Bonsoir, bonsoir! je sais que cela fait une éternité que je n'ai pas posté d'histoire, mais j'ai enfin trouvé l'inspiration pour écrire un nouveau chapitre, tout aussi bouleversant que les précédents! pour me faire pardonner de mon retard, j'ai fait en sorte d'écrire un pavé! J'espère qu'il vous plaira! bonne lecture à vous! :)


Chapitre XXV

La froideur du mur parvenait à transpercer les habits de Scott et lui donner des frissons dans tout le corps. Le son des gouttes d'eau tombant dans la baignoire le rendait perplexe. Ses jambes pliées le dérangeaient, la dureté du sol sur lequel il était posé depuis de longues minutes, lui faisait mal au postérieur et souffrir le martyr. La sensation de milliers de fourmis le gagnait doucement, paralysant un à un les membres de son organisme.

Mais la gêne physique n'était rien à côté de l'immense chagrin que Scott ressentait à cet instant. Le petit ami de Stiles, arrivé de manière impromptu, ne laissa le temps au jeune McCall de s'en aller et le contraint à rester bloqué, lui dans la salle de bain et Stiles, dans la chambre.

Scott, toujours assis sur le carrelage froid, n'avait changé de position, gardant la même posture qu'à son entrée dans la salle d'eau quelques temps auparavant. La tête baissée, les paupières plissées et les doigts pressés contre ses oreilles comme s'il cherchait à les arracher, le garçon était mal à l'aise. L'atmosphère le rendait morose et malgré ses multiples efforts pour oublier son malheur, ni être coupé du son et de la vue, ni prendre de grandes inspiration ne semblaient vouloir l'apaiser.

Ouvrant de temps à autres les paupières, le noir devenu une gêne, dès lors que le regard de Scott se posait sur cette porte fermée, le jeune homme ne parvenait à trouver son calme. Conscient de la présence de l'Alpha dans la chambre, Scott voyait la colère l'envahir lentement.

Pourquoi se voiler la face? Stiles et Derek faisaient l'amour.

Résigné, Scott décida d'ôter les mains posées sur ses oreilles. Dès lors, des geignements, que le jeune McCall devinait comme étant ceux de l'Alpha, ne lui échappèrent. Silencieux, le bêta pu entendre les halètements de Derek, déjà en plein extase, accompagner de grincements et de cognements de lit contre le mur. Puis, parmi ces multiples sons et bruits qui gagnaient la chambre, les faibles, mais néanmoins très identifiables, gémissements de son meilleur ami parvinrent à leur tour à se faire distinguer.

A l'entente des petites plaintes que lâchait Stiles de l'autre côté de la porte, le cœur du loup se serra, donnant naissance à une douleur indescriptible, comme celle d'un déchirement dans la poitrine. Des larmes commencèrent à couler le long des joues du jeune McCall qui se mit à pleurer de manière incontrôlée. Mais les sanglots de Scott devenus plus distincts, le garçon dû aussitôt les étouffer à l'aide de sa main.

La colère, la haine, la rage, toutes ses émotions par lesquelles Scott fut frappé à cet instant, poussèrent le jeune loup à se lever brusquement. L'envie de démolir la porte qui le séparait de Stiles et Derek, le rongeait de l'intérieur. La jalousie le submergeait.

Mais Scott, désarmé, parti de nouveau regagner sa place sur le carrelage froid près de la baignoire et s'allongea. Ses yeux fatigués par les larmes qu'ils avaient versés, le garçon ferma les paupières et s'assoupit quelques instants.

Une fois les bruits de lit, les halètements, les gémissements et autres sons dissipés le jeune McCall, après une heure passée dans la salle de bain à se vider de ses larmes, se leva doucement. Alors qu'il se trouvait devant la porte, le bêta sentit sa tête tourner légèrement. Pleurer lui avait donné la nausée. Scott posa sa main tremblotante sur la poignée et ouvrit délicatement la porte.

