Et nous arrivons à l'épilogue que cette fanfiction, bonne fin de lecture !
25 Décembre 1882
Il ne me reste plus beaucoup de place pour écrire, je vais donc résumer ce dernier mois dans cette unique page.
À la fin Novembre, j'ai réuni tout mon courage en écrivant une lettre à Elisa. Lui disant que malgré toutes les excuses du monde, mon acte de lâcheté était tout à fait impardonnable ; ce n'était qu'à moitié mentir que de lui dire que je m'étais rendu compte, avant de fuir, non sans effroi, que je la voyais plus comme une sœur qu'une épouse. La seconde partie de vérité tenue sous secret ne l'aurait que blesser davantage. Je l'aide en lui léguant mes biens qui sont restés à Londres. Certes, ce n'est pas grand-chose, mais notre union ne lui aurait pas apporté plus. Je lui ai demandé si, malgré tout, nous pouvions rester en bons termes.
Je n'attendais pas de réponse, pourtant, ce matin, je reçus de ses nouvelles : une carte très courte qui se finissait avec ses vœux de bonheur pour Noël. Je pense que ses lettres se feront plus longues et plus chaleureuses au fil du temps.
Concernant ma situation avec mon partenaire ; aux yeux de Montpellier, Sherlock Holmes et moi sommes colocataires, deux excellents amis. Mais entre nous, nous sommes bien plus que ça. Pour n'éveiller aucun soupçon -les rumeurs disent que les français sont beaucoup plus indulgents que les anglais pour ce genre de relation, mais ne jouons pas avec le feu…-, un lit s'est rajouté dans notre appartement. Mais il n'est pas rare qu'il reste inoccupé pendant plusieurs jours à la suite.
Enfin, la vraie raison est que Holmes a l'habitude de s'endormir n'importe où après avoir veillé pendant une semaine, se privant de sommeil pour résoudre une énigme.
Quant à son addiction pour la cocaïne, il fait la sourde oreille à toutes mes protestations, mais les injections sont de moins en moins fréquentes tant qu'il s'occupe l'esprit avec un casse-tête ou une nouvelle énigme.
Aussi étrange que cela puisse paraître, Holmes est devenu ce qu'il aime appeler, avec cet éclat de fierté qui lui est propre, « un détective consultant », l'unique du pays et sûrement du continent. Chaque client vient frapper à notre porte pour lui présenter un problème brumeux (disparition, mort étrange…). Holmes m'a déjà entraîné sur deux scènes de crime et sur la piste d'un enlèvement, bien qu'au début, je n'étais pas sûr de vouloir l'accompagner dans ces étranges cavales. Mais finalement, mon ami m'a contaminé de cette passion pour les mystères (quoique, mon cas doit être moins alarmant que le sien).
Quant à moi, je partage ma clientèle avec ce cher Mr. Phelps. À propos de Mr. Barney, mon vieux patient qui m'a été d'un grand réconfort, je lui ai écrit une lettre pour le remercier de sa compréhension et je lui laissais par la même occasion l'adresse d'un compère qui était tout aussi compétent que moi. Malheureusement, la lettre me revint une semaine plus tard en m'annonçant que mon patient était décédé depuis mi-Novembre. Je regrette de ne pas l'avoir remercié plus tôt…
Nous vivons donc modestement, mais cela nous suffit amplement.
Mais je crains que Holmes ne finisse cette soirée en ruminant dans son fauteuil : un homicide admirablement complexe dans le voisinage serait un magnifique cadeau de Noël pour lui, mais je ne peux pas souhaiter le malheur des autres !
De mon côté, je ne souhaite qu'une chose : pourvu que l'année 1883 soit riche en rebondissements pour que nous ne nous ennuyons pas.
Merci à tous ceux qui ont suivit cette histoire jusqu'au bout, c'est loin d'être la dernière fic que j'écris sur Sherlock Holmes. N'hésitez pas à me dire vos impressions, avis, etc... J'y répondrai individuellement.
Merci aussi pour les encouragements et les compliments, ça me va toujours droit au cœur ! À bientôt j'espère !
