Allez, le dénouement, pour qu'on puisse ensuite passer à la partie la plus compliquée aux prochains chapitres : gérer le post-traumatique !

GleeKlaine21: Héhé, oui, j'avais pas vraiment d'autre idée. Et c'est tout ce que notre courageuse Lexie avait sous la main x)

Kittycute: Ah bah ça fait plaisir :)

Guest: Hé oui, l'optimisme spécial à la Arizona :p

Z2vy: Mais oui, évidemment, intubé xD Désolée, juste, simplement, parfois je n'ai pas le temps de me relire et..voilà le résultat ! La période la plus intéressante, tout leur stress post-traumatique et tout ça, ça viendra plus tard. Pas immédiatement, du moins, pas pour le pire xD

AcidDrip: Pour conclure tout ça, je dis : Vive Addison ! xD Barette, bien trouvé ? je dirais plutôt un peu idiot mais bon..J'avais que ça xD


- Oui, bien..D'accord. Nombreux blessés ? D'accord. Je vais bipper mes chirurgiens. Bien entendu. Merci au revoir.

Richard Webber raccrocha le téléphone, et se leva, pour saisir son bipper, et s'en servir. Il conviait ainsi tous les chirurgiens à la mine, ou plusieurs ambulances arriveraient sous peu. Trois cinglés auraient causés plusieurs blessés grave dans un lycée. Webber courut jusqu'aux urgences, et alors qu'il enfilait la blouse de protection jaune, les doubles portes des urgences s'ouvrirent sur un brancard.

- Owen Hunt, 16 ans, fit-l'ambulancière. Touché par balle à la poitrine, point d'entrée, mais pas de sortie.

Le Dr Baptist examina rapidement le jeune homme inconscient.

- En salle d'op', tout de suite, fit-le cardio-chirurgien, sans prendre la peine de l'emmener en salle de trauma. Préparez un bloc, dites leur qu'on arrive tout de suite. Allez.

Baptist, aidé de ses internes, poussa le brancard, et sortit des urgences au pas de course, au moment ou les doubles portes s'ouvraient encore, et que deux brancards furent placés dans des salles de trauma. Tout en revêtant la protection jaune des urgences, le Dr Fitzmartin pénétra dans la salle de trauma 2.

- Arizona Robbins, 16 ans, déclara-un interne aussitôt. Blessée par balle à l'arrière du bras. C'est sûrement une des plus critiques et plus faibles, elle à perdu énormément de sang. Mais heureusement, la balle a déchiré la peau, sans rentrer. Pas d'opération nécessaire.

- La perte de sang, de beaucoup de sang est beaucoup plus grave que d'avoir une balle dans le corps, déclara-Fitzmartin.

Le Dr Fitzmartin jeta un oeil au dossier, puis, ausculta Arizona, qui respirait avec difficulté malgré le masque plaçé sur son visage. Ses yeux papillonnaient, et finirent par se fermer complètement.

- Groupe sanguin ? demanda-Fitzmartin. Il faut lui donner immédiatement du sang.

- Tout de suite..fit-l'interne, en la piquant.

A ce moment, toutes les têtes se tournèrent vers le moniteur, qui émettait un son continu.

- Merde, son coeur s'est arrêté, fit-Fitzmartin. Il ne reçoit pas assez de sang. Palettes, et chariot de réa.

Deux internes apportèrent au pas de course le chariot, et le Dr. Collins fit irruption dans la salle. Elle saisit les palettes.

- Chargez à 200. Dégagez !

Biip..Biip..Biip..

- C'est bon, dit-Fitzmartin. Dr. Elwen, recousez là en vérifiant qu'il n'y a pas d'éclats ou quelque chose comme ça dans la blessure. Puis, emmenez la aux soins intensifs, et donnez lui suffisamment de sang. Bippez moi s'il y a un problème.

