Un shinobi est un lycéen comme les autres – 25
Désolée pour l'attente, 'crampe de l'écrivain' et invasions successives d'idées en trop pour cette fic... Le tri ne pouvait attendre.
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'let me apologize to begin with
let me apologize for what i'm about to say
but trying to regain your trust
was harder than it seemed
and somehow i got caught up in between
between my pride and my promise
between my lies and how the truth gets in the way
the things i want to say to you
get lost before they come
the only thing that's worse than one is none' – In Between, ''Minutes to midnight'' Linkin Park
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L'infirmerie était froide et silencieuse quand je me réveillai pour de bon. Je fis un sort au café froid et au sandwich avant de récupérer mes quelques affaires laissées sur la chaise et de sortir discrètement de la pièce. Tsunade n'était pas dans les parages, pas plus que Shizune, mais c'était pas une raison pour baisser ma garde.
Je sortis du QG comme un fantôme - okay, un vieux fantôme boiteux en manque de déambulateur -; la majorité des agents passa dans les couloirs sans me voir, le reste était trop occupé pour me voir.
Ma montre indiquait cinq heures de l'après-midi lorsque je me posais à deux arrêts de bus du QG - j'avais peut-être plus la tête qui tournait, mais aller jusque chez Iruka à pattes avec le peu d'énergie que j'avais aurait sans doute été une des mes idées les plus stupides, ainsi que l'une des dernières, mais c'était pas une raison pour compromettre l'emplacement du QG.
Iruka devait déjà être chez lui à cette heure. J'espérais qu'il n'était pas seul maintenant. J'espérais qu'il le serait quand j'arriverai.
Mon estomac à moitié vide fit des nœuds pendant tout le trajet du bus - bus qui était fort heureusement à moitié vide lui aussi dans ce sens, chargé uniquement de petites mémés à boucles bleues et à cabas fleuris. Les rues grises qui défilaient entre deux arrêts ne faisaient rien pour me distraire de mes pensées qui tournaient en boucle.
Comment j'allais bien pouvoir commencer.
Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir dire.
Pourvu qu'il ne soit pas surveillé en ce moment même.
Je descendis un arrêt avant sa rue – ninja un jour, parano toujours comme on dit entre nous.
Il y avait des gens dehors, des gens à pieds, des gamins qui tiraient leurs mères par la main vers les vitrines encore décorées pour Noël, des gang de gosses à vélos, en skates, des restes de bonhommes de neige sale sur les trottoirs. Je descendis la rue, mon bonnet fermement vissé sur mon crâne.
Lorsque j'arrivai en vue des fenêtres bordées de bois vert du 'Ocean's shore', le vent fraîchit soudainement. Ou peut-être était-ce seulement moi. Dans tous les cas, je le sentais pas, il y avait quelque chose de différent des dernières fois. Personne ne faisait attention à votre serviteur adossé dans l'ombre d'une ruelle contre un mur aveugle. Je décidai de sans aucun doute faire quelque chose de très stupide, vu à quel niveau très bas d'énergie j'étais - je repoussai quelque peu mon bonnet en arrière, écarta les bandes et ouvris l'œil.
Le 'Ocean's Shore' grouillait d'énergie, surtout au niveau du bar et ça je m'y attendais. Mais deux systèmes de chakra retinrent mon attention - ils se trouvaient en bas et étaient trop ordonnés pour être de simples civils. Mon cœur fit un bond dans ma gorge lorsque j'en vis un autre, encore plus organisé que les deux précédent, plus haut dans le bâtiment. Plus haut et au niveau du studio d'Iruka. Avec Iruka.
Je fermai mon oeil en hâte - même après quelques secondes, je pouvais sentir le drain qu'il exerçait sur mes maigres réserves, et tant qu'à faire, je préférais éviter d'avoir à m'écrouler en pleine rue – niveau discrétion, pas top. Mon cœur résonnait dans ma poitrine, hammering like mad against my ribs. Je dégluti et respirai un bon coup.
Récapitulons: moi, armes habituelles et dissimulées mais quasiment rien derrière et pas assez suicidaire pour tenter un jutsu avec mon état – la situation: pas loin d'inconnue et Pas Bon en vue.
Je 'repliai' immédiatement tout mon chakra sur moi-même, essayant de dissimuler au mieux ma trace énergétique de la même manière que j'avais demandé à Naruto de contenir la sienne avant Noël. C'était le seul moyen d'approcher plus le 'Ocean's shore' sans me faire repérer, si c'était pas déjà fait. Oh, Kami, faites qu'ils m'aient pas repéré…
Je me glissai parmi la foule de la rue, me fondant dans la masse pour me rapprocher du bâtiment; le seul moyen sûr pour entrer que je voyais d'ici, c'était la porte de derrière - ça m'évitait de traverser le pub et de me coller les deux d'en bas. Avec un peu de chance, je prendrai celui d'en haut par surprise et on pourrait se casser fissa. Iruka n'était plus en sécurité chez lui, il fallait que je l'amène au QG.
