Après trois ans d'absence… voilà la suite. Avis à ceux qui lisent encore cette histoire : vraiment désolée. Je vous promets d'écrire et de publier plus vite.

Episode 25 : Evasion ratée

Le soir, ils s'arrêtèrent pour camper. Sulring et Eärwen, épuisées par une marche de plus de 24 heures, s'écroulèrent aussitôt. Maedhros regarda sa sœur, se promettant de ne laisser plus personne lui faire de mal.

Melkor me hait, fut la première pensée qu'eut Sulring le lendemain matin, réveillée par un rayon de soleil.

Elle vit une ombre au dessus de sa tête. L'ombre d'un dragon en vol stationnaire.

- Sulring ! appela une voix familière. Rendez-vous où je bute tout le monde.

C'était Sauron. Il l'avait retrouvée. Elle jura. Son frère sortit aussitôt de sa tente.

- Jamais vous ne vous approcherez de ma petite sœur, lança-t-il.

Le dragon émit une gerbe de flammes qui frappa une tente, de laquelle sortirent quatre soldats, en vitesse, se demandant ce qui avait bien pu se passer. Sauron éclata d'un rire dément.

- Rendez-moi Sulring et il ne vous arrivera rien. Si vous refusez, je vous tue tous, et je la reprends quand même.

- Tu vas me renvoyer à Angband, espèce de poule mouillée, qui fait le lèche cul de Melkor pour éviter de te faire castrer après toutes les paires de cornes que tu lui as fait pousser sur le front ? Pose-toi et viens te battre, si t'es un Maia ! le défia Sulring. Et puis je n'appartiens à personne, et encore moins à Melkor ou à toi.

Sauron se posa et descendit de son dragon.

- Je t'ai déjà vaincue en duel, je te rappelle.

- Je suis plus forte aujourd'hui.

Elle dégaina son épée et lui fit face.

- Euh, Sulring, je ne pense pas que ce soit une excellente idée, commença Maedhros.

- Je n'ai pas le choix. Je refuse de vous impliquer plus que cela.

- Quelle bonté de cœur… ironisa Sauron.

- C'est une des grandes différences que j'ai avec toi.

Il se jeta sur elle et ils combattirent. Maedhros et son armée les regardaient, d'un air ébahi, devant la vitesse à laquelle ils s'envoyaient des coups et les esquivaient. Ils étaient si rapides que l'on ne pouvait presque pas voir leurs mouvements. Leur combat dura quelques heures et sembla ne jamais vouloir se terminer, car les deux adversaires étaient à égalité.

Un soldat banda son arc, mais Maedhros lui interdit de tirer. Il était impossible de viser.

Cependant, Sulring avait moins d'endurance que son adversaire. Elle n'était qu'une elfe et lui était un demi-dieu. Mais ce ne fut pas cela qui causa sa perte. Son attention diminua une fraction de seconde et son adversaire lui planta une flèche dans le dos. La blessure n'était que superficielle, mais la pointe de la flèche était enduite d'un produit non identifié qui pénétra aussitôt dans ses veines. L'effet fut immédiat : elle fut paralysée et s'écroula sur le sol.

- Maintenant, tirez-vous avant que je ne change d'avis, lança Sauron.

Il embarqua Sulring et remonta sur son dragon, puis s'élança dans les airs.

Contrairement à ce qu'elle aurait pu imaginer, l'effet du poison était permanent. Sauron la ramena à son campement, la fit entrer dans sa tente et l'y enchaîna. Puis, il lui mit dans la bouche une autre substance non identifiée, qui se trouva être l'antidote.

- Désolé, je n'avais pas le choix, fut tout ce qu'il trouva à dire.

Elle lui lança un regard noir.

- Le Chef a appris que vous vous étiez enfuie, et a tout de suite deviné que vous étiez partie avec moi, en projetant de vous barrer après. Apparemment, il vous connaît mieux que moi. Et pour ce qui est de vous retrouver, mon cœur m'a conduit jusqu'à vous.

- Mais oui, bien sûr. Et la gentille marmotte emballe le chocolat dans le papier alu.

- Pardon ?

