Bon, vous avez vu ? Ils ont supprimé le thème Jane Austen ! Allez comprendre ! Ils m'avaient collée dans le thème Emma et j'ai rechangé... J'espère que vous avez tous remarqué...
Sophiebelier : en voilà un début de la réconciliation ;-)
Liloulette : merci !!! Vlà la suite miss ^^
Julie : oui ça va s'arranger… je serai plus sadique, mais carrément horrible sinon !
C et Dille : ouh là quelle punition pour une faute d'inattention !!! Je ferais plus gaffe promis promis !!! En tous cas encore bonnes idées pour la suite du roman, mais… J'aime trop Fred pour lui infliger ça ! Tu sais quoi ? Si un jour tu veux écrire une parodie à quatre mains jsuis présente xD (mais je ne pense pas que t'aies besoin de quatre mains ^^)
Noulouk : merci !!! Fin touchante hein ?? Reste à voir si la suite le sera autant…
Yuna ! Merci beaucoup !!!
Virginie : Calamity Jane !!! J'adore très bien trouvé !!! Bonne idée les actions chez Kleenex jvais y penser !
Arya19 : ah mince moi j'ai toujours été du côté des Indiens ! Dois-je dans ce cas faire revenir Lizzie avec Wickham afin de contenter sa mère, et laisser Will finir sa vie seul, ou éventuellement épouser Caroline ? Oui, épouser Caro, qui lui ferait faire faillite, il finira alors alcoolique et mourra dans son vieux fauteuil de cuir devant sa télé qui aura 40 ans, un verre de bourbon sur son ventre épaissi par la bière et la malbouffe (parce que Caro ne sait pas cuisiner, c'est pas digne d'elle, et de toutes façons elle se sera barrée depuis longtemps). Non ? Je ne dois pas finir mon histoire comme ça ? (oui, là c'est moi qui suis partie dans un mauvais délire…)
Toun : tu veux quand même pas que Charles agresse Wickham avec un club de golf. Mmmmh… C'est que ce serait pas forcément une mauvaise idée… P.S : J'adore ton cliché… Mais le pire c'est qu'il y a des choses justes dedans, dois-je avoir honte ?? ^^
Bou : oui tu as raison Lizzie est excessive, mais c'était mon but… Elle est pas parfaite :D. Et j'adore mon Wickham infect ^^ (tant qu'il n'existe que dans une fic)
RENAITRE
Le lendemain fut une journée chargée. Lizzie se leva à sept heures ; mais elle n'eut pas à cœur de réveiller Logan, qui s'était endormi très tard hier soir, et décida qu'aujourd'hui, une fois n'était pas coutume, il ferait l'école buissonnière. La première chose qu'elle fit fut d'écrire une lettre de démission.
Ce fut très simple ; elle en avait déjà écrit à de précédents employeurs et elle ne dévia pas du cadre professionnel.
Elle hésita à joindre un courrier plus personnel ; et finalement, se dit que Will le méritait quand même. Il ne lui avait peut-être pas accordé sa confiance, mais elle non plus, en refusant de lui divulguer son passé dès le début de leur relation. Il s'était quand même globalement toujours montré correct avec elle… et avec Logan aussi.
Il lui avait dit qu'il serait ravi d'être son père.
Ces mots tournaient dans son esprit et la torturaient. Leur vie aurait pu être tout autre… C'est les larmes aux yeux qu'elle commença à écrire.
Cher Will,
Non. Feuille arrachée, direction poubelle.
Will,
Je voulais juste te dire que
Mais merde, on dirait une ado paumée ! Feuille arrachée, direction poubelle.
Finalement, après avoir rassasié la poubelle, Lizzie avait réussi à écrire quelque chose d'à peu près passable. Elle glissa les deux lettres, une manuscrite et l'autre tapée à l'ordinateur, dans l'enveloppe, prenant soin de mettre en avant la lettre professionnelle. Puis elle cacheta le tout avant de changer d'avis, et se cala dans sa chaise, jetant un coup d'œil à la pendule. 8 heures. Elle aurait dû être au boulot. Elle se leva de sa chaise et se dirigea vers la cuisine, où elle trouva Frederic.
- Bonjour, firent-ils en même temps.
Frederic lui adressa un bref sourire, un peu triste.
- Je vais partir pour l'entreprise, fit-il. Tu as écrit ta lettre ?
- Oui.
Lizzie lui tendit l'enveloppe. Frederic l'attrapa, et nota son épaisseur. Il questionna la jeune femme du regard.
