VifyCriki : super, je suis contente que ca te plaise. J'espère qu'il en sera de même pour cette suite !

Liily54 : Oui oui je sais, tu adore Luna et Draco et ils ne sont pas assez présent. Que dire pour ma défence ? Je suis désolé mais ce n'est toujours pas pour maintenant. Mais j'espère que la suite te plaire tout de même ! (et tes longues reviews bizarre sont marrantes au contraire !)

hmechu95670 : ah t'as vu y'a encore ton nom ! Hum... c'est vrai que je verais bien Ron dire un truc comme ca, c'est comme ca qu'on l'aime notre rouquin ! Fan de Draco ? Tout tout comme moi ;) ! Ah Aaron ben oui je sais c'était assez ambigu entre lui et Harry, c'était pas vraiment fait expres, faut juste savoir qu'il l'aime vraiiiiiiiiment beaucoup ! Eh oui, Aaron est beau et notre heros ne pouvait que le remarquer. Ce qui ne veut pas dire qu'il va piquer le mec de son père... quoi que... enfin bref Draco n'a pas recut cette lettre ci et nooon Pansy va pas le laisser tomber même s'ils passent moins de temps ensemble, c'est vrai. Hum... euh coté hypnose je pense que devrais encore un peu t'entrainer. : )

Chapitre 23 : capture

1 Février 1996

Ses yeux papillonnèrent un instant avant de s'ouvrir complètement. Noir, fut sa première pensée. Sa main se posa sur le sommet de son crane et des gémissements franchirent la barrière de ses lèvres. Aucun souvenir ne lui revenait et la tête lui tournait désagréablement. Ses bras et ses jambes se tendirent dans le vide pour en tester les articulations. Ses mains tâtèrent son corps et le sol l'entourant, à la recherche de sa baguette. Evidemment, ses ravisseur la lui avait retirée. Sa bouche laissa échapper un juron et la fine silhouette se mit à quatre pattes, avançant à tâtons pour délimiter l'espace dans lequel elle semblait enfermée.

Quatre murs aux parois humide l'entourait et une odeur de moisit semblait s'élever de partout. Ne sachant que faire d'autre, elle s'assit en tailleur à quelques centimètres d'un des murs où coulait une sorte de liquide gluant et malodorant, essayant de toutes ses forces à se souvenir des événements ayant précédé son éveil.

Un bruit léger, comme un souffle interrompit sa concentration. Fronçant les sourcils, la silhouette dans l'ombre tendit l'oreille afin d'apercevoir l'origine du son. Il était si faible qu'avec la panique du réveil elle ne l'avait pas perçut. Se remettant à quatre pattes, elle suivit le son avant de s'arrêter en sentant quelque chose de moue sous ses mains. Elle passa ses doigts dessus et appuya sur le milieux, il s'agissait d'un corps, mais dans l'obscurité, impossible de savoir de qui il s'agissait exactement.

Ses mains remontèrent vers ce qui semblait être un visage et ses doigts en redessinèrent les traits. Un sourire étira ses lèvres quand son majeur effleura une cicatrice en forme d'éclair sur le front. Le prenant par les épaules, elle le secoua vigoureusement pour le réveiller. Une plainte s'éleva de la bouche de l'endormie et elle sourit de plus belle.

- Debout, Harry.

Un grognement, un bruit de froissement de tissu et Harry se releva, se tenant la tête en gémissant et en marmonnant des paroles inintelligibles.

- Susan, c'est toi ?

La jeune Poufsouffle entoura ses épaules de ses bras et le serra fort contre elle.

- J'ai eu peur qu'ils t'aient mis dans une autre cellule, chuchota-t-elle.

- Alors on s'est fait prendre ? demanda le brun de la même façon.

- Oui, sinon nous ne serions pas là !

- Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Susan fronça les sourcils, tentant de remettre ses idées en place.

- Les Mangemorts nous ont attaqués à Pré-au-lard. J'étais sous ton apparence et j'ai tenté de les attaquer par le côté, comme on avait dit. Et puis... plus rien. Je ne me souviens plus de ce qui s'est passé avant qu'on ne se retrouve ici. Mais c'était prévu, n'est ce pas ? Dis moi qu'on est pas foutu !

- Si Luna a comprit le message, on a une chance de s'en sortir.

- Et dans le cas contraire ? murmura-t-elle, essayant, sans succès de cacher la peur et le doute qui l'habitait.

- Dans le cas contraire on va devoir se débrouiller seuls pour sortir entier d'ici.

oOo

- Où sont Harry et Bones ? demanda Ron à Hermione pour la troisième fois au moins.

Ils se trouvaient dans la grande salle pour le déjeuné et avec le brouhaha ambiant, Ron, paniqué, n'entendait pas la réponse de son amie, assise en face de lui. Le silence tomba d'un seul coup lorsque Dumbledore passa les portes de la grande salle. Il traversa l'allée entre la table de Poufsouffle et de Serdaigle sous les regard attentifs des élèves. Il croisa ses mains dans son dos et balaya la salle du regard.

- Vous vous posez surement des questions au sujet de ce qui s'est passé aujourd'hui dans le village de Pré-au-lard. Je ne peux que vous dire ce que vous avez déjà tous pu constater : Vous-Savez-Qui est passé à l'attaque. J'imagine que vous avez également remarqué que certains de vos camarades manquaient à l'appel, je vous prie de ne pas vous inquiéter, les Aurors sont à leur recherche en ce moment même et ils réintégrerons les classes sous peu. En attendant, vous n'avez pas à vous inquiéter. Mais par mesure de sécurité, je suis dans l'obligation d'interdire toute sortie en dehors du château.

Un concert de protestation s'éleva, il leva la main pour les faire taire.

- Les cours reprendrons donc normalement demain. Sur ce, bonne appétit.

