Chers lecteurs ,

Après avoir fait le point je remarque que cette fiction est vraiment très très longue, car j'ai encore tellement à dire! Vous n'imaginez pas ce qu'il me reste encore comme nombre de chapitres. Aussi, je m'excuse de m'étaler tellement sur le sujet. Sachez cependant qu'il y ait de fortes chances que ce soit la dernière. Peut être est-ce la raison pou laquelle elle se trouve être si longue. Quoiqu'il en soit j'espère que cela ne vus dérange pas (bah si, ca arrive quand c'est trop long) et c'est pourquoi je poste régulièrement et pour vous faire oublier un peu que je suis emporté dans mon truc...Je ne souhaite juste pas bâcler le travail.

Bo sur ce, j'espère que la suite vous plaira. A bientôt

Julia


La jeune femme s'était levée tôt ce matin là. Elle avait pris une longue douche, s'était habillée, coiffée et maquillée avec soin. Lorsqu'elle estima le résultat satisfaisant, elle prit ses affaires et quitta son domicile. Elle s'arrêta au café le plus proche et emporta une tasse qu'elle but tout en roulant dans les rues de Toronto, la musique résonnant dans sa voiture. Même à cette heure encore matinale, la ville était un vrai enfer à faire en voiture, mais Julia ne pesta pas, elle était de bonne humeur et se surprit à chanter à tue-tête sur la musique, remarquant au dernier moment le regard d'un homme dans la voiture arrêtée au même feu rouge que le sien.

Elle rit toute seule quelques secondes avant de reprendre sa route et de garer sa voiture dans le parking de l'immeuble de la police. Elle prit ensuite l'ascenseur et se rendit à l'étage où se trouvaient les bureaux du poste où travaillait William. Elle inspira profondément, resserrant ses doigts sur son sac lorsque la sonnerie indiqua qu'elle était arrivée à destination. Elle entra sur le plateau central et se dirigea aussitôt vers le premier bureau.

-Bonjour Officier, Hodge, dit-elle en lisant sa plaque, je suis le Docteur Ogden, je suis attendue par le Commissaire Gilles et l'Inspecteur Brakenreid.

-Bien Madame, si vous voulez bien me suivre.

Julia acquiesça simplement et le suivit en silence à travers le plateau. Puis, il la laissa à l'entrée du bureau de l'Inspecteur. Elle lui adressa un simple sourire de remerciement et remarqua le jeune homme qui se tenait un peu plus loin et qui l'avait vu depuis son entrée. Il n'avait pas bougé mais il l'avait observé dans les moindres détails. Il se demandait comment il allait pouvoir lutter contre ce qu'il ressentait en voyant que cette femme le rendait fou simplement par sa présence. Il remarqua à quel point il la trouvait belle dans cet ensemble noir qui mettait sa silhouette élancée en valeur. Il ne pouvait que s'imaginer glisser ses doigts dans ses cheveux blonds qui reposaient sur ses épaules. Jamais auparavant il ne l'avait vu avec les cheveux détachés et cette vue le ravi au plus haut point. Il plongea son regard dans le sien avant de le glisser vers ses lèvres à peine rosies qui lui accordaient un timide sourire. William ne pu s'empêcher d'en faire autant et une seconde après, elle avait disparu, laissant la porte du bureau de son collègue se fermer derrière elle.


-Le Docteur Ogden a d'excellents états de service, lança Brakenreid après quelques minutes de discussion, elle nous a aidé sur plusieurs enquêtes déjà en tant que psychologue externe au poste.

-Connaissez-vous personnellement certains policiers Docteur? Lança Gilles sans aucune émotion dans la voix.

-Eh bien oui, avoua Julia, j'ai rencontré l'Inspecteur Brakenreid et l'Officier Crabtree l'année dernière et il m'est été possible de croiser plusieurs d'entres eux lors de mes précédentes interventions.

-L'Inspecteur Murdoch?

-Oui, il était mon patient lorsque je travaillais aux Urgences. C'est un peu grâce à lui que j'ai découverts mon intérêt pour la criminologie.

-Et vous n'avez aucun problème avec le fait de travailler avec l'un de vos ancien patient?

-Pourquoi serait-ce le cas? Lança Julia avec étonnement. J'ai également été la collègue du Docteur Grace, votre médecin légiste, pendant des années. Cela ne me pose pas le moindre problème.

