Titre : Nous ne sommes pas des anges.

Rating : M, slash hpdm, lemon prévu mais pas pour tout de suite...

Spoilers : I/II/III/IV/V.

Synopsis : Lorsqu'une certaine salle de Poudlard n'en fait qu'à sa tête, et exauce un souhait, il vaut mieux ne pas demander n'importe quoi ! (Suite d'Angel.)

Disclaimer : tous les personnages, lieux cités sont la propriété de JK Rowling, sauf ceux que j'ai inventé.


BONNE LECTURE !!

Chapitre 25 : Les deux princes

- Tu es amoureux de moi ?

Drago acquiesça, un sourire timide aux lèvres.

- Tu es sérieux.

- Le plus sérieux du monde.

Harry fronça les sourcils et se remit en marche. Drago le regarda partir, sceptique avant de le rejoindre en courant.

- C'est tout l'effet que ça te fait ?

- Comment veux-tu que je réagisse ? Demanda-t-il en soupirant.

- Je ne sais pas ! Je pensais que tu serais content !

Harry accéléra le mouvement.

- Attends-moi !

Drago le retint par le bras, l'arrêtant presque.

- J'ai l'impression que tu t'enfuis.

- Pas… pas du tout…

- Alors qu'est-ce que tu as ?

Il hésita, avant de parler.

- Drago… j'ai…

Il s'éclaircit la voix.

- Merci pour la déclaration, mais…

Le blond le lâcha immédiatement.

- Mais quoi ?

- Mais qu'est-ce que tu croyais ? Que j'allais sauter en l'air et remercier Merlin parce que le grand Drago Malefoy se rendait enfin compte qu'il m'aimait !

- Je n'en attendais pas autant, mais oui quelque chose dans le genre !

Harry hocha la tête.

- C'est trop tard…

- J'ai mis du temps, oui mais…

- C'est trop tard, répéta Harry énervé.

- Pourquoi ?

- Je ne veux pas retombé dans la déprime, Drago. Je veux dire… je ne peux plus te faire confiance !

- Ne dis pas ça, Harry.

- Il t'a fallu presque six mois pour te rendre compte de tes sentiments, Drago !

- Je sais oui… mais…

- Je ne veux plus être torturé !

- Non, bien sûr que non…

- Je ne veux plus souffrir, Dray. Tu m'as tué…

- J'en suis désolé, Harry… Je jure de te rendre heureux…

Le cœur battant, Drago s'approcha du survivant.

- Laisse-moi une chance, laisse-nous une chance…

Harry recula d'un pas.

- Non…

- Harry… s'il-te-plait…

- Non… répéta le Gryffondor, les yeux brillants.

Le blond soupira.

- Très bien…

Il s'éclaircit la voix.

- Très bien, réitéra-t-il. Je peux t'accompagner à ton dortoir ?

- J'ai besoin d'être seul…

Harry lui fit un sourire triste et le laissa seul dans les couloirs de Poudlard. Le cœur battant à tout rompre, il se mit à courir. Il était accablé, ému, fatigué tant de sentiments contradictoires se mêlaient en lui, qu'il avait l'impression d'imploser. Alors les larmes se mirent à couler et sans pouvoir les retenir, il se mit à pleurer encore et encore. Il s'arrêta dans un couloir isolé, à bout de force et se laissa tomber derrière une armure en bronze. Là, caché de tous, il laissa libre court à sa tristesse.

Ce sont ses pleurs que Sirius entendit. Il se laissa guider et trouva son filleul étendu sur le sol. Il fronça les sourcils et s'accroupit près de lui.

- Harry, murmura-t-il, Harry.

Le brun se redressa et essuya ses yeux.

- Ca ne va pas ?

Il renifla.

- Viens, dit-il.

Harry se leva et aidé de Sirius, il marcha jusqu'à son appartement. Son parrain ne lui demanda rien, il l'entraina dans sa chambre et lui céda son lit. Harry pleura une grande partie de la nuit avant de s'endormir, épuisé.

Le lendemain matin, il se réveilla avec des cernes et les yeux rougis. Il salua Sirius d'une voix incertaine et vint s'installer près de lui.

- Merci pour hier.

- De rien… tu veux déjeuner ? Tes cours commencent bientôt…

- Je n'ai pas mes affaires, murmura-t-il.

Tu veux rester ici ? Tu as cours avec Remus, je peux lui dire que tu es fatigué.

- Je veux bien, merci…

- Tu veux que j'appelle Dobby… il pourra t'apporter de quoi manger.

- C'est gentil, Sirius…

- Retourne te coucher, je vais faire le nécessaire et quand tu te réveilleras tout t'attendra ici.

- Merci beaucoup, Sirius…

Harry retourna se coucher et son parrain soupira. Il alla rejoindre la salle des professeurs et excusa Harry auprès de Remus.

- Qu'est-ce qu'il a ?

- Je crois qu'il est très fatigué.

Remus acquiesça.

- Il est surchargé de travail, répliqua-t-il, c'est normal qu'il soit éreinté.

- J'ai commandé un petit-déjeuner pour lui. Il a une tête à faire peur.

- Qui a une tête à faire peur ?