- J'y ai joint une autre lettre. D'explication.
Frederic approuva, puis lui laissa une dernière chance de se rétracter.
- Tu es sûre que tu veux faire ça ?
Lizzie hocha la tête, se sentant soudain vide.
- Oui. Je crois que c'est nécessaire.
Frederic ne répondit rien.
- Tu ne crois pas ? Fit-elle ? Tu aurais préféré que je garde ce poste, n'est-ce pas.
Il planta son regard dans le sien.
- Oui. Mais je te comprends, crois-moi. Et puis rien n'est joué. J'y vais, conclut-il en attrapant sa veste.
Lizzie le regarda partir.
À l'heure qu'il était, Will devait se demander où elle était.
À moins qu'il n'en ait absolument rien à carrer.
.
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8h15. Et Lizzie n'était toujours pas au bureau. Will s'inquiétait de plus en plus ; il avait vraiment espéré pouvoir la revoir pour… Pour s'excuser, s'expliquer, la supplier même de lui pardonner, s'il était nécessaire d'en arriver là !
Mais elle ne venait pas. Ni à 8h15, ni à 8h20, ni plus tard.
À près de neuf heures, ce n'est pas elle qui fit irruption dans son bureau ; c'est Frederic.
Le visage de Will se décomposa en le voyant. Cela signifiait sans doute qu'il ne reverrait pas Lizzie de si tôt.
- Bonjour, fit Frederic un peu sèchement.
Il jeta une enveloppe sur son bureau ; Will la regarda sans comprendre.
- La lettre de démission de Lizzie. Elle n'a pas l'intention de remettre les pieds ici.
Will le regarda quelques instants, complètement paumé.
- Je vous avais prévenu que vous n'aviez pas intérêt à lui faire de mal ; mais ce qui est fait est fait, et dans la mesure où elle ne semble pas réellement vous en vouloir, je ne ferai rien, mis à part vous conseiller de ne plus l'approcher, du moins sans son accord. Et j'ose espérer que vous n'avez pas l'intention de la traîner en justice. Elle a déjà bien assez de problèmes comme ça sans que vous ayez besoin d'en rajouter une couche ; quoique pour l'enfoncer vous semblez savoir vous y prendre à merveille.
Frederic avait conscience d'être un peu dur ; mais il était réellement nécessaire que Will apprenne à être plus délicat, plus attentif à ce qui l'entourait, s'il voulait avoir la moindre chance de revenir avec Lizzie. Car oui, il espérait que les deux jeunes gens arriveraient à s'entendre à nouveau un jour. Il voulait y croire.
- L'attaquer en justice ? Mais jamais je ne ferai ça ! Pour quelle raison ? S'exclama Will, à la fois affolé et triste.
Triste qu'ils aient pu croire ça de lui.
- Pour rupture du contrat, annonça Frederic d'une voix sombre. Car Lizzie n'a pas l'intention de revenir, si vous croyiez le contraire. Mais ne vous inquiétez pas, elle s'est arrangée avec une de ses collègues, en qui je place toute ma confiance. Son absence ne se remarquera même pas, fit-il en appuyant sur les derniers mots.
Will sentit son monde s'effondrer autour de lui.
Il décacheta l'enveloppe, et en sortit la lettre de démission, alors que Frederic tournait les talons et sortait du bureau. Une autre lettre, manuscrite, tomba à côté. Il lut rapidement celle tapée à l'ordinateur -froide, professionnelle. Impersonnelle. Puis saisit l'autre.
Et son cœur se brisa à la lecture.
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Will,
Ci-joint ma lettre de démission. Je sais que je suis sensée te prévenir un mois à l'avance ; mais j'espère que tu ne me tiendras pas rigueur de ne pas me présenter aujourd'hui au bureau. Ni demain. J'ai prévenu Charlotte de ma démission, et tu peux t'adresser à elle pour me remplacer, au moins jusqu'à ce que tu aies trouvé une autre assistante. Elle fait du bon boulot et connaît mon métier.
Désormais tu connais mon passé, je n'ai pas grand-chose à rajouter. Je sais que George Wickham est très doué pour paraître aimable et embobiner les gens ; et je ne t'en veux absolument pas de l'avoir cru. Après tout, j'ai été la première à me laisser avoir et je suis restée aveugle quant à ses qualités et ses sentiments pour moi pendant des années. Peut-être d'ailleurs as-tu encore des doutes sur la bonne version de notre histoire ; tu peux toujours demander à en discuter avec Jane, elle était là depuis le début, enfin ça, uniquement si tu lui fais confiance.
