DISCLAIMER : Le monde merveilleux d'Harry Potter appartient à J. K. Rowling. Seule l'histoire est à moi !


Hogmeade

Neville mit trois bonnes semaines avant de pouvoir saboter sans se faire prendre la potion d'Harry. Ce dernier se récolta donc une retenue et partit la faire le soir même sous les sourires encourageants d'Hermione et de Neville et les démonstrations d'amitié légèrement énervantes de Ginny et de Ron. Le brun descendit rapidement dans les cachots pour frapper à la porte et entrer dans le bureau du professeur de Potions. Car mine de rien, ses discussions lui avaient manquées, tout comme la sensation de sécurité qui émanait des appartements.

-Bonsoir professeur, salua Harry. Que dois-je faire ?

-D'abord vous asseoir, monsieur Potter, répondit Severus. Et ensuite, savourer cette tasse de chocolat chaud.

-Oui, monsieur, sourit Harry en obéissant.

Severus l'observa sans se cacher pendant qu'il sirotait sa boisson. Le garçon semblait particulièrement fragile. Dumbledore était fou de refuser qu'on lui apporte de l'aide. Et sa raison ! Son nouveau rythme scolaire ! Harry Potter était parmi les meilleurs de son année et avait largement prouvé qu'il savait s'organiser. Donc pour toute personne qui voyait plus loin que son nez, il était clair qu'il y avait une autre raison à l'état du jeune garçon.

-Vous allez mal, déclara Severus.

Harry se figea avant de se laisser aller.

-Je ne pensais pas que ça se voyait autant, soupira Harry.

-Certains commencent à s'inquiéter, confirma Severus.

-Le directeur ? demanda Harry

-Lui, non, sourit froidement Severus. Il pense que c'est votre travail scolaire qui est en cause.

Pour toute réponse, Harry renifla.

-Pouvez-vous me dire ce qui se passe ? demanda doucement Severus

-Puis-je avoir votre parole que vous ne le direz à personne ? souffla Harry

Le brun ne tenait pas à ce que Dumbledore découvre cette faiblesse. Surtout pas celle-là.

Conscient que la confiance d'une personne ne s'accordait qu'une seule fois et que pour la première fois, il voulait l'avoir de cet enfant, Severus n'hésita pas et sortit sa baguette.

-Je jure sur … commença Severus.

-Non, pas de serment, coupa Harry. Promettez simplement.

-Vous êtes sûr ? leva un sourcil Severus

-Certain, assura Harry.

-Je vous le promets, monsieur Potter, fit Severus.

Le regard d'Harry se perdit dans les flammes de la cheminée. Severus crut même qu'il n'allait pas parler jusqu'à ce que sa voix ne s'élève.

-J'ai l'impression que ces créatures sont à côté de moi, souffla Harry. Je n'ai envie de rien faire, même de rire. Je veux juste rouler en boule dans mon lit et ne plus bouger.

Severus s'étonna quelque peu. C'était les symptômes d'une dépression ou il ne s'y connaissait pas. Mais pour avoir côtoyé les Dementor de très près, il savait que c'était les effets qu'ils causaient. Seulement, le directeur avait exigé que quitte à ce que les Dementor soient placés à l'école, il fallait qu'ils restent aux limites du domaine.

Donc à des kilomètres du jeune homme.

Les Sorciers sensibles aux Dementors étaient très rares. Si Harry était l'un d'entre eux, alors son année allait être infernal.

Le professeur se leva et se rendit dans son laboratoire.

-Vous allez prendre ceci, déclara le Sorcier en lui tendant un Philtre de Paix.

Harry soupira de soulagement. C'était cette potion dont il rêvait depuis le début de l'année scolaire. Il avait refusé qu'Hermione la fasse car elle ne s'était jamais entraînée dessus, enseignée en cinquième année. Et pour une fois, il n'avait pas envie de prendre de risques avec sa santé.

-Une gorgée chaque soir, préconisa Severus. La fiole devrait durer une semaine. Je veillerai à vous donner une nouvelle fiole dès que vous en aurez besoin. Et si ça ne suffit pas, revenez me voir.

-Ce n'est pas une solution définitive, fit Harry.