Sirius soupira.

- Harry, répondit-il tout de même.

- Qu'est-ce qui lui arrive ? Demanda Rogue un rictus aux lèvres.

- Il est fatigué.

- Mon cours de magie l'a exténué ?

- Je ne crois pas, répliqua Sirius.

Rogue haussa les épaules.

- Il est toujours en conflit avec Drago, déclara Remus.

- Comment tu le sais ? Demanda Sirius.

- J'ai croisé Drago, hier soir, il avait l'air mal en point.

- Et tu penses que Potter y est pour quelque chose.

- Je crois qu'ils sont en cours de réconciliation, reprit Remus. Ils se sont blessés et il faudra un peu de temps pour que tout redevienne comme avant.

- Je ne savais pas que tu étais un expert en amour, se moqua Sirius.

- Je suis plutôt observateur.

- En tout cas, j'espère que les résultats de mon meilleur élève ne vont pas en pâtir à cause de vous, grogna Severus.

- Pourquoi se serait de notre faute ? Demanda Sirius.

- Disons plutôt de la tienne, répliqua Lupin.

- Tu as réussi à me convaincre de reformer des groupes, tout ça pour que ces deux là se réconcilient.

- Il a fait la même chose pour mon cours, répliqua Remus.

- Je voulais simplement les aider.

- C'est gagné, murmura Severus.

- Oh et puis merd… merlin ! Ils n'ont qu'à se débrouiller !

- J'espère que Potter sera là pour mon cours !

- Je ne promets rien, répliqua l'animagus.

- Harry va si mal que ça ? S'inquiéta Remus.

- Je ne sais pas… Il n'a pas envie de parler. Si tu veux le voir, il est chez moi, je pense que ça lui fera plaisir.

Vendredi, premier cours de la journée…

- Je crois qu'il est nécessaire d'apprendre à canaliser votre énergie. Le sort d'Aura est extrêmement difficile à lancer.

- Quel est l'intérêt de ce sort ? Demanda Millicent.

- Quelqu'un à la réponse ?

Lupin observa la classe.

- Oui Monsieur Black.

- Il s'agit d'augmenter notre capacité magique durant un lapse de temps plus ou moins long, répondit Lilian.

- Y a-t-il des effets indésirables ? S'inquiéta Neville.

- Hé bien, commença lupin en se caressant le menton. Après avoir utilisé ce sort, on peut être, juste pour un temps, dépourvu de magie.

- C'est-à-dire ? Demanda Ron.

- Nos réserves ne sont pas illimités, continua le professeur. Quand on utilise un sort, n'importe lequel, une petite partie de notre magie s'évade, et plus le sort est important, plus notre stock diminuera.

- Logique, murmura Drago.

Estéban acquiesça.

- L'Aura étant un sort de catégorie A, il est donc évident que votre réservoir magique après l'avoir lancé sera quasiment nul.

- Pendant combien de temps au juste ? Demanda Hermione.

- Cela varie d'une personne à l'autre. Vous, étudiant, continua-t-il en souriant, il vous faudra probablement dix bonnes minutes pour récupérer un tiers de vos pouvoirs.

- Vous voulez dire qu'on sera de parfait Cracmol ! S'offusqua Pansy.

- En quelque sorte oui, miss Parkinson, acquiesça lupin.

- Je crois qu'il existe un sort similaire pratiqué par les sorciers asiatiques, commença Lilian, mais il faut maitriser les sorts sans baguette.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Padma.

- La magie en extrême orient, s'utilise rarement avec des baguettes. Ils manipulent leur magie en faisant des signes complexes avec les mains et cela leur permet de jeter des sorts. Ici, nous faisons des gestes avec notre baguette, eux utilisent leurs mains. Je vais vous montrer.

Lupin se leva et fit face à la classe. Il colla ses mains l'une contre l'autre, puis croisa tous ses doigts sauf l'index et le majeur. Il ne se passa rien pendant au moins une minute, puis une petite aura bleu se matérialisa au niveau de ses pieds avant d'augmenter considérablement. Quelques instants plus tard, il baignait dans une lumière bleutée et les élèves purent ressentir toute sa puissance.

- Ouah ! S'exclama Ron. C'est génial.

Lupin décroisa les doigts et sourit à ses élèves.

- Cette concentration magique peut être utilisé soit en lançant un sort et là ce sera l'équivalent de notre sortilège Aura, soit en la projetant dans une partie de notre corps.

- Qu'est-ce que vous voulez dire ? Questionna Hermione.

- C'est-à-dire pour augmenter nos capacités lors d'un combat rapproché, projeter notre magie dans le poing pendant un coup etc.

- Vous pouvez le faire ? Demanda Estéban.

- Je ne suis pas très doué, mais j'ai quelques bases, répondit lupin en souriant.

Il prit sa baguette et matérialisa un rocher. Il était grand, énorme et massif. Remus se concentra à nouveau, la magie vint tournoyer autour de lui avant de disparaitre et de se matérialiser autour de son poing. Il frappa la pierre. Il y eut un grand bruit de fracas. Le rocher avait littéralement explosé sous le coup.

Plusieurs étudiant en restèrent bouche-bée.

