Disclaimer : L'univers ne m'appartient pas

Hello tout le monde ! Voici le chapitre 25 !

Comme vous pourrez le constater, on entre dans la période de "repos" pour nos deux tourtereaux.

J'espère que comme moi vous apprécierez ce chapitre.

Je suis vraiment désolée d'être aussi irrégulière au niveau de la publication, mais j'ai un peu un horaire de dingue (vive l'université). Je vais essayer de poster le prochain chapitre du week-end.

Je l'avais dit lorsque j'avais fait le petit "concours" pour remporter le chapitre en avance, mais j'ai envie de vous gâter et j'ai pensé mettre en place une espèce de "loterie" , et à chaque nouvelle publication, j'aimerais sélectionner le nom d'une personne qui a laissé une review. Cette personne aurait l'opportunité de poser une question sur la fanfiction, les personnages, ou autre chose. Voilà, n'hésitez pas à me dire si cette idée vous plaît. En fonction de vos réponse, je sélectionnerais (ou pas) le gagnant et il aura le droit de me poser n'importe quelle question, à laquelle je répondrais avec grand plaisir (dans la mesure du possible bien sûr)

Comme toujours, n'hésitez pas à commenter ce chapitre, j'adore pouvoir vous lire et vous répondre.

Réponse à Boubie : Merci pour ta review, j'espère que ce nouveau chapitre va te plaire.

Chapitre corrigé


Il s'était passé trois jours depuis leurs arrivées à la facilité, trois jours qui leur avaient permis de récupérer de la bataille en Sokovie. Amélia avait profité de ce temps pour programmer leur voyage jusqu'à la Nouvelle Orléans. À cause de la prothèse métallique de Barnes et de l'aversion de l'altitude de la jeune femme, le voyage en avion avait rapidement été écarté au profit d'un voyage en voiture qui serait certes long, mais qui leur permettrait de profiter d'un petit road trip.

Penchée au-dessus d'une carte, Amélia traçait patiemment la route qu'elle trouvait la plus intéressante à emprunter, entourant les quelques villes dans lesquelles ils feraient escales, préférant toujours les petites aux grandes villes. Elle délaissa quelques secondes sa carte des yeux lorsqu'elle entendit des pas dans son dos. Son regard croisa brièvement celui de Bucky, appuyé contre le mur. Elle savait qu'il avait volontairement fait du bruit pour l'informer de son arrivée, puisque la majorité du temps, il était silencieux.

- Qu'est-ce que tu fais ? S'enquit-il.

- Je planifie notre voyage.

Il la rejoignit en quelques enjambées et se pencha à son tour sur le papier. Il vit les annotations, le nom de certaines villes entouré de couleurs vives, une route surlignée en rose qu'il suspectait être celle qu'ils prendraient. Au premier coup d'œil, ce n'était certainement pas la plus rapide, mais il ne doutait pas qu'il s'agissait à la fois de la plus intéressante et de la plus calme.

- Tu as parlé à Steve ? S'enquit-elle.

- Non. Et toi ?

- Je lui ai parlé de notre départ.

- Comment ça s'est passé ?

- Pas si mal.

- Il l'a mal pris. Comprit-il.

- Il ne s'est pas mis à hurler, il n'est pas devenu rouge de colère alors je ne crois pas qu'on puisse dire qu'il l'ait mal pris.

- On parle de Steve. Il ne hurle jamais. Et je ne suis pas sûr qu'il devienne rouge quand il se met en colère. S'il se met en colère.

- Ce serait probablement mieux si tu lui parlais avant qu'on parte. L'ignora-t-elle.

- Pourquoi ?

- Pour le rassurer.

- Steve n'est pas ma mère.

- Non. Mais il se rapproche le plus d'une famille. Et il a besoin d'entendre que tu ne l'abandonnes pas, que tu ne lui tournes pas complètement le dos. Que ce n'est pas pour le fuir que tu pars.

- Tu ne le lui as pas dit ?

- Si. Mais étant donné que je suis la femme qui emmène son meilleur ami loin de lui, je ne crois pas que je sois sa personne préférée pour le moment ou qu'il pense que ce que je lui dis soit la vérité.

- Tu ne m'emmènes pas de force.

- Je crois qu'il a besoin que tu lui dises que tu ne le fuis pas. Répéta-t-elle en plantant ses yeux dans les siens.

Barnes délaissa complètement la carte pour s'intéresser à la jeune femme. Il hocha brièvement la tête comme pour clore un peu plus vite le sujet et son regard la parcouru rapidement. Elle ne portait pas l'un de ses habituels pantalons moulants, mais une jupe en cuir qui s'arrêtait juste au-dessus du genou, un petit débardeur pourpre au col en v qui mettait en valeur et elle était bien sûr perchée sur des talons. Ses cheveux ondulaient sur ses épaules et ses lèvres étaient comme à leurs habitudes délicieusement tentatrices et peintes d'un rose discret. Ses mains trouvèrent le chemin jusqu'à la taille d'Amélia tandis qu'il la poussait gentiment contre le bar.

