Titre : Harry Potter et la Fille de Sirius Black

Auteur : Orlane Sayan

Disclaimer : Rien est à moi (ou presque): JKR a juste une générosité à l'aulne de son imagination!

Disclaimer : Je ne possède ni les univers de Charmed ni celui de Buffy contre les Vampires (je les ai revendus il y a quelques années et... Quoi? Comment ça vous ne me croyez pas?)

Résumé:

Nouvelle année à l'Ecole de Sorcellerie de Poudlard. Harry Potter la souhaitait pieusement tranquille mais il n'arrête pas de penser que ce ne sera pas encore pour cette fois-ci...

Entre le dangereux meurtrier qui s'est échappé d'Azkaban et la nouvelle arrivante parmi les troisièmes années, elle avait commencé de façon bien trop originale.


RAR :

Rose-Eliade :

Coucou !

Merci beaucoup pour ta review:D Contente que cette fic continue à te plaire. J'espère que tu aimeras ce nouveau chapitre. Bonne lecture !

MAHA1959 :

Aloâ !

Tu vas bien ?

Merci beaucoup pour ta review !

Alors les studios... C'est juste génial. Et encore, le mot est faible... C'est le truc à ne pas louper, l'endroit où tout fan digne de ce nom finira par aller traîner ses guêtres parce que c'est 10 ans de notre vie (et là, toi aussi prends un coup de viex en réalisant ça).

Plus sérieusement, il ne faut pas croire la Warner quand ils disent qu'en trois heures, on a fait le tour du musée. A mon humble avis, il faut plus d'un demi journée pour vraiment tout apprécier, parce qu'il y a énormément de choses à voir (en deux visites, je suis sûre que je n'ai pas encore tout vu). Si tu as l'occasion, fonce, n'hésite pas, tu ne seras pas déçue ^^

Cicou :

Coucou demoiselle !

Tu vas bien ?

Merci pour ta review ^^ Tes super compliments font super plaisir à lire. Je suis contente que cette réécriture plaise aux anciens ^^

Merde pour tes concours ! Je suis sûre que tu vas tout déchirer ! (dis-toi que ce n'est qu'un mauvais moment à passer, un mauvais moment qui passe relativement vite d'ailleurs -tu noteras qu'un mois et demi, ce n'est pas aussi long que ça- et qu'en plus quand tu seras enfin débarrassée de cette corvée, tu auras au moins deux chapitre à lire pour fêter ça;))

A bientôt;)


Note:

Bonjour tout le monde !

Comment va la vie de votre existence ?

Bon, je sais, je poste avec non moins d'une semaine de retard. J'ai une très bonne excuse, mais je crains que vous ne l'aimiez pas vraiment.

La semaine dernière, je suis rentrée de Londres un peu plus tard que prévu et je n'ai pas eu le temps de poster dans la semaine parce que... Parce que les cours c'est prenant (déjà que dixit l'un de mes profs, je ne travaille pas assez -autrement dit : comment ça, vous prenez encore le temps de dormir ? Mais c'est inadmissible!)

Bref, mon excuse est donc que le week-end dernier, j'étais à l'ouverture du Harry Potter Studio Tour à Londres, que c'était génial. Qu'en plus que le musée soit juste extraordinaire et complètement fabuleux, on a eu le droit à un tapis rouge en présence de quelques acteurs, que j'ai attrapé des autographes... Bref, le rêve total.

Avis aux fans (je crois que fanfiction est un bon endroit pour ce genre d'annonce) si vous avez l'opportunité de passer près de Londres, allez dans ce musée et réservez au moins la journée pour bien savourer tous les trésors qui s'y trouvent. Parce que ça vaut plus que le détour, ce serait juste une folie de louper ça !

Voili voilou.

