Désolée du retard pour le chapitre, je suis impardonnable ! Je ne pourrais plus le faire deux fois par semaine, encore désolée, je suis trop limitée en temps à cause de mes multiples devoirs, donc je ne publierai de chapitres que le samedi, désolée pour ceux que cela n'arrange pas mais je n'ai pas le choix. Bonne lecture à vous, vous m'en direz des nouvelles ! ^^
Attention / Warning: Chapitre sombre / Dark chapter
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Chapitre 25: Constricteur: Fantômes
Le dieu du Chaos projeta son regard sur l'ombre, prenant rapidement une lampe torche qui était sur sa table de nuit. Il tenta de l'allumer mais celle-ci grilla tout de suite, puis il jeta alors un sort sur la lampe qui s'alluma sur l'ombre, dévoilant Thor qui secouait Loki. Le dieu soupira de soulagement alors que Thor replaça la mèche de ses cheveux qui était passé devant son oreille.
"Pour l'amour d'Odin, Loki, arrête de crier en pleine nuit... Et éteins ça, tu m'aveugle."
"Oh. Oui, bien sûr." Le dieu prit mieux la petite source lumineuse en soufflant, puis il regarda son aîné après avoir allumé la lampe de chevet. "Que me vaut cette visite ?"
"Je venais voir ce qui se passait et puis... J'ai un problème." Thor lança son regard qui semblait nerveux vers la porte derrière lui, puis reporta de nouveau son regard océan vers celui de son cadet. "C'est par rapport à dans ma chambre."
"Eh bien ?"
"Je crois qu'il y a un monstre..." Le prince détourna une nouvelle fois son attention vers la porte de la chambre, semblant craindre quelque chose. Le dieu du Chaos le regardait avec inquiétude, puis quand le dieu aîné croisa son regard, il l'interrogea de ses prunelles émeraudes.
"De quoi tu as peur ? As-tu vu ce fameux monstre ? Était-ce Kurse ?" Loki regarda soudainement à côté de lui pour inspecter l'état de son amant, qui dormait encore mais il se réveillerait bientôt. "Fais vite, Thor, s'il-te-plaît. Qu'est ce que c'était ?"
"Je sais pas justement... J'ai peur Loki, ce que tu disais était vrai... Excuse moi de ne pas t'avoir cru l'autre jour... Tu m'en veux ?"
"Mais non, je ne t'en veux pas, retourne juste dans ta piaule, dors et m'fais pas chier." Le dieu regarda son amant, lui caressant l'épaule en lui chuchotant. "Rendors toi Tony."
L'humain se tourna alors, regardant les deux frères qui discutaient visiblement de quelque chose d'effrayant. "Non, dites, j'adore les histoires de fantômes !"
Loki se claqua la main sur le visage, secouant la tête, complètement exaspéré. "Je suis déprimé par ta stupidité."
"Je m'en délecte. Allez, dites !"
Une ombre passa alors sur le mur alors que la lumière grilla sous un laser jaune, ce qui fit sursauter Loki qui était juste à coté au moment de l'explosion. Une ombre se baladait toujours sur le mur, avec deux fouets jaunes.
"Montrez vous, espèce de lâche !" S'exclama le dieu du Chaos, qui venait de se lever avec sa lampe torche dans la main. Il passait toute la salle en revue, mais sans jamais voir qui que ce soit, malgré quelques bruits de crépitements et de craquements. Le dieu baissa honteusement la lampe, dépité. "Tony, ce n'est pas du tout le moment de sortir le pop-corn !"
"Bah quoi ? C'était un moment intéressant pourtant !"
"Oh..." Loki releva la main, regardant de partout dans la pièce, mais il n'y avait plus aucun bruit mis à part le crépitement que Tony faisait avec son paquet de pop-corn. Thor se leva, puis vint poser la main sur l'épaule de son cadet, qui sursauta en laissant échapper un petit cri. "Crétin ! Tu m'as filé la pétoche de ma vie !"
"Ah... Je suis désolé."
"Il n'y a pas de quoi être désolé, contente toi de retourner sur le lit et de ne plus bouger. Sage comme une image, comme ils disent ici."
"Je ne suis pas une image." Le dieu du Tonnerre paraissait ne pas connaître l'expression Midgardienne.
Loki se claqua de nouveau le visage de sa main, semblant pleurer une minute. "Qu'est ce que je fais avec deux crétins pareils..."
"Loki, je t'ai rendu triste ?"
"Non !"
"Alors pourquoi tu pleure ?"
"Je ne pleure pas." Le dieu n'avait en effet aucune larme.
"Mais si -"
"Putain, Thor, vas t'asseoir sur ce putain d'enculé de lit !" Thor retourna sur le lit, ne faisant plus un bruit, tandis que Loki continuait d'arpenter la pièce. Personne apparemment, sauf qu'un son provenant de l'armoire indiquait clairement le contraire. Loki s'en approcha doucement, voyant la porte bouger puis s'immobiliser. Son cœur battait à deux cents à l'heure, il n'osait pas avancer plus mais le fit quand même, pour sauver son honneur, en quelques sortes. "Sortez d'ici, si vous êtes là." Aucun mouvement. "Je ne vais pas attendre plus longtemps, je vais ouvrir, je vous préviens d'avance !"
"Je ne vous le conseille pas, Loki, fils de Laufey." La voix était sombre, et provenait de la fenêtre, et sur le rebord de celle-ci, il y avait l'ombre de l'homme aux fouets que Loki avait vu.
"Vous allez encore partir ?"