Sache que je garderai un bon souvenir de toi et de notre relation. Tu as toujours été là pour moi et Logan et je t'en remercie. Je suis triste que notre histoire s'arrête si brutalement, et je suis tout à fait consciente d'en être la seule fautive. J'aurais dû dès le départ t'accorder assez de confiance pour te raconter notre histoire. Mais les regrets ne servent à rien, j'espère juste ne pas t'avoir trop blessé. Peut-être avais-tu raison en me disant que je suis incapable de m'engager. Incapable, je ne sais pas ; mais c'est quelque chose qui me fait peur, en effet. Et je suis désolée de t'avoir donné de faux espoirs ; si tant est que tu as eu des espoirs quant à l'avenir de notre couple.
Je suppose que j'aurai dû t'apporter ces deux lettres en main propre ; mais encore une fois je me montre lâche et préfère ne pas le faire. De toutes façons, je te les aurai juste données sans explication et serai partie, me connaissant. Il y a sept ans, j'ai fui. Et aujourd'hui, je recommence.
Je te souhaite une bonne continuation à tous points de vue. Je te remercie si tu as pris la peine de lire cette lettre jusqu'au bout et m'excuse encore une fois de la tournure qu'ont pris les évènements entre nous. Sois rassuré, c'est la dernière fois que tu as des nouvelles de moi si c'est ce que tu désires ; je ne t'importunerai plus à l'avenir.
Amicalement,
Lizzie.
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Il resta figé quelques instants, fixant la lettre, comme si elle n'existait pas, comme si elle allait disparaître. Comme si tout allait s'arranger. Puis les larmes commencèrent à rouler sur ses joues. Lizzie s'excusait, elle s'en voulait. Elle souffrait. Il se détestait tellement de l'avoir blessée, au point qu'elle se tienne responsable de tout ce qui s'était passé entre eux ! Il relit la lettre.
Et un infime espoir l'envahit.
Pas de pouvoir recoller les morceaux avec elle et de reprendre leur relation où elle en était ; il s'était passé beaucoup trop de choses, il avait été beaucoup trop loin. Mais peut-être de garder une certaine proximité avec la jeune femme. Dans sa lettre, elle semblait ne pas le détester ; elle semblait même le comprendre. Alors peut-être qu'éventuellement, dans le meilleur des cas, il pourrait la retrouver en tant qu'assistante. Car il était hors de question qu'il s'en trouve une autre ; il confierait à Charlotte une partie des tâches qui incombaient à Lizzie auparavant, et prendrait en charge l'autre partie, mais en aucun cas il ne prendrait quelqu'un d'autre.
On ne remplaçait pas Lizzie.
Et ce soir, il irait la voir.
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La journée de Lizzie avait été bien remplie. Elle avait d'abord été porter ses clés au concierge de son immeuble, qui avait râlé en lui rappelant qu'elle devait payer son loyer pendant les trois mois suivant l'annonce du déménagement. Lizzie en était un peu inquiète, mais ferait avec. Et Jane et Charles lui avaient déjà proposé de l'aider.
Ensuite, elle alla à la Poste, remplir la procédure pour faire suivre son courrier chez Frederic. Puis elle alla acheter tous les journaux qu'elle put trouver et se mit à cocher les offres d'emploi. Enfin, elle appela pour les offres les plus intéressantes -quoique ce n'était pas non plus l'Eldorado. Elle réussit à décrocher trois entretiens d'embauche dans la semaine. Il faut dire qu'elle avait un bon C.V et que ses références ne manquaient pas d'impressionner. C.V. qu'elle ne manqua pas de faxer accompagné d'une lettre de motivation qu'elle rédigea à la va-vite aux numéros qu'on lui avait donné.
Elle passa aussi un peu de temps avec Logan, qui était plutôt heureux de cette journée de repos, mais n'avait quand même pas retrouvé sa bonne humeur habituelle.
Il lui avait même demandé si il pourrait changer d'école.
Lizzie lui avait dit qu'il devait au moins finir l'année dans celle-là ; pour après, on verrait.
Toutes ces occupations l'empêchèrent de trop penser à Will.
Ça valait bien mieux pour elle.
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Le soir, après avoir longuement hésité, Will se rendit à l'appartement de Jane et Lizzie. Mais quand il sonna, il n'obtint pas de réponse. Même en s'acharnant. Il n'entendait même pas de bruit à l'intérieur.
Puis un homme vint vers lui, l'air fort peu aimable.