J'ouvris discrètement la porte, montai les escalier – je pouvais entendre de derrière la porte fermée qui menait au pub que c'était plein à craquer. Mais l'escalier était silencieux… trop silencieux - tout comme le premier palier, et le second. Je glissai sur le palier de l'étage d'Iruka comme un fantôme, glissai jusqu'à sa porte. Je me plaquai contre le mur et tournai le plus délicatement possible la poignée de la porte – pas le temps ni les ressources nécessaires pour jeter un autre coup d'oeil, même si aller à l'intérieur sans savoir ce qui m'y attendait était pas le meilleur angle d'approche.
La porte s'ouvrit – je lançai la main vers la forme mouvante la plus proche, un éclat métallique caché dans ma paume. Le coup fut détourné et rendu inoffensif quasi-instantanément; mais aussi extrêmement discrètement. La même forme mouvante que j'avais pris pour cible m'attrapa par le poignet (le mauvais) et me traîna sans ménagement à l'intérieur. Je sifflai sous la douleur, plus étouffée mais là quand même. Le temps que je revienne du mode 'mission' et que le petit sursaut d'adrénaline redescende, la personne avait déjà révélé son identité -pas dur une fois que j'avais un oeil sur ses fringues-, m'avait serré à m'en étouffer ou à m'éclater la cage thoracique – whichever came first- et Iruka était debout derrière avec une pas meilleure tête que ce matin.
-Kakashi, tu pouvais pas mieux tomber je sais pas quoi faire pour les types d'en bas!
-…Haku?! Qu'est-ce que tu fiches ici?
Il finit par me lâcher d'un pas pour pouvoir me regarder dans les yeux sans se dévisser le cou – Haku fait une petite tête de moins que moi, soit deux grandes de moins que Zabu-man - avant de commencer son explication. Iruka referma la porte et la verrouilla, s'appuyant contre après. C'était bien loin de son comportement habituel, je remarquai avec un petit bout de cerveau tout en écoutant Haku.
-Zabuza m'a appelé en me demandant de rester avec Iruka dès la sortie des cours jusqu'à ce que tu reviennes – on a été suivi depuis le lycée jusqu'ici, et ces deux types n'ont pas bougé d'en bas depuis!
-Ils bougeront pas plus, dit Iruka de la porte. Il élabora -un peu-, lorsque le silence de Haku devint trop étiré : Syd les a à l'oeil depuis qu'il les a remarqué.
J'hochât silencieusement la tête en réponse, mais je doute qu'Iruka s'en soit rendu compte: c'est son dos qui nous faisait face. Je fronçai soudainement les sourcils - qu'est-ce que Syd pouvait bien faire contre deux missings-nin? Un mystère de plus...
Haku ne m'avait pas lâché les poignets depuis qu'il m'avait traîné à l'intérieur, mais ce n'était qu'à ce moment qu'il sembla s'en apercevoir. Il les lâcha, fronça les sourcils lorsque je ne pu m'empêcher de faire un petit bruit de soulagement. Il attrapa ma main droite, et releva brutalement ma manche, révélant le nouveau bandage avec des taches plus sombres qui commençaient à s'étaler - et les autres bandes. Iruka s'était retourné vers nous, et je ne savais pas quel nom donner à son expression.
-Ca n'était pas là, ça, dit Haku, pointant le nouveau bandage. Qu'est-ce qu'il s'est passé?
-Itachi.
Iruka se rapprocha, les sourcils froncés et toujours cette expression insondable. Il avala visiblement en voyant les autres bandages.
-Tu avais raison, je lui dis, détournant mon regard des mains de Haku toujours sur ma manche pour pouvoir le regarder dans les yeux. Itachi est comme nous, encore plus dangereux parce que non-entraîné.
A ces mots Haku releva brutalement la tête, et me saisit le menton d'une main.
-Qu'est-ce que tu es en train de dire?!
-Haku, tu peux faire en sorte que personne ne nous dérange? Je le coupai avant qu'il ne puisse faire plus qu'ouvrir la bouche : J'ai parlé à Yondaime avant de venir.
Sa bouche fit un 'clac' audible en se refermant, les mâchoires serrées. Il me relâcha, marcha jusqu'à la porte et la referma doucement derrière lui, même s'il semblait évident qu'il n'avait qu'une envie, celle de la claquer derrière lui. Je ne me posais pas plus de questions sur son attitude – c'était pas le moment de se les poser, même si ça me surprenait.