Le Dr. Fitzmartin, après avoir remercié le Dr Collins d'un signe de tête, pénétra dans la salle de traumatologie voisine, où se trouvait Derek. Les internes l'installèrent sur le lit, en faisant attention à l'intubation. La gorge du jeune homme était rouge, à vif, et sa trachée avait été écrasée.

- Intubé sur place ? demanda-Fitzmartin.

- Exact, répondit-un interne.

Le Dr Fitzmartin jeta un oeil au jeune homme, l'ausculta.

- Nous allons le ventiler jusqu'à ce qu'il puisse se passer d'aide respiratoire, expliqua-Fitzmartin.

De son côté, le Dr Collins intercepta le brancard où Mark, selon ses propres mots « agonisait ». Elle palpa la blessure.

- Pas de point de sortie, grogna-t-elle. La balle est toujours là, je la sens. Ok, il va falloir qu'on t'opère pour l'enlever et nettoyer tout ça. Préparez un bloc et injectez-lui du sang.

La chirurgienne en traumatologie quitta la blouse jaune et poussa elle même le brancard de Mark, aidée par ses internes qui tentaient de le piquer, et le petit convoi quitta les urgences.


Une dizaine de minutes plus tard, le brancard d'Addison arriva. Elle aussi, avait perdu beaucoup de sang. L'interne lui dégota une salle de trauma libre puis examina la blessure, sous des yeux attentifs. Addison tourna brusquement la tête, et vit un jeune homme aux yeux verts, et aux cheveux noirs comme du charbon. Gaston, l'assistant de l'infirmière, qui les avait suivit dans une des ambulances.

- Comment tu te sens ? demanda-Gaston avec un sourire.

- Plutôt mal, répondit-Addison, hypnotisée par les yeux de son interlocuteur.

- Il y a de quoi, ricana-l'interne. Ah merde..La balle à touché l'os. Plus grave que ça en à l'air. Bippez le Dr. Jameson.

Dès qu'il fut bippé, le chirurgien orthopédique arriva dans les cinq minutes et examina aussitôt la blessure.

- Ouhla, ça nécessite une opération ça, fit-il. La balle est sortie, mais à touché l'os. Il est complètement déplaçé. Avant de t'opérer, je vais devoir te la remettre en place, ton épaule.

Addison aquiesça, sachant que cela faisait particulièrement mal. Gaston fut à ses côtés, sans qu'elle ne le voie bouger, et il lui proposa sa main.

- Tu peux serrer ma main autant que tu veux, offrit-il.

Addison, après une hésitation, et à moitié dans les vap', saisit la main de Gaston et ferma les yeux.

- Un...Deux..Trois !

D'un mouvement violent, le chirurgien lui remit l'épaule en place et Addison émit un hurlement en broyant la main de Gaston.

- Allez, direction le bloc, fit-Jameson. Jeune homme vous ne pouvez nous accompagner.

Addison les laissa pousser son lit vers la sortie des urgences, suivant les yeux verts et le mignon visage du jeune homme tout du long.


Le Dr. Bell, la chirurgienne pédiatrique, avait été bippée pour un jeune homme de 15 ans. Elle entra dans une salle de trauma, et aussitôt l'interne se précipita.

- Alex Karev, 15 ans, fit-elle. Touché par balle à la cheville.

Après examen de la blessure, le Dr Bell regarda Alex, sérieuse.

- La balle est juste à la surface, expliqua-t-elle. Je peux te l'enlever ici, avec une anésthésie locale. Si tu préfères, on peut aller en salle d'op, mais ça sera plus long avec plus de rééducation.

- Ici, fit-Alex sans hésiter.

Le Dr Bell lui demanda s'il était sûr, puis, mit des gants et prépara ce dont elle avait besoin. Elle anésthésia Alex du genou au bout du pied.

- Je ne sens rien, s'amusa-Alex en essayant de bouger.

- C'est le principe d'une anesthésie, ris-Bell. N'essaie pas de bouger, tiens toi tranquille.

Avec des gestes précis, le Dr. Bell ôta la balle, nettoya et referma la blessure. Pendant qu'un interne mettait un large bandage, le Dr Bell nettoya la balle et la donna à Alex, qui la fit rouler dans sa paume.

