Coucou ! Je m'excuse pour mon énorme retard, je suis vraiment pas au niveau. Mais j'ai eu une semaine hyper chargée, et j'ai passé mes soirées à envoyer des demandes de stage (qui d'ailleurs sont toutes en train de me revenir négatives). Tout ça pour dire que je m'excuse pour mon retard !
Merci de votre soutien, et surtout de votre patience !
L'univers est de JKR, les personnages sont des OC.
Pairing : Judith x Antonin, Sam x Max
Chapitre 25 : La vengeance est un plat qui se mange froid
Mercredi 19 avril 1972
Enfin ! Ils sont partis. Rapaces de journalistes. Encore pire que les Faucons de samedi. Pap m'a forcée à leur accorder une interview pour m'excuser. Je suis donc allée les voir pour ne parler qu'à une journaliste de la Gazette, mais j'ai veillé à ne pas pouvoir être entendue par le ou la reporter d'un journal indépendant. Vu que mes frasques se sont largement étalées sur les pages de la Gazette, il est juste que mon interview y figure aussi. Bon, évidemment, je lui ai interdit d'utiliser sa Plume à Papote. Ils nous font tous le coup, à la Gazette. Mais n'importe quel sorcier sait depuis sa plus tendre enfance qu'il ne faut pas se fier à ces bébêtes-là. Enfin ! Qui ne le sait pas ?
Bref. Et l'article dit, je cite :
"Une des jeunes filles ayant participé à la bagarre du match de samedi nous a adressé quelques mots : "Je souhaiterais m'excuser auprès de la jeune fille qui a été blessée pendant le match. Si les joueurs sont fairplays, je ne vois pas pourquoi les supporters ne se respecteraient pas non plus. Je voudrais également m'excuser auprès de tous les amateurs de Quidditch. Amateurs qui ne devraient pas entendre parler de bagarres comme celles-ci. Le Quidditch est un sport magnifique. Je suis moi-même Gardienne. Et je suis vraiment désolée de ce qui s'est passé"
Bon, en fait, j'ai pas dit ça. Mon interview donnait plutôt dans le "Cette grosse vache a bien mérité ce qu'elle a eu. Et je suis très fière de la raclée qu'elle a prise. Non mais ho ! On touche pas à mes amis et à mon équipe favorite sans en suhmpf"
La fin a été coupée par Pap qui a surgit en me plaquant sa main sur la bouche et en prenant la parole pour dire cette fameuse interview qui est parue ce matin.
Et d'ailleurs Max, Judith et Antonin se sont bien foutus de ma gueule.
Vendredi 21 avril 1972
-Sam, passe-moi la crème solaire, s'il te plaît.
Je farfouille dans le sac, puis, ne trouvant pas le pot, enlève mes lunettes de soleil pour y voir plus clair.
Nous avons décidé de profiter de la fin de nos vacances en transplanant jusqu'à une plage ensoleillée du sud de la France. Elle est inaccessible aux Moldus et réservée aux sorciers. Elle est également noire de monde.
En farfouillant dans le sac, je lève les yeux pour observant un peu nos voisins de serviette.
-Judith ! Sa mère ! Regarde !
Elle relève la tête et regarde dans ma direction. Là, à quelques serviettes de nous se trouve la Frelone. C'est pas une coïncidence.
…C'est un signe du ciel.
Judith se relève en faisant craquer ses phalanges.
-J'ai une petite envie d'aller me promener. Pas toi Sam ?
-Tout à fait, je réponds, un grand sourire démoniaque aux lèvres.
Dimanche 23 avril 1972
-Bon voyage les jeunes ! Bonne fin d'année. À cet été.
Pap continue de nous féliciter pour l'attaque groupée de la Frelone et de nous donner pleins de conseils tout en se mettant à courir au côté du train qui vient de se mettre en marche.
Finalement, il s'arrête et nous adresse des signes de loin.
-Ha ! Je suis pas mécontente de retourner à Poudlard ! s'écrie Judith en s'étirant.
-Ne me dis pas que tu viens de passer les pires vacances de ta vie !
-Non justement. Les meilleures. C'est pour ça que je suis contente de rentrer. Parce que je suis fatiguée !
-Je te comprends, rétorque Max. Moi aussi, les vacances avec Sam ça m'épuise. Aïeuhh ! Sam !
Mercredi 26 avril 1972
-Bon. Je vous distribue vos résultats. J'espère un net progrès pour les véritables que sinon, Poudlard risque d'être la risée de tous pour au moins les 3 siècles prochains.
Flitwiti se promène dans les allées et dépose les résultats sur les tables des élèves concernées, qui se jettent sur leurs notes, anxieux. Finalement, il se poste devant moi et dépose un parchemin devant moi.
Samantha Katelina Akerfeldt-Callum :
Métamorphoses : T
Potions : D
Sortilèges : P
Défense contre les Forces du Mal : A
Histoire de la Magie : T
Études des Moldus : E
Divination: A
Bon. Comment dire que. C'est la cata !