Aucune trace de Stiles et Derek, la pièce était déserte, mais les marques de leur récents ébats étaient encore présentes. Le bêta balayant d'un regard triste la chambre parvenait à flairer une odeur de sexe, mélangée à plusieurs fragrances corporelles, celle de son pote et de l'Alpha. Des préservatifs usés trouvaient leur place près du lit, lequel était défait, les draps posés de manière négligée sur le matelas. Certains meubles avaient été décalés de leur place habituelle, sûrement les avaient ils déplacés durant leurs intenses sessions.

Scott, le pas lourd et le dos recourbé, parti récupérer les quelques habits oubliés dans la chambre. Tandis qu'il enfilait ses chaussures et son manteau, le jeune McCall s'était de nouveau mit à pleurer, les larmes brouillant sa vision. Scott s'essuya les yeux à l'aide de ses manches puis, ses affaires en main, le jeune homme s'en alla par la fenêtre, le cœur à jamais blessé.


Le jeune Stilinski ne paraissait réceptif aux signes d'affection que lui montrait Scott. Dès lors qu'il tentait une approche physique, Stiles ne pouvait s'empêcher de remuer l'épaule, comme si l'attention que lui portait le bêta, l'irritait.

Il était distant, parfois même imbuvable. De temps à autres, Stiles lançait des piques, faisait des remarques offensantes, chose bien différente de l'ami gentil et aimant que Scott connaissait si bien et pour lequel il était tombé.

Le voir réagir de la sorte peinait le loup qui ne comprenait les raisons de ce changement soudain. Le retour de Derek semblait l'avoir définitivement changé.

De jour en jour, leur relation se dégradait. Les altercations bien plus fréquentes qu'elles ne l'étaient auparavant, Scott et son ami se disputaient régulièrement, la présence de l'Alpha devenue la source majeure de leurs conflits. Hale ne laissait Scott s'approcher de son copain, tel un loup cherchant à protéger sa proie. Voir Stiles relevait presque du miracle et quand bien même il y parvenait cela ne durait que très peu.

Les câlins, les baisers, les sourires, toutes ses choses auxquels Scott devait assister sans ne jamais rien dire, le mettait hors de lui. La vue du couple devenue plus difficile à surmonter le bêta, sa jalousie ne cessant d'évoluer, croyait être revenu au point de départ, à l'époque où l'attraction n'allait encore que d'un seul sens.


Cette soirée-là, le jeune Stilinski soufflait ses dix neuvièmes bougies. L'ensemble de la meute conviée pour festoyer cet événement, les invités firent rapidement leur arrivée dans la demeure, celle-ci se remplissant à petit feu.

Des groupes ne durèrent à se former, certains s'abandonnant aux discussions tandis que d'autres se prêtaient aux jeux d'alcool. Avec les tensions qu'il y avait eu ces derniers temps, les révisions, les examens et autres, devoir lâcher prise le temps d'une nuit ne leur ferait de mal. L'ambiance ne dura à s'installer dans la maison, la musique devenue plus élevée qu'au commencement. Le lendemain Stiles aurait dû rendre des comptes, mais à cet instant, l'avis du voisinage ne semblait guère l'importer.

Trop occupé à se siffler ses shots de Black Daniel's, le garçon s'était vite tranquilliser, l'alcool faisant doucement ses effets. Stiles paraissait plus détendu, plus calme et n'avait de difficulté à s'amuser. Derek à ses côtés, il aimait danser avec lui, l'embrasser, lui toucher les fesses sans ne se soucier des regards miséreux que lui lançait Scott.

Malgré les multiples efforts d'Isaac pour le mettre à l'aise, ce dernier n'arrivait à participer aux festivités. Resté en retrait depuis son arrivée, Scott n'avait reçu qu'une simple salutation de la part de Stiles, aussitôt faignant d'avoir une occupation lorsqu'il voulut lui parler plus longuement.

Celui-ci cherchait à l'éviter.

Scott ne comprenait l'attitude de son ami. Leur aventure n'avait donc-t-elle aucun sens à ses yeux ? Stiles semblait avoir oublié leur histoire au dépit de ses retrouvailles avec Derek. Leur joie qu'ils exposaient aux yeux de tous, fit sortir le bêta de ses gongs. Exaspéré par le comportement de son ami, Scott décida de le confronter.