- Non, c'est une expression de chez moi, ce qu'on dit à quelqu'un quand on ne le croit pas.

- Sur ce point-là, je ressemble beaucoup au Chef. Je ne pourrai jamais me résoudre à vous voir m'échapper. Mais je devrai vous rendre au Chef car telle est sa volonté.

- Ah oui, et c'est quand que vous prenez sa place ?

- Euh…

- C'est ce que je disais, vous êtes une poule mouillée.

Il lui envoya un pain, suffisamment violent pour décrocher la mâchoire de n'importe qui.

- Pour ta peine, je te paralyse à nouveau, ça t'évitera de dire n'importe quoi.

Il lui planta une nouvelle flèche dans le dos. Elle essaya de lutter contre le poison qui envahissait ses veines, mais rien n'y fit. Quelques secondes plus tard, elle ne pouvait que cligner des yeux. Il la mit dans une boîte, ce qu'elle espéra ne pas être un cercueil et écrivit quelque chose dessus. Elle se demanda d'où pouvait bien sortir cette boîte. Puis il appela quelques uns de ses soldats et leur aboya des ordres en parler noir, que évidemment, Sulring ne comprit pas.

Elle sentit qu'on soulevait sa caisse puis qu'on l'emportait. Elle allait faire un long voyage avant de revoir la lumière.

Quelques jours plus tard, elle ne savait pas où elle était. Sa caisse s'était immobilisée et elle avait faim. Tellement faim qu'elle aurait mangé le bois de sa caisse si elle avait eu la capacité de bouger.

- Pour son Altesse Sérénissime le Prince de la Nuit, de la part de son fidèle et dévoué serviteur, entendit-elle. Pfft, il en fait vraiment trop. C'est louche.

Elle connaissait cette voix. Son cœur fit un bond quand elle l'entendit. Elle comprit aussitôt où elle était. Elle était revenue au point de départ, à Angband.

- Le jour où mon boulet de serviteur sera fidèle et dévoué, Manwë deviendra mon second, poursuivit la voix de Melkor.

Sulring eut envie de sourire.

- Bon alors, qu'est-ce que tu m'as mis dans ce paquet ? Une bombe ?

Elle entendit son pas s'éloigner, puis revenir. Il était apparemment accompagné d'une autre personne.

- Ouvre, ordonna Melkor. Et dis-moi ce que cette caisse contient.

Sulring vit le couvercle s'ouvrir, sur une tête d'orque qui la regardait comme si elle venait de Mars.

- Une elfe, Chef.

Melkor se précipita vers la caisse et congédia son serviteur.

- Sulring ? Qu'est-ce que tu fiches là-dedans ?

Sa seule réponse fut un clignement d'yeux et un regard suppliant.

« Que t'est-il arrivé ? Qui t'a enfermée là-dedans ? » entendit-elle dans sa tête.

C'est Sauron. Il m'a enlevée et m'a fait partir avec lui, j'ai essayé de m'enfuir pour revenir ici, mais il m'a rattrapée. Pour me punir, il m'a paralysée et sûrement sous ton ordre, m'a renvoyée ici, pensa-t-elle.

Il fit mine de la croire, même s'il savait exactement ce qui s'était passé. Il lui sourit et lui caressa le visage.

- Il va s'en prendre une quand il reviendra de son île.

Il la sortit de sa caisse et la posa sur le sol. Elle put voir l'environnement qui l'entourait. Elle se trouvait dans une pièce aux murs et au sol de marbre noir. Elle était dans le T10 de Melkor. Ce dernier se dirigea vers son placard et revint avec une petite fiole qu'il lui fit boire.

L'effet fut immédiat. Elle sentit la vie revenir dans ses membres. Elle voulut sauter au cou de Melkor mais il l'en empêcha.

- Tu es restée sans bouger pendant quelques jours, tu dois te ménager un peu.

Elle lui jeta un regard plein de reconnaissance et répondit :

- Je t'en supplie, pardonne-moi pour ce que je t'ai fait. Tout était flou dans ma tête jusqu'à aujourd'hui, je ne m'étais pas rendue compte à quel point je t'aimais.