"Je n'ai pas l'intention de partir. Je ne partirai jamais. Je vous observerai toujours, Avengers."
"Vous êtes bien Frank Payne ?" Le dieu des Mensonges s'approchait lentement de la fenêtre. "C'est bien vous, n'est-ce pas ?"
"Appelez moi Frank."
"Je ne suis pas votre ami."
"Bien sûr que si. Me prendriez-vous pour un ignorant ? Je connais vos antécédents tout comme je connais votre futur. Je sais tout de vous."
Le dieu éclaira l'ombre qui s'avérait en effet être le fameux Constricteur dont avait parlé Laura et Fury. L'homme paraissait jeune, il devait avoir la trentaine, mais pas plus. Il était brun avec des yeux jaunes, tout à fait normal évidemment, et il fumait tranquillement sur le bord de la fenêtre.
"Je ne suis plus dans le camp des ennemis."
"Vous me prenez vraiment pour un débile, ma foi. Vous êtes, vous étiez et vous serez toujours un ennemi ! Votre cœur est noirci par cette haine envers le Mensonge, envers tout ce qu'on vous a apprit qui s'avérait en réalité être une vie fausse, une image d'une vie que vous auriez aimé avoir..." L'homme se plaça derrière le dieu, lui touchant les cheveux. Il s'approcha de son oreille. "Mais vous êtes en colère..." Il s'écarta un peu, avançant en ricanant. "Pour tout vous dire, je suis un grand fan de votre personnage. Non pas de votre amour pour les hommes, mais pour votre savoir et votre intelligence et votre logique irréprochables. La colère remplit votre cœur, vous emplit d'un sentiment de désaccord interne, vous vous sentez trahi par votre famille, tout ce que vous connaissez, vous croyez que la vie en a après vous... Je me trompe ?"
"Qui êtes vous pour me juger ?"
"N'est-ce pas ?" Répéta l'homme en s'asseyant sur une chaise proche du bureau de Tony. Loki baissa la tête. "C'est bien ce que je pensais. Mais vous faites erreur ! La vie vous a choisi pour gouverner en Roi d'une planète, de faire souffrir tous ceux qui vous ont menti, de tuer les gens que vous n'aimez pas, de détruire les vies et les peuples qui vous veulent du mal, c'est en ce point que vous aviez raison ! Il y a des années, quand vous avez attaqué New York, vous aviez raison ! Entièrement raison ! Pourquoi avoir renoncé ?"
"Vous ne savez pas !" Commença le dieu du Chaos, lui lançant un regard méchant et anéanti à la fois. "Vous ne savez pas..." Il regarda alors sa mai n qui avait une trace de sang, une plaie ancienne semblait-il, mais qui était profonde. "Ce que j'ai vécu en prison..."
"Vous vous êtes fait tuer ? Non, puisque vous êtes là. Alors quoi ? Vous n'avez pas mangé ? Non, puisque vous ne semblez pas mourant de faim. Je vous écoute."
"Il y a eu..."
"Loki, ne t'y oblige pas." Thor incitait des yeux son frère à ne pas dire ce qu'il avait vécu. "Il l'utiliserait sûrement contre toi..."
"Thor, ferme la."
Thor dirigea son regard vers Tony, qui mangeait toujours son pop-corn, mais qui semblait être arrivé à la fin du paquet. Frank se leva, s'approchant de Loki, touchant ses cheveux, jouant de la tête que faisait le dieu, ce qui symbolisait le fait qu'il était contrarié que l'on touche ses beaux cheveux.
"Loki, vous pouvez être quelqu'un de bien. Il suffit de le vouloir -"
"C'est ce que je fais. Je vais me marier avec Tony, je vais lui donner des enfants, je vais les élever en harmonie avec ma première, qui aura le droit de voir son père dès que sa volonté sera telle, et j'aurai fait les bonnes choses, je serai quelqu'un de bien. De vraiment bien." Le dieu aveugla l'homme de sa lampe torche. "Maintenant, retournez d'où vous venez, et ne revenez plus jamais."
Frank fixa avec fureur le dieu du Chaos, puis alternativement Tony et Thor, puis il retourna enfin son attention vers Loki, souriant mesquinement. "Vous faites une grave erreur." L'homme lança son fouet gauche sur la lampe que Loki tenait et celle-ci s'enflamma, brûlant avec la main du dieu, puis il se sauva par la fenêtre.
Loki releva la tête, se tournant finalement vers les deux hommes qui étaient sur le lit. "On a eu de la chance..."
"Non !" Protesta Tony, se levant du lit, faisant face au dieu qui se pencha, attentif. Il montra son paquet de pop-corn qui semblait vide. "J'ai plus de malbouffe !"
"Cela ne te fera que du bien, si tu veux mon avis."
"Dis que je suis gros !"
"Mais non !" Loki s'avança vers Thor, lui chuchotant en asgardien puis le dieu sorti de la pièce, que Loki clôt à sa sortie, faisant de nouveau face à son amant. "Je ne dis pas que tu es gros, mon cœur, non, mais juste que cela t'empêchera de le devenir."
L'humain fit un sourire amoureux à son amant, qui s'approcha de lui pour le câliner. Tony se serra contre le torse de son amour, fermant les yeux d'aise. Le dieu regarda tendrement l'homme blottit contre lui et lui donna un baiser sur le front.
"Que faisons nous maintenant ?" Tony leva la tête en direction du regard affectueux de son amant et lui passant une main le long du visage, descendant progressivement et en douceur au niveau du bas-ventre de Loki.