- Le salaud..grommela-Alex en repensant à l'évènement qui venait de se produire.

A ce moment, la porte s'ouvrit sur une interne.

- Dr Bell, fit-elle. Nous ne savons que trop faire, sur une patiente, Alexandra Grey, 14 ans, qui as fait une chute violente sur la tête apparemment.

- Elle n'est toujours pas réveillée ? demanda Alex, inquiet.

L'interne hocha négativement la tête, et suivit le Dr. Bell dehors. Sur un lit, Lexie n'avait toujours pas reprit conscience. Le Dr Bell enfila à nouveau une paire de gants, puis examina Lexie.

- Bippez le Dr. Clark, fit-Bell.

Le neurochirurgien arriva en vitesse, et vérifia à la lumière, les pupilles de Lexie.

- Commotion cérébrale, diagnostiqua-le neurochirurgien. Elle devrait se réveiller dans les prochaines heures. Il faudra à ce moment me bipper, pour voir s'il y a des complications..Complications qui peuvent être, Dr. May ?

- Hématome sous-dural ou extra-dural, répondit-l'interne. Ou encore un oedème cérébral. Ou un syndrome post-commotionnel, avec perte de mémoire.

- Donc, bippez-moi à son réveil.


Un grand brouhaha s'éleva, sitôt les premières ambulances arrivées. C'étaient un groupe d'élèves, de première et de seconde, majoritairement, qui désiraient voir les victimes. Un interne leur interdit cependant l'accès aux salles de trauma.

- Comment va Arizona ? s'énervait-Callie. Arizona Robbins ?

- Et Derek ? fit-Meredith.

- Vous ne pouvez pas nous interdir de savoir s'ils vont bien ! grommela-Cristina.

- Je suis désolé, vous devez attendre, comme tout le monde, s'agaça-l'interne. Allez plutôt dans la salle d'attente.

A contre-coeur, le groupe s'y rendit, et ils s'assirent, occupant une bonne moitiée de la petite salle.

- Ils vont s'en sortir ?s'inquiéta-George.

- Mais oui, se convainquit Izzie.

- Où ont-ils été touchés ? demanda-April.

Les trois n'ayant pas été présents lors des agressions, posaient plus de questions que Meredith ne pouvait le supporter

- On vous l'a déjà dit ! grommela-t-elle.

- Owen près de la poitrine, fit-Cristina. Derek s'est fait étrangler. Alex à la jambe, Robbins au bras, Sloan au ventre. Et...

- Mais on leur à déjà dit ! répéta-Meredith.

La porte s'ouvrit, et tous se levèrent, exigeant de voir leurs proches. Richard Webber les calma d'un geste.
- Vous ne pouvez pas les voir pour l'instant, s'opposa-Richard, exaspéré. Pour l'instant, tous sont en vie.

- Allez vous renseigner, maugréa-Teddy.

- Mlle..? s'enquit-Richard.

- Altman, grogna-Ted. Teddy Altman.

- Bien Mlle Altman, au lieu de râler je vous suggère de venir avec moi et d'aller faire recoudre cette vilaine coupure.

Teddy protesta, mais Richard réussit à la ramener aux urgences et à cloîtrer les autres énervés dans la salle d'attente. Teddy s'assit sur un lit pendant que Richard faisait signe à une chirurgienne qui remplissait un dossier.

- Dr. Abbot, pourriez-vous recoudre Mlle Altman ?

- Un interne peut très bien le faire, répliqua-sèchement Abbot.

- Abbot, je désire que ça soit vous. De plus, c'est toujours plus intéressant que la paperasse. Excusez-moi.

Richard s'éloigna. Abbot soupira bruyament, et tira un siège à roulette avant de mettre des gants, et de prendre du matériel de suture. Habilement, elle s'empressa de recoudre la coupure sur la joue de Teddy, puis lui donna de nouveau de la glace pour sa bosse impressionnante sur le front.