Parti dans la cuisine pour se ravitailler, Stiles marcha en direction du frigo. Alors qu'il se penchait pour l'ouvrir, le jeune Stilinski sentit une main se poser sur son épaule et le tourner brusquement. Scott l'avait suivit

« Putain, ça ne va pas ?! J'ai failli avoir une crise cardiaque, t'es malade ! »

« Pourquoi fais-tu cela ? »

« Fais quoi ? », dit le jeune Stilinski de manière nonchalante, avant de ne porter à nouveau son attention sur le frigo ouvert.

« Ta manière d'agir avec moi »

« Comment ça ? »

« Tu cherches à m'éviter Stiles. »

« Moi t'éviter ? Tu racontes n'importe quoi Scott »

« Ne me prends pas pour un con, s'il te plaît »

« Non, je ne t'évites pas… »

« Arrête de me mentir, dis-le »

« Mais je t'ai dit que non »

« A chaque fois que je m'approche de toi tu trouves toujours une excuse pour m'esquiver. Pourquoi ? »

« Tu délires complétement Scott. » Stiles voulu s'en aller, mais le loup le retint par le bras.

« Je n'ai pas terminé, donne-moi une raison »

« Lâche-moi ! Il n'y a aucune explication »

« C'est Derek n'est-ce pas ? Qu'est-ce qu'il t'a dit ? »

« Quoi ? Alors là tu dérailles complètement, Derek ne m'a absolument rien dit Scott »

« C'est à cause de lui si tu es aussi distant avec moi ».

Parlant du loup, Derek fit à son entrée dans la cuisine. L'Alpha pu remarquer un malaise entre les deux jeunes hommes. Sans ne chercher à comprendre l'homme s'en prit à Scott.

« Laisse-le tranquille ! » Dit Hale, d'un ton agressif.

« Ce n'est pas avec toi que je discute Derek, alors lâche moi »

« Si tu l'emmerde, c'est avec moi que tu auras des ennuis »

« Tu n'as pas ton mot à dire, c'est une discussion entre Stiles et moi, bouge ! »

« Qu'est-ce que tu lui veux à Stiles, hein ! Tu ne vois pas qu'il n'a aucune envie de te parler ? D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi il t'a invité. Tu n'as absolument rien à faire ici, tu n'es rien sauf un fardeau pour Stiles et moi. Maintenant que je suis de retour je ne te laisserai pas tout foutre en l'air. Tu n'as pas ta place ici et tu devrais t'en aller »

« Vas-te faire foutre je ne m'en irai pas. Si Stiles m'a invité c'est parce qu'il le souhaitait ! »

« Ou peut-être parce qu'il avait pitié de toi ! »

« Ferme ta gueule Derek ! »

« Répète un peu ce que tu viens de dire ? » Derek, le regard menaçant, s'avança vers Scott. Alors qu'il s'apprêtait à le saisir par le col, le jeune Stilinski s'interposa entre les deux.

« Ok, Ok vous allez vous calmer tous les deux c'est clair ! Derek tu reste ici et toi tu viens avec moi tout de suite ! » Répondit Stiles à bout de nerfs, tout en tirant Scott par l'avant de son t-shirt.

Le jeune Stilinski le traina jusqu'au premier étage. Arrivée dans la chambre, le garçon fit violemment claquer la porte.

« Stiles » débuta le jeune McCall avant de n'être brusquement coupé par son ami fou de rage.