"Ce que tu veux, tant que nous sommes ensemble." Il caressait les cheveux de Tony en souriant comme un enfant qui venait de recevoir son tout nouveau jouet. "Que voudrais tu faire, mon amour ? Je suis prêt à n'importe quoi pour te faire plaisir."
Tony lança un regard joueur à son amant, s'asseyant sur le lit, faisant d'une claque sur le drap, juste à coté de lui, un signe pour venir à ses cotés. Le dieu obéit, souriant à son humain qui le regardait avec amour et affection.
"J'ai une idée de ce qu'on va faire, tu sais, ce sera à toi de me dire oui ou non ?"
"J'écoute, mon amour."
"Demain c'est Halloween, et j'aimerai... J'aimerai que tu me raconte une histoire de fantômes, si ça ne te dérange pas."
"Comme tu veux, mon cœur, je suis tout à toi."
Tony sourit d'un coup comme un enfant qui venait de prendre un bonbon, puis il se jeta au cou de son amant, posant doucement sa tête dans le cou de son dieu. "Vas y, raconte moi... Tiens raconte moi quand tu as rencontré Kurse, comment il t'a tué, et tout ce qui s'est passé ce jour là, s'il-te-plaît, je crève d'envie d'le savoir !"
"Bien. Alors tout commença au palais d'Asgard, j'étais dans ma prison quand Thor vint me chercher [...]"
Le lendemain, le matin même:
C'est de mauvaise humeur que Steven se leva ce matin là. Il était furieux, il n'avait pas dormi de la nuit à cause des rires incessants de Tony durant la nuit, puis ses gémissements qui semaient le trouble dans sa conscience de super-soldat des anciens temps. Il regarda autour de lui, et aperçut alors que le dieu du Tonnerre venait de faire son entrée dans la pièce, semblant tout aussi fatigué que lui. Il vint s'asseoir à ses cotés, se frottant le visage de ses mains, étirant sa peau comme il le pouvait. Ses yeux fatiguaient, il vacillait sur place, manquant de tomber dans le sommeil. Le super soldat regardait le dieu qui reposait à ses cotés avec inquiétude, il semblait malade, tout pâle, semblant vraiment mal en point. Steven passa sa main dans le cou du dieu qui releva la tête vers lui, le fixant.
"Qu'est ce qui te met dans cet état ?"
"Loki, je suis inquiet pour lui, Frank Payne est revenu hier soir, et il sait tout sur mon cadet... Je ne veux juste pas que Loki prenne de risque..." Il regardait soudainement pensivement un point fixe en face de lui. "Loki n'est pas fou, Capitaine, j'ai vu le monstre..."
"Quel monstre ?" Steven avait le regard intensément puissant sur le dieu du Tonnerre. "Thor, tu dois me dire quel monstre. Il y a vraiment un monstre ?"
"Il joue avec les peurs des autres, il est grand et il prend souvent l'apparence d'une ou bien plusieurs personnes, pour nous faire la plus grande peur possible... Le monstre..." Thor baissa la tête, fixant ses mains qui tremblaient. "Il m'a montré... Kurse..."
"Toi aussi tu as peur de Kurse ?"
"Je n'ai pas peur de Kurse, erreur..." Il leva les yeux vers Steven. "J'ai peur de la mort de Loki, Steven, le fait qu'il s'en soit tiré était de la chance, ou bien un bon calcul, mais imaginons que Loki ne calcule pas sa trajectoire... Il part tout de suite en enfer."
Steven entendit alors des coups à la porte. "Entrez."
C'est Laura qui fit son entrée dans la pièce, suivie de Bruce qui s'accrochait à ses hanches. "Bonjour les garçons, vous allez bien ? Vous avez l'ombre sur le mur du couloir cette nuit ?" Laura semblait moqueuse et Thor baissa la tête.
"Non, il n'y avait pas d'ombre, je ne l'ai pas vu moi en tout cas. Tout cela pour vous dire que Fury a retrouvé la trace de Payne, et il exige votre présence."
"On va le pourchasser dans la ville ?"
Laura rit ouvertement. "Non !" Elle lança un regard aimant à son mari derrière elle. "Hélas non, mais on connait sa base."
"Et donc, Fury veut qu'on s'y rende ?" Steven avait la voix interrogatrice tandis que son regard parcourait le visage triste de Thor qui était toujours à côté de lui. Il passa sa main sur la cuisse du dieu, qui leva la tête vers lui. Il esquissa un sourire gentil. "Viens, on va aller voir ce qu'il attend de nous, Thor. Tu crois que tu auras le courage de-"
"Oui, Steven, je veux juste que tu m'y emmène." Thor venait de se relever, mettant sa cape correctement, puis se dirigeait vers la porte, l'ouvrant. "Je veux que l'on soit débarrassés de ce monstre et de son équipe de robots humains."
"Je comprend. Suivez-nous." Laura sorti de la pièce, les menant vers le salon dans lequel tous les autres Avengers étaient, écoutant ce que le directeur avait à dire. Tony se tourna immédiatement vers son amie, qui l'accueilli avec un sourire chaleureux puis elle vint lui donner un baiser sur la joue, ainsi qu'à tous.
"Bien dormi ?" Questionna Natasha avec un sourire.
"Oh oui, ah..." Elle regarda l'écran avec un sourire espiègle. "Bonjour Fury."
"Bonjour, assistante. Comment se déroulent les recherches ?"