- Il y a une raison particulière pour que tu sois habillée de cette façon ? S'enquit-il.

- Je suis allée faire du shopping ce matin.

- Pourquoi ?

- Parce qu'il nous fallait des petites choses avant de partir et que tu avais besoin de vêtements.

- Tu m'as acheté des vêtements ?

- Je t'ai même acheté des casquettes et une paire de gants. Au cas où tu voudrais cacher ta prothèse.

- Tu as déjà pensé à tout ?

- Je suis douée pour planifier des choses.

- Je vois ça.

- Je suis aussi passée chez moi. J'ai embarqué la plupart de mes vêtements.

Il lança un coup d'œil au four à micro-ondes qui affichait l'heure : 13 :25 avant de se tourner à nouveau vers elle.

- Tu t'es levée à quelle heure ? S'enquit-il.

- Tôt. Tu sais que je ne dors pas beaucoup.

- Tu aurais dû me réveiller, je t'aurais accompagné.

- Wanda est venue avec moi.

Assez étonnement, la relation entre les deux jeunes femmes s'était rapidement améliorée. Le lendemain de leur arrivée à la facilité, les deux brunettes s'étaient parlé, Wanda s'était excusée pour ce qu'elle avait fait à Bucky, elle lui avait parlé de ses parents, de la haine qu'elle et Pietro avaient voués à Tony Stark et les motivations qui les avaient poussés à se porter volontaires pour les expérimentations d'HYDRA. Et certainement à cause du jeune âge de la Maximoff, Amélia lui avait accordé une seconde chance. Après quelques conversations, elles s'étaient rapidement rendu compte qu'elles avaient quelques points communs et que la présence de l'autre n'était finalement pas si désagréable.

- Le Chat va me manquer. Reprit Amélia en posant ses mains sur les épaules du soldat.

- Ce n'était même pas le tien.

- Je sais.

- Tu n'étais jamais chez toi.

- Je sais. Sourit-elle.

Elle sentit les mains de Bucky glisser le long de ses hanches pour venir se poser sur le côté de ses cuisses, caressant du bout du pouce le cuir de sa jupe. C'était un geste à la fois terriblement érotique et pourtant tellement sage. Il aimait la façon dont cette matière mettait son corps en valeur. D'après ses souvenirs les femmes de son époque ne s'habillaient pas comme ça, et rien que pour cette jupe, il était prêt à avouer que ces années-ci, avaient elles aussi leurs avantages.

- J'aime bien. Murmura-t-il.

Les mains d'Amélia glissèrent le long de ses épaules pour caresser son cou, lui arrachant quelques frissons.

- Attends d'avoir vu mon look spécial road trip.

- Tu m'en dis plus ?

- Non. Sourit-elle.

- Non ?

- On part dans quelques heures, tu vas devoir patienter jusque-là.

Barnes entendit parfaitement les bruits de pas qui se dirigeaient vers eux, pourtant, il ne bougea pas, il caressa encore quelques secondes Amélia au-dessus de sa jupe tandis qu'il lui offrait l'un de ses regards intenses.

- Pensez à tous les yeux innocents qui n'ont pas envie de voir ça en entrant dans une cuisine. Les salua Sam en pénétrant dans la pièce.

Ce n'est qu'à ce moment-là que Bucky se recula. Il s'appuya contre le bar et croisa les bras sur sa poitrine, posture qu'il adoptait la plupart du temps en présence des autres. Il ne pouvait pas être plus fermé qu'à cet instant précis.

- Tes yeux, sont tout sauf innocents, Sam. Répondit Amélia.

Sam esquissa un sourire et ouvrit la porte du réfrigérateur pour en sortir un carton de jus d'orange. Alors que la jeune femme s'attendait à ce qu'il prenne un verre, il but de longues gorgées à même le carton, lui arrachant une grimace qui n'échappa certainement pas à Bucky. Elle n'avait jamais été très friande de la vie en communauté, sûrement à cause de ses nombreux passages en famille d'accueil où elle avait parfois dû partager une chambre avec plusieurs autres enfants et où la vie privée n'était qu'un doux rêve. Ce genre d'habitude, boire à même le carton ou la bouteille, faisait partie des petites choses qu'elle avait du mal à supporter.

- Tu sais que les verres ne sont pas faits pour les chiens ?

- C'est mon jus d'orange. Se justifia-t-il.

- J'ai bu un verre de ce jus d'orange il y a une heure. J'ose à peine imaginer le nombre de bactéries que tu m'as refilé. À moi et à toutes les personnes vivant ici qui boivent du jus d'orange. En espérant que ces personnes ne soient pas toutes comme toi.

- Tu exagères.

- Il y a certaines règles à appliquer quand on vit en communauté. Comme par exemple se servir du jus d'orange dans un verre. Je suis sûre que Steve te ferait la même réflexion s'il était là.

- Steve est plus ouvert d'esprit que toi.

