mais rien qui ne les blesserait durablement. Ils avaient déjà été d'une grande aide pour lui et les Ukataes et la farce qu'ils lui avaient faite était en fait inoffensive. Peut-être qu'il avait été offensé parce qu'il avait été si facilement piégé. Mais là encore, c'était à leur avantage, non ? C'était pour cela qu'ils avaient une affaire si florissante. Harry avait dit qu'ils étaient brillants quand ils faisaient fonctionner leur cervelle. Tom décida qu'il allait faire en sorte de vérifier ça un jour.

« Tu vas nous protéger de lui, n'est-ce pas, Harry ? » implora George avec les plus grands yeux de chiens battus qu'Harry n'ait jamais vu.

« Hm... Non. »

« Draco... » commença Fred en battant des paupières en parlant au grand blond. Même plus grand que son frère et lui maintenant. Et plus large. C'était un peu étrange... et excitant. Fred ne pouvait s'empêcher d'être un peu jaloux de son petit frère adoptif.

« N'y pense même pas. »

« Pourquoi diable vous ne nous avez pas dit qu'il s'agissait de Tom Riddle dès le début ? » demandèrent les jumeaux en même temps. Draco et Harry se regardèrent et sourirent.

« Honnêtement, on voulait voir si quelque chose dans le genre arriverait, » répondit Draco.

« Ouais. » Harry regarda vers Tom en train de discuter avec Charlie. « Pensais pas qu'il tomberait vraiment dans un de vos pièges. »

« Mais voyez le bon côté des choses. Maintenant vous pouvez vous vanter d'avoir transformé le seigneur des Ténèbres en canari. » Le blond Ukatae sourit en coin. « Ça peut devenir un superbe argument de vente pour vous. »

« Es-tu fou Draco ? Hors de question de le dire à qui que ce soit, » déclara Fred, en agitant ses bras avec hystérie.

« Nous serons morts avant la fin de la nuit, donc ce n'est pas important de toute façon, » déplora George en regardant l'air furieux de Tom.

« Peut-être. » Harry leur envoya un sourire mauvais. « Mais je n'essayerais pas de transplaner à nouveau. Nous avons mis un blocage sur votre capacité de transplanage. »

Les bouches de Fred et de George s'ouvrirent en grand. « Tu es démoniaque. »

« Merci. »

Finalement Harry eut pitié d'eux, vu comme ils croyaient sérieusement qu'ils allaient mourir avant l'aube. « Tom ne vous tuera pas. Arrêtez de vous inquiéter. »

« Eh bien, c'est facile à dire pour toi. » Les jumeaux se retrouvèrent pour disparaitre en haut des escaliers.

« Amour, tu as vraiment bloqué leur capacité de transplanage? »

« Hm... Oh, non. Juste dit ça pour les effrayer un peu, » répondit Harry, son esprit et ses oreilles ailleurs depuis que les jumeaux les avaient laissés seuls.

Harry était tout à fait conscient de la colère de M. Weasley et avait remarqué qu'il avait pris Molly à part pour lui parler. Harry s'assit en face de Tom et ferma les yeux, ignorant toutes les conversations des autres pour se concentrer sur la discussion entre Arthur et Molly. Draco, ayant une idée de ce qu'Harry faisait, alla dans la cuisine pour voir ce que les filles faisaient.

« Molly, ma chérie. J'ai juste un peu de mal à comprendre comment tu peux les inviter- l'inviter lui -ici, » entendit Harry venant des voix du couple. « Après tout ce que Tu-sais-qui a fait à cette famille, à ta famille ! » Harry regarda ses mains sur ses genoux. Arthur était sans aucun doute en train de parler des frères décédés de Molly.

« Si tu avais parlé à Tom, tu aurais vu qu'il n'est plus le même. »

« Tom tu dis ? » Harry fut soulagé que la voix d'Arthur semble amusée. « Mais il a tout de même fait toutes ces choses ! »

« Arthur Weasley ! Je pensais que tu avais compris l'importance de donner une seconde chance aux gens. Ne penses-tu pas que Tom mérite une seconde chance ? Après tout, personne ne lui a un jour donné ne serait qu'une première chance, non ? Il a vraiment dix-huit ans maintenant et il a une âme. J'ai l'intention de veiller à ce qu'il ait tout le soutien possible ! »

« Tout comme Harry et Draco ? » Une fois encore, Arthur semblait amusé, mais Harry pouvait aussi entendre l'amour qu'il avait pour sa femme. Harry poussa un long soupir de soulagement. Il avait eu peur qu'Arthur se comporte exactement comme Ron.

« Oui, exactement comme ces deux-là. »

« Tu es déterminé à adopter absolument tous les enfants qui n'ont pas eu une enfance emplie de tendresse maternelle, n'est-ce pas, mon amour ? » soupira Arthur. « Je suppose que si Harry pense que tu-sais-qui s'est racheté, il en sera de même pour moi. Je fais confiance au jugement d'Harry. Et j'imagine que je vais aussi tolérer Lucius Malfoy. Peut-être que de s'être marié avec Sirius arrêtera ses insultes. »

Harry sourit quand il entendit Molly grogner. Harry était d'accord avec elle. Personne ne pouvait changer Lucius Malfoy, pas même son mari. Il arrêta d'écouter la discussion d'Arthur et Molly et regarda autour de lui, se demandant où Severus, Lucius et Sirius avait bien pu aller. Il les avait vus entrer, et ils étaient tous de mauvaise humeur.

Ils sont à l'arrière. Mrs. Weasley leur a demandé de mettre en place les tables là-bas.

Harry acquiesça même si Draco ne pouvait pas le voir. Il tourna les yeux vers Charlie et Tom assis sur le canapé en face de lui et les regarda interagir.

Tom attrapa Charlie en train de regarder vers la cuisine de nouveau. Il en était intrigué. « Tu étudies les dragons, c'est ça ? »

« Euh... Ouais. Les colonies en Roumanie. »

« Alors explique-moi pourquoi tu regardes la cuisine comme si elle allait te dévorer. Il n'y a rien d'autre que des femmes là-dedans. »

Harry ricana, sachant exactement pourquoi la cuisine semblait le rendre nerveux.

Charlie rougit et détourna le regard. « Effrayante, » marmonna-t-il.

« Je suis d'accord. Ta mère peut être très effrayante. »

« Non, c'est cette sorcière de Serpentard. »

« Parkinson ? » Tom haussa un sourcil. « Tu plaisantes. »

« J'en ai l'air ? » cracha Charlie. Puis il réalisa à qui il parlait et se rattrapa un peu. « Désolé. »

« Qu'est-ce qu'une gamine peut avoir de si effrayant ? »

« Elles viennent juste et te disent de ces choses... Quand j'étais à Poudlard, les filles n'étaient jamais aussi directes. »

Harry roula des yeux. « Merlin, Charlie. Tu agis comme si l'époque où tu étudiais à Poudlard remontait à des siècles. Ça fait seulement quelques années, » dit-il, en se levant. « Je n'aurais jamais pensé que tu étais aussi vieux jeu. Si prude. »

Harry entendit le ricanement de Tom et les bredouillements de Charlie, mais il n'attendit pas de réponse. Il alla rapidement dans la cuisine où Pansy tentait une fois de plus de donner un coup de main. Harry se tenait dans l'embrasure et s'appuya contre le cadre de la porte, souriant quand il vit Draco essayer aussi d'aider. Les deux Serpentard étaient plus un frein qu'une aide, et Hermione, Ginny et Mrs. Weasley les regardaient faire avec un mélange d'amusement et d'horreur.

« Non, pas comme ça, Pansy. Tu dois les couper en petits morceaux, » Draco se plaignait comme s'il était cuisinier professionnel alors que Pansy commençait à couper les carottes en gros dés.