- Super !

Ils se mirent à applaudir, excité.

- Vous devez nous apprendre ça ! S'exclama Drago.

Vendredi après-midi, histoire de la magie…

- Je me demande ce qui se passe.

- De quoi tu parles Lilian ? Demanda Tony.

- Vous n'avez pas vu qu'Harry n'était pas là.

- Si bien sur, répondit son frère, mais il est peut-être fatigué… il avait un cours hier soir avec Rogue.

- Hum…

- A quoi tu penses ? Demanda Clara.

- Je trouve Drago bizarre aujourd'hui.

- Vraiment, dit Estéban, se tournant pour mieux observer son père.

- Arrête, il va te voir !

Estéban haussa les épaules.

- Tu le trouves bizarre ?

- Oui, pas toi ?

- Pas plus que d'habitude, répondit Estéban.

- Moi je trouve qu'il a l'air fatigué, répliqua Tony.

- Tu crois qu'il s'est disputé avec Harry ? Demanda Sam qui se trouvait devant les jumeaux.

- Sans doute.

- Il devait le voir hier. Je lui ai dit qu'Harry avait cours avec Rogue. Il m'a dit qu'il allait le rejoindre.

- Il allait le voir quasiment tous les soirs, déclara Lilian. Harry me l'a dit.

- Et donc ? Demanda Estéban.

- Je crois que Drago lui a dit… annonça Sam.

Samedi, 14 heures, chambre du préfet-en-chef...

- Raconte.

- Il n'y a rien à raconter…

Blaise leva les yeux au ciel.

- Tu étais censé aller parler à Harry jeudi soir. Comme on n'a pas croisé le prince des Gryffondor depuis, on peut en conclure que ça s'est mal passé.

Drago poussa un soupir à fendre l'âme puis vint s'asseoir dans un fauteuil près de sa cheminée.

- Il m'a jeté.

Théo pouffa.

- Je ne trouve pas ça drôle ! S'exclama le Serpentard de mauvaises humeurs.

- Désolé. Mais c'était prévisible.

Drago croisa les bras.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda Blaise.

- Il a dit que c'était trop tard… que je m'étais réveillé trop tard.

- Il abuse, quand même, répliqua Blaise.

- Je trouve aussi, mentit Théo.

- Arrêtez…

Théo haussa les épaules.

- Harry a raison. Tu t'es réveillé trop tard… mais tout n'est pas perdu.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Drago… Harry n'a pas fait surface depuis ta déclaration… il réfléchit, j'en suis sûre.

- Et qu'est-ce qui te fait dire ça ?

- Ma copine qui est une membre active des Gryffondor et qui connait Harry mieux que lui-même.

- J'oubliais que tu sortais avec Granger !

- Elle m'a dit qu'il t'aimait encore et qu'il mettra un certain temps avant de mettre sa fierté de côté !

- Tout ça, c'est une histoire de fierté ! Grogna le Serpentard.

- Heu Drago… c'est quand même toi qui n'as pas voulu avouer tes sentiments parce que tu trouvais cela embarrassant !

- Mouais… mais ce n'était pas par fierté !

Blaise soupira.

- Tu es irrécupérable.

- J'en ai marre de vous deux !

Théo se mit à rire.

- Mais bien sûr !

- Et si tu allais le chercher, au lieu de grogner ici ! Déclara Blaise.

- Je ne sais pas où il est. Ron m'a dit qu'il ne l'avait pas vu non plus.

- Il doit être chez Sirius, répliqua Théo. Prend ton courage à deux mains et vas-y !

- Je ne suis pas courageux… je suis un Serpentard.

Dimanche après-midi, appartement de Sirius Black...

- Je t'en prie, Sirius, laisse-moi le voir.

- Désolé, mais Harry ne veut voir personne.

- S'il-te-plait ! Minauda Drago.

- Ce n'est pas contre toi…

- Je t'ai quand même dit s'il-te-plait ! Répliqua Drago. Est-ce que tu t'en rends bien compte !

Sirius se mit à rire.

- Oui, je m'en rends bien compte, Drago, mais je suis désolé, Harry m'a bien dit de ne laisser personne rentrer.

- Quand tu dis personne, c'est vraiment personne… ou Lilian a pu le voir ?

Sirius lui fit un sourire compatissant.

- J'ai également refusé l'accès aux jumeaux… rassuré ?

- Pas vraiment…

- Je ne sais pas ce qu'il a, mais ne t'inquiète, il va s'en remettre et refaire surface.

- ça fait trois jours…

- Je crois qu'il a besoin d'un peu de temps.

Sirius soupira.

- Ecoute Drago, si demain, il reste encore enfermé chez moi en disant qu'il ne veut voir personne, je le virerai et je t'appellerai illico pour venir le récupérer. D'accord ?

Drago fronça les sourcils.

- D'accord, soupira-t-il. Désolé de t'avoir dérangé.

- Tu ne me déranges pas.