"Oh, regardez." Elle attrapa sa sacoche et en sorti tout un dossier. Elle l'ouvrit alors, se mettant à la page 12 du petit recueil de photocopies. Elle passait ses fins doigts le long de lignes qui étaient invisible de derrière. Elle lisait, fronçant les sourcils d'un air sérieux tandis que son regard se baladait le long de la page. Elle fit un "Ah !" symbolisant le fait qu'elle avait trouvé, puis elle se mit à lire. Elle reposa ses yeux sur l'écran, et Fury soupirait longuement. "Je vous ennuie ?"
"Oui."
"Eh bah, allez vous faire foutre !" Elle lança un regard vers son mari, qui vint la serrer. "Vous ne voulez pas que je vous dise ce que j'ai découvert alors ? Tant pis, je le dirai aux intéressés." Tony sembla s'animer. "Sauf toi, Tony." Il souffla, boudant comme un gamin.
Loki sourit, prenant sa petite dans ses bras, tandis que l'écran commençait à grésiller. "Tony." L'humain ne regardait pas, trop occupé à bouder comme un gamin. L'écran devint alors gris, puis le visage de Payne apparut dans celui-ci.
"Avengers."
"Frank." Déplora Laura, s'approchant de l'écran tout comme Loki et Steven. "Qu'est ce que tu veux ?"
"Le monde."
"Non, je me le suis réservé." Annonça Loki, tout bas, puis il releva la tête vers l'écran. "Je ne vous laisserai pas faire, je protège Midgard maintenant !"
"Loki, je suis sûr que tu peux m'aider, mon ami ennemi. Tu devrais pouvoir te rebeller contre certains..." Il lança un regard vers les Avengers, ricanant. "Comment dirai je ? Problèmes ?"
Le dieu serra son enfant contre son torse, tandis que Tony lui lançait maintenant un regard plein d'espoir, attendant qu'il refuse. Loki tourna rapidement la tête vers l'humain, lui souriant avec affection, puis il reporta son attention sur l'écran, déterminé. "Non."
"Non ?" Il ricana. "Loki serait-il trop effrayé pour faire du mal à Tony Stark, son petit chéri d'amour ?"
"La ferme !"
A cette phrase, l'écran s'éteint et le Constricteur venait d'apparaître devant eux. "Vous voulez régler vos comptes ? Allez-y !"
Loki se mit distraitement à parler en Asgardien, bougeant ses doigts dans l'air, puis il lança une boule d'énergie sur le mur, ce qui fit ricaner encore plus Frank qui s'approcha alors de la boule qui s'agrandissait au fur et à mesure. Il toucha le mur, le remplissant d'électricité et le rayon passa à travers le portail qui venait de se créer. Tony se plaça devant Loki, ayant une main dans celle du dieu.
"Nous le traversons ?"
"Ah non." Une immense ombre balaise s'approchait, mais était toujours dans l'espace sombre que le portail créait. Thanos apparut, ricanant de toutes ses forces. "Je l'attendais."
"Bonjour, Avengers, que puis-je pour vous ?"
"Thanos." Le dieu du Chaos s'approcha alors de l'extra-terrestre, lui chuchotant quelques mots dans l'oreille. Le Titan se contenta de hocher la tête, puis il s'avança vers Payne qui semblait un peu déstabilisé. "Petit homme, tu as voulu tuer mon mari ? C'est mal." Il tendit une main vers l'humain qui se prépara à contrer ce qui allait lui arriver dessus. Thanos laissa un pouvoir échapper de sa main. Loki regardait la scène, mais il tomba brusquement dans les pommes. Thor était là pour le rattraper, heureusement, tandis que tous les autres Avengers les entouraient, cherchant à savoir si le dieu du Feu était mort ou juste dans le coma. Et ce n'est pas Thor qui allait savoir répondre...
"Il est mort ! Il ne respire pas !"
Laura se plaça à coté de Thor, préparant des soins d'urgence. "Crise cardiaque, tu penses ?"
"C'est possible ! Mon frère a toujours eu un problème cardiaque, alors on ne sait jamais, mais juste, fais quelque chose !"
"Oh ! Je fais ce que je peux." Elle se pencha, sous le regard très inquiet de Tony qui était juste derrière elle, puis elle prit son pouls, qui était un peu rapide mais pas à en mourir non plus. "Mais il est pas mort ! Il respire."
Tony sentit alors son cœur perdre un poids qui l'avait toujours habité se retirer, même si il ne s'était jamais vraiment rendu compte que ce poids avait existé. Il sentit alors son corps devenir plus léger, il décompressait. Tout irait toujours bien, Loki lui avait promit qu'ils vivraient toujours heureux tous les deux et que c'était ce qui était de plus beau qui restait à venir. Tony y croyait, il refuserait de dire à n'importe quel prix qu'il n'avait plus espoir, plus confiance en son dieu, plus confiance en ce que lui chantait habituellement et perpétuellement son cœur habité par l'Amour, plus confiance en les paroles douces de Loki aux creux de ses oreilles, de ses soupirs, de ses murmures, de ses rires, de ses pleurs et de tout ce qui allait avec lui. Pour la simple et bonne raison qu'il aimait son dieu plus que jamais il n'aimerait personne dans sa vie. Même Pepper n'était pas à la hauteur de ce dieu à qui il donnerait la vie.
Loki ouvrit des yeux rouges comme sang, suant, respirant mal, tremblant de la tête au pieds comme si il convulsait. Il posa ses yeux pleins d'horreurs et de sang sur Tony, puis il se releva brusquement, commençant à le secouer.
