Bonjour tout le monde,

Voici la suite, pas beaucoup d'action dans ce chapitre (perso j'ai eu du mal avec ce passage du livre, je l'ai trouvé trop long. Heureusement qu'il y a eu le grand final ^^)

Dans le prochain chapitre, vous saurez enfin qui est vraiment Skysoul et vous comprendrez certaines choses concernant les chaînes. Mais d'ici là, il faudra patienter (allez un mois, ça passe vite… qui a dit non ?)

La correction est signée DuncanHeart, que je remercie.

Bonne lecture !

Chapitre 24

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Cher Père,

Nous avons finalement réussi à nous infiltrer au Ministère. Malheureusement, à notre retour, notre cachette a été découverte. Il nous aura fallu un mois d'observation avant que nous ne trouvions le bon moment pour entrer dans le ministère. Mais nous avons réussi, grâce au Polynectar. Depuis la seconde année, nous savons réaliser cette potion, alors autant en profiter. Nous avons donc pris l'apparence de trois employés du Ministère pour y pénétrer. Décidément, être dans la peau d'un autre ne me réussit vraiment pas.

Je vous passe les détails, mais en résumé, nous avons été rapidement séparés et j'en ai profité pour faire un tour dans le bureau d'Ombrage, mais sans trouver le médaillon. Ron, lui, a dû se rendre au tribunal où la femme de l'homme dont il avait pris l'apparence était jugée pour être une née Moldue.

Malgré moi, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le lien avec un homme dont Hermione m'a parlé : Adolf Hitler, et son gouvernement. Il est vrai que l'histoire de Voldemort et d'Hitler sont semblables… tout ce que j'espère, c'est que Voldemort connaîtra la même fin que son homologue moldu.

Pour en revenir à notre recherche du médaillon, j'ai finalement retrouvé Hermione, qui m'a annoncé qu'Ombrage siégeait au tribunal où était Ron. Nous avons donc pu nous regrouper et j'ai réussi à reprendre le médaillon. Notre fuite aura été remarquée, et malheureusement nous avons été suivis jusqu'à Square Grimmaurd. La maison de Sirius ayant été découverte, nous avons dû partir. Et nous voilà tous les trois à vagabonder dans la campagne anglaise, avec une tente magique tout confort et un portrait qui communique avec le bureau du directeur à Poudlard. Il vaut mieux se tenir informé...

Nous étions en fuite depuis quelques jours, lorsque nous avons croisé plusieurs proscrits : quelques sorciers et deux gobelins. Nous étions recherchés, et la récompense pour notre capture était énorme, alors nous avons jugé plus sage de ne pas nous montrer, mais cela ne nous a pas empêchés de les écouter.

D'après les gobelins, Dumbledore aurait joué un dernier tour au ministère en substituant la véritable épée de Griffondor à une fausse. Malheureusement, personne ne sait où Dumbledore a pu cacher l'épée. Nous avons donc consulté le portait pour avoir des informations, et apparemment Dumbledore aurait utilisé l'épée pour détruire l'un des Horcruxes. Enfin une bonne nouvelle, père, parce qu'auparavant nous ignorions où se trouvaient les Horcruxes, mais également comment les détruire.

Maintenant, tout ce qu'il nous reste à faire sera de trouver l'épée de Griffondor. Et ce, au plus vite… Je crains que le médaillon n'ait un effet néfaste sur nous, même si Ron me semble le plus affecté. Celui qui le porte devient, au bout de quelques heures, irritable et agressif. Et en plus de tout cela, Ron est jaloux de moi : il pense que j'ai des vues sur Hermione, ce qui est totalement faux. Hermione est une bonne amie, et c'est tout. Mais Ron semblait convaincu et il y a eu une dispute. Ron m'accusait de ne pas plus chercher les Horcruxes et il a accusé Hermione de le tromper avec moi. Je vous ai déjà parlé du caractère d'Hermione qui était semblable à celui de tante Helen, je vous laisse donc imaginer quelle réaction a eue Hermione face à cette accusation. Résultat, Ron est parti et nous avons fait de même quelques instants plus tard nous ne devions pas rester au même endroit trop longtemps.