Il s'assit, tournant son attention sur la nourriture. Des murmures s'élevèrent de toutes les tables.

- Il est sérieux là ? s'insurgea un rouquin à la table des Gryffondors. Il s'attend vraiment à ce qu'on reprenne les cours sans se poser de questions ?

- Écoute, Ron, de toute façon, nous ne pouvons rien faire.

- Et qu'est-ce que tu proposes alors, qu'on reste là les bras croisés et qu'on attende de voir si les Aurors retrouvent Harry un jour ?!

- Bien sûr que non, pour qui tu me prends ? Je te rappelle qu'Harry est aussi mon ami. Ce que je veux dire, c'est qu'on devrait faire profile bas. Dumbledore s'est qu'on ne laisserait pas Harry comme ça, sans savoir où il se trouve ou même s'il est vivant. Je ne sais pas ce que mijote le directeur mais on va trouver une solution, seulement, il va falloir rester discret.

Ron soupira, rassuré.

- Bon, qu'est-ce que tu proposes ?

- On ira demander de l'aide au professeur de Défense.

Le Gryffondor se raidit. Il était vraiment prêt à tout pour Harry, mais il y avait quand même des limite. Le vampire lui faisait froid dans le dos. Lui et son regard rouge sang, comme prêt à vous sauter dessus à la première occasion, lui et ses canines qu'il faisait parfois volontairement dépasser de ses lèvres pour vous faire frissonner, lui et son visage plus froid et glacial que Snape lui même, lui et ses pas silencieux qui le permettait de surgir n'importe où sans se faire remarquer, faisant frôler la crise cardiaque à quiconque se laisserait surprendre... Non, l'approcher était tout bonnement inconcevable. Il prenait bien trop de plaisir à terroriser tout le monde sur son passage.

- Non, c'est hors de question.

- Ron, je sais bien qu'il te fait peur mais il faut bien commencer les recherches par quelque part. Et puis Harry nous a dit qu'il l'appréciait énormément ce n'est certainement pas pour rien !

- Non, pas lui. Commençons plutôt par le moins risqué.

- C'est à dire ? soupira Hermione.

- On a qu'à aller parler à Hooper, Lovegood et toute la clique. Et ensuite, si vraiiiiiment on est pas plus avancé, on ira... on ira voir...

Ron déglutit difficilement. Hermione leva les yeux au ciel mais fini par hocher la tête.

- D'accord, on fait comme ça.

oOo

Alors que Malfoy se levait de table pour rejoindre la bibliothèque, il sentit un bras l'agripper et le mener avec lui. Il fut surprit par l'expression sérieuse du visage de son meilleur ami et suivit sans rechigner. L'autre Serpentard les mena jusque dans leur dortoir avant de fermer la porte derrière eux. Il se mit à marcher de long en large tandis que Draco s'asseyait sur son lit, les jambes croisées.

- Blaise ? Il y a un problème ?

- Oui ! répondit le Serpentard en s'arrêtant brutalement devant lui. Il y a un problème. Où est Potter ?

- Quoi ? Qu'est-ce que j'en sais, moi ?

- Draco !

- Je suis sérieux, j'ai aucune idée d'où il peut être, chez Voldemort, peut-être.

- Et ça ne te fait rien ?

- Qu'est-ce que tu voudrais que ça me fasse ?

Zabini se remit à marcher de long en large devant le blond, les mains croisées dans le dos, le visage crispé. Il poussa un long soupir avant de prendre la chaise de son bureau et de la placer en face de son ami.

- Je n'ai rien dit parce que j'attendais que tu m'en parle, mais j'ai bien remarqué que ces derniers temps tu t'étais rapproché de lui. Je l'ai surprit à te masser dans le dortoir il y a deux semaines, mais là encore je n'ai rien dit. En plein milieux d'un couloir, tu l'attrape et t'enferme avec lui dans une salle de classe. Tu ne peux pas passer un repas sans poser tes yeux sur lui au moins un bon millier de fois. Tu n'écoute jamais rien à ce que je te dit et même dans les couloirs, tu jettes des coups d'œil partout à sa recherche. Il t'arrive de disparaître pendant quelques heures et je te retrouve ensuite à marcher tranquillement à côté de lui et Pansy.

Il s'interrompit et le regarda fixement pendant un moment.

- Et avec tout ça, que crois tu que je pense, moi ?

- Euh... aucune idée.

Blaise détourna un moment, les traits crispé. Draco se doutait bien que son ami attendait quelque chose en particulier, mais ne savait pas vraiment quoi dire.

- Tu sais, j'ai vraiment l'impression de ne plus compter pour toi.

- Ce n'est pas le cas.

- Alors prouve le moi et explique moi ce qui se passe... De quoi as-tu peur ? ajouta-t-il devant le silence du blond. Tu sais très bien que quoi que tu me dises, je ne le répéterais pas. Tu n'as pas confiance en moi ?

- C'est pas ça.

- Dis moi, j'ai besoin de savoir ! Je.. j'ai l'impression de ne servir à rien. Je pensais que je comptais pour toi et je me rends compte qu'en fait c'est complètement faux. Tu sais quoi, tant que tu y es, ne m'adresse plus jamais la parole.

Il se leva pour quitter le dortoir.

- Blaise, s'il te plait.

Celui-ci se retourna, à quelques pas de la porte pour lui faire face.

- Potter sais des choses sur toi que je ne sais pas. Potter accapare toute ton attention. Potter est tellement dans tes pensées que pour toi je n'existe plus. Si tu savais le nombre de choses que je crève de te dire depuis des semaines ! Enfin, bon, tu n'en as rien à faire de toute façon.

Il sortit et claqua la porte derrière lui. Draco se prit la tête entre les mains. Il ne voulait pas perdre Blaise, ça, c'était certain, mais il ne se sentait pas capable de lui dire. En gros Blaise lui laissait le choix : c'était Potter ou lui.