Pour revenir à cette fic, un nouveau chapitre. Un peu plus court que les derniers, mais je l'aime bien... La raison ? Et bien j'aime quand la relation père fille se rétablie (si tant est que celle entre Mélindra et Sirius ait un jour disparu)

Enjoy;)


Chapitre 24

Mélindra se tenait parfaitement droite mais c'était bien la seule chose dont elle était encore capable. Les yeux perdus dans le vague, les bras croisés sur sa poitrine comme pour se protéger d'un danger invisible qui menaçait son équilibre mental, elle tentait vaillamment de faire face à une situation qui lui échappait totalement.

Absorbée dans ses pensées, peinant à se rattacher à la réalité, elle ne sentit pas les premières larmes couler le long de ses joues.

Elles n'échappèrent pas à son père.

Sirius s'approcha lentement de sa fille : elle lui semblait soudain plus fragile qu'il n'aurait pu le soupçonner. Pour la énième fois depuis qu'il avait revu Mélindra, il ne pu s'empêcher de lui trouver une ressemblance frappante avec Sarah. Toutes deux avaient la même force de caractère qui leur interdisait de se montrer faible...

Du moins jusqu'à l'implosion.

Doucement, Sirius prit sa fille dans ses bras. L'adolescente eut un long tremblement avait de laisser libre court à ses larmes.

- Ca va aller, Princesse, souffla-t-il. Tout va s'arranger maintenant. Je suis là.

Mélindra finit par se dégager. Les yeux rivés vers le sol, elle n'avait pas la moindre idée de la conduite à adopter. Certes, son père était innocent mais... Elle n'oubliait pas les mots durs qu'elle avait eu envers lui tout au long de l'année. A la lumière des événements de cette nuit, elle ne s'en sentait que d'autant plus coupable.

D'un geste, son père l'obligea à relever la tête et Mélindra réalisa avec soulagement qu'il n'y avait aucune trace de rancoeur dans son regard.

- On rejoint les autres ?

La jeune fille nota la pointe de défi dans sa voix.

- Ils doivent avoir pas mal d'avance sur nous maintenant, répondit-elle, soulagée de ne pas entendre sa voix trembler.

Son père lui fit un clin d'oeil avant de se transformer en Patmol.

Mélindra sentit un sourire se dessiner sur ses lèvres sans qu'elle ne puisse se l'expliquer.

Une poignée de secondes plus tard, Circé se glissait dans les pas de l'énorme molosse noir.

Harry devina qu'ils approchaient de la sortie à mesure que Pettigrow s'agitait de plus en plus. Le traître ne tenta toutefois pas de plaider son cas en l'absence de Black. Le regard sombre que Lupin posait sur lui aurait découragé même le plus désespéré des hommes.

Le jeune Potter détourna son regard de la silhouette voûtée qui marchait entre son professeur et Ron et laissa ses pensées le ramener dans la Cabane Hurlante. Qui aurait pu imaginer que Black soit innocent ?

Non, pas Black.

Sirius.

Son parrain.

Il sourit alors qu'un futur différent s'imposait à son imagination. Si Sirius était innocenté, peut-être pourrait-il habiter avec lui. Loin des Dursley.

Un concert d'aboiements le fit se retourner, à l'image d'Hermione. Ils virent arriver les deux chiens noirs qui, s'ils appartenaient à deux races totalement différentes, avaient sans nul doute comme un air de ressemblance.

Le plus petit sembla accélérer au dernier moment et Circé dépassa Patmol en sautant par dessus un éboulis de pierres.

Harry voulu se plaquer contre la paroi rocheuse pour laisser le passage libre à son amie mais il réalisa trop tard que la jeune fille avait changé de trajectoire.

Elle le percuta de plein fouet, roula sur le sol avec lui et se transforma dans la foulée.

Son rire, bien qu'essoufflé, trancha avec le silence qui avait accompagné leur progression dans l'étroit boyau.

- Gagné, cracha Mélindra alors qu'elle peinait à retrouver son souffle.

Harry voulu demander des explications mais il était clair que la jeune Black ne s'adressait pas à lui. Sirius s'était transformé à son tour et respirait encore plus bruyamment que sa fille.