Pour la suite des évènements, nous avions peu d'indices. Mais la priorité absolue était de récupérer l'épée de Griffondor, parce que le seul autre moyen à ma connaissance pour détruire un Horcruxe est un croc de Basilic, et je n'avais pas vraiment envie de retourner à Poudlard pour le moment. Nous sommes donc partis à Godric Hollow : c'était là que Dumbledore avait habité pendant un temps, et nous espérions que nous trouverions l'épée de Griffondor chez lui. Mais Godric Hollow, c'est aussi le village où je suis né.

Hermione et moi, nous sommes rendus au cimetière, espérant y trouver des indices. Hermione a trouvé la tombe de mes parents. C'est étrange, lorsque je me suis tenu devant cette tombe, je me suis senti triste. Je sais que c'étaient mes parents, mais je n'ai aucun souvenir des moments que j'ai passés avec eux. Ils devraient être de parfaits étrangers pour moi, et pourtant je suis triste.

Je suis resté devant quelques minutes encore, puis j'ai dû partir, nous ne pouvions pas rester trop à découvert. En sortant du cimetière, nous avons croisé une vieille amie de Dumbledore. Pensant qu'elle avait peut-être l'épée ou au moins un indice pour la retrouver, nous l'avons suivie jusque chez elle. Mais c'était une erreur, la vielle femme avait en fait été assassinée, et son corps était habité par Nagini, le serpent de Voldemort. J'ignorais que cela fut possible, qu'un animal ait pu prendre possession d'un corps humain…

Un combat s'est rapidement déclaré entre nous et le serpent. Mais nous devions fuir. Si Nagini était là, alors Voldemort ne devait pas être bien loin, et tant que les Horcruxes n'avaient pas tous été détruits, il était vain d'affronter Voldemort. Nous avons échappé de justesse à Voldemort, mais il avait eu le temps de m'offrir un petit souvenir, dans tous les sens du terme. Via le lien, il m'avait envoyé son souvenir du jour où il avait tué mes parents. J'imagine que, si je n'avais pas perdu la mémoire, ce souvenir aurait été celui que les Détraqueurs m'auraient fait revivre lors de leur baiser…

Mon père s'est battu contre Voldemort, essayant de gagner du temps pour permettre à ma mère de s'enfuir. Mais Voldemort n'était pas venu pour ça ce soir-là, il ne s'encombra pas de son adversaire et le tua rapidement. Puis il monta à l'étage et nous trouva, ma mère et moi. Elle l'a supplié de ne pas me tuer, offrant sa vie pour sauver la mienne. Mais Voldemort n'avait pas plus d'intérêt pour elle que pour mon père, et il la tua, elle aussi, avant de pointer sa baguette sur moi.

Je vois encore les yeux vides de mon père mort et j'entends les cris de ma mère dès que je ferme les yeux. Cela fait plusieurs jours que je n'ai pas dormi, et je crois que je commence à inquiéter Hermione. Et pour ne pas arranger les choses, ma baguette s'est brisée pendant notre combat contre Nagini. Lorsque c'est mon tour de garde, elle me prête la sienne, mais elle ne me convient pas. C'est la baguette qui choisit le sorcier, et il doit y avoir une raison à cela.

Le temps passe, et peu à peu un voile de ténèbres recouvre l'Angleterre, alors que je ne rêve que de lumière.

Vous me manquez, père, et en même temps je suis content que vous ne soyez pas à mes côtés. J'ai déjà suffisamment à perdre sans avoir à vous placer vous aussi sur la balance.

Avec tout mon amour,

Votre fils Harry.

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Henry, pâle comme un linge, posa d'une main tremblante la lettre. Il était furieux et inquiet, comme toutes les personnes présentes.

- Je ne comprends pas pourquoi c'est à Harry de trouver les Horcruxes ? lâcha Henry, furieux. Ça n'est pas comme s'il n'y avait pas d'adulte compétent pour le faire ! Ils sont où, les membres de l'Ordre ?

- Je ne pense pas que le professeur Dumbledore ait parlé des Horcruxes à d'autres, remarqua Helen. Il voulait éviter que Voldemort ne les mette en lieu sûr. Alors je pense que personne hormis Harry ne savait pour les Horcruxes.

- Vieux fou, marmonna Tesla avant de prendre une gorgée de vin.

Le vampire se leva, délogeant Hedwige de son épaule, et se rapprocha de la vitre qui le séparait de son fils.

- Il a de la chance d'être mort, sinon il aurait connu la colère de Nikola Tesla, cracha le vampire. Quant aux autres incapables, ils ont de la chance que je ne puisse pas accéder à leur monde.