-Votre dossier est excellent Docteur, mais je me dois de vous mettre en garde, ce poste de police est l'un des meilleurs de la ville et j'entends à ce qu'il le reste. Je ne tolérerais aucune réaction déplacée envers vos collègues, aucun, jamais.

-Je comprends, murmura Julia en sentant sa gorge se nouer et comprenant à présent pourquoi William l'avait mise en garde contre cet homme, vous pouvez me faire confiance.

Elle plongea son regard dans le sien avant qu'il n'acquiesce et ne lui tende la main.

-Bienvenue parmi nous Docteur Ogden, dit-il alors qu'elle serra sa main, mettez-vous au travail dès maintenant.

-Bien Monsieur, répondit Julia poliment alors que l'homme s'éloigna déjà et s'apprêta à sortir de la pièce.

-A toute à l'heure Thomas, dit-il à l'intention de l'Inspecteur Brakenreid avant de quitter la pièce.

Julia respira enfin à nouveau et lui sourit tendrement.

-Ravi de vous avoir ici, dit-il doucement, Murdoch prendra moins de risques à présent si quelqu'un est là pour veiller sur lui.

-Je…je ne comprends pas, bredouilla Julia.

-Bien sûr que si, mais vous souhaitez simplement que cela ne se saches pas. Restez discrets, faites votre travail, ne vous étripez pas au milieu des bureaux et tout ira pour le mieux, dit-il en lui faisant un clin d'œil, pour ce que vous faites en-dehors de vos heures je ne veux pas le savoir. Et je vous conseille de tout faire pour que Gilles ne l'apprenne jamais.

-Message reçu, murmura Julia en riant doucement.

Il lui indiqua la sortie et se pencha dans l'embrasure de la porte avant de prendre la parole.

-MURDOCH, beugle-t-il, comme vous n'avez rien à faire, conduisez le Docteur Ogden à son bureau et veillez à ce qu'elle ne manque de rien. Je vous fais confiance.

Bien trop heureux de pouvoir le faire lui-même, William acquiesça et se dirigea vers elle aussitôt.

-Si vous voulez bien me suivre Docteur Ogden, dit-il doucement en plongeant son regard dans le sien.

Julia lui sourit et tous deux se dirigèrent vers l'ascenseur à nouveau. Ils y entrèrent et remarquèrent avec déception qu'ils n'étaient pas seuls. William appuya sur le bouton et se plaça à ses côtés. Ils ne se regardaient pas et restaient simplement silencieux l'un à coté de l'autre, lorsque doucement tous deux bougèrent leur main au même instant. Ils effleurèrent leurs doigts, très doucement, sentant à peine la peau de l'autre, entremêlant leurs doigts qui ne cessaient de danser l'un à l'autre, leur laissant un timide sourire sur les lèvres. Puis, l'ascenseur s'arrêta et ils rompirent tout contact avant d'en sortir. William conduisit Julia au bureau qui se trouvait au fond du couloir. Il lui ouvrit la porte et la laissa entrer. La jeune femme regarda tout autour d'elle. Le bureau était spacieux et lumineux mais impersonnel, elle entendait bien changer cela très prochainement. Lorsqu'elle finit de faire le tour du lieu en un regard, ses yeux se posèrent sur un bouquet qui se trouvait sur son bureau. Un immense sourire se dessina sur ses lèvres et elle caressa du bout des doigts les fleurs quelques instants.

-Je pensais qu'elles égaieraient votre bureau, murmura timidement William.

-J'apprécie l'attention, répondit Julia en s'approchant de lui, merci.

-Comment s'est passé votre entretien?

-Très bien, je pense avoir cerné la personnalité du Commissaire. Il n'est pas commode n'est-ce pas?

-Non, en effet.

Ils se sourirent doucement et elle posa ses mains sur son torse quelques instants avant d'ancrer son regard dans le sien.

-Julia je…je vous trouve particulièrement superbe aujourd'hui, vos cheveux…Je désespérais de les voir détachés un jour, avoua timidement William.

La jeune femme baissa les yeux vers le sol et rougit doucement.

-Merci, souffla-t-elle.

Alors doucement, William glissa sa main sur sa hanche et il la sentit frémir l'espace d'une seconde avant qu'elle ne lève les yeux vers lui à nouveau. Il y vit cette petite étincelle si particulière qu'elle n'accordait qu'à lui.

-Votre instinct vous dit quoi Julia?

