Bonjour à tous,

Chapitre pour Véro puisqu'elle me l'a réclamé hier soir. Voilà pour toi ma belle !

Filoute : Merci pour ta review bien sympathique. Tu me dis : "Par contre dommage que tu minimises les liens amicaux entre Elena et Caroline." Pour le coup, ce n'est pas que je les minimise, ils sont complètement absents de la fiction, j'en conviens et c'est un choix. Il faut dire que je me farcis Elena environ 25 mn par épisode ! Je trouve que c'est largement suffisant (beaucoup trop reflèterait bien ma pensée). J'ai donc effectivement expliqué dans un chapitre qu'elle était partie avec stefan pour achever sa transformation et apprendre à se contrôler (bye !). Elle pourrait intervenir pour qu'on puisse s'amuser d'une confrontation Caroline/Elena au sujet du Klaroline (alors à voir) mais en dehors de ça, je laisse Elena se contempler dans le miroir, cherchant dans son reflet une réponse à son éternelle indécision entre Stéfan et Damon. Ce n'est pas que je ne l'aime pas mais un peu ça va, trop bonjour les dégâts. Pardon !

Rutilerez : Ecoute je n'ai pas compris alors je te répondrai simplement "$$$€€££ 3". Voilà ! Merci


25 – Le clan de Naculo

PDV de Klaus

Nous étions dans le repère de Naculo. J'aurais été soulagé de penser que nous avions fait le plus dur mais bien au contraire, les difficultés commençaient à peine. Entrer sur son territoire avait été un jeu d'enfants mais qu'en serait-il pour en sortir ? Si j'avais été avec Rebekah, je ne m'en serais pas soucié nous avions l'habitude des situations périlleuses et au combat, elle s'avérait être une vraie tigresse. Mais là, avec ma douce Caroline, « vampirette » naissante, les choses étaient plus compliquées. Non que ce ne soit pas une femme de tête, la conquérir m'avait donné du fil à retordre mais j'allais devoir négocier calmement, contenir mon impulsivité naturelle et ne jamais perdre de vue que j'avais à côté de moi, un agneau à protéger. De toute façon, sans elle ce soir, ma visite aurait été vaine. Les loups exigent une présence féminine parce qu'elle assure un peu de douceur dans un monde sans pitié, la Nature elle-même. Ils voient la femelle comme la partie bienveillante du mâle, celle qui l'oblige, à leurs yeux, à plus de compassion et de raison. Aucun loup ne risquerait la vie d'une mère, d'une sœur, d'une compagne pour rien les trois désignées pour accompagner un loup alpha lors de négociations. Arriver avec une femelle c'est venir en paix. C'est capital ! Et si celle-ci est votre alpha c'est encore mieux. Les loups ont un odorat tellement développé qu'ils arrivent, aux effluves que vous dégagez, à savoir précisément vos sentiments à l'égard de votre partenaire. Je ne doutais donc pas, au jeu des points d'avoir un score exceptionnel. Mon odorat était très développé certes mais je ne pouvais pas prétendre concourir avec un loup originel ma partie loup-garou étant malgré tout enfouie en moi.

Nous nous étions enfoncés dans la grotte et nous arrêtâmes devant une porte. Là, Naculo s'inclina et s'éclipsa avec sa louve et leurs deux enfants. Seule Calypso manquait et pour cause ! Nous fûmes donc accueillis par deux hommes-loups, c'est ainsi que je les appelle quand ils sont en homme car au fond, ils n'en restent pas moins des loups. Le premier ouvrit la porte et nous dit :

« Voici vos appartements ! Naculo vous recevra d'ici une demi-heure. Nous viendrons vous chercher et vous accompagnerons. Si vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas ! Nous ne bougeons pas. »

J'entrai donc avec Caroline. Ils refermèrent la porte derrière nous. Là je me transformai à nouveau et m'habillai. Je lui demandai :

« Comment vas-tu ? » Elle me fit un signe. Je repris :

« Tu peux parler. » Alors elle répondit :

« Je vais bien ! »

« Les loups ont un protocole très strict Caroline. Cette cavité est la nôtre tant que nous serons ici. C'est comme si nous étions à la maison. Personne n'y entrera sans notre permission, tu peux être en confiance. Et Naculo est un loup d'honneur. » Elle s'assit. J'étais moi-même dans mes pensées depuis un moment quand je réalisai qu'elle n'avait pas bougé, pas dit plus de trois mots depuis que nous étions entrés. Elle s'était simplement assise. Je la regardais. Elle fixait le goutte à goutte d'une stalagmite, un bénitier servait de réceptacle et un trou évacuait le trop plein, envoyant l'eau dans un autre cavité. Caroline était en état de choc. Alors je m'installai derrière elle, sur la banquette et la pris dans mes bras.