Drago lui fit un signe de tête et laissa son cousin. Il marcha dans les couloirs étrangement silencieux de l'école et alla rejoindre la salle de Poudlard. Quelques personnes s'y attardaient en ce dimanche après-midi et il décida d'aller s'asseoir seul près de la grande cheminée. Il se sentait triste et morne. Son cœur trop sollicité ces derniers temps, lui rendait la monnaie de sa pièce en lui infligeant des douleurs atroces pour le jeune homme. Il détestait le sentir se serrer ou battre rapidement. Il détestait avoir mal. Il détestait souffrir d'amour. Il regarda le feu danser dans l'âtre et repensa à sa conversation avec Harry. Il ne pouvait que se gifler mentalement. Le survivant avait raison. Il ne pouvait plus se permettre d'attendre quoique se soit de la part de Drago. Il ne pouvait qu'être déçu.

- Drago ?

Il leva les yeux et fit un pâle sourire à Estéban.

- Salut.

- Qu'est-ce que tu as ? Tu fais une tête ! Dit-il en s'asseyant.

- Je suis fatigué.

- ça se voit…

- Qu'est-ce qui t'amènes ? Demanda Drago.

- J'avais besoin de marcher et je t'ai vu…

- Et tu t'es dit que tu allais m'ennuyer ?

Estéban sourit.

- Plutôt que j'allais te remonter le moral. On dirait que tu vas nous faire une dépression.

- N'importe quoi… les dépressions sont bonnes pour les moldus !

Estéban leva les yeux au ciel.

- Tu sais… je crois que tu devrais te ressaisir… je veux dire… que si tu veux récupérer Harry, il va falloir que tu lui démontres que tu es mieux que mon frère.

- C'est pas gagné.

- Ne dis pas de bêtise !

- Tu ne soutiens pas ton frère ?

- Non… il a Sam.

Il lui fit un grand sourire.

- N'abandonnes pas, Drago.

Lundi matin…

Lorsqu'il reprit enfin conscience trois jours venaient de s'écouler. Il était resté chez Sirius et n'était pas sortit de ses appartements, ne désirant voir personne et ne parler surtout à personne.

Trois jours durant lesquels, il avait pensé à Drago et à sa déclaration. Plus Harry avait songé à ses mots et plus il déprimait. Il n'arrivait pas à se raisonner. Son cœur réclamait Drago à grand coup poing et sa raison refusait de lui donner satisfaction. Il ne pouvait se résoudre à le choisir, craignant d'avoir mal et plus encore.

Alors au matin du quatrième jour, Harry prit une décision. Il se leva, laissa un mot à Sirius et quitta ses appartements. Il devait rentrer chez lui, chez les Gryffondor.

Il faisait à peine jour et tout le monde dormait dans son dortoir. Harry prit de quoi se changer et alla dans la salle de bain, où il prit une douche bouillante. La chaleur lui fit le plus grand bien. Il se demandait comment ses amis allaient réagir en le voyant.

Il mit un uniforme propre, n'essaya même pas de se coiffer et il récupéra ses affaire de cours avant de quitter la chambre. Il devait le voir et lui parler. Harry rejoignit la Grande Salle. Son premier cours ne débutait pas avant deux heures et la salle était sinistrement vide. Il se mordit la lèvre hésitant puis fit demi-tour. Il monta rapidement les marches du grand escalier et se mit à courir dans les couloirs déserts de l'école. Quelques tableaux se mirent à grincher mais il s'en fichait. Il devait faire vite. Il s'arrêta devant le tableau de James le conquérant et lui fit un pâle sourire.

- Leader.

Il pénétra dans la salle commune. Elle était silencieuse à cette heure matinale. Il tendit l'oreille mais n'entendit rien. Il marcha jusqu'à la porte de Drago et frappa trois coup. Harry patienta. Le cœur battant, il se demandait s'il n'avait pas fait une erreur en venant réveiller le préfet-en-chef. Il était peut-être déjà parti, ou il était peut-être en bonne compagnie. Son cœur se serra, avant de se remettre à battre frénétiquement. Il poussa un profond soupir et refrappa à la porte.

Il attendit encore un peu, avant de faire demi-tour. Drago n'était pas là. Il était presque arrivé au tableau, quand il entendit la porte s'ouvrir.

- Harry ? Chuchota Drago.

Le Gryffondor ne put que le trouver très beau. Le Serpentard était à peine réveillé. Il était torse nu et portait un bas de pyjama noir. Ses cheveux mi-longs ondulaient légèrement, vestige probable d'une natte passée. Ses yeux encore empreint de fatigué se posèrent sur Harry.

Drago avança, pied nu.

- Je rêve ?

Harry rigola.

- Je te réveille, j'en suis désolé.

- Non… je ne rêve pas, murmura Drago.

Harry sourit au jeune homme.

- Tu veux rentrer ?

- Oui, je ne veux pas qu'Hermione me voit.

Drago acquiesça. Il laissa Harry passé et il ferma derrière lui. Il alla s'asseoir sur son lit, se passant une main dans les cheveux avant d'attraper sa baguette et de se jeter un sort de toilette instantanée.

- On peut discuter maintenant, répliqua-t-il.

Drago attrapa un tee-shirt et l'enfila rapidement.

- Je ne voulais pas te réveiller, dit-il en regardant autour de lui. Tu as une jolie chambre.