"Tony, réveille toi ! Réveille toi, Tony, je suis là !"
"Mais - Hé - Mais - Putain - Lâche moi !" Tony se débattait contre la prise ferme qu'avait son dieu sur son col, ce qui l'étouffait un peu beaucoup. Il réussit finalement à se dégager puis il entendit des bipes dans sa tête, comme quand quelqu'un est dans un hôpital, l'espèce de machine qu'i coté de lui pour indiquer si l'individu vivait encore ou si c'était hélas trop tard. Il se prit alors la tête entre les mains, regardant vaguement avec des yeux rouges, la scène devant lui, où le Constricteur avait vaincu Thanos, qui gisait au sol, mais qui n'était pas mort, non, mais seulement épuisé, et que maintenant, il se chargeait de tuer Clint et Natasha en même temps.
"ARRÊTEZ !" Hurla-t-il, voyant alors des images étranges de monstres qui s'attaquaient à tout ce qui bougeait, mais seul Loki avait toujours la main posée sur son avant-bras, le tenant avec force, refusant de le lâcher, mais ne réagissant pas à ses appels non plus. Tony tenta de se relever, mais tout son corps lui faisait mal. La dague de Loki était plantée dans le cœur d'un monstre derrière Tony, mais quand celui-ci baissa la tête vers son cœur, il y vit qu'un sabre en provenance de derrière lui y était. "Qu'est ce que tu m'as fais !?"
"Tony - "
"La ferme ! Casse toi tout de suite ! Je ne veux plus te voir ! Regarde ce que - tu m'as fais m - mer - de, L - Loki -"
"Tony, ne me laisse pas."
"V - Vas te f - faire fout - tre -"
"Tu ne penses pas ce que tu dis... Tu avais raison... Le 21 septembre, tu avais raison..."
"Attends on e - est en qu - quelle année... ?"
"Bah, en 2234 pourquoi, mon cœur, tu es sûr que ça va ?" Loki semblait inquiet pour son amant, passant sa main le long du visage de celui-ci.
"On est - m - mariés ?"
"Behn... Oui... Tu ne me laisse pas, d'accord... ?" Le dieu avait à présent le visage collé à celui de son mari.
"Q - Qui m'a f - fais ça ? T - Toi ?"
"Non !" Le dieu pleurait encore plus maintenant. "C'est Kurse... J'aurais du le tuer au lieu de lui laisser une chance samedi dernier... Je regrette tant..."
Tony sentit alors sa respiration devenir de plus en plus difficile. Il releva le visage vers celui de son amant, qu'il embrassa avant de -
"PUTAIN DE MERDE !" Loki venait de jeter un vase par terre, en colère contre Tony visiblement, qui était sur son canapé, s'étant sans aucun doute endormi pendant une grande dispute. "TONY, JE TE PARLE, MERDE !"
"Oui, Loki, excuse moi, mais je me suis évanouis..."
"Peut-être à cause du vase que je t'ai foutu sur la gueule, tu crois pas !?"
Tony toucha son visage, retirant sa main finalement pleine de sang. "Ah parce que t'as fais ça ?"
"Oui parce que je déteste quand on m'ignore !"
"De quoi on parlait déjà ?"
"Je -" Le dieu se stoppa net, regardant le milliardaire avec un sourire tendre gravé sur le visage. Il s'en approcha, s'asseyant juste à ses cotés, lui soignant sa plaie magiquement. "Je ne sais plus."
"Moi non plus, en fait." Tony sourit, se blottissant contre le torse de son amant. "Loki, c'est quoi cette histoire sur Kurse ?"
La panique monta visiblement au visage du dieu mais il la repoussa. "K - Kurse ?"
"Ouais, j'ai vu un truc bizarre sur Kurse et toi, tu peux m'expliquer ?"
"C'était juste un mauvais rêve, voyons, Kurse est mort aujourd'hui." Loki baissa la tête, regardant sa main. "Enfin j'espère..."
"Loki. Je veux des explications, pas des suppositions."
"Mais je n'ai pas d'explications, ne parlons juste plus de ça, d'accord ? Tu ne sais pas qui est Kurse et nous n'en parlons plus, ça te va ?" Le dieu releva le visage vers celui de son amant, qu'il ne se gêna pas d'embrasser avec tendresse, mais Tony le repoussa. "Quoi ?"
Tony se leva de sa place, se dirigeant vers la chambre. Il lança un dernier regard glacial à Loki qui leva un sourcil interrogateur. Il se leva alors de sa place, se rapprochant de son amant. Il caressa les cheveux bruns, enlaçant le visage de celui-ci avec son bras, lui donnant le plus amoureux de tous les baisers. Tony se laissa faire, aimant beaucoup ce genre de contact. Puis il se poussa, pour respirer.
"Je veux aller dormir... Tu me rejoins ?"
"Non, pas tout de suite, laisse moi admirer ta ville." Le dieu s'écarta, se penchant vers la grande baie vitrée, admirant la ville sous tous ses feux, comme la nuit faisait rage. Toutes les lumières, aussi bien blanches, que rouges, qu'or ou encore que vertes brillaient, rendant à New York sa plus belle facette. Le dieu aimait cette ville sous cet œil, l'l'œil de la Nuit, l'œil de l'Ombre. Tony attendit devant l'arche, mais le dieu ne bougeait pas.
"Tu ne veux donc pas venir avec moi ?"
Loki se tourna vers Tony. "Tu sais que tu es chiant, des fois ?"
