Merci à Neko-chan L, Incarndu91 et Lunagarden pour leurs reviews. Et merci à Fumseck73 pour avoir mis ma fic en Alert et Favoris.
Bonne lecture !
DISCLAIMER : Final Fantasy 7 ne m'appartient pas, tout est à Square Enix.
Chapitre 25 :
Tous les chemins mènent à la ferme
Après les découvertes faites dans les ruines de la maison des Wilson, le petit groupe décida de retourner à la ferme. David reprit sa place au volant de Big Martha et les autres sur les sièges de passagers.
La nuit allait bientôt tomber, ils allaient demander au gérant s'ils pouvaient temporairement loger à la ferme ou bien camper dans la grange. Lindsay n'était pas d'accord avec cette dernière idée.
« Et si jamais les chocobos mécaniques de Farell s'y trouvent ? Je refuse de dormir avec des drones ! » dit la jeune fille.
« Des drones ? De quoi tu parles ? » demanda Loz.
« C'est une longue histoire. Je comprends, Lindsay, mais il faut bien qu'on ait un endroit où dormir avant d'avoir fini cette mission », dit Kadaj.
« Bon, ben, on n'a qu'à camper dans les bois », dit David.
« Avec ces choses qui ricanent et qui rôdent partout autour de nous ? Trop risqué ! » dit Yazoo.
David allait proposer une autre idée quand soudain, un troupeau de chocobos apparut au milieu de la route. Le jeune homme effectua un brusque freinage puis fit marche arrière et prit un autre chemin pour contourner les créatures.
Une fois arrivés devant la ferme, tous virent que l'ensemble du personnel de la ferme se tenait devant l'entrée de celle-ci. Sans descendre de véhicule, tous regardèrent à travers la vitre.
On pouvait voir les portes et les fenêtres claquer, les lumières s'allumer à l'intérieur et des ombres inquiétantes danser sur les murs des chambres.
« Que se passe-t-il, monsieur ? » demanda Lindsay en passant la tête par la vitre du véhicule.
« C'est la ferme ! Les choses y sont entrées, et elles massacrent tout. C'EST LA FORCE OBSCURE ! » cria l'homme avant de s'enfuir en criant.
Tous les autres employés firent de même. Soudain, les portes de la grange la plus proche s'ouvrirent. Une moissonneuse en surgit, tous phares allumés, ses lames de métal fouettant l'air devant lui. Le véhicule émit un rugissement puis se dirigea vers eux.
« Allez, on roule ! » dit David en activant la marche arrière.
Une fois de dos à la moissonneuse, il enfonça l'accélérateur et se mit à rouler à toute vitesse à travers les bois.
« Mais enfin, qui conduit cet engin ? » dit Lindsay en regardant le véhicule dans le rétroviseur.
Yazoo et Loz sortirent chacun la tête par les vitres arrière des passagers et se mirent à tirer avec leurs gunblades. Les balles brisèrent les vitres, mais ils ne virent personne au volant. Ce dernier semblait tourner tout seul.
« Peut-être l'homme invisible ? » dit David.
« Oh, toi et tes théories débiles, c'est pas le moment ! » dit Yazoo, énervé.
« UN CHICOBO ! » cria Lindsay.
David fit un brusque virage sur le côté de la route, évitant l'adorable petit oiseau jaune qui les regarda passer en émettant un « kwâk » interrogatif.
Ils continuèrent de rouler encore un moment, quand soudain, David freina.
« Qu'est-ce qui te prend ? Pourquoi tu t'arrêtes ? » demanda Kadaj.
« On est revenu à notre point de départ ! » dit David, halluciné.
Tous regardèrent à travers la vitre. En effet, ils étaient de nouveau face à la ferme. Pourtant, ils avaient pris un chemin droit vers les bois.
« Mais comment c'est possible ? La ferme était derrière nous ! » dit Loz.
« Apparemment, tout est possible dans cette ferme de dingos », dit David.
Soudain, la moissonneuse apparut derrière eux.
« Prends une autre route, vite, c'est urgent ! » dit Lindsay.
David se remit en route. Cette fois, il traversa une rivière puis piqua droit vers les bois, à l'ouest au lieu du sud.
Soudain, un troupeau de chocobos apparut, lui barrant la route.
« PLEIN DE CHOCOBOS ! » cria Lindsay, tandis que David freinait.
« C'est bon, je gère ! » dit Yazoo.
Il leva la main. Aussitôt, un groupe de cauchemars rampants apparut et, en moins de deux minutes, dévora tous les animaux. Ils disparurent aussitôt en émettant en un rôt retentissant.
Tout le monde ouvrit des yeux ronds, puis regarda Yazoo avec les sourcils froncés.