- Que voulez-vous ? Fit-il d'une voix sèche.
Will faillit le renvoyer sur les roses ; mais il s'abstint.
- Je me demandais si Lizzie était chez elle.
- C'est plus chez elle. Elle n'habite plus ici. Alors maintenant, allez voir ailleurs, j'ai un état des lieux à faire.
Sans rien ajouter, il lui passa sous le nez sans ménagement et pénétra dans l'ancien logement de Lizzie. Will eut le temps d'apercevoir par la porte entrebâillée les murs vides, l'absence de meubles.
Lizzie était bel et bien partie. Sans lui laisser d'adresse.
Il rentra chez lui, découragé. Il n'avait plus rien à faire.
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La semaine passa rapidement pour Lizzie ; elle alla à ses entretiens d'embauche, et obtint une réponse positive pour deux d'entre eux. Elle choisit l'entreprise la plus proche de l'école de Logan. Dans la mesure où c'était une petite entreprise, elle put s'arranger avec le patron pour faire coïncider ses horaires avec les heures d'entrée et de sortie de cours de son fils. Elle n'avait pas hésité à parler de son statut de mère célibataire. Comme quoi elle avait un peu repris confiance en elle. En effet, tout le monde n'était pas comme sa mère, à rejeter l'idée qu'on pouvait avoir un enfant hors mariage. Sa nouvelle patronne -et oui, une femme cette fois- avait l'air tout à fait sympa, et même si sa paie n'allait pas être énorme, elle suffirait pour payer la moitié du loyer de son ancien appart et quelques courses à Frederic. Celui-ci refusait d'en entendre parler, mais elle refusait de le laisser tout prendre à charge. Ils étaient aussi bornés l'un que l'autre mais avaient plus ou moins réussi à se mettre d'accord sur le fait que Lizzie ne paierait que quelques courses et ferait la plupart des tâches ménagères. D'ailleurs, ça arrangeait bien Frederic qu'elle se mette aux fourneaux. Il n'était pas ce qu'on pouvait appeler un cordon bleu.
Elle commençait lundi.
Pour Will, le temps s'écoula plus lentement. Lizzie ne revint pas au boulot. Il ne savait même pas pourquoi il l'espérait encore.
Et il n'avait pas abandonné l'idée de la retrouver.
Il aurait pu l'appeler ; il avait son numéro. Mais il avait peur qu'elle ne veuille pas décrocher. En fait, il avait surtout peur de ne pas savoir quoi lui dire.
Il voulait la revoir.
Mais comment faire ? Aller à la Poste, demander où elle avait fait suivre son courrier ? Car il supposait qu'elle avait fait cela. On avait beau être en Amérique, il ne fallait pas rêver, il ne suffisait pas de sortir un billet pour obtenir ce genre de renseignements.
Il avait essayé de la voir à la sortie d'école de Logan ; mais à chaque fois qu'il passa, Logan était déjà parti. Même Joana ne revit pas Lizzie.
Il avait pensé à appeler Jane aussi ; mais il l'avait croisée un coup chez Charles,et à la manière dont elle l'avait regardé, il n'avait pas franchement osé lui demander. Charles, à qui il avait d'ailleurs raconté toute l'histoire, du matin où tout avait changé, jusqu'à l'irruption de Frederic dans son bureau ; c'était même pas une semaine auparavant. Il lui avait demandé s'il savait où logeait Lizzie ; celui-ci lui avait répondu que oui mais qu'il avait juré de tenir sa langue, avec un air désolé. Ceci dit, il lui avait quand même conseillé de réfléchir un minimum ; la réponse n'était pas si compliquée.
C'est la samedi matin que Will eut un éclair de génie.
Frederic. Il lui avait apporté les lettres le lundi matin, avant neuf heures. Lizzie avait donc sans doute passé du temps avec lui. En y réfléchissant, c'était même logique. Frederic habitait un peu à l'écart de la ville, et devait sans doute avoir de la place pour loger Lizzie et Logan.
De toutes façons, j'ai rien à perdre. Au pire, il tomberait sur Frederic et lui demanderait où il pouvait trouver Lizzie. Ou au moins il lui demanderait de lui passer un message. Du style « je l'attendrai dans tel parc ».
Quoique les parcs, c'était peut-être pas une bonne idée.
Il chercha sur Internet s'il pouvait trouver le domicile de Frederic Jonhson ; Bingo, il n'avait plus qu'à relever l'adresse et l'entrer dans son GPS.
Il attrapa sa veste, et sortit.