"Oui, on me l'a souvent dit." Tony avait alors un grand sourire mais un bruit étrange provint de la cuisine, et Loki s'en écartait doucement, se cachant derrière un fauteuil. Une ombre apparut alors, provenant de derrière le frigidaire. Tony n'hésita pas plus longtemps avant de rejoindre son unique amour derrière le fauteuil noir en velours. "On va mourir ?"
"Non, mais tais-toi."
"Qui c'est ?"
"C'est..." L'ombre passa au dessus du fauteuil, montrant une tête monstrueuse avec des cornes. "KURSE !" A ces mots, le monstre grogna et explosa le fauteuil. Loki attrapa le bras de Tony, le tirant vers la fenêtre, pour s'en jeter avec lui. Kurse avait eu la bonne idée de descendre, et il les avait rattrapés quand ils étaient en bas. Loki se releva, frappant dans la gueule grande ouverte du monstre, puis il tenta de s'échapper à travers New York et ses multiples rues, mais l'ombre du monstre courrait toujours derrière eux. Loki serrait la main de Tony plus fort que jamais pour le moment. L'ombre passa devant eux alors qu'ils étaient dans un cul-de-sac. Tony tremblait de la tête aux pieds quand il voyait l'état du dieu à coté de lui. Le monstre se plaça devant eux.
"Tu te souviens, Loki Laufeyson, de..." Une épée passa en travers du cœur du dieu en question qui hurla de douleur, serrant toujours plus fort la main de Tony. "ça ? Cela fait-il du bien ?"
"Ce n'était - pas tout à fait comme - ça." Le dieu rallongea magiquement l'épée, ne pouvant pas la sortir de son corps, mais celle-ci fut assez longue pour transpercer le monstre devant lui. "Là c'est p- parfait..."
Tony se rua alors vers le dieu qui venait de se détacher de l'épée, mais quand il toucha sa peau, il se retrouva dans un grand endroit sombre, avec de grandes collines sombres à l'horizon, le soleil lui-même était caché par d'épais nuages noirs. Seule une ombre attirait son œil, et il se lança à la suite de celle-ci. C'était l'ombre de la perfection en elle-même, qui avançait d'un air frénétique dans les grandes plaines de terre noire charbon, cherchant visiblement un endroit où aller. Il y avait beaucoup de vent et l'avancée de Tony était complexe, il avait du sable qui battait contre son visage, ce qui était très douloureux. Loki tourna un œil joueur vers lui, puis il entra dans une grande bâtisse un peu détruite, à la recherche d'une poursuite de la part du milliardaire qui n'hésita pas à lui donner. Il se ruait de couloirs en couloirs, mais le dieu n'était jamais visible. Sauf dans le couloir de droite, où il lisait tranquillement. Tony s'en approcha calmement, posant sa main sur son épaule mais il sentit alors qu'il revenait dans le monde réel, son cœur se serrait fortement. Thor était juste derrière lui, ricanant, prenant son cadet par le bras et l'emmenant loin de la vision du génie qui s'effondra.
Il était vraiment contre le sol, ce qui était un peu difficile à imaginer. Il pensait vraiment que son espèce de vision était réelle, c'était bien ce qui l'inquiétait. Il se redressa brutalement, lançant un regard très noir vers le grand monstre devant lui. Il fit venir son armure, puis activa son rayon central, près de tirer. Le monstre releva la tête vers lui, souriant avec des dents plus pointues que des lames de rasoir. Loki était contre le dossier du canapé, se tenant au niveau du cœur, convulsant, mais merde, le putain de canapé blanc avait à peine une semaine et il était en putain de velours qui datait de 1964 !
Tu le tâche, tu le paye.
Kurse s'échappa, se jetant du haut du toit pour atterrir sur une sorte de plateforme volante qui n'attendait que lui. Elle disparut aussitôt. Tony se tourna rapidement vers le dieu en agonie, lui attrapant les épaules, en le secouant.
"Loki, s'il-te-plait, meurs pas."
"Tu es vraiment - un imbécile."
"Oui je sais, mais meurs pas quand même."
"Un vrai - imbécile." Le dieu parvint tout de même à décrocher un sourire. "C'est fini et - tu ne le vois - même pas."
"Non, c'est pas encore fini, je te promet que j'aurais la peau de cet enculé, mais j'ai quand même besoin de toi..." Tony passa sa main le long de la joue de son dieu puis descendit au niveau de son torse pour en écarter la main tremblante, découvrant ainsi une immense plaie. Sa main se mit automatiquement à trembler en voyant cette horreur puis il recula celle-ci. "Ça se soigne ça mon cœur..."
"Tu sais que - j'aime quand tu - gardes l'espoir - comme tu le fais - en ce moment même." Un sourire tendre. "Cela m'aide à - convaincre le mien - d'exister encore."
"Loki, ne me laisse pas tout seul, je t'aime tu sais, ça me ferait très mal au cœur de te perdre comme ça, tout ça à cause d'un connard de monstre que tu appelles comment déjà ?"
"K - Kurse." Loki ajouta un rire. "Souviens toi de - ce nom." Le dieu reporta son regard vers la porte qui semblait venir de s'entre ouvrir, pour laisser place à une équipe d'Avengers troublée, surtout mal à l'aise. "Oh mais - venez vous - ne gênez pas."
