Note : Rien ne m'appartient !!! Ce chapitre est en 2 parties : la première est écrite en écoutant en boucle le "Dies Irae" du Requiem de Mozart et la seconde, en écoutant en boucle "Ô Fortuna" du Carmina Burana de Orff.
Couple : Sachant qu'il n'y a que deux persos... XD Nan, mais rien de concret lol.
Chapitre 25 : Les falaises de Gaea
Je sens mes doigts geler à travers mes gants, j'ai mal, j'ai l'impression que mon corps entier devient glace. La falaise est immense. Elle est le fruit d'un météore tombé sur la planète il y a 2000 ans environ, le choc fut si puissant que le sol s'est retrouvé à la verticale !!! J'ai envie de m'arrêter, j'ai trop mal pour continuer… Mais je ne peux pas, Tseng me tire vers le haut… Il est en tête de cordée, pour pouvoir me hisser si je peine et que, si je dérape, nous ne tombions pas, étant plus légère que lui. Le blizzard me fouette le visage, j'ai si mal… J'ai l'impression que je suis en train de geler en entier, je sens à peine mes membres. J'ordonne à mes jambes de bouger, elles ne répondent quasiment plus. Où Tseng trouve t-il toute cette force pour gravir cette falaise ? J'ai honte, je ne suis qu'un poids pour lui. Alors que je lui avais promis qu'il n'aurait plus à rougir de moi ! Il me hisse sur une petite plate-forme abritée du vent, mon corps tremble de partout, mes lèvres doivent êtres bleuies. Tseng nous enveloppe d'une bâche pour passer la nuit. Espérons que nous n'allons pas mourir. Je n'ai pas peur de la mort, je suis une Turk. Mais mourir de cette façon, je trouve ça pas très digne. Si je veux mourir, ce sera des mains d'un ennemi, dans le sang. Tseng me serre contre lui mais j'ai tellement froid que ça ne me fait plus rien. Je ne veux pas mourir, je ne dois pas m'endormir. Tseng est calme, très calme. Trop calme. Lui non-plus n'a pas envie d'y rester. Le poids de la neige qui tombe sur la bâche commence à se faire sentir. Comme si la falaise avait décrété que ce blanc manteau serait notre cercueil.
…
Je sens que le jour s'est levé, même si je ne vois pas de lumière. Tseng ne bouge pas. Sa peau est froide. Et s'il était… ? Je le secoue de toutes mes forces, sa voix est faible. Il n'est pas mort mais en hypothermie. C'est presque la même chose, ici, à des mètres et des mètres du sol. Je le frictionne, il faut qu'il se réchauffe !!! Il le faut ! Il ne peut pas m'abandonner ! Pas ici ! Je lui interdis !!! J'ai soudainement une idée : je sais qu'il garde des Materia pour les cas critiques. Justement, c'en est un. Je fouille ses poches et je finis par sortir quelques sphères. Je ne distingue rien, tout est noir. Comment ne pas me tromper ? La moindre erreur et je peux le tuer ! Je tremble de partout, je n'ai pas le droit à l'erreur. J'enlève un de mes gants pour toucher les Materia… Au hasard, je décide que la boule la plus chaude sera la Materia de feu. Espérons que j'ai fait le bon choix, que je ne vais pas invoquer Ifrit, le dieu du feu… J'intègre la sphère à mon bracelet, l'active et l'accroche au poignet de Tseng. Il ne se passe rien. J'ai peur. La falaise va gagner si j'échoue. Une lueur rouge s'échappe. Mince, je me suis trompée ! C'est une invocation !!! Je n'ai pas le temps de comprendre que la bâche est projetée en contrebas, avec toute la neige qui s'était accumulée dessus. Je m'accroche désespérément à Tseng. J'ose à peine lever les yeux au ciel pour voir un oiseau de feu dans le ciel. Phénix ? Tseng avait une Materia Phénix ? Une des plus rares invocations ? Je souris, je pleure de joie. Si c'est Phénix, nous sommes sauvés ! L'oiseau de feu soigne les blessés et ramène les morts à la vie. Le majestueux oiseau vole au-dessus de nos têtes et guérit nos plaies. Je me sens revivre. Tseng ouvre les yeux, l'air surpris. Il voit Phénix, me regarde, me lance un regard noir. Puis me sourit avec reconnaissance. Je me jette dans ses bras, soulagée mais il me repousse gentiment. Je suis encore trop immature pour une Turk…
Peu après, nous nous ré-encordons pour affronter la dernière partie de la falaise. Je comprends maintenant l'assurance de Tseng. Il ne laisse vraiment rien au hasard. Nous ne pouvons que réussir notre mission.