« Je ne t'écoute pas, Draco chéri. Tu n'as jamais rien cuisiné de toute ta vie. »

« Eh bien, toi non plus ! Pousse-toi, je ne veux d'aucune de tes carottes dans mon ragoût ! »

« Ca n'a pas vraiment d'importance comment vous coupez vos carottes... » s'aventura Ginny dans leur discussion, mais elle s'en alla rapidement quand ils lui jetèrent de concert un regard noir.

« Fais attention à comment tu mélanges, Draco ! Tu mets du ragoût partout sur le plan de travail ! » Pansy pointa une goutte de ragoût tombée sur le comptoir.

« Je n'ai pas besoin que tu me dises comment mélanger. C'est exactement comme pour une potion... »

Harry ricana puis les dépassa, se dirigeant vers l'arrière-cour où il trouva une petite table mise en place, avec les trois sorciers assis autour. Lucius et Sirius étaient assis l'un à côté de l'autre, et Severus en face. Severus et Sirius était en train de se lancer des regards noirs et personne ne disait un mot. Harry invoqua une chaise et la mit à côté de son oncle.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-il en s'asseyant. « Je pensais que vous étiez censés vous occuper des tables. Mrs. Weasley ne veut probablement pas qu'une petite table. »

« Ils essaient de résoudre leurs problèmes. » informa Lucius.

Harry prit une minute pour étudier son parrain et son oncle. « Moins de regard furieux et plus de discussion pourrait peut-être aider, » conseilla-t-il et il esquiva avant que Severus ne puisse le frapper à l'arrière de la tête.

« J'ai dit la même chose. Mais ils ne semblent pas m'entendre. »

« Ils sont tous les deux très têtus. » Lucius hocha la tête pour montrer son accord.

« Excusez-moi. Arrêtez de parler comme si nous n'étions pas là, » dit Sirius.

« J'ai une idée. Sirius, tu vas commencer par t'excuser pour toutes ces railleries et ces blagues que tu as faites à Severus. » Harry leva la main quand Sirius ouvrit la bouche, interrompant avec succès tout ce que l'Animagus aurait pu dire, parce qu'Harry était sûr que cela n'allait pas être une excuse. « Et Severus, tu vas faire la même chose. »

« Je n'ai rien à me reprocher. C'est lui qui a commencé. »

« Alors fais tes excuses pour avoir continué. Vraiment, si Draco et moi pouvons surmonter nos disputes... »

« C'est complétement différent ! » aboya Sirius. « Vous deux, vous êtes des âmes sœurs. »

« Essayez au moins, s'il vous plaît. » Harry offrit à son parrain un sourire qui aurait fait honte au soleil et Sirius et Lucius clignèrent rapidement des yeux.

« Euh... De quoi parlions-nous ? » demanda Sirius, en regardant vers Lucius qui fixait Harry avec des yeux vitreux. Ils semblaient tous les deux confus.

Avec ce sourire toujours plaqué sur son visage, Harry se tourna vers Severus. « S'il te plaît, excuse-toi et allons de l'avant. S'il te plaît, Oncle Sev. » Harry ouvrit grand les yeux, ses brillants joyaux verts étincelant en direction du Maître des Potions sous de longs et épais cils. Les yeux de Severus commencèrent à papillonner rapidement, et alors il se tourna vers Sirius.

« Je m'excuse. »

« Maintenant à toi, Sirius. » dit Harry en envoyant à Sirius le même regard.

« Je suis désolé. »

Lucius fut le premier à se ressaisir, car Harry ne le regardait plus. « C'est une... capacité utile. Dangereuse pour nous autre, mais très utile. »

Je peux aller me promener, Maître ?

Bien sûr, Lovely. Mais ne va pas trop loin.

Lucius regarda le serpent autour du cou d'Harry se mettre à bouger. Il avait d'abord pensé qu'il ne s'agissait que d'un ornement. Le serpent se déroula et glissa le long de son bras. Quand elle fut sur la table, elle commença à grandir.

« C'est quel espèce de serpent ? »

« Une vipère. Une des petits de Nagini. Tom les a élevés et celle-ci est spéciale. »

« Comment s'appelle-t-elle ? » demanda Lucius, en mettant les coudes sur la table et se penchant en avant pour regarder fixement le serpent. Harry sourit quand son serpent commença à faire la belle sous le regard de Lucius.

« Bordel mais d'où vient ce serpent ? » explosa Sirius, revenant finalement à lui.

« Chut ! Elle pourrait te mordre si tu l'effrayes. » Lucius posa une main sur la table, la paume vers le haut et sourit quand le serpent glissa sur sa main, rétrécissant sa taille pour rentrer complétement dans sa main.

« Elle est à moi. Tom me l'a donné. Je ne lui ai pas encore donné de nom. Oh, et elle ne mordra personne à moins que je ne le lui demande. »

« Tu aurais déjà dû lui donner un nom, » dit Sirius, se penchant en avant, son nez presque contre la tête du serpent. Elle leva la tête et effleura de sa langue son nez. « Voldemort l'a faite juste pour toi ? Elle est exactement comme toi... bien, à part le fait qu'elle soit un serpent. Mais avec les écailles noires et ces yeux... »

« Tom a dit qu'il avait toujours prévu de me la donner, mais avant que nous ne nous faisons cette alliance, elle était censée me tuer. »

« ... »

« ... »

« ... »

« Je te demande pardon ? » dit finalement Sirius, sa voix devenue un grognement sourd et il se mit à fusiller du regard le serpent innocent, qui n'avait pourtant rien fait de mal.

« Elle a été conçue pour m'assassiner. Mais nous savons tous que cela n'aurait jamais fonctionné. » Harry termina avec un sourire suffisant en regardant Lucius.

« Probablement pas. Tu as trop de chance, » renvoya le blond.

« Comment tu peux en parler comme s'il s'agissait d'une blague, mon chiot. Il voulait que ce serpent te tue. Comment sais-tu que ses intentions ont changé ? »

« Encore une fois, tu n'utilises pas ta tête, Black. » Severus mit sa main sur la table et laissa le serpent ramper sur lui, puis il l'approcha de son visage pour l'examiner de près, tandis que les mains de Lucius disparaissaient sous la table.

Sirius ne semblait pas avoir fini de polémiquer là-dessus et il essaya de dire autre chose, seulement sa voix se coinça dans le fond de sa gorge. Harry haussa un sourcil. Pourquoi le visage de Sirius était rouge tout d'un coup ? Sirius ouvrit la bouche de nouveau, mais la referma d'un coup sec puis ferma vivement les yeux. Harry regarda en direction de Lucius pour une explication, mais son masque froid était fermement en place et son regard indifférent était tout à fait normal.

« Patmol ? Tu vas bien ? »

Sirius hocha à peine la tête puis la laissa tomber sur la table dans un grand bruit. Severus regarda Lucius puis fixa les deux hommes d'un air méprisant avant de se tourner vers Harry. « Tu devrais lui donner un nom. »

« Ah, oui... hum...? » Je dois te donner un nom. Ou... As-tu déjà un nom ?

C'est au Maître de nommer le familier.

Oh. Harry se creusa les méninges pour trouver un nom génial à lui donner, parce qu'il pensait déjà qu'elle l'était et qu'elle méritait un nom qui lui convienne, mais rien ne lui venait à l'esprit.

« Je n'ai eu aucun problème pour trouver le nom d'Hedwige. » Je n'ai aucune idée pour le moment.

Tu peux continuer à m'appeler Lovely. J'aime bien quand tu m'appelles comme ça.

Mais ce n'est pas vraiment un nom. C'est une marque d'affection.

J'aime bien.

