Chapitre 25 : Combat final 2/2
Le cœur de Kaori se serra. Elle mordit alors la main de Andrew et cria le nom de Ryô avant de recevoir un coup sur la tête et de perdre connaissance.
A terre, Ryô leva la tête. Devant lui gisait Aoki sur le sol. Il se releva et porta une main à son épaule gauche. Ce n'était pas passé loin malgré ses nouveaux réflexes. Il se retourna alors et vit Andrew embarquer Kaori dans un ascenseur tandis que le deuxième arrivait. Il courut alors précipitamment et appuya frénétiquement sur le bouton d'appel. Un bruit sourd résonna soudain derrière lui. Il se retourna et aperçut la jeune femme blonde…
Kerry.
Elle se rapprocha de la deuxième femme à terre et se pencha sur elle. Ryô crut voir que celle-ci prenait sa sœur dans les bras. Elle émit soudain un cri de rage strident qui fit trembler tous les murs. L'ascenseur arriva alors et Ryô s'empressa de grimper dedans. La créature ne vit qu'une ombre fugace monter dans une cage de fer… Elle hurla de nouveau et se précipita vers les ascenseurs tandis que Ryô grimpait vers l'air libre. ( ?)
« Il reste cinq minutes au personnel pour évacuer les lieux ! » Refit alors la voix suave.
Ryô arriva enfin à l'air libre. Il descendit de l'ascenseur et aperçut Andrew faire grimper Kaori dans un hélicoptère. Il grimpa rapidement à son tour et démarra l'appareil.
— KAORIII ! Cria Ryô en courant vers un second appareil.
Soudain il y eut un grand bruit derrière lui. Il se retourna et aperçut de nouveau Kerry.
Elle est tenace. Pensa-t-il alors.
— Amusez-vous bien Saeba ! Rigola Andrew en décollant tandis que la jeune femme se précipitait vers Ryô.
— KERRY ! Le responsable est dans l'hélicoptère. Intima Ryô à la jeune femme qui s'arrêta soudainement.
Dans l'hélicoptère Kaori retrouva ses esprits et tenta de se débarrasser de ce type. Tandis qu'il empêchait Kaori de bouger plus ou moins il attrapa une mallette noire et en sortit une seringue à l'insu de Kaori. Elle sentit soudain une piqûre au niveau de sa nuque et regarda Andrew avec effroi.
— Bien. Maintenant que tu as le VSC tiens-toi tranquille. Sinon tu n'auras pas de vaccin.
Kaori demeura confondu, sans voix. Vidait… Trop choqué pour faire quoi que ce soit. Il y eut soudain un choc sur l'hélicoptère. Kerry avait fait un bond d'une centaine de mètres. Elle regarda l'intérieur en colère. Andrew recula terrorisé. Kaori la regarda en souriant malgré les larmes qui coulaient sur son visage. Elle pensa à Ryô. Il ne pourrait rien faire… Elle était prête à mourir et ouvrit la porte à côté d'elle. Un vent s'engouffra dans l'hélicoptère. Celui-ci fut déstabilisé. Coup du hasard, miracle ou autre ? Kerry attrapa Kaori délicatement par son tentacule tandis que l'hélicoptère perdait de l'altitude. Il arriva vivement à terre et explosa. Kaori, protégeait par Kerry se retrouva indemne malgré la proximité de l'explosion.
— KAORI ! Cria de nouveau Ryô en courant vers elle. Il n'avait rien pu faire et se demandait encore pourquoi il avait dit ça à Kerry.
Kerry déposa délicatement Kaori sur le sol. Elle était quelque peu sonnée. Ryô regarda alors Kerry et sourit.
— Merci Kerry… J'ai encore un travail à accomplir.
Elle le regarda de son unique œil et semblait sourire.
— XYZ… Saeba Ryô. C'est moi. Dit-il en levant son arme vers elle.
Kerry se mit alors sur le côté et exposa son bras droit à la vue de Ryô. Il se retrouva déstabilisé. Mais City Hunter n'avait qu'une seule parole quand il devait faire un travail. Il tira alors et la balle alla se loger dans le creux du bras droit. Kerry s'écroula alors sur le sol toujours souriante. Ryô rangea alors son arme. Et prenant Kaori dans ses bras l'emmena à l'autre hélicoptère.
