Disclaimer: Hidekazu Himaruya

Persos: Fem!France/Lily, Angleterre/Arthur, apparition de Gilbert/Prusse.

Paring: Chibi Fruk, one-sided Gilbert/Francis.


Conte de fée

Arthur épiait sa voisine depuis un buisson, à plat ventre sur le sol. Elle tressait des fleurs un peu plus loin, chantonnant une chanson dans sa langue. Le petit anglais rougit, regardant les quelques fleurs qu'il tenait dans sa main. Il voulait l'approcher et rester avec elle. Elle prenait soin de lui et ses frères n'osaient pas l'affronter. Elle avait même flanqué une raclée à Écosse une fois pour le protéger. Il avait eu un peu honte d'être protégé par elle mais en même temps il était heureux que ça soit arrivé.

Soudain il remarqua présence. Une autre nation était là. De quel droit venait-elle sur ses terres? Elle n'était certainement pas invitée comme Lily. Il rampa pour aller voir et vit que c'était un albinos qui espionnait lui aussi la française.
Rougissant de rage, l'enfant s'approcha lentement sans être vu. Et surpris une conversation entre le nouveau venu et son oiseau jaune. Enfin il parlait surtout tout seul en fait.

«Cette fois, Ludwig n'est pas là pour tout gâcher. Je vais pouvoir l'approcher et lui offrir des fleurs, et lui parler.» Il se tut et continua alors, d'un ton plus énervé «Oui je sais que j'aurais pu le faire quand on était ensemble dans l'empire de Charlemagne mais je n'osais pas.»

Arthur fronça ses épais sourcils. Quoi? Cet individu voulait offrir des fleurs à Lily? De quel droit? Voulait-il l'emmener loin de lui? Il sortit soudain des fourrés et planta ses dents dans la jambe de Gilbert qui cria de douleur, attirant l'attention de la française qui se leva pour avancer vers les lieux de la dispute. L'albinos ne l'avait pas vu et tira brutalement les cheveux de l'anglais avant de le frapper pour le faire lâcher. L'enfant fut projeté au sol et, voyant du coin de l'oeil sa voisine qui s'approchait se mit à pleurer.

«GILBERT!»

Le concerné tressaillit et se retourna. Arthur se remit debout et courut vers elle, se jetant son ses bras. Elle lui caressa les cheveux. Et elle frotta la zone douloureuse où une bosse commençait à apparaître. «Mon pauvre lapin.

- Ton pauvre lapin m'a mordu la jambe. Il est sauvage ou quoi?

- Tu n'avais pas à le frapper si fort.» répliqua froidement Lily, tandis que Arthur en rajoutait, sanglotant dans la tunique bleue de sa protectrice.

Il décida cependant de se justifier pour paraître innocent. «Il est entré sur mes terres sans raison.

- Qu'est-ce que tu fais là d'abord?» s'exclama-t-elle, se rendant compte que le petit avait raison. L'albinos était en Angleterre, sans raison valable. Pour quelles raisons avait-il fait ce long voyage? Il n'était pas tout à fait une nation, plutôt un ordre mais cela revenait au même.

«Je...» Il se rendit compte qu'il devait avoir l'air idiot et continua «..c'est qui se monstre? C'est une petit teigne.

- C'est Arthur et il est adorable. Il est juste méfiant quand il rencontre une nation venant chez lui sans raison.» Même elle avait eu du mal à apprivoiser le petit, et elle venait avec de bonnes raisons pourtant. Le petit était très sauvage et n'aimait pas trop les inconnus. Il faudrait lui faire rencontrer d'autres nations mais pour le moment c'était un peu tôt.

«Je voulais juste..» Gilbert rougit et baissa la tête «Non rien. Amuse-toi bien avec ce sale môme.» Et il partit à grand pas, se disant qu'il détestait déjà l'anglais.
Arthur le regarda partir et tira la langue dans la direction du germanique, fier de l'avoir fait partir. Puis il leva des yeux encore rougis vers Lily et dit «Il y a autre chose.

- Quoi donc mon lapin?

- Je l'ai vu qui t'espionnait, j'ai pensé qu'il allait peut-être t'attaquer.» fit l'enfant, prenant un air humble, sachant que ces mots allaient passer et l'innocenter totalement.

Lily sourit et ébouriffa les cheveux du plus jeune. «Tu es trop mignon. Tu es mon petit chevalier servant.»

Arthur rougit, ravi d'entendre ça. Elle le prit par la main et le guida où elle était plus tôt. Le petit se souvint alors des fleurs qui avait cueillis et le tendit en disant «C'est pour toi.» Elles étaient un peu chiffonnées et écrasées mais elle les prit et fit «Je vais t'apprendre à faire des couronnes.»

L'anglais hocha la tête, ravi et essaya de l'imiter. Après quelques essais il ne parvint à faire qu'un anneau et eut l'air déconfit. «Je n'ai pas réussi.

- Mais qu'est-ce que tu raconte, bien sûr que si.» Elle prit l'anneau et le passa à son doigt. «Tu m'as fait une très belle bague.»

Les yeux brillants, se souvenant de chose qu'il avait vu avant, Arthur s'exclama «Comme si on se fiançait?»

Elle le regarda et eut un petit rire avant de l'embrasser sur le front «Tu es adorable mais pourquoi dis-tu ça?

- Si tu deviens ma femme, je te protégerais.» fit le plus jeune avec beaucoup de sérieux. Elle le regarda, comprit qu'il ne plaisantait pas et cette fois éclata de rire, faisant écarquiller les yeux du concerné qui balbutia «Mais c'est vrai.

- Je n'en doute pas.

- Alors tu voudras bien te marier avec moi quand on sera grand?» Il avait les yeux qui brillaient, se croyant apparemment dans un conte de fée.