Harry lui sourit largement. « Elle s'appellera Lovely ! »

« Un joli nom. Simple. Très trompeur mais aussi exact, » avança Lucius, puis il sourit en coin quand Sirius, la tête encore sur la table, gémit, ses doigts se crispant sur le bord de la table. Les yeux d'Harry s'écarquillèrent et seulement à ce moment-là remarqua que les mains de Lucius étaient sous la table.

Severus se leva hâtivement et attrapa le bras de Harry, le mettant lui aussi debout. « Vous avez une mauvaise influence ! » cracha-t-il avec colère au couple marié avant de ramener Harry vers la maison.

« Molly, » déclara Severus en voyant Mrs. Weasley devant la cuisinière. « Lucius et Sirius font des choses inappropriées et donnent le mauvais exemple à mon neveu, et ils n'ont mis en place qu'une seule table. »

Molly se précipita immédiatement à l'arrière, laissant derrière Severus avec un sourire narquois. Hermione était la seule qui était restée dans la cuisine avec Severus et Harry, et elle pencha la tête et scruta son... Harry se demanda si petit-ami était le bon terme. Juste d'y penser le faisait frissonner.

« Je ne t'aurais jamais pris pour un cafteur, Severus, » dit-elle doucement. Harry trouvait bizarre que ses yeux vacillent d'incertitude quand elle regardait son oncle. Qu'est-ce qu'il se passait encore ?

Severus lui sourit d'un air satisfait. Puis il eut un sourire malicieux quand la voix fâchée de Molly les percuta depuis l'extérieur, accompagnée des jappements de Sirius et des jurons scandalisés de Lucius. Son sourire se dissipa rapidement toutefois.

« SEVERUS ! TU REVIENS ICI ET TU VAS AIDER À METTRE LES TABLES COMME JE TE L'AI DIT ! »

« Ha ha ! Ça t'apprendra ! » dit Harry. Severus lui lança un regard furieux, retira Lovely de son poignet et la rendit à Harry. Il hocha la tête vers Hermione puis partit aider avec les tables.

« Il est prude, n'est-ce pas ? » demanda Harry une fois Severus hors de la cuisine.

« J'ai des soupçons, » répondit Hermione, en fusillant du regard le sol. « Et tu penses que je n'étais pas doué, mais lui... Je ne suis capable de le faire réagir qu'en utilisant des tactiques de Serpentard, et je suis une Gryff' donc ce n'est pas comme si j'en connaissais beaucoup. Et il m'ignore tout simplement ce soir. Il ne m'a pas dit un mot de toute la soirée ! »

« Je ne suis pas très à l'aise avec ce sujet, » commença Harry alors qu'il venait s'appuyer contre le comptoir à côté d'elle et il regarda Lovely descendre de son corps pour s'en aller en glissant vers un autre endroit du Terrier. « Mais je pense que Severus aime ça quand tu deviens toute violente, puissante et plus que tout un petit peu démoniaque. »

« Vraiment ? » Harry avait toute son attention maintenant.

« Eh bien oui. Tu ne te souviens pas ; à la fête pour le retour de Tom, quand tu étais prête à menacer des gens avec tes capacités... J'ai vraiment été impressionné d'ailleurs. Ne me dis pas que tu n'as pas remarqué comment te regardait Severus après ça. »

Hermione rougit, ne se le rappelant que trop bien. « Et pourtant, il n'a toujours rien fait depuis. Et maintenant il m'ignore. »

Harry sentait la frustration venant de sa meilleure amie, mais il ne savait pas quoi dire et il fut soulagé quand il y eut soudainement une distraction arrivant du séjour.

« Eh ! Qui a invité Zabini ? »

« C'est Maman, donc ferme-la Fred ! » brailla Ginny.

Harry se dirigea hors de la cuisine et laissa Hermione à son travail. La sorcière était exactement comme Molly et appréciait de cuisiner quand elle était en colère. Draco et Ginny étaient partis accueillir Blaise à la porte et le Serpentard noir donna à sa petite amie une rose rouge puis tapa dans le dos de son ami. Les lèvres d'Harry se crispèrent, agacé par ce simple contact, mais à part ça il réussit à contenir l'envie soudaine qu'il eut d'arracher la gorge de Blaise.

« J'reviens tout de suite, » dit Blaise. « Je veux donner ça à ta mère. » Il sortit un bouquet de fleurs sauvages de derrière son dos.

« Elle est à l'arrière, » l'informa Harry.

« Merci mon pote. » Blaise salua tout le monde d'un signe de main sur son chemin, s'arrêtant un instant pour sourire à Pansy, qui venait d'acculer le pauvre Charlie Weasley et lui étalait généreusement son charme. Blaise secoua la tête. Le sorcier était perdu. Il devrait dire au Weasley de simplement laisser tomber. En regardant Draco, il vit que le blond pensait la même chose.

Fred et George se précipitèrent dans les escaliers, sautant trois marches à la fois dans leur hâte de sortir de la pièce. Harry réalisa qu'ils couraient parce que Tom venait de se lever et se dirigeait droit sur eux ; il ne s'arrêta pas quand ils filèrent vers les escaliers.

Charlie pâlit légèrement quand Pansy vint s'assoir à côté de lui et le Seigneur des Ténèbres lui sourit simplement d'un air suffisant lorsqu'il partit.

« Bonjour Charlie. Je suis heureuse de te revoir. » Pansy passa une main dans ses cheveux et chassa sa frange de ses yeux lumineux et pétillants.

« Euh... ouais ? »

« Oui. Merci beaucoup pour m'avoir ramenée saine et sauve au Manoir Malfoy. »

« De rien. » Charlie regarda vers Harry et Draco pour demander de l'aide, mais ils lui renvoyèrent tous les deux un sourire peu serviable.

« Bien que j'ai déjà ma licence de Transplanage, » Les yeux de Charlie s'écarquillèrent, « c'était agréable d'être accompagnée par toi. » Pansy se mit à battre des cils, et lui lança un regard séducteur. Elle sentit que Charlie s'apprêtait à fuir, et donc posa une main ferme sur son bras. « Tu entraînes des dragons, n'est-ce pas ? J'adore tout simplement les dragons. C'est probablement la seule raison pour laquelle je suis devenue amie avec Draco. Parce que j'aime son nom. Je veux dire, avec la personnalité qu'il a, je ne me serais pas donné cette peine sinon. »

« Hé ! »

« En fait, nous n'entraînons pas les dragons. Nous étudions simplement leur comportement et les protégeons d'être chassés jusqu'à l'extinction. »

« Ils vivent en colonie, n'est-ce pas ? C'est vrai qu'ils vivent comme une famille unie, non ? »

Charlie sembla surpris pendant un moment et puis il finit par se détendre. Parler des dragons était facile pour lui, et comme Pansy n'avait pas menti en disant qu'elle était fascinée par eux, ils passèrent à un interlude très agréable.

« Oui, la colonie que j'étudie maintenant est très grande et a même des grands-parents qui ont plus de deux cents ans... »

« Allons voir les jumeaux, » dit Harry, et Draco et lui montèrent à l'étage et trouvèrent Tom à la porte d'une des chambres.

« Attention aux limaces, » leur dit-il avant de disparaître en bas des escaliers de nouveau. Les Ukataes entrèrent dans ce qui avait été autrefois la chambre de Fred et George et repérèrent deux petites limaces se dirigeant vers la porte, laissant deux trainées identiques de baves derrière eux.

« Eurk ! » Draco les évita. « Harry, tu t'occupes de ces cons. Je n'ai pas envie de me salir les mains. »

Harry roula des yeux. « Tu ne te serais pas sali les mains. » Il utilisa sa baguette pour faire un ''Finite'', mais ça ne fonctionna pas. « Hm... Je me demande si c'est censé être permanent. » pensa-t-il à voix haute. L'anxiété et l'indignation des jumeaux doublèrent aux mots d'Harry.