Le studio fut soudainement silencieux. Pas tout à fait silencieux en fait, il y avait le murmure de voix et de musique qui filtrait depuis le bar, les sons de la rue étouffés par la vitre au-dessus du lit défait, le son de mes propres battements de coeur, trop forts dans mes oreilles. Iruka ne me regardait pas. Je regardais droit devant moi. Il y avait une couche de neige gelée sur l'appui de sa fenêtre. Iruka se balança un peu d'un pied sur l'autre, shuffling, regardant partout sauf vers moi planté au milieu de son studio - je pouvais le voir du coin de l'oeil.
-Je...
Ma voix éraillée semblait trop forte. Iruka sursauta un peu, caught himself watching me, retourna son regard vers le sol, les bras croisés. Je soupirai.
-'Vaudrais mieux que tu t'asseyes, je fis finalement au silence.
Il s'approcha de son lit, tira vite fait les couvertures, se posa au-dessus, les avant-bras sur ses cuisses. Je fis enfin tomber mon sac inutile à terre, et tirai la chaise de son bureau pour lui faire face. Mimiquai sa posture, les mains ballantes entre mes genoux avant de les lever pour me les passer sur la figure.
-T'es en danger, je fis de derrière mes doigts.
Comme introduction, on pouvait faire mieux. Allez dire ça à ce qui avait remplacé mon cerveau. Je continuai avant qu'Iruka puisse dire ou faire quoique ce soit.
-Les types d'en bas, c'est la 'faction adverse'. Moi, je suis en face. S'ils te chopent... je préfère pas y penser.
-Une seconde, j'entrave rien là. Pourquoi ils voudraient me chopper? C'est quoi ces histoires de 'faction adverse'; tu m'as dis que t'étais pas dans un gang, et enfin, qu'est-ce qu'il t'es arrivé, et qu'est-ce qu'il s'est passé avec Itachi?
J'étais très content de lui laisser les rênes de la discussion. Répondre à des questions, c'était bien plus simple qu'essayer de mettre mes pensées en ordres pour en faire quelque chose de cohérent. Quant à actuellement répondre...
-Tu a regardé la télé entre Noël et le Jour de l'An?
-Qu'est-ce que ça a à voir avec...?
J'ôtai mon bonnet, le posai à terre à côté de mon sac. Puis j'enlevai ma veste - avec quelques précautions, le bras droit doublement handicapé -, mon pull, restant juste en tee-shirt à manches courtes. Les espèces de plaques de gel sur les brûlures et les bandages sortaient d'un peu partout et se couraient après de mon cou jusqu'à mon poignet. Il ne restait plus que les indispensables, et la peau entre était pas jolie-jolie, encore rouge et boursouflée par endroit. J'enlevai les bandes autour de ma tête - elles n'étaient plus nécessaires, et je ne les avais remises que pour le lycée. Mes cheveux étaient en train de repousser, pas très vite. Pas assez pour cacher les marques et les coupures à peine cicatrisées. J'arrêtai là le show. Et attendit qu'il tire ses propres conclusions.
Iruka prit un et un et obtint trois. Il était loin d'être con et aurait fini par comprendre, même si j'avais pas eu à lui dire. La vidéo avait tourné en boucle pendant une semaine, et ça m'aurait étonné qu'à moitié qu'il ait pas déjà commencer à assembler les morceaux de puzzle qu'il avait récupéré.
-Holy sh...
Il sauta littéralement debout, entama les cents pas. Il me tourna le dos, se retourna. J'étais toujours assis sur la chaise.
-Qu'est-ce que tu es? Non, attends, tous les autres, que j'ai vu, Zabuza, Rin, et tout, c'est pareil, pas vrai? Qu'est-ce que vous êtes?
Très, très loin d'être con.
-On est... Tout ce qui reste de l'ancienne Konoha avec le monument. Ninja... on travaille à maintenir le calme, mais dans l'ombre.
-L' 'affaire de l'incendie' est pas restée exactement dans l'ombre. Et 'ninja' comme dans 'guerres ninja'? Avec comme credo : protéger Konoha?
Jusque là... ça passait mieux que prévu - j'avais plus ou moins oublié qu'il en connaissait un rayon sur les ninja et l'ancienne Konoha par son oncle. J'hochât la tête.
-Même au péril de vos vies?
Mon esprit fit un 180 degré. Sa voix avait plongé dans des profondeurs arctiques que je ne l'avais entendu utiliser qu'une seule fois. Et pourquoi ce point-là...? Je fis un mouvement de tête et d'épaule qui voulait pas dire grand chose. Ma vie, c'était ça, c'était le QG et le service et les rues noires la nuit de Konoha. Ca allait pas plus loin. On s'attendait tous à crever 'en faisant notre devoir'. Je m'y attendais, en tous cas. Par contre, c'était pas exactement facile à expliquer. Iruka fronça soudainement des sourcils à ma réponse qui n'en avait pas été une, fronça le nez, puis remis en place une concentration attentive. Il reprit les cents pas.