- Merci… et ne t'inquiète pas… nos cours ne commencent que dans…

Il regarda sa montre.

- Moins de deux heures… j'ai le temps de m'en remettre ! Que puis-je faire pour toi ?

- Je… pas grand-chose… je…

- Tu vas bien ?

- Oui… oui… ça va… pourquoi ?

- Tu n'es pas venu en cours vendredi… et on ne t'a pas vu du weekend… Sirius ne voulait pas que je vienne te voir.

- Tu es passé ?

- Oui… je voulais m'excuser pour… pour ma déclaration… je ne voulais pas te mettre mal à l'aise.

- Non… ce n'est pas ça…

- Ne t'inquiète pas… j'ai compris. Je me suis réveillé trop tard, comme aujourd'hui. Tu as toujours de l'avance sur moi, on dirait.

Harry lui sourit de nouveau.

- Je n'ai pas de l'avance…

- Les Gryffondor sont en avance pour ce genre de chose. Quand vous aimez quelque chose ou quelqu'un vous n'avez pas peur de le crier sur tous les toits. Nous… moi… c'est plus compliqué. On est plus réservé.

- Mais tu l'as fait.

- Oui, je crois que j'ai pris un peu de votre légendaire courage. Mais je regrette à présent.

- Pourquoi ?

- Tu as été absent trois jours ! Répliqua Drago. Je t'ai déboussolé à ce point ?

- Je devais faire le point, Dray.

- Tu pensais à Lilian ?

- Lilian n'a rien à voir là dedans.

- Tu es bien avec lui, non ?

Harry soupira.

- C'est compliqué.

- Qu'y a-t-il de compliqué ?

- Tout.

- En effet, c'est vaste.

- Drago, je…

Harry soupira.

- J'ai été touché par ce que tu m'as dit et ça m'a bouleversé.

- Je sais que tu aurais préféré entendre ces mots plus tôt.

- Je ne peux pas dire le contraire.

- Tu crois qu'un jour tu pourras me pardonner ?

- Drago… je ne t'en veux plus. J'ai pu constater les efforts que tu as faits depuis la rentrée. Je ne suis pas aveugle.

- Je n'ai rien fait de particulier… mentit-il.

Harry vint s'asseoir près de Drago. Il l'observa attentivement, ne pouvant s'empêcher de sourire.

- Je me dois aussi d'être courageux, dit-il enfin. Si tu as réussi à me dire ce que tu ressentais, je crois que je peux en faire autant.

Drago se sentit tout un coup mal à l'aise. Il croisa les bras et se mit à croquer sa lèvre supérieure.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Drago… j'ai beaucoup réfléchi… ça m'a pris trois jours mais j'ai enfin pris une décision.

- Je t'écoute, chuchota-t-il le cœur battant.

Harry inspira puis souffla.

- Je t'aime Drago.

Il se mit à sourire.

- Je t'aime et ça fait des mois ou même peut-être des années. Ça m'a prit du temps pour me faire à cette idée et quand je te l'ai dit… ça n'avait rien de romantique ou de préparer… s'est sorti, tout simplement. Donc je comprends ton mal aise. Je le comprends maintenant que j'ai vécu la même chose… il t'a fallu six mois pour comprendre que tu m'aimais… je crois qu'il m'a fallu plus de temps.

Drago sourit.

- Qu'est-ce que je dois comprendre, Harry ?

Le Gryffondor se mit à rire.

- Tout simplement que je t'aime à en crever… c'est tout !

Les larmes lui montèrent aux yeux. La gorge serrée, il ne put s'empêcher de prendre Harry dans ses bras.

Un grand sourire aux lèvres, Drago était comblé. Il avait Harry près de lui et son cœur qui battait la chamade, lui faisait mal dans la poitrine. Il le lâcha et le dévora des yeux.

- Je t'aime aussi.

Harry lui fit un sourire resplendissant. Il passa délicatement sa main dans les cheveux ondulés de Drago. Il lui caressa la joue, lui replaçant une mèche avant de ravir ses lèvres. C'était plus qu'un baiser. Un souhait de la part d'Harry. Une promesse de la part de Drago.

L'échange se fit plus intense et Harry imposa sa langue au jeune homme qui se dépêcha d'ouvrir la bouche pour l'accueillir. Cela faisait plus de six mois qu'ils étaient séparés et Harry avait oublié à quel point embrasser Drago était délicieux. C'était comme une explosion de saveur, un goût mentholé, sucré, alcoolisé quelque fois. C'était une sensation : de l'avoir près de lui, magique, d'entendre sa respiration s'accélérer, merveilleuse et de voir son regard s'assombrir, divine. Drago lui avait manqué.

Le blond avait exactement le même cheminement de pensée. Si ce n'est la crainte de le perdre en plus. Maintenant qu'il était amoureux, et que ses sentiments étaient partagés, il se demandait comment faire pour ne pas le décevoir. Harry était si gentil, parfait petit Gryffondor amoureux de la vie. Lui, il était cynique, Serpentard dégouté du genre humain. Alors voilà, il serrait Harry dans ses bras et ne voulait surtout pas le laisser partir. Il le voulait près de lui encore et encore. Toujours.