Il trouva une mallette noire sous le siège ainsi qu'une lettre. Il prit rapidement le papier et lu :
« Cher City Hunter.
Si vous trouvez cette lettre vous aurez eu plus de chance que moi. Cette mallette contient le VSC et le vaccin en tant que preuves qu'ils aient jamais existés. Je me suis permis de remplacer la mallette de Jack sachant qu'il allait prendre son hélicoptère privé. La sienne ne contenait que de l'eau sucrée après ma substitution. Si vous estimez que cette preuve est trop dangereuse alors libre à vous de vous en débarrasser.
Sincèrement votre. A.W.
P.S. :Je m'appelle Adrein Werber. (Note de l'auteur : Mon petit frère s'appelle Adrien et à chaque fois que j'écris son nom en parlant de lui comme je vais trop vite j'écris Adrein. Et comme il est fan des Resident evil, du moins les livres alors voilà.)
« Il reste une minute au personnel pour quitter le domaine. » Fit la voix féminine.
Ryô balança la mallette hors de l'hélicoptère avant de tenter de le démarrer. D'ailleurs il eut du mal. L'hélicoptère décolla au bout de trente secondes.
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Le domaine fut soudain soufflé par une très forte explosion. Ryô eut du mal à garder le contrôle de l'appareil. Kaori retrouva alors ses esprits et regarda Ryô inquiète.
— Ryô… JE… JE… J'ai été infecté par le VSC. Dit-elle alors la voix nouée par l'émotion.
— Comment ? Demanda Ryô en se tournant vivement vers elle.
— Andrew… il m'a injecté le VSC quand nous étions dans l'autre hélicoptère.
— … Ce n'était pas le VSC… C'était de l'eau sucré. Dit alors Ryô soulagé en lui indiquant la lettre qu'il avait gardée.
Kaori lu aussitôt la lettre et en pleura de joie. Ils rejoignirent ensuite leur véhicule resté sur place malgré les ordres de la police. Il faut dire qu'une certaine inspectrice de police y était pour beaucoup. Ryô posa l'hélicoptère à quelques mètres et prenant Kaori dans ses bras s'approcha de la voiture. La portière du passage s'ouvrit alors sur une magnifique paire de jambes. Saeko voulut jouer de son charme mais voyant alors le piteux état de ses amis elle se ravisa. Elle ouvrit alors la portière correctement et tira le siège en avant pour permettre d'accéder à l'arrière. Ryô sourit et allongea Kaori. Il remarqua alors que son front était bouillant. Il pensa alors au VSC en premier mais changea d'opinion assez vite. C'était le surmenage. Ryô pris alors place côté passager et laissa Saeko conduire. Elle les mena à l'hôpital le plus proche en silence. Ryô s'endormit à son tour.
Quelques jours plus tard dans la cour d'un hôpital à Tokyo.
— Alors Ryô qu'est-ce qui c'est passé ?
— Tu as déjà du trouver le CD vidéo et les dossiers. Ils sont assez claires non ?
— Oui mais pas sur vous deux. Dis Saeko en souriant.
Ryô et Kaori avaient le même bras en écharpe mais pas pour la même raison.
— Au fait ? Qu'est-il advenu d'Aoki ? Demanda alors Saeko.
— Il est mort. Et ma blessure a été causée par un Desert Eagle si tu tiens à le savoir.
— Ce sont bien les cheveux de Kaori que nous avons trouvé alors.
— Oui. Répondit-elle en rougissant. Kaori était dans un fauteuil roulant à cause de ses cottes fracturées.
— Saeko…As-tu déjà joué à Resident Evil ?
— Ryô… tu sais bien que les jeux vidéos et moi ça fait deux !
— C'est vrai mais dans ce cas tu aurais pu comprendre ce qu'il c'est passé. C'est tellement invraisemblable que voilà…
— Ca parle de quoi ton jeu ?
— D'un virus mortel, et de créatures tout droit sorties de l'enfer. Répondit Kaori en souriant.
Saeko les regarda troublé mais les vidéos qu'elle avait vues ne pouvaient être que la réalité alors.