« Laissons-les comme ça. Au moins jusqu'à la fin du dîner comme ça nous n'aurons pas à nous inquiéter qu'ils nous jouent un tour toute la soirée. »

« Draco, soit gentil et va demander à Tom comment annuler ça. »

Lorsque Draco s'en alla, Harry laissa tomber son sourire et grimaça. Son dos ne faisait qu'empirer ; la douleur était presque insupportable. Il pouvait sentir les ailes essayer de pousser à travers sa peau. Ça ne serait plus long maintenant de toute manière. Au moins il n'aurait plus à gérer cette douleur bien longtemps encore. Mais il avait l'impression que ça allait empirer avant de s'améliorer.

« Il refuse de coopérer, » dit Draco quand il revint.

« Il ne peut pas les laisser comme ça. Leur blague n'a duré qu'une minute. » Draco haussa des épaules et semblait peu concerné. « Très bien. Nous allons simplement les amener en bas et montrer à Mme Weasley ce qu'il leur a fait. » Harry invoqua une boîte et fit flotter les deux limaces à l'intérieur. « Je suis sûr qu'elle va aimer voir ça. »

Quand ils revinrent au rez-de-chaussée, Tom surgit et ricana en voyant la boîte. « Qu'est-ce que tu prévois de faire avec eux ? »

« Nous allons les montrer à leur mère. »

Tom attrapa immédiatement la boîte. « Non. Pas besoin de faire ça. »

« Alors annule ce sort. » À ce moment-là, tous ceux qui étaient dans le séjour, Ginny, Blaise, Charlie et Pansy, les regardaient.

« Je ne veux pas. Ils le méritent. »

« C'est exactement ce que j'ai dit, » intervint Draco. Du coin de l'œil, il surprit Harry en train de grincer des dents, mais quand il se tourna pour voir entièrement son compagnon, Harry détendit instantanément les traits de son visage et évita le regard de Draco. Stupide Gryffondor, pensa Draco. Harry n'avait pas réalisé qu'il le connaissait trop bien ?

« Mrs. Weasley! » cria Harry.

« Très bien, d'accord! Merlin, tu n'es pas drôle. »

Tom posa la boîte sur le sol et sortit sa baguette. Il la bougea suivant un motif sophistiqué et complexe, et tout le monde vit les limaces grandir pour prendre une taille humaine, la boîte s'effondrant alors qu'ils grandissaient à l'intérieur, avant qu'ils ne redeviennent humains. Fred et George étaient là, étendus sur le ventre, grognant et couvert de bave de limace.

« C'est vraiment dégoûtant, » dit Ginny.

« Et ça pue ! » s'exclama Pansy en se pinçant rapidement le nez.

Les jumeaux se relevèrent et tout le monde exprima son dégoût alors qu'ils voyaient l'épaisse bave couler des corps de Fred et George.

« Vous feriez mieux de nettoyer ça rapidement ou Maman aura vos têtes, » dit Charlie, ne prenant pas la peine de cacher son plaisir à les voir écœurés.

Fred se tourna vers Tom tandis que George était occuper à lancer des ''Récurvite'' sur eux et le sol. « Merci de ne pas nous avoir tué, mais vous alliez vraiment nous laisser comme ça ? »

« Vous ne le saurez jamais. »

Harry alla à la cuisine une fois de plus pour s'éloigner de Draco, puisqu'il était sûr que le blond serait bientôt capable de percevoir la douleur qu'il ressentait et il ne voulait pas que Draco s'inquiète pour ça ou qu'il essaye de le faire rentrer à la maison. Ce mec était vraiment très protecteur et Harry ne voulait pas tout de suite retourner chez eux. Il appréciait ce moment de retour au Terrier.

« Hermione, veux-tu sortir et éclairer la cour ? » demanda Molly à la sorcière alors qu'il entrait dans la cuisine.

« Bien sûr. » Hermione regarda par-dessus son épaule et remarqua Harry « Tu veux m'aider, Harry ? »

« Pas particulièrement. Je vais rester ici et aider Mrs. Weasley avec tout ce qu'il reste à faire. »

« Tout le repas est déjà préparé, » dit Hermione.

« Alors je vais juste goûter un peu les plats et discuter avec Mrs Weasley. Ça ira ? » demanda-t-il à Molly

« Bien sûr. Essaye donc ça, mon chéri. Tu as besoin de manger plus. » Molly plaça une assiette de biscuit sous le nez d'Harry. Hermione jura après lui dans sa barbe alors qu'elle sortait d'un air dégagé dans l'obscurité de l'arrière-cour. Elle n'avait pas vu Lucius et Sirius revenir à l'intérieur et quand elle remarqua qu'ils n'étaient pas dehors, elle se demanda brièvement où ils avaient bien pu disparaître.

Elle réfléchit un instant au genre de lumière dont ils auraient besoin. Elle ne voulait pas quelque chose de trop lumineux, mais suffisamment d'éclairage pour que chacun puisse voir les autres et les tables. Elle était satisfaite de voir que toutes les tables avaient été mises côte à côte sur une longue ligne. Ayant décidé de la lumière qu'elle voulait, Hermione se dirigea vers la haie qui était la plus proche de la maison puis commença à créer des petites lucioles et les dissémina à travers le buisson. Elle travailla rapidement puisqu'il y avait de nombreux buissons, et elle insulta crument Harry pour ne pas l'avoir aidé.

« Ce genre de langage ne te convient pas, » dit Severus de derrière elle. Hermione ricana au buisson en face d'elle.

« Casse-toi, Severus. J'ai besoin de me concentrer. Tu as choisi le pire moment pour finalement venir me parler. »

« Tu veux que je t'aide ? » demanda Severus, ignorant son ton.

« Est-ce j'ai l'air d'avoir besoin d'aide ? » demanda-t-elle sans se retourner. Elle entendit le craquement des feuilles alors que Severus approchait et elle trembla quand un doigt caressa sa nuque. Elle avait remonté ses cheveux au-dessus de sa tête, laissant quelques mèches pour encadrer son visage et quelques boucles s'étaient dénouées et reposées contre sa nuque. Severus admirait la peau nue presque religieusement.

« Oui, tu en as l'air. »

Hermione fronça les sourcils et se dégagea de son toucher. Severus s'éloigna pour se mettre à copier sa technique d'éclairage dans les buissons qu'elle n'avait pas encore faits. Elle le regarda un moment et envisagea d'envoyer un maléfice sur son chemin. Le sorcier était un génie pour la plupart des choses, mais pouvait-il être honnêtement aussi stupide en ce qui concernait les désirs d'une femme ? Ou l'avait-il délibérément ignorée ? Avec un soupir, Hermione retourna à ses lumières.

Une fois tous les buissons éclairés, elle invoqua une douzaine de bougies pour flotter au-dessus des tables. Enfin, quand toutes les lumières furent en place, les tables pour le diner furent inondées d'une lumière dorée, Hermione surprit Severus en train de la fixer avec un regard intense qu'elle ne comprit pas.

« Qu'est-ce que tu ferais si je te lançais soudainement un sortilège, Severus ? »

« Excuse-moi ? »

Hermione s'assit à une table et se pencha en arrière dans un état apparemment détendu, un petit sourire joueur sur les lèvres. « Je t'ai demandé ce que tu ferais si je te lançais un sort. Comme ça... » Elle pointa sa baguette et lui envoya un maléfice cuisant. « Ou ça ? » Elle leva sa baguette à nouveau.

« Je te préviens, Hermione... Ne fais pas ça. »

« Ou tu vas faire quoi ? » Elle se leva et lui fit face, son regard devenu dur. Severus n'avait vu ce regard que deux ou trois fois, et c'était en fait un regard que le Seigneur des Ténèbres avait dû lui apprendre parce qu'il ne pouvait s'empêcher d'être un petit peu inquiet. Les yeux de Severus s'écarquillèrent quand soudain son bras le brûla douloureusement. Il toucha l'endroit d'où venait la douleur et retira sa main pour trouver un peu de sang dessus.

