Kikoo tout le monde ! oui je sais, on est ni dimanche ni mecredi mais comme j'ai des chapitres, je vous les serts ! bonne lecture !
Chapitre XXIV
Harry ne cessait de tourner en rond depuis le matin. C'était dimanche et aujourd'hui, il allait revoir Tom Elvis Jedusor pour la première fois depuis près de cinq longs mois durant lesquels le Gryffondor l'avait cru mort et enterré, tué par Severald Malefoy, le feu grand-frère de Drago.
Après maintes discussions, Harry avait réussit à faire plier Drago, le blond ayant honoré son contrat en faisant des concessions envers celui qui allait devenir son mari. Évidemment, le blond avait demandé un petit quelque chose en échange et Harry s'était livré de bonne grâce à la « torture », comme Hermione appelait le fait que son meilleur ami supporte sans broncher de coucher avec Drago n'importe où et n'importe quand.
> Qu'est-ce que je vais lui dire ? demanda le brun en regardant son fiancé.
> Je sais pas, bonjour pour commencer, dit Drago en haussant les sourcils.
Il était assit sur les marches du perron du château et Harry usait la pelouse devant lesdites marches en faisant les cents pas.
> Arrête de tourner en rond comme ça, tu me donne le vertige, chéri, dit Drago en fermant les yeux.
> Désolé.
Harry s'assit sur les marches mais se releva aussitôt. Il s'éloigna en direction de la maison de Hagrid, puis revint vers Drago et refit le chemin dans l'autre sens une bonne dizaine de fois. Enfin un carrosse se profila aux grilles du château. Dumbledore, McGonagall, Rogue et Shrapnell se montèrent aux grandes portes et sortirent. Ils se plantèrent derrière Drago qui se leva et regarda son fiancé regarder venir le petit carrosse brun tiré par un cheval gris.
> Courage, mon amour, dit le blond quand Harry lui jeta un coup d'œil anxieux.
Harry déglutit puis hocha la tête et se tourna vers le carrosse qui s'arrêta à deux mètres de lui en se balançant sur ses essieux trop mous.
Le cheval broncha et encensa et Harry déglutit à nouveau. Il recula de quelques pas et la porte s'ouvrit. Une lourde cape dégringola sur le marchepied puis un large chapeau noir doté d'une belle plume de la même couleur suivit. L'homme sous le chapeau releva ensuite la tête et Dumbledore ne put se retenir de lâcher un petit hoquet de surprise qu'il dissimula dans une toux discrète.
> Tom… souffla Harry, la gorge nouée. Oh Seigneur…
Drago, debout devant Dumbledore, pinça les lèvres. Il sentit alors une main sur son épaule et il baissa les yeux. Il regarda ensuite Rogue qui lui fit un léger signe de tête. Le blond lui fit un maigre sourire puis il regarda vers Harry qui faisait face à Tom Elvis Jedusor qui lui, se redressait lentement, comme brisé par un trop long voyage.
Les deux anciens amants se regardèrent dans les yeux une poignée de secondes qui dura une éternité pour Harry, tout comme pour les autres spectateurs, avant que Harry ne réagisse le premier et ne lève ses mains vers le visage de l'ex-Voldemort.
> C'est un rêve… souffla Harry en caressant la joue un peu creuse de Tom. Je ne peux y croire… Tu es vivant…
Harry laissa alors ses larmes déborder et Tom le prit dans ses bras. Le Gryffondor fut masqué un instant par les pans de la grande cape noire de Tom et son chapeau, et Drago frémit. Il fit un pas en avant mais Rogue, sa main toujours posée sur son épaule, l'en empêcha et quand le blond le regarda, il secoua la tête en fermant les yeux, d'un air de dire « Laissez-le tranquille. » Drago fronça les sourcils mais ne dit rien et regarda à nouveau Harry.
Tom se redressa et caressa le visage du Gryffondor en larmes. Ses doigts caressèrent le tatouage noir, et Tom sourit.