— Je vois… C'est vrai ça paraît fou et tellement invraisemblable que l'on a du mal à croire si on le vit pas. Dit-elle alors.
— Au fait Saeko. Avant que je n'oublie. J'ai un message pour toi. Dit Ryô.
Saeko le regarda perplexe.
— Un message ? De qui ?
— D'Hideyuki. Tu lui manques.
Saeko sentit ses yeux se remplirent de larmes. Mais ne comprenait pas comment Ryô avait eu ce message.
— Comme tu le dis cette histoire est remplie d'invraisemblance pourtant elle s'est passée. Dit Kaori en lui souriant alors se souvenant de preuves avancées par Ryô.
— A vrai dire. Commença Ryô. Je me suis retrouvé entre la vie et la mort. C'est là que j'ai rencontré Hideyuki et qu'il m'a fait part de son message.
— Tu en as de la chance de l'avoir vu… enfin d'une certaine façon. Lui dit Saeko sentant une larme couler le long de son visage.
Ryô sourit tendrement.
— Au fait Kaori. Pourquoi Aoki t'en voulais ? Sans vouloir remettre le couteau dans la plaie si je puis me permettre. Demanda Saeko intriguée.
Kaori baissa la tête un instant avant de répondre.
— D'après lui je suis responsable de son arrestation. D'une manière il a raison. Sa cicatrice à l'œil est de moi. Je ne voulais que me défendre. Et ma peur à son égard remonte à cette époque.
— Je vois. Répondit Saeko encore un peu intriguée mais n'en rajoutant pas.
Ils continuèrent à marcher un moment, Saeko poussant alors le fauteuil de Kaori. Puis une infirmière vint les chercher. Les visites étaient finies pour aujourd'hui. Saeko les salua et partit.
Le lendemain ils reçurent la visite de Miki et Falcon, Mick et Kazue, du professeur et de Reika et Saeko tout au long de la journée. N'expliquant que brièvement ce qu'il c'était passé.
Quelques jours après à l'appartement de Ryô et Kaori.
— Ah ça fait du bien de rentrer chez soi. Dit Kaori respirant l'air frais de l'appartement.
— Oui… dis Kaori ! Dit Ryô fermant la porte de l'appartement.
— Qu'y a-t-il ? Demanda-t-elle en se tournant vers Ryô.
Il la regarda chaleureusement la faisant rougir comme si elle devinait ses pensées.
— Tu te souviens de ce que je t'ai dis ?
Elle rougit de plus belle et se rapprochant de son oreille lui chuchota :
— Lorsque tout ça sera fini rappelle moi de te montrer combien je te dois ou bien je dois t'avouer que tu es tout pour moi ?
Ryô rougit se sentant piégé.
— Je croyais que tu dormais. Dit-il alors se compromettant encore plus.
— Non j'avais juste fermé les yeux un instant… Je pensais l'avoir rêvé mais non donc…
Ryô demeura interdit. Il n'y avait pas d'échappatoire possible. Il sourit alors et se rapprocha d'elle. Délicatement il l'attira près de lui de son bras valide. Leurs deux corps d'épousaient à merveille. L'un comme l'autre pouvait sentir les battements de cœurs de l'autre.
—… Ry…
Kaori fut interrompu par un baiser délicat mais fougueux. Elle posa ensuite sa tête sur le torse de son partenaire qui la serra délicatement contre lui.
— Ryô… Je suis enceinte.
— Je sais. Répondit-il lui embrassant le front.
— Comme ça tu sais ?
— Hideyuki… Il me l'avait à peine chuchoté. Je n'étais pas certain d'avoir bien entendu. A la fin de sa phrase te disant d'être prudente il a murmuré surtout pendant les neuf prochains mois. Je n'en étais pas certain… Ton annonce vient donc de me le confirmer. Dit-il alors avant de l'embrasser de nouveau.
— Ryô…
— Mmmm ?
— Je t'aime ! A la vie, à la m…
Ryô la fit taire en lui posant ses doigts sur la bouche.
— Je t'aime Kaori. dit-il alors avec plus de force que la première fois.
Ils se regardèrent en souriant et s'embrassèrent de nouveau plus passionnément et plus profondément tandis qu'au dehors le soleil se levait sur leur nouvelle vie.
FIN