Potter ou Blaise ? Le choix était vite fait ! Il se leva et se précipita sur la porte pour l'ouvrir à la volé et...

- ... Dix !

- Blaise ? s'exclama le blond, surprit de le voir l'attendre devant la porte du dortoir avec un sourire.

- Tu m'aimes trop pour me laisser tomber, Draco, si il y a bien une chose dont je suis sûr, c'est ça... mais bon, il t'a quand même fallut dix seconde pour réagir.

- Salaud !

- Je t'aime aussi. Bon alors, tu te décide à me parler ?

Draco attrapa sa cravate et le tira avec lui dans le dortoir.

oOo

- Tu veux dire que tu... waoo... c'est trop... waoo !

- Non, Blaise, ce n'est pas waoo du tout. C'est horrible, tu ne peux pas savoir à quel point c'est dur de ne pas sauter à la gorge du premier venu, j'ai faillit tuer un Poufsouffle. D'ailleurs je crois l'avoir traumatisé.

- On s'en fiche, t'es un vampire, mec, et ça, c'est cool.

Le blond lui lança un regard tellement noir que son sourire fini par s'effacer... un court instant. Il lui avait fallut s'y reprendre à trois fois avant de finalement lâcher le morceau.

- D'accord, peut-être que pour toi ce n'est pas si cool, désolé. Mais alors, comment tu fait pour ne pas craquer ?

- Devis est là pour m'en dissuader. Et puis je chasse, la nuit.

- Ah, c'est donc pour ça que tu disparais ? Javais essayé de te suivre une fois, avant de te perdre dans la forêt et décider de faire demi-tour.

- Tu m'as suivit ?

- Juste une fois.

Ils étaient face à face, assis sur le lit du blond. Même s'il avait eut du mal à commencer, Draco avait fini par prendre plus d'assurance et à raconter le récit des derniers mois avec plus de facilité, d'autant plus que le sourire de son ami l'y aidait. Il avait semblé surprit, intrigué, anxieux, embarrassé, excité, suspicieux même, mais à aucun moment il n'avait montré une quelconque colère. C'était dans ce genre de moment que Draco se disait qu'il avait vraiment de la chance de l'avoir. Même si jamais il ne l'aurait dit de vive voix, les cheville de Blaise étaient bien assez gonflées comme ça pour qu'il en rajoute.

- Et Pré-au-lard, alors ? Je n'ai pas bien compris ce qui s'est passé.

- Moi non plus. Les Mangemorts ont attaqués, c'est tout ce que je sais. Potter a sans doute voulu jouer les héros et s'est donc fait attraper.

- Et tu t'en fiche ?

- Pour quelle raison est-ce que je devrais m'en préoccuper ?

- T'as le béguin, non ?

- QUOI ? RÉPÈTE ÇA UN PEU POUR VOIR !

- Calme Drake, tout doux hein.

- M'appelle pas comme ça !

- Je trouve que ça fait très vampire, et ça te vas plutôt bien.

- Crétin !

- Non, mais plus sérieusement, Drake (le blond soupira, abandonnant la partie), t'as pas le béguin pour Potter ?

- Pourquoi aurais-je le béguin pour lui ? Tu me prends pour qui, pour l'une de ses groupies ?

- Désolé, mais franchement, le fait que tu passe du temps avec lui laisse penser certaines choses.

- Dans ce cas j'ai aussi le béguin pour Devis. Et Pansy. Et Lovegood. Et Hooper. Et...

- Ok, j'ai compris ce que tu veux dire. Mais quand même, tu passe plus de temps avec lui qu'avec les autres.

- C'est juste que... commença-t-il avant de s'interrompre et regarder ailleurs.

- Oh, c'est en rapport avec l'honteux secret que tu ne veux pas partager avec moi et dont seul Potter est au courant ?

Malfoy hocha la tête avant de reposer timidement ses yeux sur lui.

- Un secret à la fois ? soupira Blaise.

- Un secret à la fois... Sinon... tout à l'heure tu avais dit que tu avais des choses à me dire. Bah maintenant que je t'ai tout dit, à ton tour.

- J'ai dit quelque chose, moi, m'en souviens pas.

- Blaise ? Tu sais, ça fait un moment que j'ai rien mordu et ça me démange vachement ! Veux-tu être ma première... enfin, non, ma deuxième victime humaine ?

- Euh... non, désolé mais ça ne me dis pas trop.

- Alors parle !

- J'ai rien à dire. Oh, et on a un devoir de Défense pour demain et si tu ne le fait pas, tu vas encore t'en prendre plein la figure.

Alors qu'il se relevait du lit, Draco le retint par le bras, montrant dangereusement les crocs, le regard sombre.

- Je ne ferais pas ça si j'était toi.

- ... T'es sexy quand tu fais ça, fit remarquer le Serpentard avec un sourire, s'efforçant de ne pas frissonner.

- Dis pas de conneries. Dis ce que tu a à dire ou je te promet que tu regrettera de m'avoir fait tout ce cinéma pour que je parle.

Blaise parut hésiter un moment avant de soupirer, d'hocher la tête et d'aller fouiller dans ses affaires pour en sortir une lettre. Les paupières plissées, Draco parcouru la missive rapidement avant de poser son regard sur son ami qui semblait attendre une réaction.

- Quand est-ce que tu as reçut ça ?

- D'après ce que tu m'as dit, quelques semaines après que tu es reçut la tienne.

oOo

Alors que Ron et Hermione se rendait à la bibliothèque, ils croisèrent Luna dans le couloir, les sourcils froncés, la main droite caressant le mur. Ron fit la grimace mais Hermione l'interpella, la sortant de sa rêverie. Elle se tourna vers eux avec un sourire.

- Oh, bonjour.