Il releva la tête avec un regard ébahi quand Hermione se mit à rire, un ricanement à glacer le sang. « J'aime vraiment ce sort. » Elle remplaça le ricanement par un gloussement. « Je suis contente que Tom m'ait appris la version informulée. Il m'a appris beaucoup, tu sais. Des choses auxquels tu ne t'attendrais surement pas, des choses que tu n'aimerais probablement pas non plus. Tu pourrais penser qu'il marche sur ton territoire. » Elle faisait tout sauf ronronner maintenant, elle insinuait délibérément que quelque chose s'était passé entre elle et Tom Riddle.

Le rythme cardiaque de Severus avait accéléré au moment où elle lui avait jeté le maléfice, et le sang avait quitté son visage pour alimenter d'autres parties de son corps. Hermione attendit patiemment que Severus dise quelque chose, et plus important encore, qu'il fasse quelque chose, mais comme il ne fit rien, elle soupira, secoua la tête puis rentra dans la maison.

« Tu es nul, Snape ! Et moi qui pensais que tous les Serpentard étaient supposés être malins, » dit Sirius, sortant de derrière un des buissons avec Lucius. Severus les ignora et soigna la petite blessure qu'Hermione lui avait causée.

« Tu es vraiment un idiot, » déclara Lucius alors qu'il le dépassait. Severus fronça les sourcils alors qu'il s'affala sur une chaise et fusilla du regard leurs dos qui s'éloignaient.

« Snape est puceau, n'est-ce pas, Luce ? » chuchota Sirius peu discrètement.

« Black ! Je jure que je vais te tuer ! »

Lorsque Severus retourna finalement dans la maison, il la trouva vide et étrangement calme. « Bordel mais où ont-ils pu bien tous aller ? » Même Molly avait déserté la cuisine. Il traversa la maison et sortit sur le perron, tendant l'oreille pour entendre quelque chose, n'importe quoi. Il commençait à s'inquiéter quand Harry arriva en courant de l'autre côté de la maison.

« Oncle Sev ! » siffla-t-il. « Viens par là. Vite ! »

« Est-ce que ça va ? Où est tout le monde ? »

« Tout le monde va bien, mais quelque chose d'étrange est en train de se passer. Tu dois venir et voir ça. Tu n'y croiras jamais si tu ne le vois pas par toi-même. Oh Merlin, c'est incroyable ! D'pêche ! » Harry termina son babillage excité, puis se retourna et disparut à nouveau.

Severus le suivit rapidement et fut intrigué quand il trouva tout le monde se tenant silencieusement à côté de l'ancien garage. « Qu'est-ce que ça veut dire ? »

« Chhh ! » sifflèrent plusieurs personnes en cœur. Harry tendit le bras et tira Severus jusqu'à l'avant où il avait rendu le mur transparent. Ils pouvaient voir à l'intérieur, mais ceux qui étaient dans le garage ne pouvaient pas voir à l'extérieur. Severus fut stupéfait quand il remarqua qui était à l'intérieur et grâce à un sort de Tom, ils pouvaient tous entendre ce qu'il s'y disait.

« Je suis étonné que vous ayez rassemblé tous ces objets moldus inutiles, Weasley, » dit Lucius en regardant toutes ces choses moldues en panne posées un peu partout dans le garage.

« Je reconnais qu'ils sont inutiles maintenant, mais quand ils fonctionnaient, je vous assure qu'ils étaient tout sauf inutiles, Malfoy. » répondit Arthur avec bonne humeur, son enthousiasme pour toutes ces choses moldues lui faisant oublier l'animosité qui avait toujours existé entre eux. « Tenez ça par exemple. C'est ce qu'on appelle un félétone borvable... » Il leva l'objet pour le montrer à Lucius.

Harry grogna « C'est un téléphone portable. » Mr. Weasley n'avait toujours pas appris le nom correct de ces choses.

Lucius pris le téléphone portable et l'étudia avec attention. « Et à quoi sert exactement un félétone borvable? »

Arthur sourit et sautilla dans son excitation à montrer sa collection, affichant un air bêcheur au grand blond. « Les moldus l'utilisent pour communiquer les uns avec les autres. Ils peuvent parler entre eux instantanément, où qu'ils soient, peu importe la distance. Je crois qu'ils appellent ça de la tecindologie... ou quelque chose. »

« Instantanément, vous dîtes ? » L'étude de Lucius de celui-ci semblait plus intense maintenant. « Exactement comme nos miroirs à double sens... »

« Oui, exactement comme eux. Écoutez, tout comme la magie est le cœur et l'âme de notre monde, cette tecindologie est le cœur et l'âme du leur. Ils ne sont vraiment pas aussi stupides que vous le pensez. Mais sans magie, ils ont dû s'adapter par d'autres moyens... »

« Intéressant... Vous pouvez me montrer plus de cette tecindologie ? »

« Que quelqu'un me pince, » murmura Draco. « Je crois que je rêve. »

« Moi aussi, » dirent Molly et Sirius d'une seule voix.

« Comment c'est arrivé ? » demanda Severus alors qu'ils continuaient à regarder Arthur montrer à Lucius sa collection d'artéfacts moldus. « Et pourquoi Lucius semble-t-il si intéressé ? »

« Père a toujours ce regard quand il pense à ses affaires. »

« Ses affaires ? » Harry regarda son compagnon et Draco hocha de la tête. « Me demande à quoi il pense. »

« Ils ont été forcés à bien s'entendre, » répondit Tom à la question de Severus. « Nous ne pensions pas vraiment que ça marcherait. Comment Mr. Weasley a amené Lucius ici, en premier lieu, c'est un mystère. »

« Très bien tout le monde, » Molly frappa dans ses mains. « Maintenant que nous nous sommes tous bien amusés, nous allons pouvoir dîner maintenant. » Elle ouvrit la porte du garage et plusieurs personnes ricanèrent devant l'air de lapin pris dans les phares d'une voiture de Lucius. « Pris en flagrant délit ! » s'exclamèrent Fred et George, avant d'éclater de rire.

« Imaginez le grand Lucius Malfoy intéressé par quelque chose de moldu, » dit Hermione avec un sourire espiègle.

« Dites Ouistiti ! » Ginny sortit un appareil photo de nulle part et prit une photo avant que Lucius n'ait la chance de pouvoir bouger. Puis elle regarda Blaise. « Combien penses-tu que la Gazette me paierait pour ça ? »

« Petite Weasley, je te préviens maintenant. Si je trouve ça dans le journal j'aurai ta tête. » Lucius passa majestueusement devant tout le monde avec le nez en l'air et entreprit d'ignorer toutes ces railleries.

« J'en veux une copie, » dit Harry à Ginny.

« Moi aussi. »

« Pareil ici. »

Presque tout le monde demanda une copie de la photo et Ginny promit de la distribuer une fois développée pour une somme modique.

« Zabini est en train de la corrompre ! Penser à faire payer sa chair et son sang pour une petite photo. »

« C'est une photo exceptionnelle, » répliqua-t-elle à Fred.

« C'était drôle, » dit Harry à Draco tandis qu'il lui prenait la main et ils se dirigèrent tous vers l'arrière-cour. Puisqu'il n'avait pas aidé Hermione avec les lumières, Harry offrit son aide pour mettre la table mais elle le foudroya simplement du regard.

« Tout ce que tu as à faire c'est d'agiter ta stupide baguette. Ce n'est pas du travail ça, » envoya-t-elle sèchement. Harry haussa les épaules et agita sa stupide baguette, recouvrant les tables d'une nappe de couleur vert foncé, puis il ajouta la vaisselle et ensuite la copieuse quantité de nourriture.

