Coucou! Me revoilà plus rapidement que je ne l'avais prévu.

Pour ceux et celles que cela interesse, voilà deux sites passionnants sur les rubix:

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Bonne lecture et à bientôt pour le chapitre 26

Toutes les reviews sont les bienvenues. Elles me donnent envie de continuer et me permettent de corriger les erreurs qui peuvent se glisser dans les chapitres précedents.

Chapitre 25 : Bella

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Rubik's cube : puzzle constitué d'un cube à 6 faces, chacune de ses faces étant faites de 9, 12 ou 25 cases, individuellement orientables. L'objectif est de faire pivoter les carrés jusqu'à ce que chaque face du cube présente une seule couleur.

Définition écrite par le professeur Erno Rubik, né en 1944, inventeur hongrois.

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J'avais tourné et retourné cette définition dans ma tête un bon millier de fois depuis que nous avions trouvé ce ridicule objet dans cette mallette.

J'avais potassé l'histoire du Rubik's cube en me disant que la solution allait me sauter aux yeux.

Le rubik's cube est devenu un phénomène de société dans les années mille neuf cent quatre-vingt. Cent cinquante millions de ces objets furent vendus.

Mais ce ne fut pas seulement une réussite économique.

Le rubik's cube créa deux nouvelles pathologies musculosquelettiques : le pouce et le poigné du cubiste, des tendinites jusque là inconnues.

Le rubik's cube fut un des facteurs de la transformation de l'économie communiste en une économie capitaliste de la Hongrie.

Le Rubik's cube fut l'objet central d'une pièce de théâtre crée par Andréas Mezey qui dura trois saisons consécutives. Il fut l'effigie d'un timbre d'une valeur de 2 forint (monnaie hongroise). Il a inspiré un film canadien « Cube » réalisé par Vincento Natali en mille neuf cent quatre-vingt dix sept qui rapporta huit cent quatre-vingt-quatorze mille cinq cent trente six dollars ainsi que deux récompenses.

Le rubik's cube avait donné naissance à pleins de bébés rubik's cube, au nom et à l'allure étonnantes : le Pyramin x, le Mégamin x, le Master Ball, le Rubik domino, le skewb, le square one, le Rubik barrel.

Bref ! J'étais devenue imbattable sur le rubik's cube. Et je n'avais toujours aucune idée d'où pouvait se trouver le parchemin de Nephesh.

Celui que nous avait donné Waylon Forges était un de ces « bébés » : c'était un rubik's cube 4x4x4. Chacune de ses faces contenait quatre faces de quatre couleurs différentes : rouge, verte, jaune, bleue, et blanche.

Après avoir vérifié qu'il n'y avait pas d'empreintes particulières ou indices importants, Carlisle avait laissé Edward résoudre le puzzle. Il y parvint en moins d'une minute ! Un exploit !

Bon sang ! Ce type est un dieu même en Rubix's cube !

Sur la face blanche, Waylon avait écrit un nombre sur chaque carré :

1 14 14 4

11 7 6 9

8 10 10 5

13 2 3 15

Jasper s'était emparé immédiatement de la série de nombres et était allé s'enfermer dans son bureau.

Et moi je me retrouvais devant l'immense vitre de la salle à manger à contempler le paysage. Nous étions au mois de mars. Le début d'année m'avait paru si rapide. Depuis que Waylon était mort, j'avais l'impression de ne plus maitriser le temps.

Ni même ma vie. En quelques semaines seulement, j'avais failli mourir trois fois. Pire ! Edward avait failli mourir.

Ma vie m'échappait. Comme elle avait échappé à ce Riley Biers qu'Emmett avait du abattre trois jours plus tôt à la gare ferroviaire de Seattle. Jasper avait fait des recherches sur lui. C'était un gars sans histoire, un garçon de la campagne comme moi, qui avait réussi correctement ses études jusqu'au lycée et qui se plantait lamentablement à l'université.

Un type banal qui s'était retrouvé embarqué dans cette aventure sans en comprendre l'envergure. Et il se retrouvait maintenant dans un sac d'autopsie à la morgue avec un trou à la base de la gorge.

J'aurai pu me retrouver à sa place. Pourquoi me retrouvais-je dans cette situation ? Pourquoi Waylon m'avait choisie pour être son porte-parole auprès de l'équipe Cullen ?

« Tu es destinée à accomplir des choses bien plus grandes que simple adjointe à Forks. » m'avait dit à maintes reprises ma mère.

Etait-ce cela qu'elle voulait me dire ? Avait-elle pressenti que j'étais voué à vivre une histoire aussi rocambolesque que celle-ci ?

La mère de Riley Bears pensait-elle que l'avenir de son fils allait finir dans un plastique pour morgue ?

Au bout d'un long moment de réflexion, je sentis les deux bras protecteurs d'Edward m'encercler. Il était la seule chose de bien qui sortait de tout cela.

- Regrettes-tu ? demanda-t-il alors.