- Merci, ironisa-Teddy dans son dos avec une grimace. De votre gentillesse.


- Il à ouvert les yeux !

- Hé, il est réveillé ! Il est réveillé !

Derek entendait ces voix de façon brouillée, lointaine. Il n'en reconnaissait pas le timbre. Sa vue était également opaque. Il cligna plusieurs fois des yeux, éclaircissant son champs de vision. Il réussit alors à distinguer le visage de Meredith, penchée sur lui. Le jeune homme se frotta les yeux, et toussa.

- Que...fit-il d'une voix rauque. Il s'est passé quoi ?

- Tu es réveillé ! fit-Meredith, soulagée. Ils t'ont intubé, emmené aux urgences. Là, tu as passé quatre heures aux soins intensifs, et depuis, tu dors.

Meredith, sans lâcher sa main, réussit à lui servir un verre d'eau qu'elle lui offrit. Derek le vida d'un trait, la gorge douloureuse. Puis, il regarda à côté de lui. Lexie était présente, elle aussi en chemise d'hôpital, était assise sur un fauteuil roulant, une couverture sur les genoux.

- Est-ce que ça va, toi ? s'enquit-Derek à la petite soeur de Meredith.

- Oh oui, beaucoup mieux, avoua-Lexie. J'ai fait une commotion cérébrale. Heureusement, aucunes lésions !

- Que fais-tu..ici ?

- J'ai abandonné ma chambre, railla-Lexie. C'est Mer' qui l'a voulu.

- Je voulais vous surveiller vous deux en même temps, protesta-Meredith. Et comme elle pouvait se déplacer...

- Déplacer est un bien grand mot, fit-Lexie avec une moue boudeuse. Je peux marcher, mais je me suis déjà fait chopper trois fois par l'infirmière, qui veut absolument que j'utilise ça..

- Ce n'est pas qu'elle veut, Lexie, soupira-Meredith. Tu t'es évanouie trois fois, en essayant de marcher. Alors cesse de râler !

Derek, un peu sonné, tourna la tête de l'autre côté. Owen occupait le lit voisin du sien, mais il était encore endormi. Cristina dormait dans un fauteuil près de lui, l'air épuisée.

- Il s'est fait opérer, fit-Meredith à la question silencieuse de Derek. Son poumon à été perforé, mais le Dr. Baptist à dit qu'il n'aurait pas de séquelles. Il va juste devoir rester là pour un moment ! Je pense que toi tu pourras sortir assez tôt.

Meredith prit place sur une chaise, à côté du fauteuil roulant de sa soeur, et leur jeta un regard protecteur.

- Mer', fit-Derek, toussant, la voix enrouée. Ce que tu as dit dans l'ambulance ? Tu le pensais..

- Evidemment, Derek, répondit-Meredith, embarrassée. Je ne dis pas beaucoup les choses. Mais quand je les dis, elles sont sincères.

Derek jeta un regard tendre vers Meredith, et lui tendit la main. Aussitôt, elle bondit de son siège, et s'assit sur le lit de Derek lui saisissant la main.

- Je t'aime, souffla-Derek.

- Ok, l'heure des grandes déclarations, fit-Lexie. Je vais y aller, moi, hein !

Lexie dirigea son fauteuil vers la porte, tandis que Meredith embrassait Derek. Sa petite soeur lui jeta un regard faussement agaçé.

- Tu pourrais m'aider, avant de commencer à l'embrasser !

Mais en sortant, Lexie jeta un dernier coup d'oeil à Meredith, qui souriait, en faisant signe à sa soeur de partir et se pencher à nouveau sur Derek. Lexie passa une main sur ses cheveux, et grimaça en effleurant la bosse qui s'y était formée. Aussi grosse que celle que Teddy avait sur le front ! Lexie roula jusqu'à sa chambre, la 231 et s'immobilisa devant la poignée.

- Très intelligent comme système, grommela-Lexie, en essayant de la pousser du pied.