- Bonjour Luna, comment vas-tu ?

- Bien et vous ?

- Et bien non, on a un petit problème et espérions que tu pourrais nous aider.

- Ah bon, qu'y a -t-il ?

- Harry a disparut, tu sais ce qu'il s'est passé ?

- Non, mais Poudlard était en train de le dire, je viendrais vous voir quand j'en saurais un peu plus.

Hermione et Ron se jetèrent un coup d'œil, un peu déconcertés, avant que la jeune préfète ne sourit poliment.

- D'accord, à plus tard alors.

Luna hocha la tête et perdit son sourire quand ils disparurent au détour d'un couloir. Sa main se posa de nouveau sur le mur et ses traits se crispèrent. La préfète de Gryffondor semblait s'être imprégnée de l'énergie qui se dégageait des murs. C'était étrange mais pas impossible. Voilà pourquoi elle semblait ne pas se souvenir de se qu'elle avait fait la veille au matin avant qu'on la retrouve assise dans le parc sans cape ni veste. Ses sourcils se froncèrent. Comment l'entité avait-elle prit possession du corps de la Gryffondor et surtout, pourquoi faire ?

Avec un soupire, elle continua son chemin, montant les marches jusqu'au troisième étage suivant la mince énergie qui s'était superposée à celle ayant fait son apparition en même temps qu'Aaron au château. Elle ne l'avait pas sentit avant il y a quelques heures et lui semblait étrangement familière. C'est comme si elle l'avait déjà rencontrée, côtoyée. C'était étrange mais cette énergie n'éveillait aucune méfiance en elle alors elle continua de la suivre. Celle-ci s'arrêtait pas loin de la tout d'astronomie, dans un couloir très peu fréquentée. Elle se baissa, posant un genoux sur le sol dur et, après avoir regardé rapidement autour d'elle, retira sa chemise et déballa ses longues ailes. Elles étaient grandes, translucides et légèrement scintillantes. Semblables à des ailes de libellules. Elles frétillèrent un instant avant de se déployer complètement.

Elles se mirent à briller plus intensément, comme aspirant la lumière qui perçait les fenêtres. La halo que formait ses ailes se concentra sur ses mains plaquées à plat sur la façade de pierre sombre, toujours accroupi sur le sol. Un petit cercle de pierre s'en détacha, fit un tout complet, se retournant vers l'intérieur du mur. Encastré dans la pierre se trouvait une fiole. Elle l'en sortit, le mur reprit sa forme initial et se relevant, elle remballa ses ailes avant de remettre sa chemise. Sur le flacon, une petite étiquette : Harry Black.

oOo

- Ça fait combien de temps qu'on est là à ton avis ?

- Aucune idée, Susan.

- Tu pense qu'ils vont nous laisser moisir ici ?

- Peut-être.

- J'ai faim !

- Moi aussi.

La jeune fille soupira et s'allongea sur le sol. Celui-ci était peut-être dégoûtant, mais il l'était bien moins que les murs. Il lui semblait qu'elle s'était réveillé il y a des heures. Son ventre grognait depuis un moment, s'accordant parfaitement avec celui d'Harry qui lui faisait écho. Et pour couronner le tout, elle n'avait même pas sa baguette pour y voir un minimum. Elle n'était certes pas claustrophobe, mais il y avait de forte chance pour que ça arrive. Il fallait absolument qu'elle sorte de là au risque de devenir folle.

- Respire, doucement, profondément. Ton souffle et si fort que je n'entends que ça.

- Désolé, soupira la jeune fille, mais franchement, j'en ai assez d'être dans cet endroit qui pu le moisit. J'ai mal au bras et aux jambes et j'ai faim !

Un nouveau silence les recouvrit. Harry se redressa soudain, tendant l'oreille, reniflant l'air. Un petit couinement sortit de ses lèvres.

- Susan, il y a quelqu'un qui arrive.

- Ok, fit-elle en se redressant tel un ressort, on fait comme on a dit.

Tâtons les murs avec une grimasse de dégoût, ils se positionnèrent de chaque côté de la lourde porte métallique. Il attendirent quelques secondes et se tendirent lorsque la porte commença à s'ouvrit. Malgré la soudaine luminosité qui lui brûla les yeux, Harry leva sa main droite et asséna un coup dans la nuque du Mangemort à l'aide du manche de son poignard. Susan lui donna un coup dans les parties avant de le retourner sur le dos. Elle examina son visage un moment avant de fermer les yeux et de prendre sa forme.

Harry déglutit difficilement en voyant son amie prendre le visage du Mangemort à la figure striée de contusions. Il y avait même une partie de son visage qui avait été brûlée ! Il était absolument horrible à regarder et malgré lui, Harry détourna le regard.

- Non, franchement, ils auraient put choisir quelqu'un de plus glamour !

Le visage du Mangemort se déforma en une sorte de sourire amusé. Absolument effrayant.

- Tu passe trop de temps avec Pansy, fit Susan de sa voix horriblement grave et cassé, elle t'a contaminée.

- Je t'aimes vraiment beaucoup Susan, mais... épargne mes oreilles !

Elle haussa les épaules, traîna le corps évanouit dans le fond de la cellule, récupéra la baguette du sorcier, tenta de s'habituer un instant à la luminosité nouvelle et d'un coup de menton, montra la sortie à Harry qui hocha la tête et la suivit.

Ils sortirent pour se retrouver dans un couloir sombre seulement éclairé par quelques torches réparties à égal distance sur les murs. L'obscurité qui les avait recouvert pendant trop longtemps semblait rendre la faible lumière aveuglante. Ils durent raser les murs pour ne pas ce faire remarquer. A plusieurs reprises, Susan dû avancer seule en éclaireur afin de vérifier le passage où, bien plus de fois qu'ils ne l'auraient cru, éloigner d'autre Mangemorts.