« Non, maintenant tu la ferme et tu me laisses parler ! Je commence à en avoir plus qu'assez de ta putain de jalousie de merde d'accord ! Toi et tes foutues crises à la con, vous me saoulez! Je ne peux même plus discuter avec Derek sans que tu ne me fasses une scène. C'est avec lui que je sors à ce que je ne sache et il est tout à fait normal que je puisse préférer passer du temps avec mon copain, plus qu'avec toi ! J'essaye de recoller les morceaux avec Derek, de rattraper le temps perdu mais avec toi dans les parages, je dois avouer que j'ai énormément de mal ! Je me suis laissé entraîner par tes bêtises et regarde où j'en suis maintenant… Si j'avais su à l'avance dans quelle putain de merde nous mettrait ce premier baiser que je t'ai donné, j'y aurais réfléchis à deux fois avant de ne m'engager dans ce chemin sans issues. Tu n'es qu'une source d'ennuis et tu foues la pagaille dans mon couple. Perdre mon petit ami pour une simple histoire de cul, n'en vaut vraiment pas la peine. »

« Stiles… » Scott voulu l'approcher, mais le garçon le repoussa violemment.

« Tu veux savoir la raison pour laquelle je t'évite depuis tout ce temps Scott ? C'est parce que tu me saoules à constamment être sur mon dos, à épier et surveiller le moindre de mes faits et geste! Tu m'étouffes! Lâche-moi la grappe putain! » Sans ne se justifier davantage, Stiles quitta la chambre pour retourner dans le salon.

Le bêta resta de marbre. Consterné par ce qu'il venait d'entendre, le regard dirigé vers la porte qui donnait sur le couloir, le jeune McCall sentit ses yeux lui piquer, le chagrin l'occuper peu à peu. La musique en arrière fond, tandis de multiples émotions faisaient surface, instantanément, des larmes s'échappèrent de ses yeux en amandes pour couler le long de ses joues mates. Envahit par les sanglots et les tremblements Scott, les mains couvrant son faciès, s'assit sur le lit de son pote pour pleurer.

L'alcool expliquait-il les paroles blessantes de son ami? Malgré ses sentiments pour Stiles, les changements d'humeurs du jeune homme étaient devenus plus difficiles à surmonter. Plusieurs jours qu'il lui en faisait voir de toutes les couleurs mais jamais Stiles n'avait été aussi désagréable. Scott n'en doutait plus Derek l'avait rendu tout aussi cruel que lui.

Le sentiment d'être délaissé par la personne qu'il aimait, doucement, Scott parti récupérer ses quelques vêtements oubliés dans le placard de son ami. Les habits posés sur le lit, le loup sorti son téléphone de sa poche. D'une main tremblotante, le garçon porta le portable à son oreille.

« Isaac ? », commença Scott d'une faible voix, les tonalités téléphoniques soudainement interrompue.

« Yo ! Scott t'es passé où ? T'as disparu ou quoi ? »

« N-non, non je… » Scott sentait les larmes lui monter aux yeux. Il allait craquer.

« Mec ça va ? » demanda Isaac, sous les yeux inquiets d'Erica et Boyd qui ne comprenait la situation.

« …Pas vraiment non… »

« Où es-tu ? »

« Au premier, mais je ne me sens plus d'aller dans le salon en fait… »

« Pourquoi ? »

« Tu sais parfaitement pourquoi Isaac... ». Lahey jeta un bref coup d'œil au couple assis sur l'autre canapé du salon.

« Tu veux que je monte ? »

« A vrai dire…je me demandais si tu voudrais partir avec moi, je n'ai plus rien à faire ici… »

« Ouais, pas de problème ça ne me dérange pas »

« Cool…j'ai quelques affaires à récupérer encore, on qu'à se retrouver devant le palier dans cinq minutes ok ? »

« No problemo ! À tout de suite » dit Isaac avant de ne raccrocher pour ranger son téléphone. Le garçon saisi son manteau pour commencer à l'habiller.

« Qu'est-ce qu'il se passe? » l'interrogea Erica, toujours assise sur le canapé.

« C'est Scott, il ne se sent pas bien »

« Qu'est-ce qu'il a ? Il est où ? »

« Au premier, je vais le raccompagner chez lui. » Répondit Isaac, le doigt pointé vers le plafond, avant de n'enfiler son blouson.

« Tu reviens ? »

« Je ne sais pas, peut-être »

Lahey, prit par la discussion, ne remarqua Stiles le scruter au loin.