Drago était resté sage pendant le temps de leur séparation et il ne put s'empêcher d'être en colère en pensant à Harry et à Lilian. Il lâcha les lèvres de son ami et Harry vit tout de suite que quelque chose n'allait pas.

- Qu'est-ce que tu as ?

Drago se leva, prit sa baguette et boucla la porte. Il insonorisa sa chambre avant de faire face à Harry.

- Je crois qu'on doit discuter.

Harry haussa les sourcils.

- C'est pour ça que tu boucles ta chambre ?

- Non, je ne veux pas être dérangé.

- Je t'écoute.

- Harry… tu as quitté Lilian ?

Le Gryffondor soupira.

- Je ne veux pas être ton amant… je te veux pour moi tout seul !

Harry ne put dissimuler son rougissement, et cela le fit rire.

- Pourquoi tu ris ? Demanda Drago.

- On dirait une midinette, répliqua-t-il hilare.

Drago fronça les sourcils.

- Je rougis… je crois que j'ai du mal avec les compliments.

Drago croisa les bras.

- Je te promets de parler à Lilian. Ca te va ?

- Hum…

Harry se leva et se planta devant lui.

- Tu m'en veux ?

- Oui, répliqua Drago boudeur.

- Pourquoi ?

- Parce que Lilian.

- Que reproches-tu à Lilian ?

- Il est… il est… on dirait moi ! En Gryffondor !

Harry éclata de rire.

- Ne dis pas n'importe quoi.

- Tu ne l'as pas remarqué ?

- Je ne vois pas de quoi tu veux parler.

- Je veux dire qu'il parle comme moi… ou qu'il a des intonations de voix proche de la mienne… et c'est pareil pour Estéban.

- Ils t'apprécient voilà tout.

- Tellement que Lilian s'est dépêché de te mettre le grappin dessus, quand il apprit qu'on était séparé.

- Drago, que veux-tu que je te dise ?

- Que tu ne regretteras jamais… d'être revenu…

Harry lui fit un sourire radieux avant de le prendre dans ses bras.

- Je te le promets. Je ferai le nécessaire…

- On le fera.

Harry soupira. Il se dégagea de son étreinte et lui fit face.

- Lilian m'a beaucoup aidé… ne lui en veut pas.

- C'est plus fort que moi !

- Drago… Lilian est un ami précieux…

- Je sais…

Il poussa un profond soupir, qui fit mal au cœur à Harry.

- Nous ne sommes pas sortit ensemble, Dray, avoua-t-il.

Le Serpentard leva immédiatement le regard.

- Oui, répliqua Harry, nous faisions semblant.

- Tu rigoles.

- Non… il ne s'est jamais rien passé entre nous.

- Mais il a rompu avec Sam !

Harry sourit.

- Ils sont toujours ensemble.

- Mais…

Drago fronça les sourcils.

- Je ne comprends plus rien.

Il s'assit sur son lit.

- Tu veux dire que depuis le début, Lilian et Sam sont ensemble et que toi et lui…

- Il n'y a jamais rien eu, affirma le Gryffondor.

- Mais… Sam m'a dit qu'il était triste d'avoir perdu Angel… oh le fourbe !

Harry ricana.

- Oh le sale petit fourbe ! Saleté de Gryffondor !

- Mais non…

- Vous vous êtes foutu de moi !

Harry détourna les yeux.

- Vous m'avez tendu un piège !

- Pourquoi tu dis ça !

- Tout le monde m'a dit que vous étiez ensemble.

- Sans doute parce que tout le monde pensait cela…

- Tu n'as jamais su mentir !

- Je ne mens pas, Drago !

Harry soupira, puis vint s'assoir à son tour.

- Ecoute Dray, je ne t'ai jamais dit que j'étais avec Lilian… c'est toi qui a cru cela…

- Tu n'as jamais nié non plus !

- Bon, je suis désolé ! Tu me pardonnes ?

- Non !

Harry leva les yeux au ciel.

- Vous avez dû bien rire en me voyant si bête.

- Non pas vraiment. Lilian voulait plutôt te faire la tête au carré !

- Qu'est-ce que ça veut dire ?

- Hum… il voulait te rouer de coup jusqu'à ce que tu avoues ton amour pour moi.

Drago pouffa.

- N'importe quoi… Il voulait me rosser ?

Harry acquiesça.

- Ron aussi.

- Tu m'en diras tant.

- Hermione également…

- Je crois que j'ai compris.

Harry se mit à rire.

- Tout le monde est au courant pour nous.

- Etait, répliqua Harry.

- Oui… était… Comment la prit Ron ?

- Plutôt bien… il est venu me voir et on a beaucoup parlé.

- Hum… Blaise et Théo aussi m'ont parlé.

- Grande discussion entre Serpentard.

- Pas vraiment, on aurait plutôt dit une discussion entre moi, le vilain Serpentard et eux les nouveaux Gryffondor !

Harry se mit à rire.

- Je ne reconnais plus mes amis ! Vous les avez rendus mielleux !

Harry rit de plus belle.

- Tu racontes vraiment n'importe quoi.

- C'est toi qui me fais cet effet là…

Harry leva les yeux au ciel.