-Effectivement, concéda Severus. Il existe plusieurs manières de se prémunir des effets des Dementor. Je vais vérifier quelques points avant de vous les proposer.

-Merci, souffla Harry en prenant une gorgée de potion.

Ses muscles se détendirent rapidement et Harry se sentit beaucoup mieux.

-Nous n'allons pas perdre les effets de cette potion, sourit Severus. Je vais vous reconduire à votre tour, monsieur Potter.

-Vous n'avez pas peur qu'on vous voie avec moi ? plaisanta légèrement Harry

-Ils penseront que je vous ai surpris à rôder là où il ne fallait pas, déclara Severus.

§§§§§

Halloween approchait et la sortie à Hogmeade également. Ce fut Hermione qui rappela à Harry dans quelle position il se trouvait.

-Mes parents étaient contents que j'en apprenne plus sur le monde de la magie, souriait Hermione. Dès que je le leur ai demandé, ils ont tout de suite signé mon autorisation.

-Grand-mère a dit que ça sera une occasion de se voir en dehors des vacances, sourit Neville. Le village est super quand il est ouvert qu'aux élèves et leur famille.

Autorisation ? Village ?

-MERDE ! pesta Harry

-Qu'est-ce qui se passe ? sursauta Neville

Le brun avisa les oreilles dressées des deux plus jeunes Weasley et attira dans un coin ses deux amis en lançant une bulle d'Intimité autour d'eux.

-J'ai oublié de faire signer mon autorisation de sortie à ma tante, souffla Harry.

-C'est embêtant, fit Neville. Tu pourrais le lui envoyer, non ?

-Même si elle le faisait, ça n'arriverait pas à temps pour la sortie, déclara Harry.

-Et si tu demandais au professeur Dumbledore de te la signer ? proposa Hermione

Harry ne put retenir une grimace. Moins il devait de faveurs à Dumbledore, mieux il se portait.

-Ce n'est pas grave, haussa des épaules Harry. J'irais l'année prochaine.

-Mais ça ne sera pas en même temps que nous, protesta Hermione.

-Sans façon, merci, fit Harry.

-Je te conseille de te faire discret si tu restes à l'école, prévint Neville. Je pense que quelqu'un va se faire une joie de te tenir compagnie.

Harry refusa de tourner son regard vers Ginny Weasley. En deuxième année, cette dernière ne pouvait pas encore se rendre au village. Les membres du trio n'avaient jamais été convaincus de leur changement radical de personnalité donc ils évitaient de laisser traîner trop d'informations à portée de leurs oreilles.

-Je saurais me cacher, promit Harry.

Il brisa la bulle et partit sur une conversation relativement neutre.

§§§§§

-Notre cher ami …

-Est seul …

-Alors que ses deux moitiés …

-Sont au village.

-Bonjour Fred, bonjour Georges, salua Harry. Oui, Hermione et Neville sont à Hogmeade sans moi.

-Peut-on savoir pourquoi ? demanda Fred

-Pas ici, refusa Harry.

Fred remarqua que sa sœur se tenait non loin d'eux et il n'était pas dans leur projet de la laisser approcher de leur ami donc il prit un bras du brun pendant que son jumeau s'emparait de l'autre et l'entraîna dans le dédale des couloirs pour la perdre. Une fois dans une salle convenablement isolée, les deux roux fixèrent leur ami.

-J'ai oublié de faire signer mon autorisation, soupira Harry. Et je ne veux pas que ça se sache.

-C'est un problème, concéda Georges. Mais si tu veux vraiment sortir, on peut te proposer quelque chose …

-Qui, allié à ta fabuleuse cape te permettrait de faire un saut là-bas sans te faire voir, termina Fred.

-Vraiment ? sourit Harry

-Nous te présentons … fit Fred.

-La Carte des Maraudeurs ! s'exclama Georges en lui tendant un parchemin

-Mais il n'y a rien d'écrit dessus ! remarqua faussement Harry

-C'est parce qu'il faut donner … répondit Georges.

-Le mot de passe, déclara Fred.

-Je jure que mes intentions sont mauvaises, récitèrent les jumeaux.