Il devait sûrement être question de Scott pensa le jeune Stilinski, qui de manière instinctive, s'était soudainement levé du canapé pour marcher vers les escaliers. Sa violente dispute avec Scott tournant en boucle dans son esprit Stiles, aussitôt gagné par les remords, parti d'un pas pressé au premier étage, espérant y trouver son ami. Le garçon admit avoir dépassé les limites.

Lorsqu'enfin Stiles pénétra la chambre, il vit Scott récupérer quelques affaires.

Le jeune Stilinski parti lentement s'assoir sur le lit sur lequel il put reconnaître les vêtements de son ami. Ses yeux noisette zigzaguant entre la pile d'habit et Scott Stiles, qui ne comprenait ce qu'il se passait, dit d'une petite voix,

« Scott ? » le loup ne voulut lui répondre, faignant de ne pas l'entendre.

« Qu'est-ce que tu fais ? » Demanda à nouveau Stiles, l'air soucieux tout en se levant du matelas pour s'approcher du bêta. Ce dernier le contourna pour se diriger vers le lit.

« Scott, s'il te plaît réponds-moi »

Le jeune McCall s'arrêta dans sa manœuvre pour fouiller dans ses poches de jean. Scott en sorti un trousseau.

« Tiens… Comme ça, ce sera déjà fait… Tu me rendras la mienne plus tard » dit le garçon avant de n'en retirer l'une des clés accrochées, qu'il tendit ensuite à son meilleur ami.

Ses yeux rivés sur l'objet posé dans sa paume de main, le garçon pu reconnaître la clé de sa porte d'entrée. L'inquiétude envahit Stiles.

« Pourquoi me rends-tu ma clé, Scott ? »

« J'ai laissé ton cadeau dans l'armoire, sur ta pile de t-shirt, je voulais que tu l'ouvre seul, sans les autres à côtés… »

« Où est-ce que tu vas ? » Le loup ne lui répondit et parti s'occuper de ses tâches.

Alors qu'il scrutait la pièce, Stiles remarqua certains changements. Son armoire paraissait moins encombrée, son bureau plus vide qu'auparavant. Le jeune homme commençait à comprendre. Scott faisait ses affaires. Paniqué, Stiles débuta

« Scott, si c'est à cause de ce que je t'ai dit tout à l'heure, je suis désolé ok ? Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Toutes ces horribles choses que je t'ai dites, je n'en pensais pas un traître mot je te le promets. Parfois je parle plus vite que je ne pense, sans ne me soucier du mal que je peux faire aux gens. J'ai eu tort de t'accuser de toutes ses choses. C'est moi le fautif, pas toi. Scott écoute moi, tu n'es pas un fardeau, ni une source d'ennuis, encore moins un élément qui faille à mon bonheur. Je suis content quand je suis à tes côtés, tu n'as même pas idée à quel point tu me rends heureux…»

Les yeux emplis d'émotions et le cœur lourd plein de regrets, Stiles marcha vers Scott pour l'enlacer et parsemer son visage de baisers mouillés.

« S'il te plaît regarde-moi, regarde-moi. Tu n'as pas besoin de faire tes affaires. Scott, je suis désolé, je te le jure. Je ne pensais pas ce que je t'ai dit tout à l'heure, je t'en supplie crois-moi… ». Le jeune Stilinski eu le cœur qui se serra. Scott semblait indifférent à ses avances.

« C'est trop tard » Dit calmement le loup en enlevant les bras de Stiles d'autour de son cou.

« Scott, laisse-moi t'expliquer » Les larmes montèrent aux yeux du jeune Stilinski, qui saisit désespérément le t-shirt que son ami tenait dans les mains.

« Scott »

« Stiles, arrête » Scott voulu reprendre l'habit mais son pote l'en empêcha.

« Scott s'il te plaît ».

« Stiles je ne veux pas »

« Je peux te donner une explication » Le garçon devenait insistant, tirant sur le vêtement.

« Non »

« Mais si laisse-moi t'expliquer ! » D'un coup sec, Stiles fit craquer le bout de tissu et le déchira. La tranquillité du loup laissa place à une colère noire.