- Effectivement, je commence même à te rendre mielleux.

- Oui, sourit Drago, complètement !

Le cœur d'Harry se serra dans sa poitrine.

- Je suis apaisé, dit-il. Tu sais, j'ai beaucoup hésité durant ces trois jours.

- Mais tu as décidé de me donner une chance.

- Ces quelques mois ont été difficile…

Harry soupira. Il retira ses lunettes.

- Je peux te le dire maintenant… j'ai regretté ce que je t'ai dit lors de notre rupture.

- Tu étais en colère…

- Oui… mais je suis désolé…

- Harry, ne t'excuse pas… c'est plutôt à moi de le faire…

Drago s'éclaircit la voix.

- Ecoute… si j'ai rompu… c'est parce que je devais le faire…

- De quoi tu parles ?

- Ma mère… Harry… quand elle est venue, elle m'a convaincu de le faire.

- Comment elle a su pour nous ?

- Je ne sais pas, elle n'a jamais voulu me le dire.

- Rogue.

- Je pense aussi.

- Ta mère voulait qu'on se quitte.

- Oui… elle m'a parlé d'une prophétie… selon laquelle j'allais avoir des enfants formidables qui allaient changer le monde sorcier.

- Et tu penses qu'elle t'a dit la vérité ?

- Je ne sais pas… de toute façon si je dois avoir des enfants, je ne risque pas de les faire maintenant…

- ça c'est sûr…

- Il faut déjà que l'on survive à tout ça.

Harry poussa un soupir à fendre l'âme.

- Tes enfants vont changer le monde. C'est génial.

- Elle ment peut-être.

- Ou peut-être pas, répondit Harry. J'ai bien ma prophétie moi.

Drago acquiesça.

- J'ai tellement de chose à te dire et à te demander.

Harry lui sourit.

- Quelle chose ?

- Comment se passe tes entraînements… comment c'était la France, est-ce que tu as revu Ali ?

- Mes cours se passent bien… j'apprends pleins de choses, même si je ne sais pas si je serai prêts un jour.

- Tu le seras, je t'aiderai !

Harry sourit.

- La France c'était bien… mais j'aurai vraiment aimé être avec toi. J'ai revu Ali et Maud… c'était vraiment bien et toi, tes vacances ?

- Pas terrible. Severus n'était pas souvent là et je n'avais pas le droit de sortir tout seul.

- A cause de ton père.

- Oui… il me bousille l'existence.

- Désolé.

Drago haussa les épaules.

- Ma mère s'inquiète pour ma sécurité. Elle croit que je vais me faire tuer…

- Elle a peur à cause de moi.

- Oui, avoua Drago.

- Elle a raison.

- En même temps, c'est la guerre, on risque nos vies tous les jours.

- Tu n'y es pas obligé.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? Demanda Drago.

- Rien… rien du tout.

Drago baisa le front d'Harry, puis captura ses lèvres.

- Je reste près de toi, susurra-t-il. Nos cours commencent bientôt…

- Et si on restait ici… murmura Harry.

- Avec plaisir…

- Tu crois que nous allons voir Harry aujourd'hui ?

- J'en sais rien, répliqua Estéban à son frère.

Lilian poussa un profond soupir.

- Je me demande ce qu'il s'est passé.

- Moi je sais, déclara Blaise en s'installant près des jumeaux.

Ils étaient dans la serre numéro 7 et attendaient l'arrivée du professeur Chourave.

- Qui te l'a dit ? Demanda aussitôt Lilian.

- Drago.

- Drago ! S'étonna Estéban.

- Je lui ai tiré les vers du nez.

- Comment tu as fait ? S'enquit Lilian.

- Secret, répondit Blaise.

Estéban et Lilian acquiescèrent.

- Alors ?

- Hé bien… apparemment Drago a dit à Harry ce qu'il ressentait pour lui.

- C'est-à-dire ? Murmura Lilian.

- Il lui a dit qu'il l'aimait.

Lilian étouffa un cri de justesse.

- Quand ? Interrogea Estéban.

- Jeudi soir, à tous les coups, déclara Lilian fou de joie.

Blaise l'admit.

- Qu'a dit Harry ?

- Je crois que c'est évident.

- Hé bien pas vraiment, annonça Estéban.

- Il l'a rembarré, affirma Blaise.

- Franchement je ne comprends plus rien, répliqua Estéban. C'est Drago qui devrait être anéanti, pas Harry !

- Tu ne vois pas ce qu'il se passe ? demanda Lilian.

- Non, je ne vois pas.

- Harry aime Drago et je crois qu'il a été choqué par la déclaration.

Blaise haussa les épaules.

- D'après Drago, Harry lui a dit que c'était trop tard.

- Trop tard ! S'exclama Estéban agacé. Ça me saoule.

- Qu'est-ce qui t'arrive ? Interrogea Lilian.

- J'en ai marre ! Harry qui déprime parce que Drago lui a dit qu'il l'aimait ! Nan, mais franchement… c'est complètement stupide !

Blaise pouffa.

- Salut les jumeaux, Blaise !

- Salut Ron.

- Vous n'avez pas vu Harry ?