Mélindra se releva avec une souplesse presque féline et Harry échangea un regard surpris avec Hermione.

Leur amie rayonnait d'une nouvelle aura. Elle n'avait pas fondamentalement changé mais elle était tout de même différente.

- Bon, on reprend la route ! Nous avons un rat à livrer aux Détraqueurs... Ce n'est pas une âme de premier choix alors ne les faisons pas en plus attendre.

Le ton de Mélindra était léger, presque insolent. Pourtant, la menace était d'autant plus équivoque : Pettigrow se recroquevilla en silence et leur étrange cortège reprit sa progression.

- On peut dire que ce fût une nuit étonnante, pas vrai ? Dit Hermione sur le ton de la conversation.

Mélindra lui jeta un regard en coin, notant sans surprise son air satisfait.

- Si tu attends que je te dise que tu avais raison, tu...

- Pas besoin, j'en ai la certitude.

La jeune Black soupira et Hermione eut un léger éclat de rire.

- D'accord... Désormais je prendrais le temps de discuter avec les méchants avant de leur régler leur compte.

- Bien... Tu progresses. Je vais peut-être réussir à te rendre civilisée avant la fin de nos études.

- Rêve toujours.

Le bout du tunnel apparut enfin et Mélindra inspira à plein poumons l'air frais qu'elle sentait filtrer jusqu'à elle. Ron, Remus et Pettigrow s'étaient arrêtés et Sirius fût le premier à sortir. Il empoigna au passage Pettigrew par le col de sa robe de sorcier pour l'obliger à le suivre.

Le parc était plongé dans l'obscurité. Ils avancèrent en silence en direction du château dont on voyait les fenêtres briller au loin. De temps à autre, Pettigrow laissait échapper un gémissement, au plus grand agacement de Mélindra.

Si les pensées de la jeune fille tournaient toujours follement dans sa tête, elle avait décidé d'ignorer la pagaille que les révélations de son père et Remus avaient déclenché pour se concentrer sur l'instant présent.

Et l'instant présent se résumait à escorter le traître assassin Peter Pettigrow jusqu'au château.

- Un geste suspect, Peter, et... menaça Lupin, comme à un échos à ses réflexions. Mélindra approuva d'un signe de tête appréciateur la baguette magique que le loup-garou pointait sur la poitrine de Pettigrow.

Elle marchait entre son père et Harry. Devant eux, Rogue continuait de flotter comme un fantôme, son menton rebondissant sur sa poitrine.

Soudain, il y eut une éclaircie dans le ciel, de faibles ombres se dessinèrent. A présent, la lueur du clair de lune baignait les alentours.

Rogue heurta Lupin, Pettigrow et Ron qui s'étaient brusquement immobilisés. Sirius se figea, son bras gauche levé pour faire signe à Mélindra, Harry et Hermione de s'arrêter également.

Mélindra comprit ce qu'il se passait quand ses yeux tombèrent sur la Lune parfaitement ronde qui se découpait maintenant dans le ciel d'un noir d'encre.

Malgré elle, la jeune fille déglutit bruyamment et regretta de ne pas avoir apporter une autre arme que sa baguette.

Alors qu'un loup-garou ne tarderait pas à apparaître devant elle, Mélindra avait la désagréable sensation d'être toute nue.

Déjà, Lupin se mettait à trembler.

— Il... Il n'a pas pris sa potion, ce soir ! Bredouilla Hermione. Il va devenir dangereux !

- Fuyez ! murmura Sirius. Fuyez ! Immédiatement !

Mélindra avisa la silhouette de Ron, toujours enchaîné à Pettigrow et à Lupin. Hors de question de l'abandonner à la mort.

Harry dû arriver à la même décision qu'elle car il se précipita vers le jeune Weasley. Sirius le saisit par les épaules et le rejeta en arrière avant qu'il n'ait eu le temps de faire trois pas.