-A cet instant précis, il me supplie de me jeter sur vous et de vous embrasser.

-Mais?

-Mais, j'ai rencontré le Commissaire Gilles, dit-elle en fronçant les sourcils, et je crois que je comprends enfin pourquoi vous teniez tant à ce que notre relation ne se concrétise pas.

-Pour l'instant, précisa William, pour l'instant. Je ne supporterai pas de vivre sans vous. Vous le savez.

Elle lui sourit et caressa sa joue l'espace d'un instant.

-Oui, je le sais, dit-elle avant de venir déposer un baiser à la commissure de ses lèvres.

-Je ferai mieux de partir si je ne veux pas succomber à votre charme dans la seconde Docteur, murmura William qui avait gardé les yeux fermés, venez nous retrouver au bar au coin de la rue à 6 p.m ce soir, nous fêterons votre arrivée avec les collègues.

-Je viendrai, répondit Julia qui avait également les yeux fermés et se tenait tout contre lui.

Ils se séparèrent un peu et croisèrent leur regard.

-Bonne journée, murmura William avant de déposer un chaste baiser sur sa joue mais un baiser bien plus long qu'il ne l'avait jamais fait.

-Bonne journée, répondit simplement Julia en sentant son cœur faire un bond dans sa poitrine.

Elle le regarda quitter la pièce et soupira de plaisir avant de se laisser tomber sur la chaise de son bureau. Elle avait fait le bon choix, elle le savait. Elle devait juste apprendre à faire taire ce désir qui la consumait à chaque seconde où elle se trouvait auprès de lui. Et cette tâche s'avèrerait bien difficile.


Le bar était bondé, que des policiers. Emily s'avança vers Julia qui venait de rentrer. Elle la prit tendrement dans ses bras et la lâcha presque aussitôt, un immense sourire sur les lèvres.

-Je suis tellement contente que tu sois venue, et je suis heureuse qu'on soit collègues à nouveau, tu m'as tellement manqué, c'est trop cool.

Julia rit doucement.

-Moi aussi je suis contente Emily, c'est génial.

-Oh et tu vas pouvoir fréquenter ton Inspecteur très souvent maintenant, dit-elle beaucoup plus bas.

-Nous sommes collègues.

-George et moi aussi et ça n'empêche pas.

-Tu sors avec l'Officier Crabtree?

-N'en parle a personne, c'est secret, et ça rajoute un peu de piment à notre relation si tu vois ce que je veux dire.

-Je ne vois que trop bien, murmura Julia en faisant une grimace.

-Viens, reprit Emily en la prenant par la main pour la mener vers le fond du bar, tout le monde est là.

Julia la suivit docilement et croisa le regard de William qui lui adressa aussitôt un tendre sourire. Chacun voulait parler avec la nouvelle venue et elle apprécia leur sympathie et leur gentillesse à son égard.

-Je vous sers quoi Docteur? Lança la jeune femme blonde de l'autre côté du bar.

-Une bière ce sera parfait, répondit Julia, et pas de « Docteur » s'il vous plait, je ne l'ai que trop entendu dans ma vie. Appelez-moi Julia.

Elle lui tendit la main par-dessus le bar qu'elle serra aussitôt.

-Anna Fulford, la patronne de ce bar. Julia vous dites? Comme Julia Ogden?

-Oui, c'est ça. Nous nous connaissons?

-Disons que j'ai entendu parlé de vous, murmura Anna en jetant un regard vers William que Julia remarqua, William n'est pas très bavard mais il a évoqué votre nom un soir.

-Oh, j'espère que c'était en de thermes élogieux, lança Julia en riant.

-Vous n'avez pas idée, grommela Anna avant de lui tendre sa boisson.

-Merci, répondit la jeune femme pour ensuite rejoindre ses nouveaux collègues et amis qui se trouvaient un peu loin.

Ainsi, la soirée se termina tard et tous se séparèrent en riant. William avait très peu eu l'occasion de se trouver près d'elle, mais il ne l'avait pas quitté des yeux toute la soirée. Elle devait admettre qu'elle non plus n'avait su regarder quelqu'un d'autre que lui et qu'il lui avait été bien difficile de se concentrer sur n'importe quelle conversation. Ils rentrèrent chacun chez eux, échangeant deux ou trois messages sur leur téléphone avant de se coucher, un sourire sur les lèvres.


à suivre...