- J'ai aussi des choses à me faire pardonner, ma chère Sulring. Alors on fait comme s'il ne s'était rien passé, si tu veux bien.

- D'accord.

Elle l'attira à elle et l'embrassa.

Puis… Devant la violence de cette scène, nous préférons vous passer ce document consacré à la langouste : « contrairement à une idée très largement répandue, la langouste se nourrit exclusivement de fruits de mer, ce qui ne l'empêche pas de rester très humaine ». (ça en fait beaucoup, des docs sur la langouste, la prochaine fois, il y aura un doc sur la souris)

Pendant ce temps-là, de l'autre côté des Montagnes de la Terreur (celles qui encerclent Angband), Eärwen s'était réfugiée dans le royaume de Maedhros, qui recevait deux de ses frères, les jumeaux Amrod et Amras, qui, moins machistes que leur père, avait laissé pour quelques jours la direction de leur royaume à leurs épouses. Ils avaient accouru suite à une lettre envoyée par Maedhros disant qu'il avait retrouvé leur sœur.

- Dis-moi, cher frère, commença Amrod, comment fais-tu pour vivre aussi près d'Angband ?

- Tu me demandes si j'ai la trouille ? Ce n'est pas le cas. Vois-tu, depuis que Morgoth m'a suspendu en haut de la falaise par la main, je n'ai plus peur de rien. Et dans cette cité, tout le monde, y compris les femmes et les enfants est formé au combat dès son plus jeune âge, au cas où. De plus, mon royaume est vraiment minuscule donc, le Prince de la Nuit s'en fout.

- Tu disais que tu avais retrouvé notre sœur ? poursuivit Amrod.

- Très juste, Amras.

- Non, moi c'est Amrod.

- En même temps, si tu n'avais pas la même coupe de cheveux et la même tenue que ton frère, ça serait plus facile de vous différencier. Bref, j'ai retrouvé notre sœur. Mais elle n'est pas ici. Elle est à Angband.

- Qu'est-ce qu'elle fiche là bas ? s'énerva un des deux jumeaux.

- Hé, j'y suis pour rien ! protesta Maedhros.

- Tu parles ! Tu l'as envoyée là bas pour qu'elle séduise Morgoth et ramène les Silmarils ?

- Mais t'as fumé les arbres de Valinor ? s'énerva Maedhros.

- Bon, intervint son jumeau plus calme, qu'est-ce que notre sœur fait chez notre pire ennemi ?

- A vrai dire, je ne sais pas ce qui va advenir d'elle maintenant. Sulring a réussi à s'évader d'Angband avec sa suivante. Mais Sauron les a rattrapées et a ramené notre pauvre sœur dans l'enfer du Nord.

Eärwen s'avança vers eux et prit timidement la parole. A vrai dire, elle était assez impressionnée par la majesté et l'assurance des frères de Sulring. Cela dit, ce n'était pas étonnant étant donné qu'ils étaient tous trois d'ascendance royale.

- J'étais sa suivante, vos Altesses.

- N'en fais pas trop, ne nous parle pas comme au Seigneur des Ténèbres.

- Non, lui, je l'appelais Chef, sur son ordre, ou Seigneur Melkor, précisa-t-elle. En fait, j'évitais de lui parler, la plupart du temps.

- Tu m'étonnes, commenta Maedhros.

- Sulring est sa 47ème concubine.

- Quoi ? rugit Amrod en se levant d'un bond. Je ne souffrirai pas une seconde de plus de savoir que Morgoth pose ses sales pattes sur ma sœur !

- Rassurez-vous, elle déteste cela.

Enfin, elle détestait cela, au début, puis elle a fini par s'y faire, voire à apprécier… pensa-t-elle. Cette seule idée lui donnait la nausée, mais elle pouvait aisément le comprendre, après tout, elle avait bien été quelques temps la maîtresse de Sauron.

- En dehors de cela, il ne lui fait pas de mal. En fait, il est très attaché à elle. Je dirais même qu'il est amoureux d'elle.

Les trois frères éclatèrent de rire.