L'équipe s'avança, et Natasha posa sa main sur l'épaule de Tony, qui laissait les larmes et la peine s'emparer de lui. Thor était mal, regardant tout sauf Tony et son cadet, se contentant alors de baisser la tête et de jeter un regard attristé sur celles-ci. Il ne savait pas trop ce qu'il devait penser de ce qui se passait. Il était perdu entre les sentiments puissants qu'il éprouvait pour son cadet et la jalousie violente qu'il ressentait envers le milliardaire. Loki se mit alors à soupirer puis regarda Tony dans les yeux, qui se força à lever la tête vers lui, sachant que cette fois, c'était peut-être bien la fin.
"Loki. Si tu pars, je pars aussi. Mais juste, je te demanderai un service, ne tâche pas mon canapé."
Le dieu des Malices rit alors aux éclats avant de dormir. Il avait les larmes qui coulaient le long de ses joues et il ne semblait plus respirer après cet acte. Tony s'échappa alors de la prise de Natasha, pour se coucher sur le dieu qui était plus blanc qu'une page vierge, étendu sur le canapé large, ayant laissé une large trace de sang durant sa glissée. Il était là, mort sans aucun doute, couché, immobile, les yeux pleurant et Tony était à peu près dans le même état mental que lui. Il se sentait vidé, il avait juste envie de fondre en larmes, de ne pas canaliser sa haine envers le monstre et se faire tuer par de vains sanglots qui n'auront aucun pouvoir sur le reste, mais il voulait le faire quand même, juste pour se souvenir que la personne qu'il aimait était bel et bien là, dans ses bras, inanimée, et qui ne se réanimerait sans doute plus jamais. Le génie posa le cadavre doucement, comme si il avait peur de le briser en morceaux, ou alors qu'il avait peur de se sortir d'un rêve qui avait viré au cauchemar.
Une ombre avec deux fouets se baladait sur le mur de derrière juste avant que tout devienne blanc, trouble, jusqu'à ce qu'enfin, l'espace soit de nouveau net -
"LOKI !" Cria-t-il, mais tous les Avengers étaient devant lui, le regardant avec scepticisme. Tony se passa une main sur la tête, puis il se leva alors que le dieu qui était à l'origine de centaines de meurtres était dans la cage, beaucoup plus jeune, c'était en fait la première fois qu'il l'avait vu. Il l'avait vu ainsi la toute première fois, et le dieu du Chaos était en train de ricaner, regardant vers la caméra. Stark ne laisserait pas Fury lui enlever sa dernière chance de faire les choses bien. Il se leva puis se précipita dans la petite pièce.
"Fury, poussez vous immédiatement."
"Stark, vous avez beau être milliardaire, cela ne fait pas que vous me commandez."
"Dégagez !" Tony commença à trembler, nerveux. Il fallait qu'il parle de ce qui se passait avec le premier concerné. La vie laissait une chance à Tony de ne pas faire les mêmes erreurs, il allait sauter sur l'occasion pour réparer ses fautes. Fury regarda le dieu des Malices qui lui fit signe de se pousser, alors que Tony se plaça devant la cage, regardant dans les yeux avec peine et amertume Loki. Celui-ci rapprocha son visage de derrière la vitre, caressant le plexiglas du bout des doigts.
"Loki, je dois vous parler de quelque chose," il se tourna alors vers le directeur du SHIELD et les caméras. "EN PRIVE !" Le directeur s'approcha alors d'un coupe circuit qui devait correspondre aux caméras puis quitta la pièce. Steve se mit alors à soupirer.
"De quoi vouliez vous me parler, Stark ?"
"Ecoutez, ça va vous paraître un peu bizarre mais je vous ai vu dans mes rêves, enfin, non, je veux dire, je viens du futur."
"P - Pardon ?"
"Je sais ce qui va nous arriver, à vous, à moi. Alors mettons les choses au clair." Le génie posa son arrière train sur une chaise que Fury avait dépliée exprès pour lui, quand même ! Il lança un regard triste vers le dieu en face de lui, qui était en attente, fronçant sévèrement les sourcils. "Loki. Vous n'avez pas le choix sur ce que je vais vous dire, compris ?"
"Euh... Oui, mais ça dépend toujours de ce que c'est. J'avoue que votre histoire avec le futur, et bla bla bla, j'y crois pas trop, mais on verra bien. Dites toujours, et je verrai si j'obéis ou non."
"Loki, le problème, c'est que je suis très sérieux. Je vous ai vu mourir et... Laissez tomber mais faites seulement ce que je vous dis." Tony se replia sur lui-même, regardant avec sérieux le dieu en face de lui qui se recula en un frisson.
"Qu'attendez-vous de moi ?"
"Vous m'obéiriez ?"
"... Oui."
"Dans ce cas." L'ingénieur se leva, approchant du mécanisme qui permettait l'ouverture de la prison et l'ouvrit. "Je vous laisse vous sortir de ce trou perdu."
"En échange de quoi, mortel ? Je n'imagine que vous ne faites pas ça gratuitement." Le dieu s'approcha alors avec inquiétude de l'humain en face de lui, qui referma la cage. Il avança vaguement, de façon à pouvoir caresser le visage de son dieu, qui régnait toujours dans son cœur. Il toucha pensivement le visage de son ex-amant, puis le regarda dans les yeux.
"Ecoute, Loki, je te tutoies, je me permets, mais je vais te dire enfin ce que j'attend de toi en retour. Pour le moment, suis moi, on doit sortir d'ici."
Une ombre avec deux fouets se baladait sur le mur à coté d'eux, ce que Tony put apercevoir. "QUI EST LA !?" Loki se retourna en sursautant. Tony se tourna alors vers le mur qui était derrière lui, où une immense ombre avec deux fouets très long était imprimée, d'une certaine façon, puisqu'elle était immobile. C'était lui.