Pendant que je regardais mes notes, Flitwiti dépose un papier sur ma table. Je m'en empare et lit :
"Réunion pédagogique avec le directeur de maison OBLIGATOIRE pour discuter de votre orientation, le vendredi 28 avril, à 12h."
Ouille. Ça s'annonce mal.
À l'heure du déjeuner, j'examine les notes de mes amis :
Judith a des notes en dents de scie :
Métamorphoses : E
Potions : T
Sortilèges : A
Défense contre les forces du Mal : A
Histoire de la magie : E
Etude des Moldus : P
Runes : O
Divination : E
Optimal en Runes ! C'est juste une ouf cette fille !
Les notes d'Antonin sont à peine plus reluisantes que les notres.
Métamorphoses : T
Potions : T
Sortilèges : A
Défense contre les Forces du Mal : E
Histoire de la magie : E
Étude des moldus: E
Il aurait pu faire des efforts en Études des moldus quand même. Il a deux amis qui vivent dans cet univers. En même temps je dis ça mais je ferais mieux de ne pas trop la ramener avec mon Effort Exceptionnel.
Max s'en est plutôt pas trop mal tiré :
Métamorphoses : A
Potions : P
Sortilèges : E
Défense contre les Forces du Mal : A
Histoire de la magie : E
Études des Moldus : O
Soins aux créatures magiques: O
Mouais. Il se retrouve avec 5 ASPIC. Contre 4 pour Antonin, 5 pour Judith et 3 pour moi. Quant à Roxane elle a tout en Optimal sauf les Potions qu'elle a en Effort Exceptionnel. Elle a donc 8 ASPIC : Métamorphoses, Potions, Sortilèges, Défense contre les Forces du Mal, Histoire de la magie, Études des Moldus, Runes et Soins aux créatures magiques. Cette fille est juste une dingue. Je plains celui qui s'éprendra d'elle. S'il existe…enfin, je dis ça je dis rien moi !
Ah, tiens, d'ailleurs. À ce propos ! Je marchais dans les couloirs quand deux filles de 5ème année, une blonde et une brune, m'accostèrent en se postant devant moi :
-Sam !
-C'est vrai que tu sors avec Max ? Toute l'école ne parle que de ça ! Me demande la petite brunette.
-Oui. Pourquoi ?
Au même moment, la seconde, une blonde un peu maigre (quel bel euphémisme) soupire, de déception apparemment. En voilà une autre qui avait des vues sur Max.
Héhé ! Premier arrivé, premier servi ! Je sens que ça va devenir ma nouvelle devise. Juste après la très fameuse "M'énerve pas sinon je m'énerve".
-Enfin bref, toussote la brune en lançant un regard consterné à son amie. Je voulais juste te remercier parce que grâce à toi j'ai empoché 20 Gallions ! Bon. Bah voilà, on en a fini ! Et encore merci.
Je m'éloigne, encore étonnée. Alors que j'allais tourner dans le couloir, j'entends des bruissements de vêtements et des halètements. Je me retourne et je vois la brune qui essaie de retenir la blonde. Et la blonde est en train d'essayer de se jeter sur moi, le regard dans le vide et les lèvres retroussées, comme prête à venir me mordre. Ni une ni deux, je me mets à courir, et, voyant que je suis sur le point de lui échapper, elle se débat encore plus puis parvient à se libérer.
Je cours comme une dératée dans les couloirs. Et évidemment, personne n'a la brillante idée de stopper la folle qui me poursuit. Non, ils nous regardent passer comme les vaches regardent passer le train. Le regard vide et inexpressif, en train de mâcher pour la quatrième fois leurs petits brins d'herbe.
Finalement, après avoir réussi à creuser un écart assez important entre mon agresseuse et moi, je me jette sur le panneau de ma salle commune. Par chance, Max étais aussi en train d'entrer à toute vitesse et lui aussi étais poursuivi par un mec. Je me glisse derrière lui en le poussant à toute vitesse, puis en faisant claquer le panneau de bois au moment où les deux fous s'écrasaient dessus.
Max me dévisagea. Je le dévisageai.
-Conséquence de notre trop grand succès, qu'est-ce que tu veux, on y peut rien, conclut-il en riant, puis en m'enlaçant.
Vendredi 28 avril 1972
Toc. Toc. Toc.
-Entrez.
J'ouvre prudemment la porte. Ne pas énerver Flitwiti aujourd'hui. C'est vraiment, VRAIMENT pas le moment.
Assis derrière son bureau, il fait limite imposant. Et flippant. Enfin, je dis bien "limite".
Je m'installe dans la chaise qui fait face au bureau avec d'infinies précautions pour tenter de faire le moins de bruit possible. Une fois installée, je jette un œil à mon professeur afin d'évaluer la situation. Il a l'air tendu. C'est pas mon jour.
-Samantha. Vos résultats sont plus que décevants. Vous n'avez obtenu que 3 ASPIC. Et à part la Défense contre les Forces du Mal, il s'agit d'ASPIC plutôt obsolètes. Divination. Études des Moldus. Ce sont des options. Alors, nous n'allons pas quitter ce bureau tant que vous n'aurez pas un plan de carrière en béton et que vous saurez quelles matières vous devez absolument travailler.