- Tu te fous de nous ? articula Amrod (ou Amras).

- Mais rassurez-vous, elle le hait profondément.

Si seulement ça pouvait être vrai… Eärwen priait Eru chaque jour pour que Sulring ouvre enfin les yeux et ne se laisse plus abuser par la gentillesse apparente du Seigneur des Ténèbres. Il y avait bien des périodes dans sa vie où Sulring le détestait et lui faisait la tête, mais elle revenait toujours vers lui, quoi qu'il lui fasse, à elle ou à son peuple.

- Le problème est que, comment expliquer cela… disons que sa beauté est telle qu'elle a également volé le cœur de son fidèle serviteur (si on suppose qu'il en a un).

- Attends, tu parles de Sauron ?

- Oui.

Les trois frères accueillirent sa réponse par une nouvelle crise de rire.

- Du coup, Melkor et Sauron se battent (quasiment) pour l'avoir, et dernièrement, Sauron a été muté pour que Melkor puisse avoir Sulring pour lui tout seul.

- Attends, tu sous entends qu'elle s'est aussi fait Sauron ? questionna un des jumeaux.

- Ben, fatalement oui, sinon, il ne se serait pas fait muter.

- Remarque, ça peut être un bon plan pour emmerder Morgoth, surtout si elle le hait.

- Toujours est-il que nous devons la sortir de là, déclara Maedhros.

- Dis, petit frère, ça va pas bien dans ta tête ? As-tu une armée suffisamment grande pour attaquer Morgoth et lui reprendre notre sœur ?

- Le seigneur Amrod a raison, commença Eärwen.

- Non, moi, c'est Amras, reprit-il.

- Bref, votre frère a raison. Ce serait une folie, car Melkor tient plus à votre sœur qu'à ses Silmarils.

- SES Silmarils ? explosa Maedhros. Ils appartiennent à ma famille ! Mon père a fait le serment de les récupérer, et nous l'avons suivi dans son serment !

C'est pour ça que vous avez autant la poisse maintenant... manqua de dire Eärwen.

- Du calme petit frère. Nous pouvons toujours essayer le chantage.

- Et on a de quoi faire pression ?

- Euh, non, répliqua le frère après une seconde de réflexion.

- On pourrait lui voler un Silmaril, suggéra l'autre jumeau.

- Amras, t'as fumé les arbres de Valinor ? répliqua son jumeau. Si nous ne pouvons pas récupérer Sulring, nous pouvons encore moins mettre la main sur les Silmarils. Sans compter qu'il est hors de question, si jamais nous en avons un, de l'échanger contre notre sœur.

- Alors il faudrait prendre Sauron en otage… proposa Eärwen.

- Hein ? s'exclamèrent les trois frères.

- En fait, Melkor ne peut pas le piffrer, mais il en a besoin, c'est pourquoi il ne l'a pas encore tué, malgré tous les coups qu'il lui a fait, notamment ses 200 paires de cornes. Après vous lui proposez de lui échanger Sauron contre vos Silmarils et votre sœur.

- Ca me paraît sensé, déclara Maedhros après quelques instants de réflexion. Surtout que je ne peux pas voir Sauron en peinture depuis qu'il s'est moqué de moi quand j'étais sur ma falaise. Ça lui ferait les pieds. Dis, Eärwen, tu sais où le trouver ?

- Melkor l'a envoyé…

- Une question, coupa un jumeau, pourquoi ne l'appelles-tu pas Morgoth, comme tout le monde ?

- On s'en fout, Amrod. Laisse la parler, répliqua Maedhros.

- Déformation professionnelle, expliqua-t-elle. Je l'appelais Morgoth au début, mais comme à chaque fois, il me faisait écarteler parce qu'il déteste ce surnom, j'ai fini par l'appeler Melkor. Bon, pour résumer, Sauron a été envoyé à Tol-Sirion, pour s'emparer de l'île.

- C'est une presqu-île.

- J'en sais rien, moi, c'est Sulring qui m'en a parlé. Je ne sais pas du tout où cet endroit se situe, donc il faudrait se grouiller de trouver Sauron avant qu'il ne devienne le maître de Tol-Sirion, sinon, il y érigera une forteresse et ses défenses seront aussi dures à percer qu'à Angband.