- Tu aurais fait quoi ? l'interrogea Helen. Je doute qu'Harry t'aurait laissé les tuer, et malgré les apparences, je sais que tu n'es pas un adepte de la torture.

- Regarde-le, Helen ! répliqua Nikola. Regarde-le et dis-moi que tu n'aimerais pas rencontrer ceux qui sont responsables de ça.

Helen détourna le regard et croisa les bras sur sa poitrine. Bien sûr qu'elle avait envie de faire regretter leurs actes à ceux qui avaient blessé son neveu, mais elle savait aussi que la cruauté, même justifiée, blesserait Harry tout autant que les coups. Et il était inutile pour elle de chercher un quelconque soutien chez John. L'homme devait rêver de croiser les Dursley pour leur faire passer l'envie de maltraiter un enfant.

- Elle a raison, Tesla, remarqua Will. La vengeance ne fera que détruire votre famille.

- J'ai plus de cent-cinquante ans, William. Je n'ai pas besoin qu'un psychologue me dise ce que je dois et ne dois pas faire.

- Cela n'était pas un conseil de psychologue, enfin pas totalement, juste un conseil d'ami…

- Will a raison ! remarqua Henry en s'approchant de Tesla. Aucun de nous ne connaît vraiment Harry, mais il a l'air d'être quelqu'un de bien, quelqu'un qui se bat contre des meurtriers et des tortionnaires. Croyez-vous vraiment qu'il acceptera que vous deveniez ce qu'il a si durement combattu, à cause de lui ? Je ne suis pas spécialiste, mais selon moi, ça le briserait plus qu'autre chose.

En voyant que tous étaient contre lui, Tesla dut se rendre à l'évidence. Et puis le bonheur d'Harry avait plus de valeur que sa propre colère.

- Moi, ce qui m'intrigue, c'est que les autres pays n'aient pas réagi, remarqua Kate.

- Un gouvernement était en place, et tout semblait aller au mieux, vu de l'extérieur, fit Helen pensive.

- Oui mais il y a dû y avoir des fuites, non ? Des sorciers anglais qui seraient partis se réfugier dans les autres pays…

- Si les frontières étaient fermées…, commença Henry.

- Même avec les frontières fermées, il y a toujours moyen de quitter un pays, il y a toujours un endroit moins surveillé que d'autres.

- Même avec le témoignage de plusieurs sorciers, cela n'aurait pas été possible tant que le gouvernement faisait bonne figure, remarqua Helen.

- Pourtant pendant la Seconde Guerre Mondiale, les circonstances étaient identiques, et les Américains sont intervenus… Je veux dire, avec le gouvernement de Vichy…, fit Kate, hésitante.

- C'était bien différent, remarqua John. A cette époque, il y avait les rafles et les camps de la mort les nazis ne se cachaient pas. Je ne doute pas que cela aurait fini de la même façon pour leur monde, mais ça n'en était pas encore à ce stade.

Le silence qui s'abattit dans le couloir permit au plus jeune de réfléchir aux paroles de John, pendant que les plus âgés se souvenaient de cette partie sombre de l'Histoire de l'Homme, qui était la plus terrible et en même temps la plus pathétique.

L'Histoire était toujours ainsi : un homme montait au pouvoir avec des idéaux qui lui semblaient justes, il réussissait à convaincre le peuple. Des milliers de victimes étaient sacrifiées pour suivre ces idéaux, jusqu'au moment où le vent tournait. Et là les gens se réveillaient, et se demandaient comment ils avaient pu laisser cela se faire. Ils sortaient de leur léthargie et combattaient. Un temps de paix s'installait, puis un nouvel homme avec ses idéaux arrivait au pouvoir et tout recommençait, encore, et encore, et encore. Telle était la nature humaine, songea Tesla.

Le vampire reporta son attention sur les personnes présentes. Heureusement que certains ont la noblesse et la force de voir la vérité dès le début et de la combattre, songea-t-il de nouveau.

Il soupira et retourna s'asseoir sous le regard intrigué des enfants. Il prit la lettre suivante et la décacheta d'un mouvement du doigt :

« Cher père. Après le fiasco de Godric Hollow, nous avons dû nous cacher de nouveau. Mais nous avons reçu une drôle de visite et il semblerait que la chance tourne enfin en notre faveur… »