« Viens par là mon bébé. » Il était temps que je la réconforte. Mais elle se dégagea me fit face et me dit :

« Non mais tu as vu ça ? C'est pas une grotte, enfin si mais elle est entièrement aménagée. On dirait une ville souterraine. Il y a des portes à n'en plus finir. »

« Oui c'est exactement ça ! » Elle était bouche-bée.

« Tu as vu comme c'est beau. !»

« Ici, nous sommes dans la partie des convives. La demeure Alpha est plus jolie crois-moi ! Pour le reste c'est une petite ville d'hommes-loups en effet ! »

« C'est si grand que ça ? »

« Là nous sommes passés par l'entrée royale, si je puis dire c'est pourquoi nous avons escaladé une demi-heure de façade rocheuse. Mais l'entrée normale est en bas. Compte-tenu de mon rang, le protocole exige que je passe par celle des invités de marques. » disais-je fièrement !

« Mon dieu, je crois que je vais m'évanouir ! »

« Hum pas tout de suite, j'ai encore besoin de toi. »

« Je vais contenir mon excitation mais c'est irréel pour moi ! Je n'avais jamais même pensé que cela puisse exister en dehors des films, tu comprends. »

« Je t'avais bien dit que je te montrerai ce que le monde à t'offrir ! »

« C'est vrai ! » Je repris.

« Je te voyais regarder le Droptime. »

« Le quoi ? »

« La stalagmite qui goutte ! C'est une horloge en fait. Le temps s'écoule au-rythme du goutte à goutte et quand ils trempent leur langue dans le bénitier ils savent à la température de l'eau l'heure qu'il est ! »

« Tu te fous de moi ? » Je me levai, m'avançai, pris de l'eau dans ma paume et bus deux gorgées.

« 4h46 ! » Elle regarda sa montre.

« 4h48 » me dit-elle !

« Ta montre à deux minutes d'avance ma chérie. » Elle avait les yeux brillants de surprise, et elle m'amusa car elle entreprit de la régler.

« Au prix qu'elle m'a coûté. Compte sur moi pour demander des comptes au vendeur à mon retour. » Elle semblait sérieuse, cela me fit rire d'imaginer Caroline expliquer à un vendeur qu'un Droptime était plus fiable que les montres qu'il vendait. Décidément cette Caroline… ma Caroline ne cessait de me surprendre. Je m'allongeai derrière elle. Elle posa la tête sur moi !

« Sinon comment te sens-tu ? »

« Pour une fille, qui vient de faire deux heures de marche, qui s'est retrouvée au milieu de centaines de loups menaçants, qui a vu son homme se transformer, une grotte disparaître pour faire place à une ville non répertoriée dans son atlas et qui porte autour du coup un pendentif magique, Je dirais que je ne m'en sors pas si mal ! » Je ris de bon cœur car j'avais moi-même besoin de décompresser avant mon entrevue avec Naculo et je réalisai qu'il y avait de quoi être chamboulé.

« Tu as été géniale Caroline, je voulais que tu le saches. »

« Je te préviens que j'ai pris dix ans sur ce coup-là ! »

« Ce n'est rien, tu as toute l'éternité devant toi ! »

« Tu crois qu'on pourra prendre une douche ? »

« Je crains ma douce, que nous n'en n'ayons pas de temps. Il nous faudrait danser l'Orak à nouveau pour les raisons que tu connais. » Et j'ajoutai à son oreille

« Mais ce n'est pas l'envie que m'en manque ! »

« Tant pis, je sentirai le bouc mariné au lieu du bouc frais pour reprendre la remarque de ma mère ! » Je lui tapai la fesse. Elle leva la tête et nous nous embrassâmes. On toqua à la porte.

« C'est à toi d'aller ouvrir, le code des loups l'exige alors dépêche-toi femelle ! » lui dis-je taquin. Elle se leva et me regarda en mimant un tranchage de gorge du pouce. Elle alla ouvrir et j'entendis l'interlocuteur dire :

« Si vous voulez bien me suivre, Naculo vous attend ! » Alors je me levai et passai devant elle non sans lui glisser un petit regard taquin puisqu'elle se devait de marcher un pas derrière moi. Elle roula des yeux et me suivit. Jouissif, le protocole des loups !