- Dis, toi qui connaît bien Sauron, quelles sont ses faiblesses ? questionna Maedhros.

- Les jolies filles. C'est un coureur de jupons et un dragueur incorrigible.

Les trois frères éclatèrent de rire.

- C'est bizarre, articula Maedhros dans son hilarité, mais j'ai du mal à imaginer Sauron en train de draguer. Quoique, physiquement, il n'est pas si mal.

- Bref, quasiment toutes les épouses du Chef, enfin, vous voyez de qui je parle, ont envie de se le faire. Mais j'ai une question, si on met la main dessus, on en fait quoi en attendant la réponse du Chef ?

Les trois frères se regardèrent.

- Et si on l'envoyait à Doriath, chez Melian ? proposa-t-elle après un instant de réflexion. Ce royaume est protégé par le pouvoir d'une Maia…

- Nous sommes bannis de tous les royaumes elfes. Personne ne veut des fils de Fëanor, qui portent la poisse, et ont encore sur eux le sang de leurs semblables.

- Le problème est qu'il n'est pas humain, ni elfe, poursuivit Eärwen, ne voulant pas s'attarder sur l'origine de la malédiction de Mandos. On ne peut donc pas l'enterrer vivant avec une réserve d'air, ni sous l'eau, il a trop de pouvoir.

- On trouvera une solution, assura Maedhros. On pourra toujours l'empoisonner avec un poison lent et menacer Morgoth de ne pas lui donner d'antidote s'il ne fait pas ce qu'on attend de lui. Maintenant, il nous faut un plan pour le capturer.

N'importe qui entrant à ce moment-là dans la pièce aurait trouvé ces quatre elfes fous à lier, à chercher quelle femme elfe pouvait bien brancher Sauron. Ce que d'autres ignoraient était que les fils de Fëanor étaient prêts à tout pour récupérer leurs Silmarils, venger l'honneur de leur défunt père et récupérer leur sœur, quel qu'en soit le coût.

Pendant ce temps là, Melkor emmena Sulring dans son bureau. Celui-ci était immense, les murs étaient couverts de marbre noir, et tout le mobilier était noir.

C'est bien un bureau de Seigneur des Ténèbres, pensa Sulring.

- Tu ne t'attendais pas à trouver du blanc ? questionna Melkor.

- Mes appartements ont des murs et des meubles blancs. Je suis aussi habillée en blanc, comme toutes mes consoeurs.

- Vous êtes pures et innocentes, c'est pour ça.

Ouais, enfin, c'est vite dit, se dit-il.

Il se dirigea vers le tiroir de sa table, et en ressortit une boîte, également noire.

- J'avais prévu de te le donner si jamais je te revoyais.

Elle l'ouvrit. Dedans se trouvait un diadème de fer, dans lequel était serti un Silmaril.

- Après tout, il te revient de droit, tu es la fille de Fëanor.

Elle resta sans voix.

- C'est une excuse à deux balles, vu que je garde les deux autres, je l'admets.

- Merci, articula-t-elle en prenant la couronne en main.

Il la lui posa sur la tête. Bizarrement, elle ne pesait rien sur sa tête. Sulring avait une âme relativement pure, tout le contraire de son mari, donc un Silmaril ne pesait quasiment rien sur sa tête, car il était supposé porter le poids des péchés de son possesseur, plus exactement, le poids des crimes commis par la personne pour l'obtenir. De plus, il brûlait les mains de celui-ci s'il avait commis des mauvaises actions dans sa vie pour se l'approprier.

- Tu es maintenant mon égale. Tu siègeras à mes côtés dans la salle du trône et tu auras quasiment autant de pouvoir que moi, sur tout ce qui vit dans cette forteresse et dans mon royaume.

Ça vire vraiment aux feux de l'amour, cette histoire… je reconnais que je pourrais trouver plus original. Mais ça va s'améliorer par la suite.

Pour info, l'idée de prendre Sauron en otage n'est pas du tout évoquée dans le Silmarillion.