> Laisse-moi te débarrasser de cela, dit-il à mi-voix.
Harry frémit en entendant cette voix qu'il avait tant rêvée d'entendre à nouveau après que Severald lui eut dit qu'il l'avait tué. Il sentit alors un léger souffle sur son visage et il sourit à l'homme debout devant lui. Celui-ci lui rendit son sourire puis dit :
> Je suis si heureux de te revoir, Harry… Si tu savais comme j'avais hâte de te revoir et de te prendre dans mes bras… Comme avant…
Harry sentit son sourire se faner et il prit la main que Tom avait laissé traîner sur son visage. Il la tint dans ses mains puis la baissa en disant :
> Tom… Moi aussi je suis heureux de te revoir, mais ma vie a changé depuis la dernière fois que nous nous sommes vus. Je suis fiancé, Tom, et je vais me marier… cet été.
> Ha… Bien. Très bien, je suis heureux pour toi, Harry. Et qui est l'heureuse élue ?
> C'est un heureux élu, dit Harry avec un sourire. Il est là-bas, avec les professeurs…
Tom regarda alors au-dessus de Harry et il vit Drago.
> Le fils Malefoy ? demanda-t-il.
Harry hocha la tête puis dit :
> Puisses-tu un jour me pardonner de ne pas t'avoir attendu, Tom.
> Ne t'en fais pas, dit l'homme avec un sourire.
Il posa son autre main sur celles du Gryffondor puis il les porta à ses lèvres et les embrassa doucement avant de dire :
> Je te souhaite tout le bonheur du monde ave lui, Harry. Puissiez-vous vous aimer longtemps et vivre heureux dans le meilleur des mondes.
Tom lâcha alors les mains de Harry et recula d'un pas. Il se tourna vers Drago et s'inclina. La plume de son chapeau tomba en avant dans un doux chuintement puis Tom se redressa et posa le pied sur le marchepied du carrosse.
> Tu pars déjà ? demanda Harry. Mais tu viens d'arriver… Tu ne veux pas rester ? Savoir ce que j'ai fait pendant ton absence ? Moi je veux savoir ce que tu as fait en tous cas… Reste encore, s'il te plait…
> Je ne suis pas le bienvenu ici, Harry, dit Tom en montant dans le carrosse.
Il prit place sur la banquette et reprit :
> Je serais resté, crois-moi, mais le fils Malefoy ne veux pas de moi. Je le sens. Son regard est froid… si froid…
Tom recula alors au fond du carrosse et Harry fit un pas en avant.
> Attend, dit-il. Je t'en prie, ne t'en va pas comme ça… Dis-moi au moins où tu va… Restes-tu en Écosse ? En Angleterre ?
> Ni l'un ni l'autre, Harry chéri, dit Tom sans regarder le Gryffondor. Je pars en Amérique, a Salem. J'y ai une maison, je vais m'y installer et devenir professeur de Sortilèges à l'Institut de Salem.
> Professeur ? A Salem ? Tom, je t'en supplie… Reste encore quelques jours…
> Je ne peux pas, Harry, je suis désolé.
> Non, Tom… Tom !
> Fouette, cocher! s'exclama soudain Tom. Aller, on s'en va !
Le cocher fit claquer son fouet et Harry fit un bond en arrière pour éviter la langue de cuir. Le cheval hennit et donna un puissant coup de reins pour faire décoller le carrosse qui s'en alla ensuite.
> Tom ! s'exclama Harry. Tom, attend, je t'en supplie ! Tom !
Harry trébucha alors et tomba dans l'herbe. Il se releva sur les coudes et tendit le bras vers le carrosse qui passa les grilles au galop dans un martèlement sourd de sabots.
Drago sauta à bas des marches et se précipita sur Harry. Il le saisit par les bras et le serra contre lui. Le Gryffondor enfoui son visage dans le torse du blond et se mit à pleurer. Deux mains se posèrent ensuite sur les épaules de Harry et Dumbledore remit le garçon sur ses pieds en disant :
> Viens, Harry, rentrons.