Ma tristesse devait se lire bien plus que je ne l'espérais.

- Il y a des moments toujours plus durs que d'autres, rétorquai-je sans grande conviction. Ca fait longtemps que je n'ai pas vu Charlie. Crois-tu que Carlisle accepterait que je lui rende visite ?

- Tu es libre de tes actes, Bella. Permets-moi juste de t'accompagner, pour ta sécurité.

Je ne cherchai pas la contradiction, trop heureuse de ne pas avoir à me battre sur ce fait. Même si la perspective d'être avec Edward et mon père ne m'enchantait guère. J'avais besoin de retrouver un semblant de normalité, pas de calmer deux humains dopés à la testostérone.

Il était tard dans l'après-midi ce samedi-là et j'espérai le trouver sur son canapé, une bière à la main, en train de regarder un match de football américain avec Billy.

Il était à table, devant un bon petit plat qui avait du mijoter plusieurs heures en compagnie de Sue.

Aïe ! Ca fait mal ! Pour une raison étrange, j'étais soudainement plus heureuse qu'Edward m'ait accompagné.

La belle indienne aux longs cheveux m'enlaça avec un large sourire, serra la main chaleureusement à mon amoureux et nous proposa de manger avec eux. Elle installa alors deux assiettes supplémentaires, deux chaises, sous le regard peu amène de mon père qui ne dit rien. Je m'assis chez moi comme une invitée, une étrangère.

Non mais! Pour qui elle se prenait!

- Alors Bella ! Que fais-tu de tes journées ? lança-t-elle comme toute maitresse de maison se devait d'engager la conversation.

- Je travaille ! lançai-je laconiquement.

Edward se mit à grogner en fixant Charlie : mon père devait avoir des pensées pas très gentilles à son égard.

- L'affaire sur Waylon avance-t-elle ?, demanda Charlie.

- Doucement ! Trop doucement à mon gout, expliquai-je. Est-ce que tu sais s'il aimait les jeux de casse-tête ?

Charlie me toisa comme si je venais de sortir la pire énormité qui pouvait exister.

- Casse-tête ? répéta-t-il pour être bien sûr d'avoir compris la question.

- Oui ! expliquai-je. Des énigmes mathématiques, des jeux de réflexion, des jeux en bois, je ne sais pas moi.

- Est-ce que réfléchir au meilleur endroit pour trouver du poisson est considéré comme une énigme mathématique, me questionna-t-il, amusé.

Je soupirai et préférai finir le repas silencieusement. D'ordinaire les repas avec mon père étaient toujours silencieux. J'avais aimé cela. Mais là, cela me gênait. Je n'aimais pas que Sue prenne autant de place dans la vie de Charlie aussi vite, Charlie n'aimait pas qu'Edward prenne une place aussi vite dans ma vie et nous restions là, tous les quatre, à refuser de s'envoyer notre vérité et les assiettes à la figure.

Pathétique !

J'engloutis donc mon assiette de ragout, les yeux baissés. Purée ! Et en plus, c'est bon !

A la fin du repas, Sue nous proposa d'aller nous asseoir pendant qu'elle débarrassait et qu'elle nous apporte un thé ou un café. Edward se proposa de l'aider et d'un regard, m'indiqua que je devais rester seule avec mon père. Nous avions des choses à nous dire.

Charlie avait déjà allumé la télévision lorsque je le rejoins et nous nous installâmes devant une rediffusion de la finale du Superbowl du mois dernier.

- Alors, tu as décidé de rejoindre la CIA, demanda-t-il au bout de quelques secondes.

- Je vais dire à Carlisle que j'accepte sa proposition, lui avouai-je. Je verrai s'il est toujours d'accord.

Imperceptiblement, il soupire. Nous savons tous les deux ce que cela implique : nous n'allons plus nous voir, je vais déménager, mon travail sera dangereux.

- J'ai eu ta mère au téléphone la semaine dernière, continue-t-il.

- Tu lui as dit, m'exclamai-je. Charlie, ce n'était pas une très bonne idée. Tu connais maman. Elle n'est pas comme toi ou moi. Elle n'est pas capable de gérer ce genre de situation.

- C'est ta mère, elle a le droit de savoir, dit-il en guise d'excuses. Et elle est bien plus capable d'encaisser que tu ne l'imagines.

- Ah ! fis-je, surprise. Et qu'a-t-elle dit ?

- Il semblerait qu'elle avait prévu ce genre d'opportunité pour toi. Et elle me l'a explique à sa manière… C'est fou comme je peux me faire engueuler depuis quelques semaines.

Je souris mais j'ai de la peine pour Charlie. Beaucoup de chamboulements en si peu de temps ! Cela devait être dur pour lui.

- Bref ! Tout cela pour te dire que je suis content pour toi et que je te souhaite bonne chance dans ton prochain boulot et ta prochaine vie !

- Merci, Charlie !