Quand tout le monde fut assis, Harry regarda tous les invités se mettre à remplir leur assiette et il ressentit une telle paix et un tel bonheur à les voir tous là. Il y a un an, il se serait dirigé de lui-même vers le service psychiatrique de Sainte Mangouste s'il en était venu à assister à une réunion comme celle-ci. Tout d'abord, Arthur était assis à l'une des extrémités des tables jointes avec Lucius à côté de lui, et puisque que Lucius avait été attrapé à discuter de choses moldus avec Arthur, il n'avait pas à cacher qu'il était intéressé par la collection d'Arthur, et ils continuaient leur discussion en mangeant. Sirius était assis à côté de son mari, le regardant amoureusement, la fierté brillant clairement dans ses yeux. Harry savait ce que cela signifiait pour Sirius que Lucius fasse un effort avec Arthur. Et Arthur... Arthur semblait ravi, surtout parce que Lucius avait l'air sincèrement intéressé.

À côté de Sirius, il y avait les jumeaux discutant avec Blaise et Ginny qui étaient assis en face d'eux. Molly était assise juste en face de son mari, et elle était en grande partie silencieuse, regardant tout le monde comme Harry le faisait. Près d'elle se tenait Severus, puis Tom, et les deux sorciers parlaient à voix basse d'une potion. Blaise était à côté de Tom, et Ginny était assise entre son petit ami et Harry, et bien sûr Draco était juste à côté de son âme sœur. A côté de Draco, il y avait Charlie, et en face de Charlie, Pansy.

Draco, Charlie et Pansy était en train de discuter des différents types de dragons et de l'endroit où ils faisaient habituellement leur nid. Hermione était assise en bout de table près de Pansy et elle était très silencieuse.

À la différence d'Harry et de Molly, elle n'était pas en train de se réjouir de cette réunion. Elle mangeait difficilement et regardait son assiette avec les yeux vides.

« Harry, ton dos ? » s'enquit soudainement Severus, s'adossant au dossier de sa chaise pour regarder son neveu.

Harry avala la nourriture dans sa bouche avant de répondre. « Bien, Oncle Sev. » Il surprit Draco en train de le regarder du coin de l'œil. « Je jure que je vais bien. »

« Ne me mens pas, Potter, » murmura-t-il à voix basse.

« Comment est-ce que je peux te mentir si tu n'as jamais rien demandé, Draco ? » répondit-il doucement, battant des cils et souriant comme il l'avait fait auparavant avec Severus, Lucius et Sirius. Cependant ce n'eut pas exactement le même résultat, puisque Draco n'oublia pas ce qui avait été dit. Le sourire brouilla simplement l'esprit de Draco avec du désir et il dut faire appel à tout son self-control pour s'empêcher de se transplaner lui et Harry vers un endroit plus privé. Le temps que le pouvoir du sourire s'estompe, Harry avait déjà engagé une conversation avec Ginny.

Draco roula des yeux. Harry était vraiment trop têtu parfois. C'est quand il jeta un regard sur les alentours qu'il remarqua l'état dans lequel était Hermione. « Tu ne manges pas Hermione ? »

« Je n'ai pas très faim. C'est bon, Draco. » Elle fit un sourire qu'il sut immédiatement être faux. Il ne fallait pas être la personne la plus intelligente de la planète pour comprendre pourquoi elle était peinée. Pourquoi diable Severus gardait-il ses distances ? Il pensait que son parrain et Hermione avaient tout arrangé entre eux. N'étaient-ils pas un couple désormais ?

Qu'est-ce que fait Severus assis aussi loin d'elle ? Il a changé d'avis à son sujet ?

Harry regarda par-dessus l'épaule de Ginny et envoya un regard noir à Severus. Le sorcier dut sentir ce regard parce qu'il se tourna immédiatement vers Harry et il fut surpris de l'air dangereux dans les yeux d'Harry. Je ne le laisserai pas jouer avec elle.

« Harry ? Tu as quelque chose à dire ? » demanda Severus aussi doucement qu'il le pouvait, même si trois personnes étaient assises entre eux et que ces trois-là pouvaient entendre et étaient en train d'écouter attentivement.

« Pas à ce moment précis, » répliqua-t-il et il se détourna.

Après la question de Draco, Hermione essaya de manger et d'agir comme si de rien n'était et elle entama une discussion avec Draco sur les Arts Sombres. À un moment durant leur discussion, Draco se figea et son visage pâlit. « Draco ? »

Draco ne lui répondit pas. Au lieu de cela, il se tourna vers Harry et parla à travers ses mâchoires serrées. « Harry, amour. Ta très dangereuse vipère est en train de glisser le long de ma jambe. Enlève-la, s'il te plaît. »

« Draco, tu sembles être sur le point de t'évanouir. » souligna Pansy. Harry rit et regarda sous la table où il vit en effet Lovely rampant le long de la jambe de son compagnon.

Lovely, je pense que tu te trompes de personne.

Non, Maître. Je sais que c'est ton compagnon. Il a peur des serpents ?

Il semblerait. Viens ici avant qu'il ne fasse quelque chose indigne d'un Malfoy. Crier comme une fillette, par exemple.

Un peu plus loin dans la tablée, Tom s'esclaffa bruyamment, n'essayant même pas de cacher son amusement. « Ce serait surement quelque chose, » dit-il.

Harry acquiesça mentalement et enroula Lovely autour de son cou, où elle enfouit sa tête dans ses cheveux.

« Vous vous moquez de moi, n'est-ce pas ? » Draco bouillonnait de colère. Harry utilisa son sourire une fois encore pour ne pas avoir à mentir à Draco. Cela fonctionna dans une certaine mesure. Seulement, Draco l'ignora pendant le reste du repas.

Le dîner rapidement terminé, tout le monde resta à table à discuter, pas pressé de bouger puisqu'ils s'étaient tous empiffrés. Hermione et Molly furent les seules à bouger immédiatement et Hermione aida Molly à nettoyer avant qu'elle ne dise au revoir à tout le monde sauf à Severus de la manière la plus rapide possible puis elle utilisa la cheminette pour retourner chez elle, les laissant tous étourdis après le tourbillon qu'elle avait laissé derrière elle.

Hermione fut heureuse qu'Arthur ait été capable de connecter sa cheminée au Terrier. Cela réduisait considérablement le temps de voyage. Elle se promit que le lendemain elle obtiendrait sa licence de Transplanage. Une fois qu'elle fut chez elle, elle alla directement dans sa chambre, ne prenant pas la peine de parler avec ses parents et se permit de crier sa frustration.

Severus regarda avec un pincement au cœur Hermione disparaître après avoir dit au revoir à tout le monde sauf à lui et dès qu'ils eurent tous récupéré du choc, quatorze paires d'yeux se tournèrent vers lui, le foudroyant tous du regard.

« Quoi ? » cracha-il.

« Oui, Severus, exactement. Quoi ? Quel est ton foutu problème de merde? » Cela venait de Molly qui surprit tout le groupe.

« Maman, tu as dit un gros mot ! » s'exclama Ginny.

« Pas maintenant, ma chérie. J'attends les explications de Severus. »

« Pourquoi as-tu ignoré Hermione ? Elle a été très patiente avec toi. Tu ne peux pas être chaud une minute avec elle et puis froid à la suivante ! » aboya Sirius.

Severus leur lança à tous un regard noir et se leva. « Merci pour le repas. » Il hocha sèchement la tête vers Molly et retourna chez lui.

Harry se leva immédiatement. « Il ne va pas s'échapper si facilement » Harry alla embrasser la joue de Molly, serra la main d'Arthur et hocha la tête pour tout le monde. « Je te vois dans un instant, » dit-il à Draco avant de l'embrasser légèrement puis il transplana directement dans le Manoir Snape et attendit son oncle là-bas.