Estéban soupira, agacé.

- Non, pourquoi ? Dit Lilian.

Ron posa ses affaires sur le sol et s'installa sur le tabouret près de Blaise.

- J'ai croisé Sirius en venant, il m'a dit qu'Harry avait quitté son appartement.

- Quand ?

- Apparemment ce matin, déclara Ron. Il devait passer au dortoir avant d'aller en cours.

- Et tu ne l'as pas vu ?

- Non, Lilian. Je n'aurai pas posé la question autrement.

Estéban fronça les sourcils.

- Ou il est ?

- Avec Drago, répliqua Hermione en s'installant.

Lilian se tourna vers la jeune fille.

- Comment tu le sais ?

- D'après James le conquérant, Harry est entré dans notre salle commune très tôt ce matin.

Blaise se mit à rire.

- Foutu tableau.

- Bonjour tout le monde !

- Bonjour professeur Chourave !

- Donc on est sûr, dit Sam.

- L'info nous vient d'Hermione. Harry et Drago se sont remis ensemble, dit Clara.

- Comment elle le sait ? Demanda Kelly.

- C'est James qui lui a dit, répliqua Estéban.

- Qui est James ? Demanda Clara.

- Le tableau qui cache la salle commune des préfets-en-chef, répondit Kelly.

- Hum… je vois…

Le double cours de botanique avait été dense et ils n'avaient pas eu le temps de discuter à loisir. Ils le faisaient maintenant, car ils savaient que le professeur Binns ne leur ferait aucune remarque.

- En fait, on n'est sûr de rien, dit Estéban. Ok, Harry est entré dans la chambre de Drago, mais rien ne nous dit qu'ils se sont réconciliés.

- Que veux-tu qu'ils fassent dans une chambre ? Demanda Tony.

Estéban et Lilian grimacèrent.

- Oh arrête ! Dirent-ils en cœur.

Tony rigola.

- On pourrait aller voir, répliqua Clara.

- Voir quoi ? Se moqua Kelly.

- Harry et Drago en pleine action ! Plaisanta sucette.

- Tu veux que je te vomisse dessus !

- Je plaisante, Lilian.

- Ouais, mais arrête ! C'est carrément écœurant d'imaginer ses parents entrain de… beurk !

Ils se moquèrent de lui.

- Quoiqu'il en soit, l'info est sûre puisqu'elle nous vient de James.

- Qu'est-ce que je vais leur dirent.

- Il n'y a rien à dire, Harry.

- On peut toujours leur dire la vérité.

- Je suis sur qu'ils le savent déjà.

- Comment ?

- Hé bien, tout d'abord, tu es parti de chez Sirius ce matin. Donc à coup sûr, il a du demandé aux Gryffondor s'ils t'avaient vu. Ils ont répondu non, puisque tu es venu me voir et que tout le monde dormait chez vous. Qui as-tu croisé sur la route ?

- Personne.

- Tu veux dire tous les tableaux de l'école.

- Oh bon sang.

Drago acquiesça.

- Hé oui, tu as parlé à James le Conquérant de la lumière, ou plutôt James le plus grand bavard de Poudlard. Ton arrivée dans le dortoir des préfets-en-chef a du faire le tour de tous les tableaux de l'école.

- Super.

- Comme tu dis.

- Bon… je crois que je vais aller affronter nos amis.

Drago lui sourit. Il se leva et regarda sa montre.

- Il est bientôt midi…

- On pourrait aller déjeuner dans la Grande Salle et aller en cours, dit Harry.

- Je croyais que tu passais la journée avec moi.

- Oui, mais en cours ! On a déjà loupé ce matin… et moi vendredi tout la journée.

- Très bien… je vais me préparer.

- Je t'attends dans la salle commune.

Drago se pencha et embrassa tendrement Harry.

- Je t'aime, murmura-t-il.

Harry lui fit un sourire radieux.

- J'y vais… A tout de suite.

Drago alla s'enfermé dans la salle de bain.

Harry se leva avant de soupirer. Il avait enfin franchi le cap et il était content de l'avoir fait. Quand il repensait à tout cela, il avait l'impression d'avoir rêvé. Le temps était passé si vite. Du jour au lendemain, il avait perdu Lilian, Estéban, puis Drago. Il s'était senti si seul pendant cette période. Si isolé, qu'il se demandait comment il avait fait pour arriver à quelque chose. Il n'aurait pu imaginer qu'il pouvait souffrir autant.

Harry avait été comblé d'amour et d'amitié, puis plus rien. C'était difficile à vivre et il avait eu du mal à gérer tout ça. Mais c'était passé. Il les avait récupéré tous les trois.

Il sourit en pensant à son amant. Il l'aimait tant. Harry récupéra ses affaires et sortit de la chambre. Il était content et enfin serein. Il pouvait enfin affronter Voldemort et tous ses sbires, car maintenant il était sûr d'arriver à quelque chose qui pouvait être positif.


voilà, finish ! Je n'ai pas terminé le chapitre 26 ! Mais je vais faire de mon mieux.

gros bisous ! J'attends vos commentaires pour ce chapitre ^^ !

à bientot Demone !