- Eh Creg, où sont Potter et sa copine ? demanda finalement l'un des Mangemort.

- Dans la cellule, pourquoi ?

- Je t'avais demandé d'aller les chercher triple idiot !

Harry, dissimulé derrière un mur, haussa un sourcils. Creg, puisque c'était comme ça que s'appelait le Mangemort dont Susan avait prit l'apparence, faisait bien deux tête de plus que son collègue. Susan, qui semblait s'en être rendu compte également, avança vers l'autre, les points serrés, la baguette pointé vers son collègue.

- Qui est-ce que tu traites de triple idiot, veracrasse ?

- Qu'est-ce qui te prends ? demanda l'autre, les sourcils froncés, la baguette brandit. Tu t'es trouvé un neurone dans le couloir ou quoi ? Va chercher Potter, le Maître attend et tu sais qu'il déteste ça.

Comprenant que ce Creg devait être un ami de Crabbe et Goyle, Susan prit un air idiot, baissant sa baguette et, se frottant le crane d'un air encore plus stupide fit demi tour. L'autre Mangemort le regarda s'éloigner avec méprit avant de tourner les talons.

- On a eut chaud sur ce coup là, mieux vaut éviter de rencontrer ses copains. Surtout que ce Creg semble être un abrutit.

Susan hocha la tête et lui fit signe de la suivre. Ils s'éloignèrent le plus possible de l'endroit où ils avaient croisés l'autre Mangemort. Ils ne savaient quoi mais quelque chose semblait se passer au sein de... l'endroit où ils se trouvaient. Il y avait de plus en plus d'agitation dans les couloir et éviter de croiser des Mangemorts était devenu mission presque impossible. Alors que quelqu'un marchait à grand pas vers eux, ils se tassèrent contre le mur... qui coulissa sur lui-même, révélant une salle cachée.

Harry écarquilla les yeux en détaillant la pièce. Contrairement à ce qu'ils avaient vu jusqu'à présent, cette pièce était éclairée. Elle était assez petite. Ses murs, plutôt bas, était peint en vert. Il n'y avait presque rien excepté une table carrée au milieu de la salle, recouverte d'une nappe du même vert que les murs et, sur elle, était posé des bougies. Sur les parois vertes étaient tracés des dessins dorés et argentés d'une finesse et d'une beauté envoûtante. Ils s'approchèrent tous deux pour les détailler de plus près. Harry posa le bout de son index sur un tracé argenté et en retraça le dessin. Alors qu'il le suivait pendant presque deux minutes, il s'arrêta soudain, ses yeux s'écarquillant de stupeur. Il fit un pas en arrière. Ce dessin... C'était exactement le même que celui tatoué sur le dos de Draco Malfoy.

En y regardant plus précisément, les paupières plissées, il se rendit compte que le dessin qu'il avait reconnu n'était qu'un fragment de ce qui semblait être un puzzle qui devait, à vu de nez, être composé de trois partie. Il fit marcher ses méninge plus rapidement. Si une partie était inscrite sur le dos de Malfoy, il était probable que deux autres personnes portaient les deux autres parties du dessin. Sentant qu'il tenait quelque chose, il recula de quelques pas et, faisant un effort surhumain, il tenta de retenir le dessin.

- Leo ?

Ne t'inquiète pas Harry, c'est enregistré.

- Nous en auront peut-être besoin.

Pour Malfoy ? fit Leo d'une voix emplit de sous-entendus.

- La ferme.

Susan et Harry se retournèrent soudain en voyant le pan du mur coulisser. La première, surprise et prise d'une soudaine pulsion pointa la baguette sur le nouveau venu.

- Stupefix !

Harry écarquilla les yeux en détaillant la silhouette qui avait été projeté contre le mur, évanouie : Peter Pettigrew.

oOo

- Sirius calme toi.

- Harry s'est fait capturer, Harry s'est fait capturer, Harry s'est fait capturer, Harry s'est fait capturer...

- Sirius, mon amour.

- Non, diablotin, tu ne comprends pas. Mon fils s'est fait capturer !

- Tu l'as répété assez de fois pour qu'on s'en rendent compte, intervint Pansy, assise sur un canapé. Et puisque Harry s'est fait capturer, tu te sens obligé de m'étouffer.

- Je ne t'étouffe pas, je te garde en sécurité. Harry s'est fait capturer, Harry s'est fait capturer, Harry s'est fait capturer...

Sirius ne cessait d'aller et venir dans la pièce en répétant ces mots, comme s'ils avaient le pouvoir de lui rendre son fils.

- Sirius, tu sais qu'Harry est fort. Et puis Leo est avec lui, même s'ils lui ont prit sa baguette, ils ne peuvent lui prendre Leo !

- M'en fiche, moi, je veux qu'on me le rende, en attendant, toi, tu bouges pas !

- Demain c'est lundi, tu compte me garder demain aussi ?

- Jusqu'à ce qu'on me rende Harry et que je suis sûr qu'il ne vous arrivera rien, n'y à l'un, ni à l'autre.

- Qu'est-ce que tu peux être étouffant. Je commence à regretter le Mangemort distant qui se disait mon père.

Le regard blessé que lui jeta Sirius lui fit baisser la tête.

- Désolé, je... je ne le pensais pas.

Il se laissa lourdement tomber dans un fauteuil, lassé de faire les cents pas. Aaron vint s'installer sur ses genoux et enfouit son visage dans son cou.

- Arrête de t'inquiéter, il va bien, j'en suis certain.

- Et puis ça fait un moment qu'on a pas parlé seul à seul lui et moi, je suis sûr qu'il me déteste parce que je suis un mauvais père.