Severus ne fut pas surpris de trouver Harry en train de l'attendre et il le dépassa simplement pour aller vers son cabinet, Harry le suivant de près. Il s'assit à son bureau et s'adossa contre son fauteuil, fermant les yeux avec un profond soupir. Harry prit une chaise, posa un coude sur le bureau et mit son menton sur son poing.

« Tu veux bien me dire ce qui se passe ? » demanda finalement Harry. Severus ouvrit ses yeux et dirigea son attention sur Harry

« Je n'ai pas envie de parler de ma vie amoureuse avec toi, Harry. »

« Quelle vie amoureuse ? » hurla presque Harry. « Il semble que ta vie amoureuse est inexistante ! »

« Pourquoi dois-tu être si indiscret ? J'ai déjà dit que je ne voulais pas parler de ça avec toi. »

« Je suis fouineur parce que je t'aime, » dit Harry avec honnêteté et il sourit quand les yeux de Severus s'écarquillèrent. « Oui, c'est vrai. Je dois admettre que j'aime mon oncle ; le con graisseux et sarcastique qu'est Severus Snape. Et j'aime Hermione aussi. Je ne pars pas tant que tu ne te seras pas expliqué. Est-ce que c'est parce que tu ne veux pas être avec Hermione ? Parce que si c'est le cas alors tu devrais lui dire. »

« Ce n'est pas ça, Harry. »

Severus souffla dans ses mains. Merlin, pourquoi avait-il cette discussion avec un gamin de dix-sept ans ? Il se dit qu'il devrait s'habituer à étaler ses sentiments à Harry, puisque le Gryffondor était désormais un élément permanent de sa vie et Harry n'abandonnait jamais quand il savait que quelque chose attristait quelqu'un qui comptait pour lui.

« Je ne comprends pas ta réponse. Ce n'est pas quoi ? »

« Je veux Hermione dans ma vie, » expliqua-t-il. « Mais elle est jeune. Ses sentiments peuvent changer. Je lui donne l'espace et le temps pour prendre sa décision avant que les choses n'aillent plus loin. »

« Tu as peur d'être blessé, » dit Harry en hochant de la tête. « C'est tout ce que tu as besoin de dire. Tu as peur d'être blessé. »

« Ne me fais pas passer pour une écolière insipide. »

« Alors n'essaye pas de prendre Hermione pour l'une d'elle non plus. Ce n'est plus une enfant. Hermione est une femme et elle a pris sa décision. Elle y a réfléchi et elle sait exactement ce qu'elle veut, Severus. Ça a toujours été le cas. » Harry se mit à agiter ses mains en signe d'agacement. « Elle est toujours celle qui pense bien à tout, quelle que soit la situation, ce qui me tape vraiment sur les nerfs en passant. Il n'y a pas besoin de prendre ton temps. Plus tu en prendras, plus elle doutera d'elle. »

« Elle ne devrait pas douter d'elle... »

« C'est facile à dire pour toi. Mais quand tu ressens pour quelqu'un ce qu'elle ressent pour toi, et qu'alors cette personne décide de vous ignorer, ton monde commence à s'écrouler, morceau par putain de morceau. »

« Tu parles par expérience, » murmura Severus et Harry acquiesça.

« Oui, et si Draco et moi n'avions pas été forcés à être ensemble par le lien, je ne suis pas sûr que nous nous serions révélés un jour nos sentiments l'un pour l'autre. Et ça fait mal, Severus. Ça faisait si mal de penser que Draco me haïssait. Tom a essayé d'utiliser ça contre moi alors que j'étais dans ce coma magique. Un faux Draco est venu me voir et m'a dit qu'il ne voudrait jamais de moi, qu'il ne pourrait jamais aimer quelqu'un comme moi, et qu'il serait beaucoup plus heureux si je restais piégé dans ce coma. Si le véritable Draco n'était pas alors arrivé, je serais resté là-bas, juste parce que je pensais que ça aurait rendu le Draco dans mon esprit heureux. »

« L'année dernière... L'année dernière était horrible, Severus. J'étais si déprimé, regardant Draco de loin. Et lui m'ignorant... Ça faisait foutrement mal, tu n'as pas idée. »

Severus hocha de la tête et ferma les yeux, plongé dans ses pensées. Harry ne voulait pas l'interrompre alors il se leva et alla jeter un œil à tous les livres qui tapissaient le mur. Les livres l'ennuyèrent rapidement alors il appela Merry peu après et lui demanda du lait chaud avant de se diriger vers le coffret en acajou. Il l'ouvrit et servit un verre à Severus.

« Là. Peut-être que tu as seulement besoin de te calmer. » Severus accepta avec un sourire et le but. Il regarda Harry s'éloigner à nouveau et il sourit. Il observa Harry encore un moment et fronça les sourcils quand Harry siffla de douleur après avoir tendu ses bras au-dessus de sa tête, faisant frotter sa chemise contre son dos. Harry baissa rapidement les bras et se servit du retour de l'elfe de maison pour se retenir de vérifier si Severus avait remarqué son malaise.

« Merci, Merry. Oh et un cookie ! Double merci. » Merry gloussa et s'en alla instantanément, laissant un Harry heureux en train de mâchouiller son cookie.

« Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que tu es ici, tu as besoin de manger des cookies ? » demanda Severus en se dirigeant vers Harry

« Tu as goûté ces cookies ? » Severus haussa simplement un sourcil. « C'est bien ce que je pensais. Ils sont fichtrement bons ! Tu devrais donner à Merry une augmentation ! »

Severus secoua la tête amusé. « Tu t'excites pour un cookie, Harry. Quel genre de créature des ténèbres qui se respecte es-tu ? »

« Peu importe... Tu as déjà fini de réfléchir à ta situation ? » Severus acquiesça.

« Oui. » Et puis il sourit. « Je m'excuserai auprès d'Hermione pour mon comportement demain. Maintenant, je veux voir ton dos. » Severus se déplaça pour relever le dos de la chemise d'Harry, mais l'Ukatae se dégagea rapidement.

« Non, c'est bon Oncle Sev. Hé, il n'est pas trop tard. Pourquoi n'irais-tu pas t'excuser auprès d'Hermione ce soir ? Elle pourrait mieux dormir comme ça. Comme je la connais, elle va rester debout toute la nuit à s'inquiéter, » dit Harry, utilisant le point faible de son oncle, sachant très bien que puisqu'il voulait toujours d'Hermione ça voulait dire que Severus n'aimerait pas qu'elle soit bouleversée. « Je sais où elle vit. »

« Je n'irai pas dans la maison de ses parents. Ça ne risque pas d'arriver. »

« Si tu es sérieux à propos de cette relation, tu finiras bien par y aller, » fit remarquer Harry. Mais Severus croisa simplement les bras sur son torse et secoua la tête.

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La tête d'Hermione surgit de son oreiller à la seconde où elle entendit le bruit du Transplanage, et ses yeux s'écarquillèrent quand elle vit Draco avec un sourire en coin.

« Draco ! Qu'est-ce que tu fais ici ? »

C'était étrange qu'elle ne trouve pas sa soudaine apparition dans sa chambre gênante ; surtout avec ce qu'elle portait puisqu'elle s'était déjà changée pour la nuit. Probablement parce qu'elle le connaissait si bien maintenant. Elle était tout de même curieuse de savoir pourquoi il venait juste d'entrer comme ça, et sans Harry en plus. Pendant un instant elle s'inquiéta que quelque chose ait pu arriver à Harry, mais le sourire suffisant de Draco lui disait que ça ne pouvait pas être ça.