A ces mots, le parchemin se couvrit de lignes et d'entrelacs de toute beauté. Harry était heureux de retrouver un nouvel héritage de son père. La Carte en elle-même ne lui avait pas manquée mais c'était plus ce qu'elle représentait à ses yeux qui était important. Tous les objets appartenant à James ou Lily avaient été rapatriés dans le château ancestral, comme Harry l'avait découvert quand il avait voulu retrouver des objets de Lily pour les remettre à Severus. Comme il n'y avait pas encore accès avant quelques années, il avait été déçu. Mais maintenant qu'il avait une raison valable d'avoir la Carte entre les mains, ça lui donnait un souvenir supplémentaire pour lutter contre les Dementors.

-Regarde ça, fit Georges en lui indiquant un endroit sur la carte. C'est l'un des passages secrets qui conduisent hors de l'école. Il atterrit directement dans la réserve de la confiserie magique.

-C'est celui qu'on utilise le plus régulièrement, ajouta Fred.

-La plupart des autres passages secrets qui mènent au village sont condamnés ou ne peuvent pas être utilisés, révéla Georges. Celui-ci reste le plus sûr.

-Mais personne ne va savoir si je quitte l'école ? s'étonna Harry

-Vu le nombre de fois qu'on l'a utilisé sans se faire prendre, je ne pense pas, répondit Fred. Tu peux y aller l'esprit tranquille.

-Je ne vais pas vous en priver, fit remarquer Harry.

-On la connait par cœur, balaya Georges. Pas la peine qu'on la garde.

-Mais toi, tu en as plus besoin que nous, assura Fred. Donc ne te gêne pas.

-Méfaits accomplis, récitèrent les jumeaux.

-C'est le mot de passe … dit Fred.

-Pour refermer la Carte, dit Georges.

-Merci, sourit Harry.

-Allez, on te laisse, fit Fred.

-Tâche de ne pas te laisser attraper par Ginny, cligna de l'œil Georges.

-Au revoir, fit Harry.

Le brun se laissa aller sur le rebord de la fenêtre. Enfin, la Carte des Maraudeurs était en sa possession.

Et Peter Pettigrow à portée de main.

§§§§§

-Je ne sais pas comment faire, soupira Draco.

Neville avait rejoint Draco dans le parc du château. Pour la première fois, le châtain le voyait sans son masque.

-Tu sais comment ton père a appris pour Buck ? demanda Neville

-Ce n'est pas un secret que certains Slytherin envoient des rapports réguliers à mon père pour lui raconter tous mes faits et gestes, renifla Draco. Alors savoir que j'aie été blessé par un Hippogriffe pendant le premier cours de Soins aux Créatures Magiques n'a pas été difficile. Je cherche juste qui m'a vendu pour lui faire payer.

-Je trouve que c'est extrême de le faire exécuter, nota Neville.

-Il a blessé un Malfoy, rappela Draco. Pour mon père, c'est un affront à laver dans le sang.

-Ton père exagère, affirma Neville.

-Mais on n'en attend pas moins de lui, rétorqua Draco. Et dans ces cas-là, il n'écoute rien ni personne.

-Pas même toi ? s'étonna Neville

-Surtout moi, assura Draco. Quand je demande qu'il soit moins dur, il se dispute avec ma mère qu'il accuse de m'avoir trop dorloté pendant mon enfance. Quand on sait qu'il ne lui permettait même pas de s'approcher de moi …

Neville ne préféra pas s'appesantir dessus.

-Hagrid est au courant ? demanda Neville

-Il ne va pas tarder à l'apprendre, répondit Draco.

-Tu penses qu'on a une chance si on présentait une défense ? demanda Neville

-Sans mon témoignage, vous n'arriverez à rien, certifia Draco. Et désolé, je ne peux pas m'opposer à mon père …

Neville comprenait parfaitement. Il était toujours très délicat de se dresser contre sa propre famille, surtout chez les Sang Pur.

-On va tenter le coup, haussa des épaules Neville. Merci, Draco.

-Merci à toi, sourit Draco. Ça m'a fait du bien de discuter.

Les deux amis se séparèrent rapidement et Neville retourna à la Tour Gryffindor. Juste à temps pour empêcher Hermione de se jeter sur Ginny pour lui arracher les yeux devant l'indifférence totale d'Harry.

-Hermione, appela Neville pour concentrer son attention sur lui plutôt que sur la rousse.