- Mais non, sourit le vampire quand il entendit le soupir exaspéré de la Serpentard. Tu es le meilleur papa du monde, tu sais qu'Harry et Pansy t'aiment. Et moi je t'aime aussi... à la folie. Tu sais que tu es l'homme de ma vie ?

Sirius leva vers lui un regard aux yeux pétillant.

- C'est vrai ?

- Mais oui, c'est vrai, mon amour.

Aaron posa son front sur celui de son calice, son nez contre le sien. Le nez du vampire s'éloigna de son jumeau pour caresser sa joue avant que ses lèvres ne viennent à la rencontre de celles de son amour. Le baiser était doux, tendre, amoureux.

- Oooh, qu'est-ce que c'est choux !

Aaron lui jeta un coup d'œil avant de se pencher vers Sirius et soupirer :

- Je préfère t'embrasser sans spectateur pour nous interrompre. Tu ne pourrais pas la virer ?

- Oh oui, Sirius, vire moi, je risque de vous déranger dans votre échange de salive.

- Non ! Tu restes, je n'ai aucune envie de te perdre aussi.

- Dans ce cas... Souffla Aaron en se levant,... je vais aller voir ailleurs s'il y a un volontaire pour des bisous.

- NON ! Sirius l'attrapa par le dos de la chemise et le tira jusqu'à ses genoux avant d'encercler sa poitrine de ses bras. Tu vas nul part, tu crois que quoi, là, que je vais te laisser aller bisouilleter un inconnu sans savoir où est-ce que sa bouche a traînée.

- Oh, donc si tu sais qui c'est, tu serais d'accord ?

- Même pas en cauchemar, diablotin.

- Je trouve qu'il mérite vachement ce surnom, sourit Pansy.

- En attendant, nous ne savons toujours pas quoi faire pour Harry.

- Moi j'ai une idée... hum... si tu veux bien me lâcher, bien sûr.

Sirius le libéra à contre coeur. Le vampire tira une chaise qu'il installa devant la jeune Serpentard.

- On va essayer quelque chose, je ne suis pas certain que ça marche mais il y a de grande chances. Assieds toi confortablement, de façon à ce que tu ne bouges plus (elle s'installa en tailleur), ferme les yeux et respire lentement, profondément (elle s'exécuta sans rechigner sous le regard intrigué de Sirius). As-tu déjà visité ton esprit ? (hochement de tête négatif) On est foutus... hum... On va essayer. Vide ton esprit, comme lorsque tu prends contact avec ton Lié et suis ma voix, rien que ma voix (elle acquiesça). Fait complètement le vide, ne pense à rien d'autre que ma voix.

- Dis moi ce que tu vois ?

- Ben, j'y arrive pas... Désolé, Aaron, mais j'arrive pas à vider mon esprit, ajouta-t-elle en rouvrant les yeux.

- Dis, tu veux le récupérer Harry ou pas ?

- Bien sûr mais...

- Alors fait ce que je te dis.

- J'essai, je te jure que j'essai, mais je n'y arrive pas.

- A quoi est-ce que tu pense ?

Ses joues se mirent à rosirent et elle détourna le regard.

- Pas à Harry en tout cas, s'exclama Sirius en souriant. Il n'y a pas un petit quelque chose que tu aimerais me dire Pansy ?

- Euh, non pourquoi, je devrais ?

- Tu rougis, ce qui ne t'arrive pas franchement souvent, alors oui, je me pose des questions et je pense qu'il y a certains sujets qu'on devrait aborder tous les deux.

- Ah... ah bon ? Je ne vois pas lesquels.

- Et si je te dis "garçons", tu comprends, là ?... Tu rougis !

- Sans vouloir paraître rabat-joie... On s'éloigne vachement du sujet principal, qui est, je vous le rappelle, Harry !

- Ah oui, Harry.

- Tu te fiches de moi, Sirius ? Y'a quelques minutes à peine tu faisait les cents pas, complètement traumatisé et là tu... tu... raah, Pansy, ferme les yeux et vide ton putain d'esprit cochon encombré. Y'a pas que les garçons dans la vie.

- Et c'est lui qui dit ça, murmura Sirius à l'intention de sa fille.

Le regard noir que lui jeta le vampire lui fit baisser la tête. Il se tourna ensuite vers Pansy qui ferma de suite les yeux, ne volant pas, elle aussi, se faire réprimander. Elle dut s'y reprendre à plusieurs fois, pendant plus d'une heure avant de finalement y parvenir... et tout foutre en l'air à cause d'une joie bien trop mal contenue.

- Ecoute, dit le vampire en se levant pour s'étirer, je pense que ce serait mieux que tu te repose un peu, nous reprendrons plus tard.

- Dis juste que tu veux te débarrasser de moi pour bisouilleter ton chéri sans être dérangé !

Aaron lui fit la grimace et attendit qu'elle sorte pour pousser un soupir de soulagement avant de se retourner vers son amour avec un sourire enjôleur. Il s'approcha, s'arrêtant à quelques pas de lui seulement et commença à onduler des hanches, une douce musique s'élevant de nulle part. Les yeux de Sirius s'écarquillèrent et il s'enfonça dans son fauteuil. Les mans d'Aaron se posèrent sur son torse, défaisant sa chemise tout en se mouvant langoureusement devant son calice. Ses mains glissèrent lentement, défaisant chaque bouton un à un, les yeux plongés dans ceux de l'autre.

Il lécha le bout de son pouce avant de le faire glisser le long de son torse jusqu'à son pantalon. Doigt que Sirius suivit des yeux, les joues commençant à rosir. Aaron en défit le bouton, fit descendre la fermeture avec une lenteur calculée, faisant apparaître son sous vêtement. Il glissa ensuite les deux pouce de chaque côté, lui tourna le dos et fit descendre le vêtement jusqu'en bas en se penchant, la tête entre les jambes. Il se redressa sensuellement, se débarrassa de son pantalon d'un coup de pied avant de refaire face à un Sirius rouge, la main sur son entre-jambes. Le sourire coquin que lui servit le vampire le fit déglutir bruyamment.