PDV de Caroline

Tout lui semblait normal, rien ne l'impressionnait. Mais pour moi, c'était irréel ! Pourtant je ne pouvais pas m'extasier devant ce que je découvrais. Si les conditions avait été différentes j'aurais couru, ouvert toutes les portes une à une, pris le temps de détailler chacune des peintures exposées aux parois. J'aurais adoré m'attarder sur elles. Klaus m'aurait expliqué les techniques de chaque peintre et j'aurais bu ses paroles.. Mais là, je devais suivre mon Alpha sans mot dire, veiller à ma démarche, ne pas me laisser distraire par le décor, tenir mon rang en somme. Alors, dévouée, j'avançai le port haut et la démarche assurée aux côtés de Klaus, rêvant d'un moment de grâce à venir où je pourrais flâner dans cette galerie. Malgré les obligations qui m'empêchaient de détourner le regard, j'avais remarqué de toutes petites ouvertures creusées dans la roche éclairant la galerie que nous traversions. Une lumière naturelle en pleine nuit. Je ne doutais pas du défi technique. Impressionnant ! J'appréciais tout particulièrement qu'ils n'aient pas dénaturé le lieu. Bien au contraire, les couloirs étaient larges puis rétrécissaient, les hauteurs des galeries variaient selon les caprices de la Nature. Nous passions devant des sources, quelques assises avaient été taillées à même la roche, formant des bancs. Et ces jeux de lumières qui révélaient des stalagmites, des stalactites ou les deux selon l'endroit. Des niches ça et là avaient été creusées pour laisser apparaître des minéraux. Multitudes de formes et de couleurs emprisonnées dans la pierre : une luxueuse grotte naturelle. Voilà où nous étions alors que Klaus s'apprêtait à engager un bras de fer avec Naculo. D'ailleurs, nous nous arrêtâmes devant une double porte d'au moins cinq mètres de haut qui s'ouvrit alors que nous arrivions. Nous nous engageâmes dans la pièce. Une table faite dans un rocher coupé en deux trônait au milieu. Des milliers de petites pierres avaient été placées sur le plateau formant une mosaïque. On distinguait nettement un blason avec un loup hurlant à la pleine lune. Sans doute les armoiries de la famille Naculo. Quatre sièges avaient été installés. Deux d'un côté et deux de l'autre. Un homme loup nous désigna les nôtres, ceux qui permettaient de voir toute personne entrant dans la pièce puis sortit et les portes se refermèrent.

Là, Klaus m'interpella :

« Installe-toi là Caroline ! » Il prit place lui aussi.

« Merci ! »

« Sais-tu pourquoi ils s'installeront entre nous et les portes ? »

« Absolument pas Klaus ! »

« Parce qu'ils n'ont rien à craindre de ceux qui arriveront dans leur dos, et ils s'assurent ainsi que nous peinions à fuir ! »

« C'est rassurant ! »

« Et surtout quand ils rentreront, ne les salue pas ! C'est un signe de faiblesse juste avant une négociation. Tente de contrôler ton stress. Reste calme, sauf si je te dis de ne plus l'être ! »

« Et comment je peux deviner ça ? »

« C'est très simple Caroline ! Si tu m'entends crier « Sauve qui peut » et décamper comme un lapin c'est qu'il est temps de courir, grand temps ! » Et il pouffa de rire.

« Comme si c'était le moment pour des blagues douteuses franchement ! » Et lui il rigolait comme un enfant alors que j'avais le trouillomètre à zéro, que dis-je à moins dix !

« Caroline ! Reste cool. » me lança-t-il amusé.

« J'aimerais t'y voir tiens. »

« Ben j'y suis. »

« Ouais, je me comprends. » Lançai-je ! Il me prit la main.

« Ne t'inquiète pas ! »

« Facile à dire. Toi tu prends tout à la légère. On verra quand tu feras le garenne si tu rigoles encore. » Je lui souris, mieux je me mis à rire. L'image était trop surréaliste pour que je tienne. Il venait de réussir à me calmer. Une prouesse vu la situation.

« Voilà ! Tu es tellement belle quand tu ris tu sais Caroline. » Je le regardais complice, j'allais lui répondre mais la porte s'ouvrit et ils apparurent.

Je les découvrais version homme-loup cette fois. Naculo mesurait un mètre quatre-vingt cinq au moins, la chevelure légèrement grisonnante. Malgré ses vêtements, on sentait des muscles saillants. Sa démarche fière en faisait clairement l'Alpha, reconnaissable parmi dix mille. Il transpirait la force et la combativité. Sa femme, quant à elle était de taille moyenne, brune, les yeux verts. Elle était toute en douceur, presque fragile. Ils formaient un magnifique couple tous les deux. J'étais très impressionnée mais tellement fière d'être là aux côtés de Klaus que je ne doutais pas, à mon tour de pouvoir les surprendre. Ils s'assirent en face de nous et les portes se refermèrent. Le combat s'engageait.


Prochain chapitre : "Tu vas me le payer"