— Laisse-moi faire... COURS !

Un terrible grognement retentit. La tête de Lupin s'allongeait. Son corps également. Ses épaules se voûtaient. Des poils apparaissaient sur son visage et ses mains qui se recourbaient pour former des pattes dotées de griffes. Le loup-garou se cabra en faisant claquer ses longues mâchoires.

Pétrifiée devant le spectacle, Mélindra ne remarqua pas tout de suite que son père s'était métamorphosé. L'énorme chien s'élança d'un bond puissant au moment même où le loup-garou se libérait de la menotte qui l'attachait.

- - Non ! S'entendit crier Mélindra.

Les mâchoires de Patmol se refermèrent sur le cou de Lunard et le molosse tira en arrière de toutes ses forces, loin de Ron et de Pettigrow. Ils étaient à présent accrochés l'un à l'autre, mâchoire contre mâchoire, leurs griffes se déchirant férocement...

Mélindra restait immobile alors que son cerveau était paralysé par la peur qui rongeait chacune de ses cellules. Ce fut le cri d'Hermione qui la sortit de sa transe.

Pettigrow avait plongé sur la baguette magique de Lupin. Ron vacilla sur sa jambe cassée. Tomba. Il y eut une détonation, un éclair et Ron resta immobile sur le sol.

Expelliarmus ! lança Harry, sa baguette magique pointée sur Pettigrow.

La baguette de Lupin lui sauta des mains et s'envola en disparaissant dans l'obscurité.

— Restez où vous êtes ! cria Harry.

Il se rua sur lui, mais trop tard. Pettigrow s'était transformé. Mélindra lança une balle d'énergie pure en tout désespoir de cause mais elle rata le rongeur.

Elle n'eut toutefois pas le temps de s'apitoyer sur son sort : un hurlement mêlé à un grognement retentit dans le silence épais de la nuit. Mélindra se retourna juste à temps pour apercevoir le loup-garou s'enfuir en direction de la forêt à la poursuite de l'énorme chien noir.

Son sang ne fît qu'un tour.

- Papa, souffla-t-elle d'une voix sans ton.

Elle fit un pas hésitant vers l'endroit où avait disparu Lupin, avant de reprendre ses esprits. Peter avait disparu, elle ne le retrouverait pas maintenant.
Et elle ne pouvait pas laisser son père affronter seul un loup-garou déchaîné.
Elle se transforma en chien et fonça à son tour vers la Forêt Interdite.

- Mélindra ! Mélindra revient ! Cria Hermione derrière elle.

Sous sa forme Animagus, la jeune Black entendit les bruits de course qui la suivaient. Elle forcit l'allure pour les semer puis entendit un jappement de douleur loin devant elle.

Sachant qu'elle arriverait certainement trop tard, même en sollicitant toute l'endurance de Circé, Mélindra détacha une partie de son esprit vers Baguera.

Pour la première fois, elle ne se déroba pas.
Stupéfaits, Harry et Hermione virent Mélindra se transformer en un félin racé. La panthère accéléra encore et disparu dans la nuit en quelques bons.

Mélindra se fiait complètement à l'instinct de Baguera alors qu'elle louvoyait entre les troncs d'arbres et les racines. Malgré la situation, une part d'elle se réjouissait de l'expérience unique qu'elle vivait. Depuis plusieurs mois, elle apprenait à voir le monde à travers les sens de Circé et avait découvert à quel point l'humain n'était plus qu'une caricature animale.

Seulement, tout cela n'était rien comparé à ce qu'elle ressentait en étant panthère : elle voyait aussi bien qu'en plein jour, ses moustaches lui relayaient un flot d'informations qu'elle peinait à appréhender sans parler de son ouïe si fine que retrouver Lupin et son père fût un jeu d'enfant.

La forêt finit par s'éclaircir et elle pu à nouveau accélérer, chacun de ses muscles jouant parfaitement sous sa fourrure d'un noir parfait.