Ondulant en rythme avec la musique, il retira sa chemise, se retrouvant en sous-vêtement. Sous-vêtement qui moulait parfaitement la partie du corps qui y était caché. Sous-vêtement au tissu étrangement étiré. Sous-vêtement qui ne laissait rien à l'imagination. Sous-vêtement sous lequel Aaron fit glisser ses deux pouces, l'abaissant légèrement, le tordant langoureusement, ondulant lentement. La main de Sirius serra plus fermement ses parties génitales alors qu'un gémissement s'échappait de ses lèvres.

Le vampire baissa lentement le dernier rempart à sa nudité, faisant apparaître quelques poils, son pubis... avant de le remettre et de regarder Sirius, un sourcil levé.

- Ça te dirait de le faire toi même ?

Sans attendre de réponse, il s'installa à genoux au dessus de lui, les jambes de part et d'autres de ses cuisses, à la vertical, sa bouche prenant possession des lèvres de Sirius. Celui-ci n'hésita pas un instant et répondit, ses mains caressant son dos, descendant jusqu'à ses fesses qu'il malaxa doucement. Les lèvres d'Aaron glissèrent dans son cou, avant de mordiller doucement et planter ses canines dans sa peau. Sirius gémit, plus de plaisir que de douleur. Comment les morsures de son vampires pouvaient-elles être aussi aphrodisiaques ? Ses mains abaissèrent le vêtement sur ses cuisses. De sa main droite, il attrapa la virilité de son homme tandis que l'autre caressait ses fesses.

Aaron gémit et ondula des hanches en rythme avec sa main et la musique qui ne s'était toujours pas arrêtée. Il retira ses dents de sa peau, lécha la plaie et garda la tête dans son cou, appréciant les caresses qui lui étaient prodigué. Alors qu'il pensait Sirius complètement détendu, celui-ci s'arrêta et retira ses mains avant de replacer le vêtement. Sa tête se posa sur le dossier du fauteuil derrière lui et ses yeux se fermèrent.

- Un problème ? fit-il en éteignant magiquement la musique et en posant ses fesses sur les genoux de Sirius.

- Oui. Je sais pourquoi tu fait ça.

- Tu es encore tout dure, Sirius et je...

- Non, répondit-il en se redressant, plantant ses yeux dans les siens, tu pense vraiment que c'est comme ça que je vais oublier que mon fils et l'une de ses amies se sont fait capturer par Voldemort et qu'ils sont peut-être en ce moment même en train de croupir dans un cachot sordide ?

- Je sais, je suis désolé, mais tu étais tendu comme une corde, que voulais-tu que je fasse ?

- Tu sais bien que je déteste quand tu fait ça.

- Désolé mais j'y peux rien, tu es si sexy et quand tu rougis tu es tellement...

- Aaron !

- Ok, c'est bon, j'arrête, pas la peine de s'énerver.

- Je t'aime, tu le sais, mais... un strip-tease ? Non, franchement, là, j'aurais tout vu !

- Non, il me reste des tas de choses à te montrer, susurra-t-il d'une voix basse et sensuelle qui fit frissonner son calice.

- Aaron, ne me parle pas comme ça, tu sais l'effet que ça me fait.

- Justement, chuchota-t-il en embrassant ses lèvres sa main venant caresser la bosse entre les cuisses de son homme.

Sirius le repoussa à contre coeur, passant sa langue sur ses propre lèvres pour y récupérer le gout d'Aaron.

- Ecoute, je ne serais pas tranquille tant que je ne saurais pas où est mon fils et s'il va bien. Il est mon sang, une partie de moi, tu comprends, j'ai besoin de lui.

Le vampire hocha la tête. Evidemment qu'il comprenait, lui même ne supportait pas de le savoir entre les griffes sales et puantes de Voldemort. Mais il savait également qu'il ne pouvait pas agir sans le feu vert de Stella. Feu vert qu'il attendait avec impatiente. D'ailleurs, depuis le temps qu'il avait prévenu son Altesse, elle aurait déjà du répondre. Ce silence ne faisait qu'ajouter à son inquiétude. Il ne pouvait donc qu'attendre. Et quoi de mieux que détendre l'homme qu'il aimait ?

- Ce que tu as fait... enfin, essayé de faire avec Pansy, c'était quoi ?

- Quelque chose que ma apprit Stella. Chaque personne a qui tu tien, chaque personne avec qui tu as un lien fait en quelque sorte partie de toi. Je voulais simplement essayer de réveiller le lien qui est en elle. Etant son jumeau, ils entretiennent un lien bien plus spécial que celui que tu as toi avec lui.

- Vraiment ?

- Oui.

- Mais je peux quand même essayer ?

- Bah, si tu veux.

- Je ne peux pas rester sans rien faire alors je veux essayer, aide moi... enfin... rhabilles toi avant, je ne pense pas pouvoir me concentrer si tu restes dans cette tenue.

oOo

Le lien qui unissait Harry à Sirius était si faible que ce dernier fini par laisser tomber, découragé.

- Je ne comprends pas, je ne comprends pas !

- Vous n'avez pas été très proche ces derniers temps.

- Mais c'est toi qui m'a dit que je devais lui laisser le temps de s'habituer à la situation. Et puis, même si dernièrement il était moins furieux contre moi, il ne m'a pas totalement pardonné non plus.

- J'ai eut tort, pardonne-moi. Mais je ne peux pas revenir en arrière.

- Qu'est-ce que je peux faire ?... Toi, tu pourrais essayer, non ? Vous avez une sorte de lien tout les deux.. un truc que je n'ai pas compris d'ailleurs. Tu ne pourrais pas essayer ?