J'étais émue ! Mon père qui se dévoilait un peu, cela n'arrivait pas souvent ! Je sentis les yeux qui me picotaient un peu. Je changeai de sujet pour éviter de voir ses traitresses poindre le bout de leur nez.

- Alors, Sue et toi…

- Ouais ! On a décidé de vivre ensemble quelques jours dans la semaine, histoire de voir.

- C'est bien ! Tu mérites d'être heureux, Charlie.

Nous nous enlaçons tendrement. La discussion entre père et fille est close ! Cela a toujours comme cela chez les Swan.

- Il est gentil avec toi, j'espère, me chuchote-t-il alors.

- Oui, il est gentil, maugréai-je.

- Parce que CIA ou pas, s'il te fait du mal, tu me le dis, et je te jure qu'il disparait à tout jamais dans la forêt du national Park.

Je soupirai. Edward devait certainement être en train de s'écrouler de rire de l'autre côté du mur de la cuisine. Je rougis de honte.

Nous rentrâmes une bonne heure plus tard.

- Je vais accepter l'offre de ton père, Edward, lui dis-je alors que le trajet était silencieux.

- Je sais ! admit-il.

J'eus l'impression d'un fin sourire au bord de ses lèvres. Ma conversation avec Charlie l'amusait toujours. Au moins, cela aura l'avantage de détendre l'atmosphère.

- Tu n'es d'accord avec mon choix. Mais j'ai envie de continuer. Cette histoire est maudite pour vous tous, j'en ai conscience. Mais cela ne veut pas dire qu'elle le sera forcément pour moi. Je ne connais aucun membre de la famille King, hormis Waylon et je n'en connaitrais jamais puisqu'ils sont tous morts. Et puis mes fichus cauchemars arrivent de plus en plus fréquemment et maintenant, je ne peux plus faire comme si je ne savais pas ce qu'ils signifiaient. Il faut que j'aille jusqu'au bout de cette histoire. Je dois retrouver le parchemin de Nephesh, je dois savoir pourquoi il méritait que Waylon meure pour lui,…

- Bella, arrête de te biler. Je suis d'accord avec toi.

J'eus quelques secondes de silence, histoire de bien comprendre ce qu'il venait de m'annoncer. La voiture s'arrêta devant l'immense parking de la villa des Cullen.

- Tu es d'accord. Mais tu disais…

- Que j'étais contre, je sais, maugréa-t-il. Mais les choses ont changé Bella. Hier a encore été une journée éprouvante ou tu as bien failli mourir. Même si l'équipe pense que Ryley Bears n'avait aucun rapport avec les Volturis, on ne peut plus nier le fait qu'ils doivent savoir que tu enquêtes avec nous. Et tes rêves te ramènent toujours à ce fichu parchemin. Tu as besoin de l'équipe pour te protéger. C'est maintenant une évidence que je ne peux plus nier.

Il planta ses yeux dans les miens et je sentis que cette décision, même s'il l'avait prise, l'angoissait énormément.

- Et puis je suis bien plus égoïste que je ne l'avais pensé. Je ne peux plus me passer de toi, Bella.

Mes lèvres se plaquèrent sur les siennes.

- Je t'aime, soufflai-je lorsque je me détachai de lui.

- Moi aussi ! murmura-t-il, visiblement ému.

Je sortis du véhicule, toute chose. Il m'avait presque dit qu'il m'aimait, à sa façon, du moins. C'était quelque chose.

La maison était d'un grand calme. Jasper devait toujours être à chercher des informations sur les mystérieux nombres retrouvés sur le rubix.

Je choisis donc d'aller voir Carlisle. Il était temps de mettre ma position dans cette équipe au clair et que nous définissions mon rôle dans tout cela.

Et il était grand temps que j'entende la dernière histoire des membres du clan Cullen. Elle était sans aucun doute, la plus importante, celle qui avait été au départ de tout.

Je frappai timidement à la porte du bureau. Le patron m'invita à entrer. Lorsque Carlisle n'était pas à l'extérieur pour une enquête, nous pouvions presque toujours être certains que nous le trouverions dans cette pièce.

Il était assis comme d'habitude à son bureau, toujours aussi calme. Et pour une fois, je ne fus pas surprise par son flegme, j'en comprenais l'origine. Il m'invita du regard à venir m'asseoir. Je m'avançai vers lui. Mon regard fut attiré par un tableau accroché au mu de droite, une huile représentant une ville dans un brouillard. Je décidai de m'approcher pour mieux l'observer.. Au premier plan, un fleuve ou une rivière était traversé par un pont. Plus loin, les maisons de bois et de torchis semblaient s'entasser autour de petites ruelles de boues.

- Londres, m'indiqua Carlisle qui m'avait rejoint.

- Avant le grand incendie de septembre 1666, continuai-je.

- Tu t'y connais en histoire ? s'étonna-t-il.

- Non ! Waylon m'a parlé de cela dans mon rêve et je pense que cela avait une signification, comme tout le reste. Dis-moi, Carlisle, quel âge as-tu ?