Baguera repéra le loup-garou bien avant de l'apercevoir. Il avait une odeur si particulière : à la fois canine et humaine. Forte et entêtante.

La panthère dépassa le dernier arbre qui marquait la frontière entre la forêt Interdite et les rives du Lac Noir et bondit.

Le félin décrivit une courbe harmonieuse, toute en sauvagerie parfaitement maîtrisée, et ses griffes se refermèrent sur les épaules massives du loup-garou.

Les deux prédateurs roulèrent au sol dans un concert d'aboiements et de feulements bestiaux. Baguera repoussa la gueule du loup-garou d'un coup de patte puissant et réussit à s'extirper de la mêlée. Le loup-garou se figea à son image. Ils tournèrent l'un autour de l'autre, chacun attendant la faille qui lui permettrait de porter l'attaque finale.

Baguera se ramassa, la gueule ouverte sur une impressionnante collection de crocs acérés, décidée à agir la première.

Un long hurlement -celui d'un autre loup-garou- la coupa dans son élan. Son adversaire tourna la tête en direction de l'appel, y répondit presque timidement.

S'enfuit.

Mélindra consuma ses dernières forces en reprenant le contrôle de Baguera et retrouva sa forme humaine avec difficulté.

C'est en rampant qu'elle s'approcha du corps inconscient de son père.

Harry courrait aussi vite que possible, suivit de près par Hermione, alors que le silence qui avait succédé aux bruits de combat ne les rassurait pas le moins monde. Pire, le jeune Potter avait l'étrange impression que l'air devenait de plus en plus lourd à mesure qu'ils se rapprochaient du Lac Noir.

Par dessus tout, un froid mordant et une brume malsaine n'en finissaient pas de rendre le décor lugubre.

Hermione repéra Sirius et Mélindra la première : les deux Black se tenaient dans l'ombre de la forêt. Il n'y avait plus aucune trace de Lupin.

- Mélindra ! Tu vas bien ? S'écria Hermione en se laissant tomber à genoux à côté d'elle.

La jeune fille secoua la tête faiblement mais il était clair qu'elle avait franchit un dangereux seuil d'épuisement : son visage était déformé par la fatigue, sa respiration se faisait sifflante et son regard fiévreux.
- - Il faut partir d'ici, souffla-t-elle tout de même.

- Quoi ? Pourquoi ? Marmonna Hermione.

- Ils arrivent...

Harry fronça les sourcils et suivit la direction que fixait Mélindra.

Le Lac Noir était en train de geler.

En plein été !

Son cerveau fit le lien avec la brume qui continuait de s'épaissir et le froid plus pénétrant que jamais.

— Hermione, pense à un souvenir heureux ! S'écria-t-il en levant sa baguette, battant des paupières pour essayer de s'éclaircir la vue, secouant la tête pour faire taire le faible cri qui commençait à s'élever en lui...

Les Détraqueurs, au nombre d'une centaine, se déployaient en une masse noire autour du lac en s'approchant d'eux. Il fit aussitôt volte-face pour trouver une issue. Sans succès. De tous les côtés, d'autres Détraqueurs surgissaient de l'obscurité et les encerclaient...

Près de lui, Mélindra semblait lutter pour rester réveillée et Hermione tremblait de tous ses membres.

Je vais aller habiter chez mon parrain. Je quitte les Dursley à tout jamais, songea le jeune homme en se forçant à penser à Sirius, uniquement à Sirius.

Spero patronum ! Spero patronum !

Tout va s'arranger. Je vais aller vivre chez lui.

Spero patronum ! Hermione, aide-moi ! Spero patronum !

- Spero... murmura Hermione. Spero... Spero...

Mais elle ne parvint pas à prononcer la formule. Les Détraqueurs se rapprochaient, ils n'étaient plus qu'à quelques mètres et formaient un mur solide autour de Harry et d'Hermione...

SPERO PATRONUM ! hurla Harry en essayant de ne pas entendre le cri qui résonnait à ses oreilles. SPERO PATRONUM !