« Ben quoi ? Ça y est, il y a plus de chocobos. Allez, roule ! »
Il y eut un moment de silence, puis David dit : « T'as fait un truc de malade, là, mec ! »
« On mange bien du steak de chocobos, c'est pareil ! Allez, on n'a pas le temps, la moissonneuse arrive. Allez, fonce ! » dit Yazoo, les bras croisés et l'air boudeur.
En effet, le véhicule revenait à la charge. David repartit à tombeau ouvert. Mais il revint bientôt face à l'entrée de la ferme.
« Quel cauchemar ! Tous les chemins mènent à la ferme ! » dit Lindsay.
« Si c'est comme ça, je vais être beaucoup moins gentil ! » dit Kadaj.
Il saisit David par le col de son T-shirt et le força à échanger sa place. Une fois au volant, il enfonça l'accélérateur, droit vers les bois. Mais cette fois, alors qu'ils arrivaient à l'entrée, il ouvrit la vitre et activa sa matéria Foudre. Un éclair frappa le tronc d'un arbre qui tomba derrière lui. La moissonneuse ne put s'arrêter à temps, son capot fut broyé sous le tronc et le véhicule stoppé net.
Satisfait, Kadaj freina. Il regarda les autres. Lindsay était renversée sur son siège à côté de lui, ses frères et David à l'arrière affalés les uns sur les autres et emmêlés dans leurs ceintures de sécurité.
« Personne n'a rien ? » demanda Kadaj.
« Si ! » dirent Lindsay, Loz et Yazoo en fusillant Kadaj du regard.
« Quand je pense que vous me traitiez tous de chauffard ! » dit David.
Une fois tout le monde sorti de Big Martha, les argentés dégainèrent leurs armes et s'approchèrent de la moissonneuse. Des petites voix criardes résonnaient à l'intérieur.
Sans dire un mot, Loz se mit devant la portière droite, Yazoo et Kadaj devant la gauche. D'un coup sec, Yazoo ouvrit la portière. Aussitôt, un raz-de-marée de créatures, trop rapides pour être vues, déferla sur le sol, droit vers les bois.
« Et zut ! Ils ont filé ! » gémit David.
« Pas si vite ! J'en ai un », dit Loz.
« LÂCHEZ-MOI ! » cria une petite voix près de lui.
Tous s'approchèrent et virent ce qu'il tenait à bout de bras. Il s'agissait d'un drôle de petit bonhomme, avec la peau toute fripée comme du parchemin et des mains aux doigts griffus. Il portait de drôles de vêtements : un bonnet noir, une chemise blanche sous un gilet vert, un pantalon jaune et des chaussures bleues.
« Qu'est-ce que c'est ? Un nain de jardin ? » demanda David.
« Non, un gobelin ! » cria le petit être, indigné.
« Arrête de te la jouer ! » dit Loz en lui donnant un coup sur la tête.
Kadaj s'approcha en menaçant la créature de son Souba. Terrorisé, le gobelin se recroquevilla sur lui-même.
« Et qu'est-ce que des gobelins fabriquent sur ce continent ? Pourquoi n'êtes-vous pas sur votre île ? »
« Ça ne vous regarde pas, sale type ! » dit le gobelin.
Loz lui administra un nouveau coup.
« Je t'ai dit t'arrêter de te la jouer. »
« Il est mignon », dit Lindsay en le regardant avec un sourire amusé.
Le gobelin se tourna vers elle et parut surpris puis rougit. Comme tous ceux de son espèce, il n'aimait pas les humains. Mais Lindsay était d'une beauté à couper le souffle : une peau légèrement hâlée, de longs cheveux noirs, des yeux violets magnifiques…
« Ne baisse pas ta garde, ces créatures sont sournoises », dit Kadaj, qui n'aimait guère les regards que le gobelin lançait à la jeune fille.
Le gobelin se tourna vers le jeune homme avec un sourire inquiétant.
« Tu crois pas si bien dire, tête d'asperge ! »
« Quoi ? Répète un peu pour voir ? » dit Kadaj en lui mettant les lames de son Souba sous la gorge.
« Gloups… C'était pour rire ! Hi ! Hi ! Hi ! » dit la créature.
Soudain, le sol sous les pieds du groupe se mit à trembler pendant quelques secondes. Aussitôt, le gobelin retrouva le sourire. Profitant de la diversion, il saisit la main de Loz et la mordit de toute la force de ses dents. Ce dernier lâcha prise, laissant la créature s'enfuir.
Avant de disparaître dans les buissons les plus proches, il se tourna vers eux et leur dit, sur un ton menaçant :
« Vous ne nous arrêterez pas ! Bientôt, le monde des humains sera à nous ! »