> Pourquoi est-il parti, professeur ? demanda le Gryffondor d'une voix assourdie. Pourquoi ? Je ne l'ai vu même pas deux minutes… Tom…
Drago pinça les lèvres mais ne dit rien. Il passa un bras de Harry sur ses épaules puis il entraîna son compagnon dans le château et Dumbledore regarda en direction du portail de l'école qui se refermait dans un bruit de serrure métallique.
> A-t-il sentit que nous étions hostiles quant à sa présence ici ? demanda McGonagall.
> C'est tout à fait probable, dit Dumbledore. Mais seul Harry pourra nous dire ce qu'il s'est passé pour qu'il parte aussi vite.
McGonagall hocha la tête puis les quatre professeurs rentrèrent dans le château et Shrapnell se rendit du côté de l'appartement de Harry et Drago. Quand elle fut devant la porte, elle frappa et Drago lui ouvrit.
> Il va bien, dit le blond en réponse au regard anxieux de la jeune femme. Il est juste un peu secoué, il ne pensait pas que les retrouvailles allaient se passer ainsi.
> Je le comprends, dit Shrapnell avec un petit sourire. Puis-je entrer et lui parler deux minutes ?
> Bien sûr, dit le blond en s'effaçant.
La femme le remercia d'un signe de tête puis elle passa devant lui et se dirigea vers Harry qui était assit à la table ronde qui meublait le petit appartement. Il avait devant lui une grande tasse de café et Drago demanda si la jeune femme en voulait.
> Un peu, dit Shrapnell. Je n'ai pas le droit, normalement, mais un peu de temps en temps ne fera pas de mal.
Drago hocha la tête. Il avait parfaitement compris l'allusion au bébé de la jeune femme, aussi fit-il apparaître une tasse deux fois plus petite que celle du brun.
La jeune femme prit ensuite place en face de Harry et Drago s'excusa et quitta l'appartement pour rejoindre Rogue dans son bureau, histoire de s'occuper.
> Tout va bien, Harry ? demanda Shrapnell en laissant tomber un demi-sucre dans sa tasse de café.
Harry sembla sortir de sa torpeur et il se redressa en hochant la tête.
> Je crois savoir ce que vous ressentez, dit Shrapnell. Mais cela va passer, ne vous en faites pas. Tom Jedusor vous a-t-il dit quelque chose avant de partir ? Et pourquoi est-il partit aussi vite ? Vous le savez ?
Harry hocha trois fois la tête puis il dit :
> C'est à cause de Drago.
> Ha bon ?
Harry hocha une nouvelle fois la tête puis il reprit :
> Tom m'a dit que Drago ne voulait pas de lui ici. Il a dû lire dans ses pensées quand il l'a salué… J'avais pensé à tous les scénarios, professeur, sauf celui-là… J'espère pouvoir le revoir un autre jour, sans Drago…
> N'avez-vous pas peur de retomber dans ses bras ? J'ai sentit beaucoup de sentiments venant de lui lorsqu'il vous a enlacé. Il était également très triste.
> Je l'ai sentit aussi, dit Harry en hochant la tête. J'ai vu la déception voiler ses yeux quand je lui ai dit que j'allais me marier cet été… J'aurais peut-être dû le ménager un peu, mais cela ne m'a même pas effleuré l'esprit. Peut-être est-ce aussi cela qui l'a poussé à partir aussi vite.
> Vous a-t-il dit où il allait ?
> Oui, il part vivre à Salem, en Amérique, répondit Harry. Il y a une maison et il va se faire embaucher comme professeur de Sortilèges à l'Institut de Salem.
Shrapnell hocha la tête puis on frappa à la porte et Harry alla ouvrir.
> Oh pardon, je vous dérange, dit McGonagall en voyant Shrapnell assise à la table, une tasse de café devant elle.
> Non, pas du tout, professeur, dit Harry. Entrez, vous prendrez un peu de café ?