-Oui Neville ? fit Hermione d'une voix tendue

-Tu as fini le devoir de Métamorphoses ? sourit Neville. Il y a un point dont je ne suis pas sûr.

-J'arrive, souffla Hermione.

Le châtain poussa Harry à prendre place à une table avec leurs affaires et fit disparaître les chaises excédentaires. Le message était clair, ils ne voulaient pas que qui que ce soit vienne les emmerder. Comme d'habitude, une bulle d'Intimité les entoura.

-Qu'est-ce qu'elle a fait ? soupira Neville

-De l'aide pour ses cours, renifla Hermione. Harry a dit non la première fois mais elle est revenue à la charge tout l'après-midi.

-Cinq fois pour être exact, compléta Harry. Je n'avais pas envie de la calculer.

Tout entier à vérifier ses boucliers Occlumens, il n'avait pas le temps de jeter convenablement la rousse sur les roses. Même avec le Philtre de Paix, il avait du mal à récupérer de l'énergie.

-Je sais que tu n'as pas envie mais il ne faut pas que tu montres qu'ils te gênent, soupira Neville.

-Mais ils sont si agaçants ! s'irrita Hermione

-Tu leur accordes trop d'importance, souligna Neville. Et ce n'est pas la bonne chose à faire si tu ne veux pas qu'ils fassent partie de notre vie.

-Je vais essayer, bouda Hermione.

-Sinon, je voulais vous dire quelque chose, annonça Neville.

Le châtain leur raconta ce que Draco venait de lui révéler. Harry fronça des sourcils. Buck allait normalement l'aider à sauver Sirius du baiser du Dementor. De toute façon, il avait toujours reconnu un trait de caractère aux Malfoy, c'était de toujours camper sur leurs positions. Quoi qu'ils fassent, Lucius n'allait pas revenir sur sa parole.

-On va préparer la défense de Buck ! s'enflamma Hermione

Neville et Harry se regardèrent. Ils avaient tous les deux consciences que c'était un projet vain. Mais il fallait que ça vienne de la jeune fille pour que ça ait plus d'impact. Ils gardèrent donc le silence et observèrent leur amie établir un plan de recherche pour aider au mieux Rubeus Hagrid.

§§§§§

Ragnok regarda fixement Joshua.

-Nous avions effectivement des doutes sur la culpabilité de Sirius Black, avoua Ragnok. Surtout quand des opérations non conformes ont été demandées sur le patrimoine de sa famille après la mort des chefs de famille. Vous êtes certain de ce que vous avancez ?

-Je me suis renseigné à la hauteur de mes moyens, corrigea Joshua. Mais je suis sûr qu'il n'a pas eu de procès.

-D'où sa fuite, songea Ragnok. Vous avez une idée de la raison pour laquelle il a attendu douze ans pour le faire ?

-Aucune, se désola Joshua. Mais croyez-moi, ce sera la première question que je lui poserai.

-L'idéal serait de lui donner la possibilité de se défendre une bonne fois pour toute, réfléchit Ragnok. Il va donc falloir faire pression sur le Magenmagot sans que Dumbledore ne puisse dire quoi que ce soit.

-Ça ne me semble pas évident, nota Joshua.

-Ça ne le sera pas, confirma Ragnok. Le concours de monsieur Potter me semble essentiel.

-Il ne tient pas à être sur le devant de la scène, rappela Joshua.

-Pour les manipulations de Dumbledore, je peux le comprendre, assura Ragnok. Mais là, on parle d'une remise en question des fondements de la société Sang Pur. Sa participation sera largement couverte par le scandale que vont s'empresser de créer les plus puissants Sang Pur et encore plus par ceux qui ne sont pas ouvertement avec le vieil homme.

-Nous devons en discuter avec Harry, décida Joshua.

-Il a treize ans, rappela Ragnok. Ne peut-il pas se rendre à Hogmeade ?

-Je …

Joshua se figea. Ils n'avaient pas parlé de cette fichue autorisation !

-Je ne crois pas qu'il l'ait faite signer, se rendit compte Joshua. Il est émancipé donc techniquement parlant, il n'a pas besoin de le faire.

-Sauf qu'il est très rare que des mineurs de moins de quinze ans soient déclarés majeurs, se rappela Ragnok. Le mieux que nous puissions faire serait de lui en parler.