Au lieu de dire quoi que ce soit, Draco l'étudia simplement pendant un instant. Il fronça les sourcils quand il vit qu'elle avait dû pleurer à un moment. Il repoussa ses inquiétudes quand il se rappela de la raison de sa présence en premier lieu. Et oh, elle était habillée parfaitement aussi ! Il rit intérieurement avec allégresse alors qu'il plongea en avant, la prit dans ses bras et transplana, bien qu'elle cria au scandale.

« Lâche-moi immédiatement, Draco Malfoy ! Je vais te crever les yeux ! » Hurla-t-elle quand ils réapparurent dans une pièce de son manoir. Draco l'envoya sans cérémonie sur un canapé de velours vert de style Contessa, il sourit en coin une dernière fois, puis transplana à l'extérieur de la pièce fermée à clé.

« Mais qu'est-ce qui se passe, putain ? » cria-t-elle. Hermione se leva et se dirigea vers la porte, ignorant le salon joliment décoré dans lequel elle se trouvait, uniquement pour la trouver solidement verrouillée, et merde, elle n'avait même pas sa baguette. Son menton retomba contre sa poitrine et Hermione serra les poings en tremblant. Sa magie était pompée et absorbée par son indignation et sa colère face à cette situation ; tellement que la porte se mit à trembler sous cette pression.

« Tu ne cesseras jamais de m'impressionner Hermione. Où caches-tu toute cette puissance ? »

Hermione ferma les yeux, et si possible ses poings se serrèrent encore plus fort. « Je vais tuer ces deux-là, » siffla-t-elle.

« J'avais averti Harry que tu n'apprécierais pas beaucoup d'être enlevée de chez toi. »

Severus étudia la jeune femme de l'autre côté de la pièce et comprit pourquoi elle était si en colère. Elle devait être au lit. Ses cheveux étaient relâchés et n'étaient plus raides, étant revenus à leur état sauvage et broussailleux. Il aimait sa chevelure comme ça ; complètement naturelle et indomptée. Elle était vêtue d'un débardeur noir, révélant ses bras fermes et tannés et elle portait un petit boxer rayé rouge et or, dévoilant ses longues jambes sculptées. Le moins que Draco aurait pu faire aurait été de veiller à ce qu'elle soit habillée un peu plus, mais connaissant son filleul, Draco était probablement en train d'en rire avec Harry.

« Hermione, tu veux bien me regarder ? »

La sorcière dut forcer son corps et son esprit à se détendre avant de se tourner vers lui. Elle incurva le creux de sa hanche, plaça une main dessus, alors que son autre main vint s'enrouler autour de son ventre et se mit à taper de son pied nu avec impatience. « Et que veux-tu, Severus ? »

Severus fut sur elle avant même qu'elle n'ait pu finir de parler. Elle gémit quand il la poussa contre la porte et couvrit son corps avec le sien. Ses longs doigts dont elle avait sans cesse rêvé caressaient en même temps son cou et coururent dans ses cheveux. La vision qu'elle lui avait offerte avait effacé tous les mots qu'il avait prévu de dire.

« Severus ! » gémit-elle encore quand il pressa son érection contre elle, ses yeux couleur cannelle écarquillés par la surprise s'assombrirent et étaient captivés par lui. Severus n''aurait pas été capable de reculer même s'il l'avait voulu. Au lieu de cela, il plongea sa tête et captura ses lèvres avec un baiser brûlant qui encouragea ses gémissements, les sons venant du fond de sa poitrine haletante, les piégeant tous les deux dans une étreinte passionnée. Après un moment de cajolerie, Hermione s'ouvrit à lui et il glissa sa langue à l'intérieur, grognant alors que leurs langues se rencontraient et s'enchevêtraient, leur goût se mélangeant. Severus essaya d'exprimer dans ce baiser ce qu'il voulait dire en mots et il espérait seulement que ça marcherait. Apparemment pas.

Hermione retrouva ses esprits et le repoussa suffisamment loin pour que leurs lèvres ne soient plus collées ensemble, mais Severus refusa de lâcher prise d'où son bras qui avait voyagé pour s'enrouler autour de sa taille menue.

« Je te demande de me lâcher ! Après ton abominable comportement avec moi, comme oses-tu supposer que tu peux prendre ce genre de liberté avec moi ? Tu es une plaie, Severus ! »

« J'admets, je le mérite probablement, » soupira-t-il, son souffle caressant sa joue. « Mais tu ne comprends pas ce que je ressentais. »

« Comme est-ce que je pourrais ? Tu es un sorcier peu loquace, Severus. Comment quelqu'un pourrait savoir- »

« Écoute. » Severus se pencha en avant jusqu'à ce que leurs fronts soient pressés l'un contre l'autre. « Tu es jeune, Hermione et je... eh bien je ne suis plus si jeune. »

« Tu n'es même pas encore d'âge moyen ! Pas dans les standards sorciers. »

« Tu veux bien me laisser finir ? » demanda-t-il avec une patience qu'il ne ressentait certainement pas. Surtout avec son corps chaud toujours pressé contre lui. Alors la petite diablesse bougea exprès et sourit en coin quand il gémit et ferma les yeux. Severus dut reprendre son souffle avant de pouvoir parler de nouveau.

« Je pensais que peut-être tu aurais besoin de temps avant que nous n'allions plus loin. Je ne voulais pas te faire penser... Je voulais simplement que tu sois sûre que tu saches ce que tu voulais parce que je suis vraiment certain que quand nous irons plus loin, nous irons vite. »

Hermione eut l'impression que son cœur allait surgir de sa poitrine et elle dut cligner des paupières pour chasser quelques larmes. Le regard qu'elle renvoya à Severus était si chaud, si empli d'amour, qu'il relâcha leur étreinte et recula d'un pas sous la surprise.

« Oh, Severus. Pourquoi tu n'as pas simplement dit que tu avais peur d'avoir le cœur brisé ? Espèce d'idiot ! »

Severus fronça des sourcils en direction de la sorcière. C'était la deuxième fois cette nuit qu'il était accusé par un fichu Gryffondor d'être effrayé. Il ne pouvait pas laisser passer ça. Il était un foutu Serpentard pour l'amour de Merlin !

« Je pensais qu'on avait déjà discuté de ça, » continua Hermione. « J'ai pris ma décision. Je l'ai fait avant même que je ne pense que toi et moi c'était possible et je ne changerai pas d'avis » Hermione prit sa main et le guida en arrière vers le canapé. Elle le poussa sur le dos puis se mit à califourchon sur ses cuisses. « Je te pardonne de m'avoir ignorée. »

« Merci. »

Les mains larges de Severus glissèrent sur la peau douce de ses épaules pour caresser son dos tandis que la bouche d'Hermione était douce et chaude sur la sienne, révélant ses désirs longtemps enfouis. Alors qu'il se laissait noyer sous les attentions d'Hermione, Severus jura qu'il ne la fuirait plus jamais.

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Bien après ce chapitre amusant, on va continuer notre périple avec quelque chose de peut-être moins sympa avec un chapitre qui annonce la couleur dès le titre : "Vous êtes Surveillés"...

Dans le prochain chapitre :

« Notre recherche est terminée, » dit à voix basse l'une des ombres nouvellement arrivée, le doux son féminin tintant dans l'air, la terre autour d'eux caressée par une langue qui n'avait pas été entendue depuis des siècles.

« Nous sommes sûrs ? » murmura la première ombre.

« Il n'y a aucun doute, » lui répondit une autre d'un ton dur. « Le pouvoir de deux très puissantes auras d'Ukatae s'écoule du manoir. »

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... OUiiiiiiii, ils arrivent enfin ! Ces OCs tant attendu et appréciés de la team, vous verrez, vous ne serez pas déçus. Je sais que beaucoup de lecteurs peuvent grincer des dents en cas d'OC important dans le récit, mais là, promis, ils sont presque nécéssaire.

Allez, petit jeu, i ukatae, vous réussirez à deviner les genres ? Combien d'homme et de femme ?