- Non.

- Pourquoi ?

- Je ne peux pas, c'est tout.

Aaron semblait s'être renfrogné et il le vit s'enfoncer dans le canapé. Ses sourcils se froncèrent. Il se le va et s'assit à côté de lui, entourant ses épaules de son bras.

- Qu'est-ce qui ne va pas ?

- Rien.

Il lui passa une main dans les cheveux et posa un baiser sur son front.

- Je peux te poser une petite question ?

- C'est déjà ce que tu fait.

- Aaron, je suis sérieux.

- Vas-y, soupira le vampire

- Euh... je sais que ça va te paraître bizarre mais... hum... pourquoi aimes-tu Harry ? Qu'est-ce que tu ressens pour lui ?

Aaron se tourna vers lui, un sourcil levé.

- Ce que je ressens pour lui ?

- Eh bien c'est que... parfois j'ai l'impression que tu l'aimes plus que bien.

- En effet, c'est le cas. Pourquoi ? Tu te sens menacé par ton propre fils ?

- Non c'est juste que...

- Je n'éprouve aucun sentiment amoureux à son égard si c'est cela qui t'inquiète.

- Je m'en doute bien...

- Alors que veux tu savoir exactement ?

- Simplement pourquoi tu l'aimes autant. Ce n'est pas un reproche, je veux simplement savoir, ça m'intrigue.

- Je ne pense pas que ce soit le moment, Sirius... Peut-être que...

Un tambourinement à la porte l'interrompit. Fronçant les sourcils, il se leva et alla ouvrir la porte, se retrouvant devant la blonde Serdaigle. Il s'écarta pour la laisser passer avec un sourire engageant.

- Je pense savoir où sont Harry et Susan.

- Oui, chez Voldemort.

- Oui, mais ce n'est pas seulement ça, fit-elle en lui tendant le flacon, si on ne les fait pas sortir de là bas rapidement, ils risques de ne pas revenir !

Aaron récupéra le flacon, le déboucha et le porta à ses narines avant de le lever à hauteur de ses yeux pour en observer le contenu, les yeux plissés. Sirius qui s'était redressé en entendant les mots de la Serdaigle, attrapa celle-ci par les épaules, la secouant frénétiquement.

- Quoi, qu'est-ce qui ce passe, Qu'est-ce que...

- C'est Harry qui t'a laissé ça ? l'interrompit le vampire en tirant la jeune fille à lui.

- Etant donné qu'il y a écrit son nom dessus, j'imagine que oui.

- C'est pas bon ça, c'est vraiment pas bon, marmonna-t-il en se précipitant vers la chambre qu'il partageait avec Sirius qui ne tarda pas à le suivre.

- Qu'est-ce qu'il y a ? paniqua l'ancien Gryffondor en voyant Aaron fouiller frénétiquement dans l'amas de livre sur le bureau. Je veux savoir ce qu'il se passe.

- Ce qu'il se passe, répondit le vampire en se retournant, le regard dur, c'est que si Harry a put laisser cet saleté de flacon dans le château c'est qu'il avait prévu depuis le début ce qu'il se passerait, capture comprise, et je suis presque sûr que Susan était également dans le confidence. Mais le pire dans tout ça c'est que le sort qu'il a utilisé pour créer ce qu'il se trouve dans le flacon est un sort qu'a inventé Stella elle-même et il est loin d'être fiable.

- Mais... qu'est-ce que tu cherches et qu'est-ce qu'il y a exactement dans ce flacon ?

- Ce qu'il y a dans ce flacon, Sirius ? Une partie de ton fils, voilà ce qu'il y a !

Aaron semblait en colère, très en colère. Sirius l'avait rarement vu dans cet état et il ne sut exactement s'il recula à causes des mots qu'il avait prononcé ou de l'expression de son visage. Il le vit attraper un livre et l'ouvrir sur le bureau, tournant précipitamment les pages en jurant. Il fini par s'arrêter vers la moitiés, faisant glisser son doigts sur les lignes. Ce n'est qu'à ce moment là qu'il remarqua que les lignes étaient manuscrites, il aurait reconnu l'écriture de Stella entre mille. Aaron marmonnait pour lui-même, semblant chercher quelque chose en particulier.

- Je peux faire quelque chose ? demanda la voix de Luna à l'entrée de la chambre.

- Oui, va me chercher ce crétin de blondinet peroxydé.

- Euh... Malfoy ?

- Qui d'autre ?

Les sourcils froncés, elle s'en alla.

- Elle n'y ait pas... elle n'y ait pas... ELLE N'Y AIT PAS ! hurla-t-il en projetant le livre de l'autre côté de la pièce.

- Diablotin, tu...

- Non, non, l'interrompit celui-ci, écoute Harry et Susan vont avoir des ennuis, de gros ennuis. Puisque Voldemort les a sous la main, il ne les laissera pas tranquille, il ne les tuera pas non plus, pas de suite en tout cas.

- Comment ça ?

- Il va les torturer, Sirius, si on intervient pas rapidement, il va les torturer jusqu'à leur dernier souffle.

Sirius pâlit considérablement et sentit se sentit défaillir. Aaron le retint de justesse, le poussant pour qu'il s'asseye sur une chaise qu'il venait d'invoquer. Il passa ses mais sur les joue de Sirius avant de tapoter doucement.

- Eh, mon ange, ça va ?

- Non... non ça ne pas du tout... il... Harry va... il va...

Son coeur tambourinait dans sa tête, sa respiration se fit haletante tandis qu'il ouvrait les boutons de sa chemise, cherchant de l'air. Aaron lui passa la main dans les cheveux, glissant sur sa nuque pour le calmer, dessinant des cercles sur sa peau du bout de son index.

- Calme toi, Sirius, on va les récupérer, d'accord ? On va les récupérer. Je te le promets.