-Merlin, ce gosse va me rendre fou, soupira Joshua.

-Mais dans le même temps, il fait tout pour rendre la vie intéressante, sourit Ragnok.

Joshua laissa tomber sa tête dans ses mains de désespoir.

§§§§§

La Carte des Maraudeurs était un objet très fiable et Harry avait tôt fait de confirmer la présence de Peter Pettigrow dans le lit de Ron Weasley. Maintenant, il lui fallait un plan pour le faire disparaître de la vie du roux. Heureusement, il pouvait compter sur l'aide du demi-Fléreur d'Hermione qui s'amusait à poursuivre l'Animagus Rat dans toute la salle commune. Plus d'une fois, Ron avait hurlé sur Hermione pour qu'elle garde son chat en laisse mais la jeune fille avait hurlé encore plus fort en lui rappelant que les chats chassaient les souris et les rats et que s'il tenait réellement à son animal de compagnie, il le mettrait dans une cage ou le garderait dans son dortoir au lieu de le laisser gambader gaiement dans la prairie.

En consultant les différents grimoires qu'il avait récupérés dans son coffre et placés dans la bibliothèque de sa malle, Harry avait soigneusement cherché un moyen d'enfermer Pettigrow sans aucune possibilité de s'enfuir. Il avait refusé net de placer l'Animagus au même endroit que l'Horcruxe et s'était résolu à le piéger dans la Chambre des Secrets. De toute façon, il n'avait pas l'intention de le laisser traîner longtemps dans l'école et de le livrer au Département de la Justice Magique au plus tôt. Plus vite Sirius serait innocenté, moins le directeur aurait d'emprise sur lui.

Quelques jours plus tôt, il avait enfilé la cape d'invisibilité et s'était faufilé hors de l'école pour se rendre à la filiale de Gringotts à Hogmeade. Gripsec avait été visiblement surpris de voir qu'il connaissait cette agence mais n'avait pas posé de questions. Le gestionnaire l'avait mené vers le directeur de la banque et son précepteur et ces derniers avaient réussi à convaincre le jeune lord de se poser les bonnes questions à voix haute. N'ayant pas encore eu de contacts officiels avec le ministre de la magie et ne voulant pas mettre au courant le directeur de l'école avant qu'il ne soit trop tard, deux moyens s'étaient proposés à eux. Ou bien Harry demandait à Augusta Longbottom de se renseigner sur les raisons pour lesquelles on pensait que Sirius Black voulait s'en prendre à lui, ou bien il demandait à Amelia Bones la raison pour laquelle il ne pouvait pas savoir pourquoi Sirius Black avait vendu ses parents à Voldemort. Dans les deux cas, il obtiendrait la discrétion des protagonistes, mais il ne savait pas lequel aurait le meilleur impact. Ne parvenant pas à se décider, il avait opté pour écrire aux deux et de voir ce qu'il allait en sortir.

-Harry ? fit une voix

Le brun eut le mérite de ne pas se raidir en entendant la voix honnie de Dumbledore dans son dos.

-Professeur Dumbledore, salua Harry en se retournant. Que puis-je pour vous ?

-J'ai appris que tu ne t'étais pas rendu au village avec tes camarades, fit Albus. Puis-je savoir pourquoi ?

Harry était assez embêté. Il avait pensé – assez naïvement, il fallait l'avouer – que personne n'aurait découvert son absence. Espoir vain, il avait l'impression.

-J'ai oublié de faire signer mon autorisation par ma tante, avoua Harry.

-Pourquoi ne pas la lui envoyer ? s'étonna Albus

-Ma tante n'aime pas les chouettes et les hiboux, fit Harry. Je ne veux pas la déranger encore plus. Et puis, de toute façon, je pourrais y aller pendant les vacances.

-Tu es sûr ? fit Albus. Si les hiboux gênent autant ta tante, je peux lui envoyer l'autorisation par la voie Moldue, ça ne me gêne pas.

Pour que vous puissiez la soumettre à votre volonté ? Non merci ! cingla Harry dans sa tête

-Je préfère le lui demander moi-même, sourit Harry. Bonne journée, professeur !

Le brun se carapata rapidement pour ne pas que le directeur ne lui tienne la jambe encore un moment.