Bonjour et bonne lecture!
Disclamer: Hetalia appartient à Hidekaz Himaruya. Je me contente d'emprunter l'univers et les personnages
Impossible n'est pas anglais
épilogue
Lovina Vargas se répéta pour la millième fois de la matinée qu'on ne tuait pas le père de son enfant. Si Antonio lui demandait encore une fois si tout allait bien...
-Tout va bien?
D'accord, tant pis pour la réunion mondiale.
-Putain, l'accouchement est prévu dans trois semaines! Trois semaines! Alors, arrête de me poser la même question toutes les deux minutes!
Les nations présentes observèrent l'échange avec amusement. La grossesse et la transformation en femme qui l'accompagnait n'avaient pas amélioré le caractère de l'Italie du Sud et plusieurs personnes observaient avec intérêt son visage devenir de plus en plus rouge et renfrogné à chaque fois que son petit-ami lui posait la question.
-Je m'inquiète pour toi, c'est tout, mi corazon. Ton vagin est complètement formé et Siobhan m'a dit...
La tentative d'Espagne de calmer l'amour de sa vie échoua complètement. Si il s'était arrêté au petit nom en espagnol, chose qui fonctionnait très bien sur son ou plutôt sa Lovi, il aurait eut une chance mais mentionner si maladroitement un détail intime énerva encore plus la colérique représentante. Elle ne put s'empêcher de repenser à ce qu'avait fait Antonio avec sa langue en découvrant ceci, une semaine plus tôt. L'intensité de son plaisir l'avait surprise et la toute nouvelle femme n'avait pas regretté sa décision d'allaiter pour ne pas redevenir «il» tout de suite et explorer un peu plus les potentialités de son corps féminin.
Gênée à ses souvenirs, elle le cacha en criant encore plus fort.
-Mi amor, je t'en prie, dans ton état...
-Quoi mon état? Il t'emmerde mon état! Et...
Lovina se tut brusquement. Elle ressentait une drôle de sensation humide et tout le monde la regardait. Elle baissa la tête, considéra la flaque par terre, ressentit une contraction et comprit aussitôt ce qui se passait et quelle attitude adopter.
-Antonio, c'est de ta faute! Tu as énervé le bébé!
Quelques minutes plus tard, la parturiente était confortablement allongée sur un lit, Siobhan auprès d'elle. La rousse avait immédiatement pris les choses en main. Heureusement d'ailleurs, les autres étaient restés plantés là comme la belle bande d'ahuris qu'ils étaient. La seule autre personne présente était son bon à rien de copain, censé la soutenir mais qui semblait au bord de la panique.
-Arrête de flipper, je n'ai pas très mal.
C'était la vérité, les contractions étaient de plus en plus rapprochées mais la douleur restait supportable. Tout à coup, la brunette se figea, le souffle coupé par la souffrance.
-Lovi? Qu'est-ce qu'il y a? Demanda Espagne en lui prenant la main, très inquiet.
Elle ne put que la serrer de toutes ses forces.
-Là, ça commence vraiment, expliqua Siobhan. Vu la dilatation du col, ça ne devrait pas prendre trop longtemps.
Et qu'est-ce que ça signifiait exactement? Quelques minutes? Une heure? Plusieurs heures? La douleur revient, aussi terrible que si quelqu'un enfonçait une lame chauffée au rouge dans ses entrailles et elle ne put que hurler, pousser et s'agripper désespérément à la main d'Antonio. Par la suite, Irlande lui dit que ça n'avait duré que trois heures à peine. Une éternité pour elle. Son cher et tendre s'efforçait de la soutenir en lui parlant doucement.
-Tout va bien, ça va aller...
-Ta gueule, j'ai mal! Fut sa seule réponse entre deux contractions.