-Si vous êtes prêts à passer les dix prochaines années dans cette salle, alors moi aussi.
Samedi 29 avril 1972
Match Gryffondor-Poufsouffle.
30-150, victoire de Gryffondor. 10 minutes de match. J'ai bien fait de ne pas y aller.
On a donc cette année, Poufsouffle dernier avec 210 points, et Gryffondor troisième avec 300 points. Autrement dit, le gagnant de la Coupe se joue entre Serpentard et Serdaigle et bien sûr, rien n'est joué avant la fin du match qui nous opposera.
Je pense qu'au lieu de faire appel aux Poufsouffles, je vais aller demander la coopération des Gryffondor pour l'entraînement de mon équipe. Je pense que rien que le fait de voir perdre Serpentard les motivera à venir nous aider.
-Sam ! m'interpelle Judith, ça te dit un petit action/vérité ce soir après avoir bu une petite bouteille ?
-Oui pourquoi pas. On s'ennuie à mort en ce moment. Avec qui ?
-Je pensais qu'on resterai entre Serdaigles. Avec Antonin, Gabe, Céline, Roxane, Max, toi et moi. À l'ancienne.
-Je veux bien mais il va falloir convaincre Roxane de quitter ses révisions et retrouver Gabe et Céline.
-Parce qu'ils sont perdus ?
-Non mais je ne les ai pas vus depuis notre retour de vacances. Ils étaient en cours mais pendant les pauses et le soir je ne les ai pas vus. Ils me font tourner en bourrique tous les deux !
-Bah, au pire on demandera à Turner de venir, conclut Judith, taquine.
-Fais ça, demi-portion, et tu retrouveras tes bras, tes jambes et ta tête éparpillés un peu partout dans le château.
-...c'est au tour de...
La bouteille tourne sur le sol en pierre en crissant, puis s'immobilisant, désignant sa victime.
-Antonin ! Action ou vérité mon chéri ?
-Oula ! Je te connais trop bien avec tes questions tordus et pires qu'indiscrètes ! Action !
-Très bien, laisse-moi réfléchir…Après la partie, tu iras, en caleçon, faire 5 tours du lac.
-QUOI ? MAIS IL FAIT SUPER FROID DEHORS ! JE VAIS CHOPER LA CREVE MOI !
-Tatata ! Je ne veux rien entendre. C'est ton "gage". Et puis, si tu cours vite, il ne fera pas froid. Allez, à toi de tourner la bouteille.
Antonin bougonne dans sa barbe, puis finalement, il décide d'arrêter de bouder et nous préviens que pour se venger, il n'allait épargner personne.
La bouteille tourna, crissa, puis s'arrêta. Antonin, avec un sourire carnassier, regarda sa victime.
-Action ou vérité ?
-La vache, il fait froid !
-Fallait y penser avant de donner ce gage. Va plus vite, je vais te marcher sur les talons.
-Oui bah à l'origine t'étais le seul à devoir le faire. Et j'avance comme je peux, d'accord ?
-T'avais qu'à pas dire Action ! T'es vraiment pas très logique. Et maintenant la ferme parce qu'il nous reste encore 3 tours à faire, et on aura jamais assez de souffle pour les finir !
-Mais chut toi-même, t'es tellement essoufflé que tu parles fort, on va se faire prendre !
-Si ce n'est pas déjà fait. Que faites-vous ici, jeunes gens ?
McGo se dresse juste devant nous, bourreaux adolescents installés sur un rocher en train de regarder nos amis courir et nous faire une scène de ménage en même temps en sous-vêtements autour du lac.
Max se lève et tente de clarifier la situation.
-En fait, heu, voilà. Nous...nous...
Je me lève à mon tour pour venir au secours de mon pauvre petit copain.
-Comprenez-nous, madame, on est jeune !
-Et moi, je n'ai pas été jeune, peut-être ?
Je regarde Max, puis reporte mon attention sur mon professeur de Métamorphoses.
-Vous voulez vraiment qu'on vous réponde ? Mais...de façon...honnête ?
Elle fit claquer sa langue de frustration. Je pense qu'elle est énervée. Je ne sais pas pourquoi. Une intuition, comme ça.
-Bien. Maintenant que vous êtes là, Monsieur Rosel et votre amie, vous allez pouvoir être informés de la punition exemplaire que je vous réserve.
Maxence et Samantha, vous irez au dîner organisé par votre professeur de Potions. Voilà qui devrait vous remettre les idées en place. Antonin et Judith, vous serez serveurs lors de ce repas. Et vous serez privés de dîner. J'espère que vous y réfléchirez à deux fois avant de revenir faire vos footings à moitié nus et au clair de lune. Et maintenant, filez dans votre dortoir.
Nous nous en retournons, tous les quatre la queue entre les jambes, pas très fiers de s'être laissé piéger aussi facilement. Mais au moins, ça compte dans les heures de colles.
Voilà ! Merci de votre patience et à lundi (promis, je serais à l'heure, cette fois).
Bon week-end,
Bisouuuuus,
Maï.