Un mince filet d'argent jaillit de sa baguette magique et flotta comme une brume devant ses yeux. Au même moment, il sentit qu'Hermione tombait évanouie à côté de lui, rejointe par Mélindra quelques secondes après. Il était seul...

Complètement seul...

Spero... spero patronum...

Harry sentit ses genoux heurter l'herbe froide. Un brouillard s'épaississait devant ses yeux. Dans un effort surhumain, il se concentra sur cette unique pensée: Sirius est innocent... Innocent... Tout ira bien... Je vais aller habiter chez lui...

Spero patronum ! haleta-t-il.

A la faible lueur de son Patronus informe, il vit un Détraqueur s'arrêter tout près de lui. Il n'arrivait pas à traverser le nuage d'argent que Harry avait fait surgir de sa baguette magique. Une main morte, putréfiée, sortit de la cape noire et fit un geste, comme pour écarter le Patronus.

— Non... Non... balbutia Harry. Il est innocent... Spero... spero patronum...

Il entendait leur souffle rauque qui l'enveloppait comme un esprit maléfique. Le Détraqueur qui se trouvait devant lui leva alors ses mains aux chairs décomposées et souleva sa cagoule. Là où auraient dû se trouver ses yeux, il n'y avait qu'une peau fine et grise, couverte de croûtes, tendue sur des orbites vides. En revanche, il y avait une bouche... Un trou béant, informe, qui aspirait l'air dans un râle de mort. Harry se sentit paralysé de terreur. Il était incapable de faire un geste, incapable de prononcer un mot. Son Patronus vacilla comme la flamme d'une bougie et disparut.

Un brouillard blanc l'aveuglait. Il fallait lutter à tout prix... spero patronum... Il ne voyait plus rien... Il entendit alors le hurlement familier, encore lointain... spero patronum... Il chercha Sirius à tâtons, et trouva son bras... Il ne les laisserait pas le capturer... Mais deux mains moites entourèrent soudain le cou de Harry et l'obligèrent à relever la tête... Il sentit le souffle du Détraqueur... Les cris de sa mère résonnaient à ses oreilles... Ce serait le dernier son qu'il entendrait...

Alors, dans le brouillard qui l'engloutissait, il eut l'impression d'apercevoir une lueur argentée qui devenait de plus en plus brillante... et il se sentit tomber en avant sur l'herbe... Face contre terre, trop faible pour bouger, malade et tremblant, Harry ouvrit les yeux. Une lumière aveuglante illuminait l'herbe autour de lui... Les cris s'étaient tus, la sensation de froid disparaissait...

Quelque chose repoussait le Détraqueur... Quelque chose qui les enveloppait, lui, Sirius, Mélindra et

Hermione... Le râle des Détraqueurs s'éloignait. Ils s'en allaient... La chaleur était revenue... Rassemblant toutes les forces qui lui restaient, Harry leva la tête. Dans la lumière argentée, il vit un animal qui s'éloignait en galopant à la surface du lac. La vue brouillée par la sueur qui ruisselait sur son front, Harry essaya de reconnaître l'animal... Il avait le pelage brillant comme celui d'une licorne. S'efforçant de demeurer conscient, Harry le vit s'immobiliser sur la rive opposée. Pendant un instant, il distingua quelqu'un qui levait la main pour le caresser... Quelqu'un qui lui sembla étrangement familier... mais c'était impossible... Harry ne comprenait plus rien. D'ailleurs, il n'arrivait plus à réfléchir. Il sentit ses dernières forces l'abandonner et sa tête retomba sur le sol. Il s'évanouit.


Alors ?

Qu'en avez-vous pensé ?

Laissez-moi une petite review pour la route (ça ne prend pas deux minutes, je vous le certifie)

A dans trois semaines, sans faute cette fois-ci.

Orlane, Scribouilleuse.

Mis en ligne le 08/04/2012