"Qui êtes-vous ?"
"Quelqu'un." Retentit une voix du coin du mur et le Constricteur apparut. Loki était immobile, derrière Tony, regardant avec haine l'homme qui venait de faire son entrée dans la pièce. "Je vous suit depuis que vous êtes parti, pourquoi êtes vous parti de notre époque ? Votre amant vous manquait de trop ?" L'homme laissa échapper un ricanement quand il vit Loki se raidir. Tony se tourna rapidement vers le dieu qui allait partir, le retint, mais Loki se débattait contre la prise.
"Tu m'as menti, Tony Stark !"
"Je - Je suis désolé, je peux tout t'expliquer ! C'était ça que je voulais te dire tout à l'heure, reste, je pourrais tout te raconter !"
"Comment ai-je pu me déshonorer autant avec un - un mortel dans ton genre !?"
"Loki ! Non, reste, pitié !"
Le dieu s'avança vers la porte, venant de se détacher de la prise que le mortel avait sur lui. Il ouvrit la porte, puis se tourna vers l'homme qui l'interpellait. "Pas question, j'en ai assez entendu !" Le dieu se volatilisa. Tony tendait la main vers l'homme qui venait de partir. Frank s'approcha de l'Iron Man, mais Steven entra dans la pièce. Bizarrement, Tony se sentit soulagé. C'est là qu'il se rappela qu'il en était tombé amoureux dans le passé. Il tenta de se débattre contre le feu qui commençait à prendre place en lui, sachant et voyant Loki dans le couloir d'en face.
La proie de derrière est beaucoup plus alléchante quand même, faut juste que je me retienne de sauter sur Steve. Je dois montrer ma vraie valeur au dieu que je vais tuer si je recommence comme avant.
"Monsieur Rogers, tenez, prenez votre ami, embrassez le. Ce sera amusant pour le dieu misérable qui est derrière." Loki regarda alors dans leur direction avec un serrement au cœur visiblement, puis tuait les gardes qui venaient l'arrêter en un pouvoir. Ce baiser était décisif. Cette fois, Tony ne pourrait pas retourner en arrière. C'était déjà une chance de l'avoir pu une fois, pas deux. Steven s'approcha, comme envoûté, de Tony qui était en face de lui, lui attrapant les épaules en l'embrassant brutalement dans le cou malgré le fait que Tony se débattait de toutes ses forces. Il ne voulait pas. Il ne pouvait pas. Briser encore le pauvre dieu amoureux qui était derrière lui avait déjà été douloureux une fois, il ne ferait pas l'erreur sous une autre forme encore une fois. Il tenta de se reculer mais le Captain America captura ses lèvres, l'embarquant pour un baiser violent et sans aucune passion. Tony gémit, tentant de se dégager de la prise, tandis que Constricteur s'approchait de Loki, passant une main dans les cheveux sombres, les faisant flotter avec l'immense coup de vent qui se faisait d'un seul coup ressentir dans la pièce. Tony réussi à regarder Loki dans les yeux pendant que Steven se faisait plaisir.
C'est pour toi que je le fais, idiot, si tu m'en veux, je ne sais pas trop quoi faire de plus. Pendant que je l'embrasse, je prend du plaisir à m'imaginer que c'est toi que j'embrasse et je te caresse avec tendresse, parce que je ne veux plus te perdre.
"Regarde les, Loki. C'est l'occasion rêvée pour faire ce que tu voulais faire depuis le début, tu ne crois pas ?" Constricteur se déplaça jusqu'aux manettes et fit tomber la cage de verre. Le dieu s'approcha du large espace qui lui présentait un vide alléchant, très tentant. Il lança ses yeux dans le vague, cherchant la cage des yeux mais celle-ci s'écrasa au sol dans un grand fracas, qui fit sourire follement le dieu, qui se pencha plus. Tony tentait de repousser le Captain mais celui-ci le retenait encore, l'embarquant encore dans des baisers langoureux interminables. Frank s'approcha de sa victime, passant encore une fois sa main dans les cheveux de celle-ci, pour se rapprocha dangereusement de son oreille avec un large sourire mesquin. "Saute. Qu'est-ce que tu as à perdre ? Celui que tu aime ne t'aime pas. Il s'est juste joué de toi."
"N - Non ! PUTAIN STEVE LÂCHE MOI LES BOTTES !" Le génie réussi finalement à s'écarter du soldat, qui paraissait vexé, mais Tony n'en avait honnêtement rien à foutre. Il posa sa main sur l'épaule du dieu du Chaos qui profita de cet instant pour se laisser tomber dans le vide de tous les cauchemars de Tony.
Le dieu disparut alors à travers les épais nuages. C'était fini, Tony avait tout tenté. Il ne restait plus que lui maintenant. Le milliardaire se tourna vers le Constricteur. "On se revoit en 2013... Frank Payne."
Le Constricteur ouvrit de gros yeux, étonné, puis Tony se laissa tomber. Le vent battait contre son armure, mais il regardait alors l'héliporteur s'éloigner en face de lui, pour finalement disparaitre dans un grand souffle de vent, laissant place à des nuages blancs. Tony regarda en face de lui, il pouvait sentir le sol s'approcher, cela le rassurait en quelques sortes. Fini le calvaire. Il avait fait trop d'erreurs, il ne pouvait pas les réparer. Le Destin était écrit, il fallait se rendre à l'évidence. Le choc retentit, le néant s'ouvra à Tony.