Le futur père devenait de plus en plus pâle au fur et à mesure que le temps passait. Elle craignit même que ce crétin s'évanouisse et le foudroya du regard, bien décidé à le tuer si ce bâtard osait seulement vaciller. Puis, elle se concentra sur sa respiration, les contractions et ce bébé qui ne voulait pas arriver. Enfin, la sage-femme cria qu'elle voyait la tête. Cela lui redonna assez d'énergie pour pousser encore jusqu'à ce qu'on enlève l'épée plantée dans son ventre. Soulagée, elle se laissa aller sur l'oreiller quand un cri retentit, le cri d'un petit être furieux d'être ainsi tiré à l'air libre.
-C'est une petite fille en parfaite santé, déclara Siobhan en coupant le cordon.
Puis, elle déposa le nouveau-né sur le ventre de l'accouchée. La première pensée de la nouvelle maman fut qu'elle n'était pas très belle, rouge, toute fripée et couverte d'un fluide visqueux. Sa seconde, en la voyant s'accrocher à son sein et téter, qu'elle était parfaite ainsi. Antonio, après avoir discrètement massé sa main pour tenter de rétablir la circulation, se pencha pour observer sa fille. Irlande sourit et décida de les laisser profiter quelques minutes du nourrisson. Elle sortit dans le couloir où la plupart des nations s'étaient rassemblées, anxieuses.
-C'est une fille, la mère et l'enfant vont bien.
Les réactions furent variées.
-Je suis tonton...Veee! Déclara Feliciano, extatique.
-C'est super! Se réjouit Francis.
Gilbert ne dit rien, heureux pour son ami mais se doutant qu'il ne serait plus question de l'emmener faire la fête toute la nuit à présent. Elizaveta observa Roderich d'un air songeur. Ludwig demanda, un peu pâle:
-Vous êtes sûres? Les cris étaient impressionnants.
-Mais oui, c'est toujours comme ça un accouchement, surtout avec une nation pour qui la péridurale ne marche pas.
Plusieurs pays grimacèrent. Cette inefficacité d'à peu près toutes les sortes d'anti-douleurs et d'anesthésie était déplorée par beaucoup. La guérisseuse dut répondre à pas mal de question, surtout de la part d'un Feliciano qui semblait intéressé par l'idée d'un bébé de lui et de Ludwig puis revient récupérer l'enfant pour le laver, le peser et aller jeter le placenta. Finalement, après son premier biberon donné par un Antonio aux anges, Fiametta Luisa Fernadez-Carriedo y Vargas remua dans son sommeil, ignorant encore qu'elle représentait la Sicile et que, dans de nombreuses années, on la connaîtrait comme la République d'Andalousie, de Sardaigne et de Sicile.
Cette fois, c'est officiellement fini. Encore merci à tous!
En ce moment, j'écris une fic Harry Potter qui va s'étaler sur plusieurs tomes donc je risque de délaisser un peu Hetalia mais je n'abandonnerai pas le Dico et j'ai encore pas mal de one-shot et drabble qui traînent sur des cahiers et n'ont plus qu'à être tapés sur ordi. Et tout de suite, un drabble bonus, qui date de plus d'un an:
Cuisine
Francis considéra l'assiette de pomme de terre rôtie et de roast-beef. Le plat semblait appétissant. Arthur, l'air très fier de lui, se vanta:
-Tu vois, moi aussi je peux cuisiner.
Il haussa un sourcil, sceptique. Un repas ni froid ni brûlé de son lapin? Néanmoins, le blond le goûta...et recracha tout.
-Mais c'est atroce!
-J'ai suivi la recette! Se défendit son amant. Enfin presque.
-Presque?
-Je n'avais plus de sel alors j'ai mis du bicarbonate de soude à la place.
-Bien sûr, ce sont deux poudres blanches interchangeables, ironisa le français.
-Ben oui, répondit candidement l'amour de sa vie.
-Mon cher, tu es une cause perdue pour la cuisine.
Ce drabble a été inspiré par un épisode de l'excellente série Brooklyn Nine Nine, que je conseille à tout le monde (en anglais!). A bientôt!