> C'est gentil, Potter, volontiers.
La femme s'assit à gauche de Shrapnell et Harry lui apporta une tasse de café. Il reprit ensuite sa place et demanda :
> J'imagine que vous êtes venue vous enquérir de ma santé avec ce choc ?
> Parfaitement, dit McGonagall avec un petit sourire. J'imagine que cela a dû être très dur pour vous de le revoir après tant de temps passé à le croire mort, n'est-ce pas ?
> Oui, dit Harry en hochant la tête. J'ai cru que je rêvais et puis quand je l'ai touché, j'ai compris que c'était la vérité.
> Et pourquoi est-il partit si vite ? A-t-il sentit qu'il n'était pas le bienvenu ici ?
> Sûrement, dit Harry. En ce qui vous concerne, vous autres professeurs, je l'ignore, mais il m'a dit que Drago ne voulait pas de lui ici, que son regard était froid, si froid… Je crois qu'il n'a pas osé défier Drago sur son propre terrain.
> C'est sage de sa part, dit Shrapnell. Voldemort, pardon, Tom Jedusor, a toujours été quelqu'un de très sage, aussi loin que je m'en souvienne. Il ne prenait jamais une décision à la légère avant de m'en avoir parlé ou d'en avoir parlé avec Lucius Malefoy. Sa sagesse n'a pas dû vous être transmise, Harry. Vous l'êtes suffisamment ainsi.
> Merci, professeur, dit Harry avec un petit sourire.
> Bien, dit ensuite la jeune femme en vidant sa tasse de café. Je suis au regret de vous abandonner. Il y a une petite personne qui aimerait bien que sa mère fasse une station aux sanitaires… pour la millième fois de la journée.
McGonagall sourit puis elle hocha la tête et Shrapnell quitta l'appartement. Harry referma la porte sur elle et revint ensuite vers McGonagall qui demanda :
> Est-ce que tout se passe bien avec monsieur Malefoy, Potter ? Pas de nouvelle dispute à déplorer ?
> Non, professeur, prions pour qu'il n'y ait plus aucune dispute dorénavant.
> A quoi est donc dû ce miracle ?
> En se sacrifiant un peu chacun, tout rentre dans l'ordre, dit le Gryffondor avec un sourire.
McGonagall lui renvoya un sourire puis elle se leva et s'excusa de prendre congé. Harry la raccompagna à la porte puis, une fois qu'elle fut partie, il retourna s'asseoir et tira le journal du jour de sous la corbeille de fruits posés à l'extrême droite de la table. Il le déplia et lu vaguement la première page. Il n'y avait rien d'intéressant aussi se leva-t-il et se rendit-il dans la chambre. Là, il se déshabilla et prit une bonne douche pour détendre ses muscles endoloris par l'attente de Tom.
Lorsqu'il sortit de la douche, il trouva Drago assit au pied du lit, sur la banquette servant de lit d'appoint.
> Tu es déjà rentré ? demanda le Gryffondor. Je pensais que tu allais passer plus de temps avec Rogue…
> Il était occupé, dit Drago en s'allongeant sur la banquette, un bras sur les yeux. Puis Shrapnell est arrivée et j'ai préféré les laisser entre eux. Et toi ? Tout va bien ?
> Ca va mieux, merci, j'encaisse doucement, répondit Harry en ouvrant son armoire.
Levant les bras pour prendre un jean sur une étagère en hauteur, le brun sursauta quand les mains de son petit-ami se glissèrent sur son ventre, le faisant frissonner.
> Pardon, Dray chéri, mais je n'ai pas la tête aux câlins en ce moment, dit le Gryffondor en le repoussant gentiment.