- Malgré tous ses efforts, Steve ne pourra jamais être aussi ouvert d'esprit que moi.

- Aussi ouvert d'esprit pourquoi ?

Sam et Amélia tournèrent la tête en même temps pour découvrir Steve sur le pas de la porte.

- Dis-lui que c'est dégoûtant de partager ses bactéries avec des personnes non consentantes et qu'il doit se servir dans un verre. Commença la jeune femme.

- Dis-lui qu'elle exagère complètement et que ce jus d'orange est à moi.

- Ce jus d'orange est à tout le monde, Sam. Il n'y a pas ton nom sur la boîte.

Steve laissa échapper un soupir profondément exaspéré. Il avait la plupart du temps l'impression de vivre au milieu d'enfants qu'il devait sans cesse surveiller. Il adorait Amélia et Sam, mais il ne supportait pas la fâcheuse tendance qu'ils avaient à se chamailler pour rien. En se levant ce matin-là, il ne s'était certainement pas imaginé devoir régler un problème qui concernait une simple boîte de jus d'orange, il en était à se demander s'il ne préférait pas le temps où il travaillait pour le SHIELD.

Il vit Sam se diriger vers le plan de travail, où il attrapa un des marqueurs de la brunette, il gribouilla quelque chose sur sa boite de jus d'orange et l'agita sous le nez de la jeune femme, un rictus au coin des lèvres.

- Maintenant c'est à moi.

Amélia lui adressa un regard noir et tenta de trouver un quelconque soutien auprès des deux autres hommes présents. Au vu du regard que Bucky lui retournait, elle savait pertinemment qu'elle n'obtiendrait rien de lui et lorsqu'elle croisa les yeux de Steve, elle en arriva rapidement à la même conclusion.

- Solidarité masculine. Marmonna-t-elle. C'est injuste.

Sam rangea sa, très controversée, boîte de jus d'orange dans le réfrigérateur et la gratifia d'un clin d'œil avant de quitter la pièce.

- Passe de bonnes vacances ! S'écria-t-il.

- Il est invivable. Maugréa la jeune femme.

- Quand est-ce que vous prenez la route ? S'enquit Steve.

- Ce soir. On va rouler jusqu'à Philadelphie, on passera la nuit là-bas et on reprendra la route le lendemain.

Le regard de la brunette oscilla un bref instant entre les deux hommes et elle sentit qu'il était temps pour elle de les laisser discuter. Elle adressa un long regard à Bucky qui semblait lui demander d'être agréable et quitta la pièce pour regagner la salle commune, où elle passa ses dernières heures à New York avec Wanda et Pietro Maximoff.

Lorsqu'elle arriva à la voiture, Bucky l'attendait déjà, il était appuyé contre la portière, les jambes croisées au niveau des genoux et le bras croisés sur la poitrine. Il portait une casquette noire qui cachait une bonne partie de son visage mais plus elle s'approchait de lui, plus elle pouvait dire qu'il avait l'air détendu et assez heureux de partir. Il l'aida à charger son dernier sac à l'arrière de la voiture et alors qu'il s'apprêtait à monter côté passager, Steve les rejoignit au pas de course, visiblement soulagé de ne pas les avoir ratés. Il s'arrêta devant Amélia et lui lança un de ses regards surprotecteurs.

- Tu as tout ce qu'il faut ? S'enquit-il.

- J'ai tout.

- Tu as ton arme ?

- J'ai mon arme.

- Sois prudente sur la route, d'accord ?

- Bien sûr. On t'appellera souvent. Je t'enverrai des photos de nos aventures pour que tu saches que tout va bien.

- Merci.

Ils échangèrent un sourire et la jeune femme noua ses bras autour de la taille de Steve, et rapidement, et ce malgré son habituelle gêne lorsqu'il se retrouvait aussi proche d'une femme, il lui retourna son étreinte.

- Prends soin de lui. Souffla-t-il dans ses cheveux.

- Il est entre de bonnes mains.

- Je sais.

Les aux-revoirs furent beaucoup moins chaleureux entre les deux hommes. Elle savait que Steve aurait probablement offert une étreinte fraternelle à Bucky, mais ce dernier étant comme toujours distant, ils se contentèrent d'échanger une poignée de main virile, le blond frappa gentiment l'épaule de Barnes avant que ce dernier ne monte à son tour à bord du véhicule. Il lança un coup d'œil à la jeune femme assise derrière le volant, elle klaxonna plusieurs fois en quittant la facilité et pour la première fois depuis longtemps, il se sentit libre.


Dans le prochain chapitre :

Il avait dit son prénom en riant. Et ce rire rauque et sincère, sortant tout droit de sa poitrine était définitivement son nouveau son préféré. Elle aimait toujours la façon dont il prononçait son prénom, il avait sa façon bien à lui de prononcer chacune des lettres, il le prononçait avec un léger accent slave et bien que les accents n'aient jamais été son truc avant, elle adorait ça avec lui...