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Lizzie était dans le jardin de Frederic avec Logan quand elle entendit une voiture se garer dans l'allée. Elle n'alla pas voir ; ce n'était sans doute pas pour elle et Frederic sortait déjà.
Celui-ci reconnut tout de suite Will ; il fronça les sourcils et croisa les bras.
Will avait repéré la voiture de Lizzie. Il était garé à côté.
- Que faites-vous là ? Demanda-t-il, neutre.
Will s'approcha, l'air abattu. Force était de constater qu'il avait une sale mine. Il avait l'air d'avoir très peu dormi et une barbe d'un ou deux jours commençait à ombrer ses joues. Ce qui ne lui allait pas d'ailleurs.
- Je voulais voir Lizzie, Frederic. J'ai besoin d'elle.
Frederic fut décontenancé un instant. Il s'était attendu à tout sauf à ça.
Las, Will se reprit.
- Je n'ai pas l'intention de la harceler. Simplement, je ne veux pas que ça s'arrête comme ça. J'aimerai au moins qu'on en parle.
Frederic soupira.
- Ne bougez pas, ok ?
Il alla dans son jardin.
- Lizzie ? Will est là. Il te cherche.
Lizzie leva vivement la tête vers Frederic, surprise. Will la cherchait. Elle ne réagit pas aussi vite que Logan, qui sauta sur ses pieds et courut vers l'allée. Elle le rejoignit quelques secondes plus tard, essayant de calmer les battements de son cœur.
Quand elle le vit, Logan s'était jeté contre lui, et il l'étreignait doucement.
Elle ferma les yeux un court instant, puis les rouvrit, et sourit à Will, qui la fixait. Elle s'approcha d'eux.
- Je ne m'attendais pas à ta visite.
- Je te cherchais.
Elle le regarda, tête penchée ; puis reporta son attention sur Logan.
- Tu vas passer la journée avec nous Will ?
Will s'accroupit face au petit garçon.
- Non. Je ne pense pas. Mais il faudrait que je parle avec ta mère ; tu serais d'accord pour nous laisser un peu ? On se revoit après ne t'inquiètes pas.
Logan hocha la tête, un peu triste, puis leva un regard plein d'espoir vers sa mère avant de partir avec Frederic. Lizzie et Will restèrent immobiles quelques instants ; puis Lizzie commença à marcher sur un chemin qui s'éloignait un peu de la maison, suivie de Will.
- Alors, comment se passe ta semaine ? Ça va, à l'entreprise ? Demanda-t-elle.
Il lui jeta un regard triste.
- Non. Tu me manques. Je veux dire, en tant qu'assistante.
Elle fronça légèrement les sourcils.
- Charlotte fait pourtant du bon boulot non ?
- Oui, mais… c'est pas pareil.
Elle n'insista pas.
- Et toi ? Tu habites là alors ?
- Oui. Je tenais à déménager. Et comme je n'ai rien trouvé, en attendant…
Elle ne finit pas sa phrase.
- D'accord, répondit-il juste.
Il aurait voulu la contempler ; son visage lui avait manqué. Mais elle avait la tête baissée, et ses longs cheveux la cachaient.
- Sinon, tout va bien ? Demanda-t-il.
C'est d'une voix neutre qu'elle lui répondit.
- Oui ; j'ai trouvé un nouvel emploi. Pas loin de l'école de Logan, avec des horaires aménagés.
- Oh. Je suis heureux pour toi alors.
Elle hocha la tête, puis s'arrêta ; ils faisaient face à un point de vue assez joli sur la nature environnante.
- Et Logan, ça va ?
Lizzie tourna la tête vers lui, émue qu'il pense à lui. Puis observa à nouveau l'horizon.
- Ça peut aller. Tu lui manques, mais…
Sa voix se brisa.
- Je lui ai aussi parlé de son père. Il ne l'a pas trop mal pris.
Will la regarda, un peu triste.
- Accepterais-tu que nous continuions à passer su temps ensemble, tous les trois ? Demanda-t-il tout à trac. Je veux dire, le week-end, par exemple…
Elle le regardait, surprise. Puis un vrai sourire se dessina sur ses lèvres.
- Ça ma ferait plaisir. Et à Logan aussi, je crois.
Ils se fixèrent quelques instants, puis se sourirent.
Au moins ils allaient garder un bon contact.
Et voilà !!! Soft la réaction de Frederic hein ? Et aussi le début de réconciliation… Car bien entendu, ce n'est qu'un début ;-) !