Lexie galéra pendant une bonne minute, avant de bombarder la porte de coups de pied. Aussitôt, quelqu'un vint lui ouvrir. Jackson, le nouveau. Enfin, plus si nouveau que ça.

- Alexandra, fit-Jackson.

- Lexie. Merci, Jackson, soupira-Lexie avant d'entrer dans la chambre qu'elle partageait avec Alex. Y a du monde ici !

En effet, Alex était allongé dans son lit, et discutait avec Izzie, une discussion animée, à la limite du passionné. George et April avaient accompagné Izzie, et étaient respectivement en train de lire et de zapper sur la télé en baillant. Quand à Jackson, il ne savait pas trop ce qu'il faisait là, et aida donc Lexie à s'installer dans son lit.

- C'est pas parce que je suis contrainte d'utiliser cette chaise roulante que je ne peux pas me mettre dans mon lit, bougonna-Lexie

- Comme tu voudras, fit-Jackson en la lâchant.

Lexie fit un pas, et la tête lui tourna. Elle se sentit tomber vers le sol, mais Jackson la rattrapa, et la hissa sur son lit.
- Et avec ça, tu voulais convaincre les infirmières de te laisser marcher, railla-Jackson.

- Je n'ai que quelques vertiges, protesta-Lexie. Le Dr. Clark à dit que c'était temporaire. Et dû à la commotion.

Jackson afficha une moue peu convaincue, mais n'insista pas et s'assit près du lit de Lexie avant de dérouler un journal.


Dans la chambre 267, Addison discutait avec Teddy. La jeune fille était allongée dans son lit, tellement épuisée et chamboulée qu'elle n'avait même pas envie de soulever la tête. Elle n'était même pas certaine de pouvoir le faire. Teddy à côté, était assise sur un siège, un magazine sur les genoux et écoutait les explications de la rouquine.

- Le Dr. Jameson à bien tout réparé ça, faisait-Addison, en montrant le large pansement qui couvrait toute son épaule, descendant même un peu dans le dos. Pas de sequelles, rien.

- Pas de séquelles physiques, corrigea-Teddy. Je doute pouvoir un jour remettre les pieds dans ce lycée.

- Il faudra bien, fit-Addison, en frissonnant, repensant à tout ce qui s'était passé.

A côté, Callie grogna dans son sommeil. La jeune fille avait accompagné Teddy pour rendre visite à Addison, qui revenait du bloc. A présent, épuisée par tout ce chaos, tout ce sang, l'inquiétude et les larmes qu'elle avait versé, elle s'était endormie sur le lit voisin d'Addison, qui n'avait pas été occupé, ni même défait.

- Comment elle va être, en se réveillant, tu penses ? souffla-Teddy.

- Je l'ignore, répondit-Addison en regardant sa meilleure amie dormir. Pas très bien, j'imagine.

- Arizona était la plus critique de nous tous, soupira-Teddy. Elle avait perdu énormément de sang. Je ne pensais même pas qu'il y en avait autant..

- Oui, ça à dû être éprouvant pour Callie, approuva-Addison. Elle va devoir gérer tout ça.

Un silence de mort s'abbatit sur la chambre après cette discussion. Addison, ne supportant plus cette ambiance déprimée, alluma la télé, tentant de mettre un peu d'ambiance. Une dizaine de minute, ou aucune des deux ne prononça un mot, Callie émergea du sommeil. En réalisant ou elle se trouvait, les larmes coulèrent de nouveau.

- Stress post-traumatique, fit-Addison, désolée de voir Callie comme ça.

Teddy allait se lever pour la réconforter, lorsque la porte s'ouvrit, sur un infirmier qui marchait à reculons. Addison arqua un sourcil, Ted', à demi levée, ne bougea pas. L'infirmier entra, tirant un lit, aidé d'une infirmière. Dans le lit, se trouvait une Arizona blanche comme un linge, encore aidée par un masque à oxygène pour respirer. Callie émit un cri de surprise.