« Je ne veux plus te voir, tu comprends ça ?! Je ne veux plus te voir ! » Sa respiration saccadée, son torse gonflé pour laisser passer ses fortes inspirations, la haine pouvait se lire dans les yeux du bêta. Il avait les sourcils froncés, une légère ride d'expression entre ses yeux lui donnant un regard austère. Stiles remarquait sa mâchoire se contracter, ses os jaillir sous sa belle peau mate. Même énervé, le jeune Stilinski le trouvait somptueux.

« Scott s'il te plaît ne part pas »

Le jeune McCall parti récupérer son sac à dos, posé sur la chaise de bureau, et y plaça ses dernières affaires. Stiles voulu le raisonner.

« Scott, je te promets que je vais changer, je ferai ce que tu voudras. Je t'en supplie ne me laisse pas » Stiles tenta de le toucher, mais il n'y parvint. Le jeune homme dépourvu commença à pleurer. Peu à peu il réalisait son erreur.

« Où es mon manteau ? » Le loup débuta sa recherche et vit son blouson posé sur le sol, près du radiateur. Alors qu'il se dirigeait vers le chauffage, Stiles parti prendre en toute vitesse la veste placée sur le parquet.

« Stiles donne le moi »

« Non » répondit le jeune Stilinski, le blouson de Scott en main, tout en s'essuyant les yeux à l'aide de ses manches. Des rougeurs commencèrent à apparaître sous ses paupières.

« Stiles »

« Non »

« Arrête rends le moi » Le loup fit une nouvelle tentative et parvint à avoir la saisit du col qu'il tira vers lui. Avec quelques efforts, Stiles finirait par lâcher prise. Pensant récupérer le blouson, soudainement le jeune Stilinski laissa le manteau pour s'agripper au cou de Scott.

La tête enfouit au creux sa gorge, son corps pressé à celui du bêta, le garçon éclata en sanglot, ses larmes mouillant le t-shirt de Scott. La tristesse et la peine devenues difficiles à cacher, Stiles craquait.

Même si le voir ainsi, aussi malheureux et désespéré, le chagrinait fortement, Scott ne pouvait lui pardonner. Trop de fois il n'avait osé agir, mais cette fois-ci, Stiles l'avait poussé à bout.

« Scott excuse-moi, s'il te plaît. »

Ses mains resté le long de son corps, Scott pris les bras de son ami pour les délier de son cou. Délicatement il saisit les biceps de Stiles qui, conscient des essais de son ami pour l'éloigner de lui, resserra aussitôt sa poigne.

« Stiles lâche moi… »

« Non » Le jeune homme ne semblait résigné à le laisser partir. S'il parvenait à résister, le bêta finirait par abandonner pensa le jeune Stilinski toujours accroché à la gorge de son pote.

Après quelques minutes écoulées, sentant son ami peu à peu se tranquilliser et desserrer ses bras, Scott fit une nouvelle tentative. Doucement le garçon se détacha de son pote, libera son cou piégé par les bras de Stiles depuis tout ce temps.

« Scott…S'il te plaît…pardonne moi »

Face à Stiles, le loup pu remarquer les rougeurs sur ses pommettes. Les yeux vitreux, ses paupières étaient légèrement gonflées, les larmes versées en étant la cause. Le désespoir se lisait sur son visage.

Doucement Scott agita la tête.

« …Non Stiles…pas cette fois … » répondit le loup à son ami, la voix tremblante, le regard attristé.

Scott recula de quelques pas pour récupéra son sac et son blouson tombés au sol quelques minutes auparavant. Le jeune McCall enfila son manteau, son sac à dos, puis pris la porte de sortie sans ne se retourner.

Scott descendit les escaliers. En bas de ceux-ci l'attendait Isaac.

« Tu as fini ? » lui demanda gentiment le jeune Lahey une fois à ses côtés.

« Oui » commença le loup, la vision orientée vers le premier étage.

« Nous pouvons y aller. Je n'ai plus rien ici pour me retenir. »