-C'est légal votre organisation?
-Ceux qui ont besoin de le savoir savent qu'on existe. On reste en dehors de la politique.
Sauf quand les politiques se font buter ou prendre pour cibles mais c'était pas la question.
-Qui sont les factions adverses?
-Des types comme nous, mais qui vendent leurs services au plus offrant, en général. Des cartels de trafics divers, ce genre là.
Pourquoi je ne lui expliquai pas la situation telle qu'elle était, avec Otsuka et tout le bordel monstre qu'il avait mis en place, et la guerre qui couvait voire qui avait déjà éclaté? J'en ai aucune idée.
-Qu'est-ce que j'ai d'intéressant que ces types voudraient me chopper?
-Je sais pas exactement... Non, attend, écoute. N'importe qui peux pas être 'ninja', faire ce que l'on fait. Ca se transmet de générations en génération, dans les clans, dans les familles. Mais il peut y avoir ce qu'on appelle des 'mutations spontanées'.
-Et j'en suis une, de mutation? On se croirait dans les X-men - c'est quoi la suite du programme, le prof entre en roulant par ma porte?
-Si on est dans les X-men, tu serais Cerebro - mais version chakra, pas mutant. Chakra, c'est l'énergie qu'on utilise, pas très détectable, pas très connue en dehors des archives ninja et rien à voir avec une quelconque mystique. Je crois que c'est à cause de ça que tu as tes maux de tête.
Il s'était arrêté, dos à moi, le plus loin possible dans son studio, les bras autour de lui. Il resta silencieux un bon moment. Je remis mon pull.
-Vous voulez me chopper vous aussi? Ou est-ce que vous dites 'recruter' dans votre camp?
Je sursautai un peu quand il repris la parole. Sa voix était amère. Douloureuse.
-C'est...
Il ne me laissa pas le temps d'ajouter un mot de plus.
-Ca fait combien de temps que tu m'as dans le collimateur?
-Iruka, je...
-Est-ce que tu as couché avec moi rien que pour me 'recruter'?!
Il s'était retourné violemment, les poings serrés, les bras croisés. J'eus l'impression qu'un bloc de plomb me tomba dans l'estomac, un bloc de plomb gelé.
-Non-
-Pourquoi je devrais te croire?!
-Je ne t'ai jamais menti- je croyais que tu me faisais confiance, qu'est-ce qui a changé?
La peur me faisait perdre le contrôle de mes paroles. La peur, et le grand huit émotionnel sur lequel je m'étais embarqué depuis ce matin, et un peu de colère aussi, qu'il puisse penser que je m'abaisserai à faire un truc pareil.Et autre chose que je ne voulait pas prendre le temps d'analyser. Fucking emotional roller coaster.
-Tout a changé! Et je suis pas sûr de vouloir te faire confiance! Not anymore!
J'avais envie de vomir, et j'avais la gorge serrée en même temps. Je luttai pour reprendre le contrôle de ma respiration.
-Je... Peu - peu importe ce que tu penses (je me haïs en sortant ça), tu es en danger...
-Dehors.
-Iruka! Ecoute-moi!
-Prends tes affaires et sors! Je veux plus te voir! Ni toi, ni aucun de tes acolytes!
Il avait les yeux rouges, tremblait de rage, de je sais pas quoi d'autre. Moi, je crois que je passais en état de choc, en autopilot. Je remis mon bonnet, ma veste, repris mon sac. Il me tourna le dos avant de perdre le contrôle de lui-même. J'allai jusqu'à la porte, l'ouvris et la refermai sans un regard en arrière.
Je remarquai à peine Haku assis contre le mur dans le couloir sombre. Je passai devant lui. Il ne dit rien. Je sais pas s'il m'emboîta le pas.
Avant de poser le pied dans les escaliers, j'entendis un bruit derrière, comme si quelqu'un avait jeté un verre ou un objet assez lourd mais fragile de toutes ses forces contre un mur - ou contre une porte.
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J'ai repris le bus pour rentrer chez moi. La nuit tombait lorsque je me tins sur le pas de ma porte pour la seconde fois dans la journée. Je ne remarquai pas mes mains qui tremblaient en ouvrant la porte dans la lueur palote des lampadaires. Je ne remarquai pas la lumière pas allumée et le chauffage pas en route quand je refermai la porte derrière moi. Je m'en fichais. J'étais... numb. Tout creux à l'intérieur. Tout creux mais tout lourd, trop lourd.
Je glissai par terre le long de la porte, les moulures du bois me rentrant dans le dos. Je ne sentais rien.
OoOoOoOoOoOoOoOo Fin vingt-cinquième chapitre oOoOoOoOoOoOoOoO
Réactions? et notez que je serai partie jusqu'à mi-septembre, inutile d'espérer une update d'ici là, désolée.