Sans un mot, les deux infirmiers transférèrent Arizona dans le lit où Callie dormait un peu avant, et sortirent. Callie se précipita au chevet d'Arizona et saisit sa main.

- Merci de n'être pas morte...chuchota-Callie.

Arizona, épuisée, cligna des yeux plusieurs fois. Puis, d'une main tremblante, elle tenta d'enlever le masque à oxygène. Teddy, qui s'était rendue également à son chevet, l'aida à l'abaisser pour qu'elle puisse parler.

- ...ça n'aura pas été..simple, répondit-Arizona.

Et elle remit son masque en grimaçant. Callie sécha ses larmes, de joie, cette fois, et s'assit à côté d'Arizona.


Henry lisait son livre. Pas passionnant d'ailleurs. Dès que la porte s'ouvrit, il lâcha le bouquin, content d'avoir un peu de distraction. En voyant Teddy, son visage exprima son inquiétude. La jeune fille parraissait traumatisée. Un large pansement barrait sa joue et une énorme bosse avait gonflé sur son front.

- Teddy ! sexclama-Henry. Qu'est-ce qui s'est passé !?

- Calme-toi, répondit-Teddy. Je vais..bien.

La jeune fille tira une chaise près d'Henry et s'assit. Avec difficulté, elle lui raconta dans les grandes lignes les évènements qui venaient de se produire. Puis elle expliqua que tout le monde recevait de la visite en ce moment, sauf Mark.

- S'il te plaît, fit-Teddy. J'ai besoin de rassurer Addie et Callie. Va voir Mark. Assure-toi qu'il soit ok.

- Mais Lexie...? fit-Henry.

- Je vais la prévenir, mais sa soeur désire veiller sur elle, répondit-Teddy. Je vais la prévenir que Mark est réveillé. En attendant, va lui parler.

- D'accord.

Teddy aida Henry à s'asseoir sur son fauteuil roulant, puis le poussa jusqu'à la sortie de la chambre. Elle le conduisit jusqu'à la porte de la chambre de Mark, lui souffla un baiser, puis s'éloigna. Henry pénétra dans la chambre de Mark. Aussitôt, il releva la tête.

- Burton, fit-Mark.

- Sloan, répondit-Henry avec un sourire.

Les deux garçons n'avaient jamais été vraiment proches, mais Henry avait toujours soutenu Mark. Leur habitude de s'appeler par nom de famille n'avait pas changé, pour autant.

- Comment vas-tu ? S'enquit-Henry, en poussant son fauteuil jusqu'au lit de Mark.

- Superbe, répondit-Mark, en tâtant son ventre. Ils m'ont arrangé ça. Je viens de me réveiller, et ça va.

- Tant mieux..fit-Henry. Ted' m'a raconté.

- Ah ouais..

Un silence s'installa.

- Elle est partie prévenir Lexie, qui était avec Meredith, résuma-Henry.

- D'accord.

Henry hésita un moment. Entre mecs, ce n'était pas vraiment le domaine qu'ils abordaient le plus, les confidences de ce genre.

- Si tu veux..parler, de ce qui s'est passé, mec, proposa-Henry, hésitant.

- Non.

Mark avait été complètement sérieux. Il était encore horrifié.

- Je ne peux pas, Burton. Ce qui s'est passé..Je ne veux plus m'en rappeler. Je vais l'ensevelir dans ma mémoire. L'oublier.

- Je doute que l'on puisse oublier ce genre de chose, fit-Henry, sceptique.

- Ne joue pas au psy.

- Je te propose de l'aide..

- Ne t'inquiète pas. Je suis solide. Je vais encaisser.

La porte s'ouvrit à ce moment là. Teddy poussa le fauteuil roulant de Lexie à l'intérieur.

- J'ai la visite de deux handicapés, plaisanta-Mark.

Lexie s'approcha de lui, et prit sa main dans les deux siennes.

- J'ai si peur, avoua-t-elle à voix basse.

- N'aie plus peur, maintenant, la réconforta-Mark. Tout va bien. Je vais bien. On va bien.


Alors ? :)