> Ce n'est pas grave, dit Drago. Je voulais juste te toucher un peu… J'aime être contre toi, tu sais, surtout quand tu sors de la douche et que ta peau sent si bon la rose rouge…
Pour appuyer ses paroles le Serpentard déposa un baiser sur l'épaule du brun qui sourit et se retourna. Ils s'embrassèrent doucement et Drago laissa traîner sa main sur le ventre de Harry en disant :
> J'aimerais tant qu'il existe une potion ou un sortilège pour que l'un de nous deux puisse porter un enfant, mon amour…
> Porter un enfant ? répéta Harry en haussant les sourcils. Allons, Dray… Je suis certain que ça n'existe pas. De toutes façons, je ne suis pas très chaud pour élever des enfants avec toi maintenant, tu vois.
> Pas maintenant, dit le blond alors que le brun s'éloignait avec ses vêtements dans les bras. Dans un ou deux ans peut-être… J'aimerais tant pouvoir élever un enfant avec toi, Harry. Je t'aime plus que tout et mon seul but dans la vie c'est de voir un jour mon nom accolé à celui d'un enfant, fusse le mien ou le tien, mon amour.
> C'est très gentil de ta part, Drago, seulement, nous sommes trop jeunes pour le moment, dit Harry en posant la serviette de bains qu'il avait autour de hanches.
Il se retrouva en boxer et enfila son jean d'un geste en reprenant :
> Pour l'instant, nous devons finir nos études et les réussir, puis nous trouver un emploi stable, nous marier et nous trouver un appartement ou une maison. Pour les enfants, on verra après, d'accord ?
Drago sourit puis il s'approcha de Harry, l'embrassa en lui caressant le ventre. Il quitta ensuite la chambre en disant :
> Je vais faire un tour à Serpentard ! Je rentre pour déjeuner.
> Ok ! répondit Harry.
La porte d'entrée claqua ensuite et Harry soupira. Il releva les yeux et tomba nez à nez avec son reflet dans le miroir. Fronçant les sourcils, il se mit de profil et demanda au miroir :
> Tu saurais ajuster mon reflet de façon à ce que j'aie l'air d'être enceint de six mois ?
> Rien de plus simple, répondit le miroir. Même si ce genre de question est un peu étrange.
> Occupe-toi de faire ce que je t'ai demandé, dit Harry en fronçant les sourcils.
> Ok, ok, dit le miroir dans un soupir.
Harry put alors voir son ventre enfler, enfler, enfler, puis s'arrêter lorsqu'il eut la taille d'un gros ballons de basket. Le Gryffondor fronça ensuite les sourcils et se regarda de haut en bas. Il fit ensuite un geste de la main en soupirant :
> Mais où est-ce qu'il est allé chercher une idée pareille ?
> Je peux me permettre une réponse, petit maître ? demanda l'angelot qui soutenait le plafonnier.
> Mhm, dit Harry en levant les yeux sur l'angelot de bois qui lâcha une main de son lustre en disant :
> Monsieur Malefoy a sans doute eut cette idée en voyant le professeur Shrapnell. Lui et le professeur Rogue ont peut-être parlé de cela, tout à l'heure, vous ne croyez pas ?
Harry pinça les lèvres puis il hocha la tête en disant :
> Tout est possible, angelot. Seulement, je maintiens ce que j'ai dit, lui et moi sommes encore trop jeunes pour avoir un bébé, point final.
> Et si jamais ça arrivait ? demanda le miroir en s'approchant, marchant sur ses deux longs pieds de bois.
> De quoi ? demanda Harry en enfilant son pull.
> Ce que vous m'avez demandé de vous montrer, dit le miroir. Vous n'êtes pas à l'abri, et encore moins depuis que monsieur Malefoy et vous avez fait la paix.
Harry comprit l'allusion et ses joues rougirent légèrement.
> Dans ce cas, dit-il. Je l'empêcherais d'aller jusqu'au bout, voilà tout.
Ni le miroir ni l'angelot ne répondirent et Harry dit :
> Maintenant, retournez donc à votre travail et laissez-moi tranquille avec cela.
> Bien, monsieur, dit le miroir.
L'angelot hocha la tête puis il tira son lustre à lui, s'y cramponna et redevint du bois. Le miroir retourna, lui, dans son coin près de la fenêtre et lâcha un gros soupir en s'adossant au mur.