«Si tu veux.» fit-elle, pensant que c'était un jeu pour l'enfant adorable qu'était Arthur. Il oublierait vite cette promesse. Il était trop mignon pour qu'elle n'entre pas dans son jeu.


Traité de Troyes

Arthur se baissa pour éviter le vase qui s'écrasa contre le mur derrière lui. «Je t'offre des fleurs et c'est comme ça que tu me remercie? En me lançant un vase en pleine figure?» il savait que ce n'était pas le moment de plaisanter mais il était tellement fier de sa victoire. Avec ce traité, un mariage allait être organisé pour célébrer l'union de leur deux pays. Seulement Lily n'était pas vraiment d'accord avec la situation.
Il essayait de la calmer.
De lui promettre qu'il serait toujours là pour elle, que il prendrait soin d'elle. Mais ce n'était pas les choses à dire. Elle ne voulait pas le voir ou l'entendre, le tenant pour responsable de son malheur.

Lui était très satisfait mais la voir si malheureuse (car elle l'était, il le sentait bien) et furieuse contre lui ne lui plaisait pas.

Il aurait préféré qu'elle ne soit pas forcé de l'épouser, et que tout se passe bien pour eux. Ils auraient dominés le monde ensemble mais au lieu de ça, elle allait le haïr.
Baissant la tête il s'apprêta à quitter la pièce, se promettant qu'il ne le forcerait à rien. Il ne la toucherait pas si elle ne voulait pas, ça ne serait pas chevaleresque. Il était un adolescent courtois et détestait la brutalité.
Son rêve d'enfant était sur le point de se réalisé. Et pourtant, il n'était pas heureux.

Parce qu'elle ne l'était pas.

Tout était brisé entre eux? Il ne lui restait plus que les souvenirs? «Pardonne-moi.» Murmura-t-il, n'attendant pas de réponse, quittant la pièce en silence. Il se frotta les yeux, refusant de pleurer. Rien ne se passait comme il l'entendait. Et maintenant tout était gâché.

Comment supporterait-il une telle attitude envers lui?
Il l'aimait et elle le détestait.

Il tenta de se convaincre que ça ne durerait pas, qu'elle finirait pas l'accepter mais il savait aussi qu'elle pouvait se montrer rancunière si elle voulait. Combien de temps cela durerait? Il avait peur de le savoir.

Lily, restée seule, prit une grande inspiration. Elle allait devoir épouser celui qui voulait lui voler ses terres, qui l'avait envahie et peu importait ce qu'il disait. Il n'avait heureusement pas fait preuve d'arrogance ou elle n'aurait pas hésité à le frapper en plein dans les régions vitales, et peu importe ce qu'on penserait d'elle? Elle se sentait trahie, trahie par son propre peuple, trahie par sa reine qui la livrait aux anglais. Elle soupira, se massant les tempes. Comment pourrait-elle supporter ça?

Hors de question qu'elle soit une épouse parfaite.
Hors de question qu'il la touche, il se retrouverait avec le couteau sous la gorge avant d'avoir pu faire un seul geste. Elle le castrerait plutôt que de le laisser faire.

Elle n'allait pas se laisser faire. Et s'il pensait qu'elle serait docile, il s'illusionnait bien.

Il avait l'air désolé pour elle mais elle ne s'y trompait pas. Elle savait qu'il était ravi par la situation et son arrogance ne mettrait pas longtemps à apparaître.
Il faudrait qu'elle fuit à la première occasion.
Il suffirait d'endormir la méfiance de son geôlier, puis partir dès qu'elle le pourrait.


Evasion

Arthur ferma les yeux et compta, lentement. Il savait qu'elle était partit, il l'avait entendu. Mais il n'avait rien fait. Il savait que ça arriverait et l'avait laissé partir. Depuis leur mariage, il avait tout fait pour lui plaire. Il avait même contesté les décisions de son roi et insisté pour rester en France. Ça avait fait plaisir à son épouse et elle avait été moins froide avec lui.
Elle était trop calme, top docile et il avait tout de suite senti qu'elle attendait le bon moment pour s'enfuir loin de lui.

Il le savait et n'avait rien fait.

Il l'avait entendu pleurer la nuit suivant le mariage, alors qu'elle lui tournait le dos. Suite à cette nuit où il ne l'avait pas touché, il lui avait donné sa propre chambre, prétextant qu'il avait le temps pour la laisser venir à lui. Ils étaient des nations, pas des humains. On l'avait laissé faire. Il laissait traîner des informations sur les troupes du dauphin Charles en évidence, quand il sentait qu'elle écoutait ses conversations, il parlait un peu plus fort. Il lui faisait des cadeaux discrets.

Il avait honte mais voulait lui faire plaisir.

Et il la laissait partir maintenant. Il voulait lui laisser une chance. On l'avait livré à lui de façon indigne. Normal qu'elle ne l'accepte pas. Il la conquérait dignement, et lui prouverait sa valeur, lui prouverait qu'ils pourraient dominer le monde ensemble, être un immense empire qui ne craindrait personne et qui ferait trembler.

Il se leva et alla silencieusement jusqu'à la fenêtre. Avait-elle remarqué qu'il y avait moins de gardes que d'habitude? Il avait tout prévu, il avait su, grâce à ses amis magiques, qu'elle allait fuir ce soir. Et avait tout fait pour lui faciliter la tâche.
Il caressa l'anneau qu'il avait au doigt. Ce mariage était important pour lui mais pour elle non. Elle ne l'acceptait pas. Peut-être plus tard, s'il gagnait de façon honorable contre elle.

Il versa une poudre dans son verre et but. Tant qu'à la laisser s'enfuir, autant faire croire qu'il avait été abusé lui aussi. Il ne voulait pas décevoir son peuple.