Harry quitta ensuite la chambre en refermant la porte. Il alla devant la cheminée et il s'y installa en soupirant. Il resta ensuite là à contempler le feu et le retour de Drago, sur les coups de onze heures, le fit violemment sursauter.
> Chéri ! Tu m'as fichu une de ces trouilles…
> J'ai cru remarquer, répondit Drago en jetant sa cape sur le dossier d'une chaise. Ca va ?
Il s'embrassa furtivement et Harry répondit :
> J'étais simplement perdu dans mes pensées et ton entrée m'a ramené un peu brutalement sur terre. C'est tout.
Le brun sourit alors au blond qui lui renvoya son sourire avant de le prendre dans ses bras et de l'embrasser sur le front en disant :
> C'est ce que je t'ai dit ce matin qui t'a fait réfléchir ?
> Non, non, rassures-toi, répondit Harry en se redressant. Je pensais simplement à…
> Ne dis pas son nom, dit Drago en fronçant les sourcils. Ici, c'est chez Potter et Malefoy, pas chez Voldemort, d'accord ?
> Heu… D'accord, dit Harry, un peu surprit par la réaction de son fiancé.
Drago fit un signe de tête puis il ajouta :
> Et donc, tu pensais à quoi sur lui ?
> Il m'a dit qu'il partait vivre à Salem, dit Harry en se calant contre le blond qui l'entoura de ses bras. Et j'ai bien envie d'aller le rejoindre.
> Quoi ! dit Malefoy brusquement en se redressant.
> Quoi, quoi ?
> Tu veux me quitter ! demanda le blond.
Harry le regarda en haussant les sourcils puis il se mit soudain à rire et il prit ensuit le visage du blond dans ses mains. Il l'embrassa du bout des lèvres puis il dit :
> Mais non, serpent sans tête… Si tu me laissais finir, tu comprendrais.
> Mouais… Continue alors… dit le blond en faisant la moue.
Cela fit sourire Harry qui, à genoux sur le canapé, reprit :
> Je disais donc que j'ai bien envie de le rejoindre, mais pas maintenant et en restant fiancé à toi, évidemment. Ce serait seulement pour trois semaines un mois, le temps que l'on puisse mettre tout à plat entre nous.
> Trois semaines un mois ? dit Drago. Mais qu'est-ce que je vais devenir sans toi pendant tout ce temps ? Je vais devoir retourner chez moi…
> De toutes façons, tu aurais été obligé, dit Harry en s'asseyant correctement dans le canapé. Nous n'avons pas encore cherché d'appartement, et la fin de l'année approche. Il reste moins de deux semaines avant la fin de l'année. Demain, nous passons nos ASPICs toute la journée et la semaine prochaine, nous avons quartier libre pour nous reposer de nos examens.
> Raison de plus pour commencer à chercher un appartement, mon ange, dit Drago. A moins que tu ne veuilles partir dès maintenant ?
> Non, quand même, dit Harry avec un sourire tendu. Je vais quand même attendre la fin la fin de l'année scolaire. Je pense que je partirais durant le mois de juillet, ainsi, je pourrais passer le mois d'août entier avec toi.
> Ou donc, chez les Dursley ou chez moi ? demanda Drago en attirant son petit-ami entre ses bras.
> Ha ça… dit Harry. Cela dépendra de toi, chéri.
> De moi ? Allons bon, dit Drago en haussant les sourcils.
Harry lui sourit puis il l'embrassa sur la joue en disant :
> Je te charge, mon amour, de trouver, pendant mon absence, notre petit nid douillet.
> Moi ? Mais je n'ai aucun goût…
> Oh si ! dit Harry en l'entourant de ses bras. Tu as du goût, le goût des aristocrates et tu es le mieux placé de nous deux pour nous dégoter un charmant appartement ou une belle petite maison au style raffiné.
Drago sourit en posant ses mains sur les reins du Gryffondor qui s'installa à cheval sur ses cuisses en disant :
> Je te fais totalement confiance car je sais que tu choisiras ce qu'il y a de mieux.
Les mains du blond glissèrent sur les fesses de Harry qui sourit.
> N'est-il pas trop tard pour un câlin, mon amour ? demanda-t-il.
> Il n'est jamais trop tard, chéri, dit Drago en caressant la cuisse droite du brun qui s'allongea sur le blond.
Drago glissa ensuite une main entre eux et déboutonna le pantalon du brun. Il glissa sa main à l'intérieur du boxer et tira de sa prison de tissu le sexe détendu du Gryffondor qui se mordit la lèvre inférieure en se redressant légèrement.
> Tu veux me faire l'amour ici, sur le canapé du salon ? demanda Harry.
> Pourquoi pas ?
> Et si jamais quelqu'un entre ?
> C'est fermé à clef, dit Drago.
Un petit cliquetis retenti près de la porte et Harry sourit. Drago l'embrassa ensuite puis continua de le caresser doucement et Harry plongea dans son cou en gémissant. Au bout d'un moment, il fit lâcher prise au blond et s'installa sur lui de façon à s'empaler sur le membre dressé du Serpentard qu'il venait de libérer de sa prison de tissu.
> Dray… gémit Harry en se redressant.
Il se laissa glisser sur le membre rigide et gémit. Drago le prit par les hanches et le pénétra ensuite à petits coups de reins. Il renversa ensuite le brun sur le canapé et lui retira son pantalon et son caleçon qui volèrent dans la pièce. Il le prit ensuite d'un coup de reins et Harry poussa un cri. Il posa ses mains sur les épaules de Drago et se cambra. Le blond l'embrassa dans le cou puis sur la bouche et enfin se concentra afin de s'immiscer le plus loin possible en son amant afin de le rendre le plus heureux possible.
Alors que Harry prenait un pied d'enfer, Drago regardait avec une sorte de fascination étrange le ventre de son futur mari. En effet, à chaque cou de reins, les abdominaux du Gryffondor se contractaient violemment et se détendaient ensuite quand le blond se retirait.
Donnant une poussée plus forte que les autres, Drago serra les dents. Il se redressa et prit Harry dans ses bras. Il le laissa glisser sur son membre dressé puis plongea son visage dans son cou et Harry poussa un grand cri en se rejetant en arrière. Il s'effondra ensuite sur le canapé et Drago lui atterrit dessus en haletant.
> Mon ange… je t'aime… souffla Harry quand le blond se redressa.
Le Serpentard se retira alors et Harry serra les jambes. Le blond lui embrassa ensuite les genoux puis Harry rouvrit ses jambes et Drago s'allongea sur lui.
> Tu es l'amour de ma vie, Dray, je t'aime de tout mon cœur…
Il embrassa le blond d'un long baiser langoureux puis il le repoussa et se leva. Il marmonna quelque chose et son pantalon s'approcha en marchant sur ses jambes. Le caleçon suivait à ras de terre et Harry les enfila prestement en disant :
> Et si nous allions déjeuner maintenant ? J'ai une faim de loup.
Drago sourit puis se leva et replaça son pantalon correctement. Harry l'embrassa à nouveau puis tous deux quittèrent l'appartement et se rendirent dans la Grande Salle où ils déjeunèrent chacun à leur table de maison respective.
> Tu as l'air bien joyeux, Dray, aujourd'hui, dit Blaise en lui collant un petit coup de coude dans le bras. Est-ce que tu aurais passé un bon moment avec Potter avant de venir déjeuner ?
> A ton avis, Blaise ? dit Drago en lui faisant un clin d'œil.
Blaise sourit puis il frotta amicalement la tête de son ami qui le repoussa en râlant. Les deux garçons se mirent ensuite à rire et Pansy, assise en face d'eux, soupira en levant les yeux au ciel. Décidément, ces garçons avaient constamment l'esprit dans le slip…
